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Fancofolies de Spa 2012 : jeudi 19 juillet

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Cent soixante sept participants, quinze scènes, une myriade de badauds à voir (souvent badaud du tout).

Des jeunes talents, de fiers étalons, des pointures et autant d’anonymes.

L’ombre de Pierre Rapsat toujours omniprésente, au panthéon de la culture spadoise. Sorte de Victor Hugo local. Aux lettres de noblesses s’inscrivant en or sur chaque rempart.

Un esprit familial, convivial, mais qui confère à la foire au boudin.

Des musiciens des rues, d’autres complètements à la rue.

Occasion pour toute une ville de se retrouver, de communier, de s’impliquer.

Les Francofolies restent un festival à part. Pas très Rock & Roll, mais baigné d’une atmosphère légère.

Somme toute, un village de vacances, rythmé aux sons de moins en moins francophones mais toujours aussi francophiles.

Revenu en ces terres où une eau limpide coule depuis la nuit des temps, Cheval mort arrête sa course où bon lui semble.

Le Folk rayonnant de Gaëtan Streel finit de dessiner de lumineux sourires sur le visage de certains, qu’ailleurs, à quelques encablures, la Disco Mafia se charge d’envahir les premiers organismes moites d’une onde d’adrénaline.

Cheval, lui, erre et se délecte. Bois et fume, danse et affronte les éléments du ciel. Bientôt, de vieux réflexes ancestraux le verront se camoufler, épouser la couleur du vent.

Pour l’heure, il avance, clopin-clopant.

La nuit lui appartient. Le jour, il déambule.

Tel l’aigle au regard perçant et l’ouïe fine, il survole la plaine et reste aux aguets.

Il aperçoit la silhouette non claudicante de Hugh Laurie, pas plus Docteur House que digne d’intérêt. Il devine au loin les intonations mièvres de Nolwenn Leroy. Se cabre devant Eiffel qui nous joue là un bien mauvais tour. Découvre la splendeur orgasmique d’un Julien Doré, paré d’une couronne à l’aura étincelante. Enluminures majeures et second degré dévastateur.

Cheval sous le charme de l’éphèbe faussement désinvolte.

Cheval s’envoler, car cheval est laid.

Dans le crépuscule de l’ennui, Soldout bat aussi de l’aile. Insipide, le duo distille quelques hits, égrène quelques nouveaux morceaux. Mais sans soulever plus de poussière que la brise de terre.

Cheval regretter avoir loupé cousin Hippocampe Fou et la talentueuse Seesayle.

Puis vient souffler le froid.

Les ombres descendues du ciel, bien vite envelopper Cheval.

Cheval s’en retourner. Mais cette fois, s’arrêter devant tipi, là où la veille, les clameurs l’appelaient.

Pénétrant l’attente, il se glisse dans une masse houleuse qui tangue devant un ersatz de Johnny Hallyday.

Cheval sourit. Cheval moqueur. Cheval cynique. Cheval découvre Jean Lou Hallyday. Cheval plus jamais oublier Jean Lou

 

Lord of Mushrooms

Perspectives

Écrit par

Lord of Mushrooms se revendique du ‘progressive metal’. Il a été fondé, à la fin du siècle dernier, par Laurent James (guitares) et Julien Negro (basse). Deux Français, établis à Nice. “Perspectives” constitue leur dernière œuvre. La première remonte déjà à 2005. Depuis, le line up a subi quelques changements. Ex-Adagio, le chanteur Gus Monsato est ainsi venu rejoindre le combo. La formation implique donc aujourd’hui deux musiciens français, deux italiens et un chanteur brésilien. Un band ma foi cosmopolite, qui s’est rendu au Canada pour enregistrer son nouvel elpee. 

Dès le départ, “Imago” balise le terrain emprunté par les ‘Seigneurs des champignons’. On est dans la prog bien insulaire. Guitares et claviers tissent une structure sonore complexe, tout en mettant bien en exergue le chant de Monsanto. Plus musclé, “Warmth in the wilderness” évoque Uriah Heep. A cause de ces riffs en intro et puis des interventions à l’orgue de Luca Mariotti. Aux cordes, Laurent se mue alors en disciple de Blackmore. La voix de Gus s’intègre parfaitement à l’ensemble. Elle varie au gré émotions, rappelant même le sémillant Jon Anderson sur “Grace”. Toujours en relief, leur compos sont susceptibles de libérer énormément de puissance. Les développements instrumentaux sont ambitieux. Et “Circles on the water” en est un parfait exemple, une plage au cours de laquelle Mr James étale tout son talent aux cordes. Hymne empreint de délicatesse, “The missing link” nous plonge dans un océan de douceur et de solennité. On y remonte le temps de plusieurs décennies, pour permettre à Mariotti de se réincarner en Rick Wakeman. En général, les plages sont assez longues. Faut dire que ce style musical nécessite de l’espace et donc du temps. Un opus de toute bonne facture, qui a bénéficié, en outre, d’un excellent travail de production…

 

Mangoo

Neverland

Écrit par

Mangoo nous vient de Finlande. De Turku, très exactement. Leur naissance remonte à 2005, mais leur premier album, “Neolithic”, n’est sorti qu’en 2009. Pickles dirige la manœuvre. Il se réserve le chant et la guitare. Il est soutenu par Igor à la basse, Teemu aux drums Nikky aux claviers et un second gratteur, Mattarn.

L’elpee s’ouvre dans un chaos métallique. Une intro majestueuse qui précède la sérénité et la douceur engendrées par le titre maître. La voix de Pickles est distante avant que ne perce un cri. Les éléments de la machine de guerre sont désormais en place. Lourde, la section rythmique est intimement liée. Doublée, la guitare épouse le riff savamment élaboré. Un clavier pénètre solennellement dans l’ensemble. Les cordes se développent et libèrent des sonorités fuzz particulièrement déjantées, au cœur d’une chambre d’écho largement amplifiée. Un début plus que prometteur ! L’organe vocal de Pickles me rappelle très souvent celui d’Ozzy Osbourne. “Deathmint” célèbre son “Noir Sabbat”. Une sorte de messe noire, dont la liturgie des ténèbres est envahie par des claviers débridés. Après le tonitruant “Diamond in the rough”, retour au calme. “You” baigne au sein d’une forme de dépouillement sonore. Mais dans cette configuration, la voix montre ses limites. Elle tire davantage son épingle du jeu, lorsque son Mangoo est au complet, et surtout au sein d’un climat propice au déchaînement des passions, dans l’esprit tour à tour d’un Black Sabbath voire de Foo Fighters. Encore que sur ce long playing, on décèle des traces de space rock. Des bruitages évoquant d’autres vétérans insulaires : Hawkwind. Lorsqu’ils célébraient les forces primitives des galaxies devant les structures mégalithiques de Stonehenge. Mangoo se déchaîne sur “Moom”, en manifestant une sauvagerie digne du Motörhead de Lemmy. Le combo est quand même plus efficace sur des titres un peu moins enlevés. A l’instar de “Painted black”, au cours duquel Pickles se montre plutôt hystérique. “Datzun” clôt l’opus, une longue finale synthétisant toutes les sources d’inspiration de Mangoo : stoner, metal, garage, space rock, sans oublier les quelques touches de prog et de psychédélisme.

 

Gun

Break the silence

Écrit par

Née au milieu des années 80, cette formation écossaise vient de refaire surface. Mise sur pied, par les frères Gizzi, Gun s’était forgé un nom, en publiant un premier elpee intitulé “Taking on the world”. L’aventure s’achève cependant en 1998. Après un long break de dix années, Gun réapparait en 2008, toujours drivé par Dante (chant) et Jools (guitare) Gizzi. Le line up est complété par Derek Brown à la basse et Paul McManus à la batterie. En 2010, le combo grave un Ep baptisé “Popkiller”. Et « Break the silence » constitue leur nouvel opus. Un disque qui a été produit par Dave Eringa, personnage qui a notamment travaillé pour les Manic Street Preachers!

Le long playing s’ouvre par “Butcher man”. L’ambiance est très ‘Stones’. La plage s’écoute aisément. Les sonorités des guitares sont très contemporaines. La pression est maintenue tout au long de “14 stations”, une piste imprimée sur un rythme très soutenu. Pas d’agressivité dans les vocaux, à l’instar d’un Deep Purple originel. La mise en forme met bien en exergue la densité des grattes. Nous ne sommes d’ailleurs pas loin d’un Boston sur “Lost & found”, la touche pop apportée à cette piste, accentuant cette sensation. L’album part néanmoins un peu dans toutes les directions. A l’instar de “Caught in the middle”, new wave, mais dans l’esprit clean et recherché de Squeeze. Le titre maître affiche un potentiel commercial indéniable. Tout comme “Bad things”, new wave, mais sous une forme punk et paradoxalement proprette. Plus power pop, “Last train” ferme la marche.

“Break the silence” n’est pas un disque de mauvaise facture, mais il est loin de tour renverser sur son passage. La ligne mélodique est bien trop sage et planifiée pour autoriser la moindre surprise…

 

Bart Constant

Tell yourself whatever you have to

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Rudger Hoedemaekers est né aux Pays-Bas. Il y a quelques années, il a décidé de s’exiler à Berlin. Et puis de se choisir un pseudonyme : Bart Constant. Il faut supposer que ce choix a une signification particulière pour cet auteur-compositeur ; car franchement, il n’est pas davantage accrocheur.

« Tell Yourself Whatever You Have to » constitue son second opus. Hoedemaekers ou plutôt Constant est un sacré touche-à-tout. Il joue d’une multitude d’instruments. Depuis la trompette au piano en passant par le saxophone. Son elpee est partagé ente compos imprimées sur un tempo plus lent et un rythme plus entraînant. Lorsqu’il a recours à la basse, on ressent ce feeling batave si particulier. Outre sa polyvalence et son talent, Bart Constant est également capable de pondre des mélodies entêtantes. A l’instar de « Joralemon Street» ou encore « Gravity », deux morceaux très susceptibles de rappeler Postal Service. Quant aux titres les plus excitants, ils évoquent plutôt un Dan Deacon sous morphine (« The Only One », « Tough Cookie »).

Une chouette découverte. Un rayon de soleil au sein de cette pénombre estivale.

 

June Bug

This is the story of…

Écrit par

Délicieuse insecte mélomane, la Lilloise June Bug débarque armée de son ukulélé et soutenue par ses Storytellers bicéphales. En l’occurrence, Beryl et Flox ; respectivement préposés à la guitare (ou au banjo) et à la contrebasse. Le folk de cette drôle de petite bête est atteint par ce léger grain de folie qui lui permet de se démarquer de la très nombreuse concurrence qui sévit au sein de ce créneau. Marchant sur les traces de Kimya Dawson, Emily Loizeau ou The Rodeo, leurs compos sont fraiches et drôles à la fois ! Sans prise de tête ou pose inutile à la Soko... « This is the Story of… » constitue le premier elpee du trio français ; et leurs anecdotes fragiles (« Not Perfect »), rigolotes (« I Hate You »), légèrement mélancoliques (« Here with You ») ou plus entraînantes (« Just Another Day »), mais toujours bancales et charmantes donnent vraiment envie de les suivre jusqu’au bout de leur histoire… 

 

Captain Kid

67 Songs

Écrit par

C’est sur des eaux résolument pop que navigue l’excellent Captain Kid. A quelques encablures de l’embarcation de Badly Drawn Boy pour être exact… Le Français Sébastien Sigault compose de mini-hymnes au cours desquels son sens mélodique aigu fait mouche. En parfait flibustier sonore, il pille le répertoire de la pop anglaise de ces 40 dernières années mais avec beaucoup de classe et de panache ! « 67 Songs » est en effet truffé de morceaux imparables très joliment orchestrés (« Not Reliable ou « Shiny Crown »). Cette évidence pop n’a d’ailleurs pas échappé aux publicitaires qui ont déjà utilisé l’acoustique « We & I » pour illustrer les saillies commerciales de la ‘Caisse d’Epargne’.

67 est apparemment le nombre de morceaux composés par Captain Kid pour finaliser cet album… si les chutes sont du niveau des morceaux conservés, on ne soucie pas pour la carrière de ce très doué songwriter !

 

[Eroin]

[Eroin] (Ep)

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Originaire de la région mouscronnoise, [Eroin] est un quatuor responsable d’un rock ambitieux. Ces véritables passionnés de musique n’ont cependant qu’un seul leitmotiv : prendre du plaisir ! Sortir des disques, juste pour la beauté du geste et le panache! Grégory Tjoens, Sebastien Desaever, Damien Therry et Thibaud Varrasse semblent avoir aimé profondément le pop-rock des années 90 et Muse tout particulièrement tant leur nouvel Ep 3 titres semble avoir été soufflé par le cerveau illuminé de Matthew Bellamy... Toutefois, les solos lyriques et bavards rappellent également certaines productions 80’s. Les guitares distordues de « Discover Me » et son texte scandé au ‘gueulophone’ n’oublient pas une mélodie entêtante. La ballade lyrique « [Eroin] » et « Now That Life », caractérisé par son piano romantique, dévoilent d’autres facettes du groupe. Bref, on ne s’ennuie pas une seconde à l’écoute de cet Ep très bien produit. La maîtrise est indéniable et la qualité des compositions laisse présager un petit succès d’estime pour ces éternels adolescents qui ont trouvé leur propre « Eroin ». Ne reste maintenant plus qu’à se détacher de ses influences parfois un rien trop perceptibles…

 

Gameboy Physical Destruction

Gameboy Physical Destruction

Écrit par

Derrière ces synthétiseurs et ce masque de catcheur mexicain reproduits sur la pochette, se cache un duo lyonnais plutôt atypique. Il s’agit également des créateurs du label indépendant Flying Oyster Digital Industries (The Electric Roberts, Royal McBee Corp) ; et ils viennent de publier leur premier album. Il fait suite à la publication de plusieurs Eps.

La musique de Gameboy Physical Destruction est primitive et plus ou moins accessible. Alors qu’on pourrait imaginer découvrir un groupe responsable de sonorités électro étranges ou directement issues d’une console de jeux (Gameboy oblige !), le résultat est totalement différent. Bien sûr, elles ces sonorités ne sont pas totalement absentes ; mais elles sont dominées par la guitare et la batterie. Des guitares saturées et des rythmes survitaminés qui alimentent un post-punk electro.  

Maintenant, dans l’ensemble, il faut reconnaître que l’opus tient la route. Sauf que l’un des deux compères ne chante pas. Il grogne. Et ses interventions vocales passent très mal la rampe.

Paraît quand même que la formation française brille sur les planches. Ce qui ne doit pas être trop difficile, au vu du résultat obtenu par ce « Gameboy Physical Destruction »…

 

Mina Tindle

Taranta

Écrit par

Malgré son nom très anglophone, Mina Tindle n’a pas vu le jour de l’autre côté de la Manche. Pauline De Lassus est une jeune Parisienne d’origine espagnole. Elle a tout simplement déniché cet étrange patronyme dans le film ‘Le Limier’ de Joseph Mankiewicz (1972). « Taranta » constitue le premier album d’une artiste reconnaît pour inspiration majeure, Cat Power… Elle signe sur « Taranta » une belle collection de chansons pop-folk interprétée dans la langue de Shakespeare –mais aussi parfois dans celle de Molière (« Pan » et « Demain »)– produite par le très talentueux JP Nataf. Pour rappel, elle avait assuré les chœurs sur le dernier elpee de l’ex-leader des Innocents. Si la qualité des compos est indéniable –mention spéciale au single « Lovely Day »– elles manquent toutefois de relief. Les plages sont délicatement arrangées et s’avèrent très agréables à l’écoute. Mais au fil de la lecture, la concentration se dilue, tant on a l’impression que les morceaux se ressemblent. A ces jolies chansons légères et souvent acoustiques, il manque ce petit grain de folie qui caractérise les comptines de la grande Feist !

Une musique tout en douceur à découvrir dans le cadre du Brussels Summer Festival, ce 11 août.

 

Surfer Blood

Tarot Classic (Ep)

Écrit par

Deux ans après avoir publié « Astro Coast », opus sur lequel figurait le ‘summer hit’ imparable et opportuniste « Swim », Surfer Blood en remet une couche. Et pour cause, leur Ep « Tarot Classic » recèle les singles « Miranda » et « I’m Not Ready », plage à la fois surf-pop et ‘pixiesque’. Un disque qui précède la sortie d’un second opus produit par Phil Ek (Fleet Foxes, Built to Spill), dont on n’a toujours aucune nouvelle à ce jour. Il devait d’ailleurs paraître en mai ! Cet Ep scelle, en outre, leur aventure chez Kanine Records, puisque le band floridien a signé sur un label major.

A l’écoute des chansons de cette formation américaine, on ne peut s’empêcher de penser aux Drums et aux Beach Boys. A cause des guitares 60’s, des clappements de mains, des mélodies imparables et des claviers pop… Sur « Miranda », le falsetto romantique de Pitts rappelle même celui de Morissey. Plus mélancolique encore, « Voyage Reprise » lorgne carrément du côté de The Cure.

5 titres et autant de réussites pour cet Ep qui devrait augurer la publication d’un excellent album. Quant à savoir si ce sera pour cet été ou pour l’automne…

 

The Hives

Lex Hives

Écrit par

Pour concocter leur cinquième album, la formation suédoise a décidé de reprendre la même recette. « Lex Hives » s’inscrit donc dans la droite lignée des elpees précédents. Une formule qui les a rendus célèbres. Pourquoi changer, d’ailleurs, puisqu’elle fonctionne parfaitement, depuis maintenant quinze ans. Et pourtant. Aujourd’hui, The Hives bénéficie de la collaboration d’une fameuse équipe d’experts : au mixage Andrew Schepps (Red Hot Chili Peppers, Adele), D. Sardy (Marilyn Manson, Slayer) et Joe Zook (Weezer, Modest Mouse). Almqvist hurle néanmoins toujours avec la même fougue. L’énergie est aussi omniprésente qu’autrefois et il suffit de parcourir rapidement les titres des morceaux pour se rendre compte que The Hives n’est pas près de relâcher la vapeur : « Come On ! », « Go Right Ahead » « I Want More ». Et pourtant, le son est beaucoup plus léché (NDR : fallait s’en douter !), rendant l’ensemble plus propre. Moins instinctif. Donc moins garage. 

Pour retrouver le combo au sommet de son art, rien de tel qu’assister à un de leurs concerts. Ils nous y balancent des compos aussi urgentes qu’efficaces avec une facilité et une insolence déconcertantes. Et c’est certainement vêtus de leurs rituels complets noir et blanc, qu’ils se produiront ce samedi 18 août, dans le cadre du Pukkelpop. A ne manquer sous aucun prétexte, car c’est en ‘live’ que The Hives nous réserve le meilleur de leur punk-garage…

 

Conor Oberst

One of my kind

Écrit par

Si la dernière sortie de Conor Oberst au sein de Bright Eyes a fait pas mal de bruit, on ne peut pas en dire autant de cet album ‘live’, qui est paru dans l’indifférence générale. Un disque pour lequel il est accompagné par The Mystic Valley Band.

Cette compile réunit des flip sides (NDR : faces ‘B’) de singles. Une initiative, cependant digne d’intérêt, même si le recueil est partagé entre morceaux très intéressants et d’autres plus que dispensables. Un elpee fort inégal qui vaut surtout par les titres au cours duquel Conor chante, tout simplement. A l’instar de « Synesthete Song », « One of my Mind » ou encore « Gentleman’s Pact ». On y retrouve ses inflexions rageuses qui ont tant fait défaut sur ses précédentes productions. En outre, il reprend avantageusement, « Corina, Corina », un titre de blues américain mythique (NDLR : signée en 1928 par Bo Chatmon des Mississippi Sheiks, cette compo avait été popularisée début des 60's par by Ray Peterson)

Si « I Got the Reason #1 » et « Phil’s Song » passent néanmoins encore la rampe, le reste de l’elpee fait un peu pâle figure. Faut dire que refiler le micro aux autres membres de son backing band n’était vraiment pas une bonne idée.

Le disque audio est enrichi d’un dvd. Il s’agit d’un documentaire consacré au groupe

 

Wussy

Buckeye

Écrit par

« Buckeye » constitue le premier LP de Wussy à dépasser la frontière américaine. Pourtant, le quatuor de Cincinnati bourlingue depuis plus de sept ans sur la scène musicale ; et sa discographie ne compte pas moins de quatre albums, publiés entre 2005 et 2012. Pour se faire connaître de l’autre côté de l’Atlantique, les quatre musiciens ont décidé de compiler ce qu’ils considèrent comme le meilleur de « Funeral Dress » (2005), « Left For Dead » (2007), « Wussy » (2009) et « Strawberry » (2011). Le melting pot des quatre œuvres débouche sur un « Buckeye » qui résonne un peu comme si la formation avait été enfermée dans un garage pendant 20 ans, forcée à écouter à longueur de journée du Sonic Youth, R.E.M., The Vaselines et Yo La Tengo circa nineties.

Pas une mauvaise sélection discographique en soi. Mais lorsque Lisa Walker, Chuck Cleaver et leurs deux acolytes s’enferment en studio et s’emparent de leurs instruments, tous les morceaux qui s’échappent des amplis semblent empruntés à l’une ou l’autre de leurs sources d’inspiration. Robert Christgau, l’un des pionniers de la critique musicale, les qualifie de ‘meilleur groupe rock américain’. Le bonhomme n’a manifestement pas dû écouter beaucoup de disques au long de sa carrière. « Buckeye » est un disque rock terriblement standardisé et bien trop uniforme, alors qu’il compile quatre œuvres différentes. Sur 17 morceaux (!), seuls « Little Miami », « Muscle Car » et « Soak It Up » retiennent vraiment l’attention. Un comble que ces trois titres soient refourgués en fin de parcours. Direction fond de placard.

 

Greenleaf

Nest of vipers

Écrit par

Ce groupe a été formé à l’aube du nouveau siècle par le chanteur Tommi Holappa (Dozer), le batteur Daniel Liden (Demon Cleaner) et le bassiste Bengt Bäcke. Greenleaf relève de la scène rock underground. Leur style ? Quelque part entre le stoner et le heavy fuzz.

Ce “Nid de vipères” constitue leur 4ème opus! Il fait suite à “Agents of Ahriman”, publié en 2007. Deux guitares à l’unisson introduisent “Jack staff”. Ce stoner rock est marqué au fer rouge par le maître cogneur, Daniel Liden. Si leur musique est puissante, la voix ne force jamais. Il n’y a pas de hurleur chez Greenleaf. Il embraie par “Case of fidelity”, puisant avec un certain bonheur chez les premières formations de hard rock issues des seventies. Il n’y a rien de métallique dans l’attaque. La ligne de basse dessinée par Bäcke est distincte, robuste, soutenue. Tommi excelle à la gratte. Il ne s’égare pars dans des exercices de style nombrilistes. Sur “Lilith”, la section rythmique est fulgurante et manifeste un punch digne de Motörhead. Une marque de fabrique indélébile chez Greenleaf. Et pourtant, les vocaux demeurent paisibles. Passé l’intro atmosphérique de “Tree of life”, les trois musicos interagissent afin de libérer leur puissance de frappe! Holappa se délecte aux cordes sur “Dreamcatcher”. Son attaque me rappelle un groupe insulaire issu des 70’s : Wishbone Ash. Et la voix accentue cette impression. Des claviers investissent “At the helm”, une plage épique au cours de laquelle tous les instruments s’intègrent à la perfection pour édifier une superbe fresque sonore. Les quatre cordes de Bäcke sont à la fois percutantes et lumineuses. Et tout particulièrement sur “Sunken ships” et en intro de “The timeline’s history”. L’opus s’achève par le titre maître. Les claviers, de retour pour la circonstance, subliment cette plage à la fois riche et intense. Pour Greenleaf, l’année de référence est 1974. Une année qui avait donné naissance à “Rock’n’roll animal” de Lou Reed et “It’s only rock’n’roll” des Rolling Stones”!

 

Fancofolies de Spa 2012 : mercredi 18 juillet

Écrit par

Cent soixante sept participants, quinze scènes, une myriade de badauds à voir (souvent badaud du tout).

Des jeunes talents, de fiers étalons, des pointures et autant d’anonymes.

L’ombre de Pierre Rapsat toujours omniprésente, au panthéon de la culture spadoise. Sorte de Victor Hugo local. Aux lettres de noblesses s’inscrivant en or sur chaque rempart.

Un esprit familial, convivial, mais qui confère à la foire au boudin.

Des musiciens des rues, d’autres complètements à la rue.

Occasion pour toute une ville de se retrouver, de communier, de s’impliquer.

Les Francofolies restent un festival à part. Pas très Rock & Roll, mais baigné d’une atmosphère légère.

Somme toute, un village de vacances, rythmé aux sons de moins en moins francophones mais toujours aussi francophiles.

Cheval mort va errer sur les chemins. Arpenter routes sinueuses. Arriver aux portes de la ville. Grande fête se dérouler.

Au détour d’un sentier, il croise un troubadour, du nom de Dany Des Rues. Son chant rappelle Renaud et Hughes Auffray. Aubert, aussi. Il se perd dans une indifférence de mauvais ton, car ses chansons recèlent un brin de magie et d’humour subtil.

Plus loin, la foule se presse devant l’entrée principale.

Se campant droit sur ses jambes, Cheval Maure va pénétrer dans l’enclave et se mélanger aux autochtones.

Cheval mordre dans cette ambiance particulière qui hume des odeurs de nourriture, senteurs de houblon, parfums d’interdits.

Il balaye l’horizon du regard.

Le vieil Indien a quitté ses terres et les sentiers maintes fois parcourus pour atterrir ici, terre insolite, à mille lieues de ce qu’il avait coutume de fréquenter.

Cinq jours d’abandon aux colorations multiples et aux intonations en dents de scie.

Il n’aspire qu’à découvrir, jouir et profiter de cette escapade dans le temps.

Et cette aventure commence maintenant.

Les éclairs sauvages d’Experimental Tropic Blues Band se sont éteints sur les planches, laissant comme une traînée de souffre derrière eux. Au loin, le cabaret d’Anaïs perpétue son chant sous un ciel clément. Cheval avance prudemment. Se mélange au milieu des couleurs, se dilue dans l’air. Skip The Use, déjà remarqués aux Heures Indé réveille les ardeurs d’une assistance jusque là amorphe. A l’aide de son tonitruant mélange de styles, il instaure une certaine effervescence qui génère un enthousiasme contagieux.

Ping-pong scénique oblige, les jambes de Cheval le transportent devant le grand podium du village Francofou, où les vibrations métissées d’Amadou et Mariam s’éparpillent sur un public s’agglutinant en grappes.

1995 montre ses limites et assassine « Killing In The Name Of », Shaka Ponk abreuve le parterre d’un mélange de genres indigeste, dont le seul mérite procède de son énergie et de l’aspect visuel qui, du reste, confère à l’attraction foraine. 

Dégoûté, Cheval s’en aller. Tel le papillon, lui butiner de places en places.

Prêtant une oreille distraite au chant d’un Ours aux chansons boisées, comme une vielle souche.

S’égarant instinctivement, accompagné par d’agréables augures, il trotte au milieu de la foule.

S’arrêtant au gré de ses envies. Puis se posant dans les jardins enveloppés d’Electro.

La nuit tombe, un vent de fraîcheur descend comme un banc de brume, les sons s’estompent.

Cheval reprendre chemin du retour. Absorbé dans ses pensées, il longe un tipi où résonnent des cris de liesse. Il ne prête pas encore attention. Pourtant, son destin est en marche.

Il sourit au vent, s’arrête sous un réverbère, embrasse la lumière.

Cheval avoir retrouvé chemin.

 

Jon Lord

Décès de Jon Lord, l’organiste de Deep Purple

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Né le 9 juin 1941 à Leicester, Jonathan Douglas Lord est décédé le 16 juillet 2012 à Londres d'une embolie pulmonaire suite à un cancer du pancréas. Claviériste, il était un des membres fondateurs du groupe de hard rock Deep Purple. C’est sur l’album culte « In rock » qu’il s’était véritablement révélé, et en particulier sur l’épique « Child in time ». Conseillé par Keith Emerson, il avait aussi enregistré en compagnie du Philarmonic Orchestra de Londres, un album qui s’était soldé par un véritable désastre. Au cours des 30 dernières années, il avait opéré d’incessants allers-retours au sein de Deep Purple, parenthèses (parfois longues) qui lui avaient permis d’enregistrer de nombreux disques solos, mais également au sein de Whitesnake, The Hoochie Coochie Men ou en compagnie de Tony Ashton.  

 

Un Belge au service d’Emilie Simon.

Écrit par

Un jeune artiste belge, tout droit sorti de La Cambre, Gerlando Infuso, a réalisé "Franky's Princess", le nouveau clip d'Emilie Simon.

Emilie et lui s'étaient rencontrés au Festival du Film francophone de Namur en 2011 où elle lui a remis le Prix du Jury pour le film d'animation "L'oeil du Paon", alors qu'elle était présidente du jury.

« Franky's Princess » est le second extrait du dernier album d'Emilie Simon consacré à l'homme dont elle partageait la vie, décédé deux ans plus tôt, des suites de la grippe A.

http://www.youtube.com/watch?v=BXSuAN3BSYA

http://www.gerlandoinfuso.com

 

Nouvelle ‘Soul Session’ pour Joss Stone.

Écrit par

Joss Stone a réalisé la vidéo de son titre « While you’re Looking for Sugar ». Il est visible sur YouTube ! Voir ici

Ce morceau figurera dans la deuxième partie de ses « Soul Sessions », dont la sortie est prévue pour le 21 juillet.


 

 

Un petit Selah Sue pour la route !

Écrit par

Les fans de la jeune diva belge devraient se délecter de la version live de « This World », titre immortalisé au Zénith de Lille. Il est disponible sur YouTube.

http://www.dailymotion.com/video/xrdgh5_selah-sue-this-world-live-zenith-lille_music

 

Sean Paul proche du ciel!

Écrit par

La nouvelle vidéo de Sean Paul est disponible sur YouTube. En espérant que le vibrations produites par le Jamaïcain sur ce « Touch the Sky » nous ramènent le soleil…

http://www.youtube.com/watch?v=etM7T-JQPrE