L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

logo_musiczine

Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26651 Items)

Charlie Winston remet son chapeau une seconde fois

Écrit par
Charlie Winston sortira le 21 novembre son nouvel album « Running Still ». Il le présentera dans un showcase privé au Vieux Moulin d’Ecaussines le 29 novembre et sera également en concert à l’Ancienne Belgique le 26 mars prochain. Il s’agit du deuxième album du Britannique.

http://charliewinston.com

Un parcours loin d’être « Arid »!

Écrit par
Ce 24 octobre a vu la sortie du « Arid Singles Collections ». Ce ‘best of’ reprendra donc tous les singles du groupe gantois ainsi que deux nouvelles chansons. « The High Life » est d’ailleurs sur les ondes radios en ce moment. Et pour couronner le tout, le trio reprend la route pour une nouvelle tournée.

http://www.arid.be

Ne laissez pas tomber vos rêves dans les Canyons australiens!

Écrit par
Canyons, c’est un duo australien formé à Perth et composé de Léo Thompson et Ryan Grieve. Il y a trois ans, ils avaient sorti un premier Ep. Le 30 novembre, c’est un album complet que les musiciens du pays des kangourous déposeront dans les bacs. Le premier single « My Rescue » assure déjà une belle promotion pour « Keep Your Dreams ».

Tracklisting:
01 Circadia
02 Under a Blue Sky
03 My Rescue
04 See Blind Through
05 Sun And Moon
06 Blue Snakes
07 The Bridge
08 When I See You Again
09 Tonight
10 And We Dance
11 Land in Between

Tycho 10 ans après

Écrit par
Tycho avait la tête dans la lune depuis dix ans. À l’époque était sorti son premier opus « Sunrise Projector ». Scott Hansen, de son vrai nom, atterrira le 16 novembre prochain avec « Dive ». Le graphiste, producteur, musicien se sera fait attendre.

Tracklisting:
01. A Walk
02. Hours
03. Daydream
04. Dive
05. Coastal Brake
06. Ascension
07. Melanine
08. Adrift
09. Epigram
10. Elegy

Nada Surf a la tête dans les étoiles…

Écrit par

Le 6ème opus de Nada Surf paraîtra ce 23 Janvier 2012 chez City Slang. Quatre longues années que le trio n’avait plus publié d’opus studio. « The stars are indifferent to astronomy » a reçu le concours de Chris Saw (Wilco, Brendan Benson, Super Furry Animals) à la production et la participation de musiciens de Calexico ainsi que de Guided by Voices. Le premier single, “When I Was Young”, est disponible sur le site du label.

http://www.cityslang.com/free-mp3/41460/when-i-was-young/

Ces ‘déjà’ vétérans se produiront ce 12 février, à l’AB Box de Bruxelles.

 

Julien Pras tâte du stoner…

Écrit par

Notoire pour ses compos empreintes de délicatesse, le chanteur et leader de Calc a décidé de durcir le ton en se lançant dans une nouvelle aventure bien plus électrique : le Mars Red Sky, dont les influences seraient puisées chez Kyuss et Black Sabbath… Un O.V.N.I. supposé jouissif et dont la sortie est prévue pour le 12 novembre.

http://marsredsky.bigcartel.com/

 

Michael Bublé se trompe de saison.

Écrit par

Le nouveau long playing de Michaël Bublé est donc paru il y a une dizaine de jours. Et comme son titre l’indique, il s’agit d’un disque de Noël. Et pourtant, nous sommes encore au mois d’octobre !

Ce nouvel opus de ce chanteur canadien d’origine italienne, récompensé plusieurs fois au Grammy Awards, fait suite à « Crazy Love », un elpee qui s’est vendu à plus de 7 millions d’exemplaires, à travers le monde.

Produit par David Foster, Bob Rock et Humberto Gatica, « Christmas » a été enregistré aux Capitol Recording Studios de Hollywood et aux Warehouse Studios de Vancouver.

Bublé y interprète les grands classiques de Noël comme “Silent Night”, “Have Yourself A Merry Little Christmas”, “It's Beginning To Look A Lot Like Christmas” et “Santa Claus Is Coming To Town”. 

http://www.steamlondon.com/FTP/warnerinternational/MB/tvc/SMS_WMMB724_030_H264.mov

Tracklisting:

1. It’s Beginning To Look a Lot Like Christmas
2. Santa Claus Is Coming To Town
3. Jingle Bells featuring The Puppini Sisters
4. White Christmas duet with Shania Twain
5. All I Want for Christmas is You
6. Have a Holly Jolly Christmas
7. Santa Buddy
8. Have Yourself a Merry Little Christmas
9. Christmas (Baby Please Come Home)
10. Silent Night
11. Blue Christmas
12. Cold December Night
13. I’ll Be Home for Christmas
14. Ava Maria
15. Mis Deseos/Feliz Navidad duet with Thalia

http://www.michaelbuble.com

 

tINI little thing ?

Écrit par

Le premier album de tINI, membre de la famille Desolat depuis 2009, paraîtra dès ce 9 septembre. Aux côtés de Loco Dice et Martin Büttrich, il s'est imposé comme leur relève en termes de production. Produit à Ibiza, "Tessa" transpire les ambiances des soirées house proposées sur l'île.

http://desolat.com/tessainthehouse/

Tracklisting

01 Divided
02 Blond Galipette
03 Mine Has A Shower
04 All The Good Stuff
05 My Shine

06 Maria, Luise & Bert
07 Triptease
08 Canta La Testoasa
09 Tini Meets Jack - Medusa
10 Monkeys Cave

11 Fail Better
12 Someone Loves You

 

Non Johnny n’est pas fini !

Écrit par

C’est ce 7 novembre que paraîtra le nouvel opus du trio issu de Birmingham, Johnny Foreigner. Son titre ? "Johnny Foreigner vs. Everything". Publié sur le label anglais Alcopop, il sera disponible en Cd et en téléchargement. Les 50 premières commandes recevront l'édition limitée d'un comic-book de 20 pages, dessiné spécialement pour la circonstance, par Lewes.

Par ailleurs, afin de fêter dignement cette 16ème sortie du label, HipHipHip organise une mini-tournée Française ‘100 % UK’, qui réunira Johnny Foreigner, Screaming Maldini et Pharaohs.

http://www.youtube.com/watch?v=0AbJNi4ibKE
http://bloggyforeigner.blogspot.com/
http://www.ilovealcopop.co.uk/

 

Selah Sue deux fois récompensée…

Écrit par

Selah Sue a remporté le Prix Constantin 2011. Il lui a été attribué à l’Olympia. Ce prix récompense les ‘artistes révélations’ qui ont marqué l'année musicale. Selah Sue était en compétition avec 9 autres artistes : Alex Beaupain, Bertrand Belin, Brigitte, Cascadeur, Cyril Mokaiesh, L, Lisa Portelli, Sly Johnson et The Shoes.

http://www.prixconstantin.com

Il y a deux semaines, elle avait déjà décroché un ‘European Border Breaking Award’. En Belgique, son 1er album, sorti il y a six mois, s’est déjà vendu à 60.000 exemplaires. Et ce lundi 31 octobre, la chanteuse se produira à Forest National, pour un concert sold-out !

http://www.ebba-awards.eu/

 

Dimitri Vegas & Like Mike dans le Top 100 du classement international des meilleurs Djs…

Écrit par

Le duo belge Dimitri Vegas & Like Mike vient de se hisser dans le top 100 international des meilleurs Djs. Il s’agit du résultat de l’élection annuelle proposée par le DJ MAG Top 100, une sélection consécutive au vote de plus de 450 000 fans, qui plébiscitent leurs Djs favoris. Après plusieurs années sans présence belge, le duo de DJ Dimitri Vegas & Like Mike accède à ce classement prestigieux. Originaires de Willebroek, les deux frangins se classent à la 79ème place d’une hiérarchie au sommet de laquelle trônent David Guetta, Armin van Buuren et Tiësto.

 

Sinner’s Day 2011 : dimanche 30 octobre

Écrit par

En ce week-end de Toussaint, certains honorent leurs défunts, d’autres fêtent Halloween et pourtant, je décide de rejoindre des milliers de vieux corbeaux, à Hasselt. La programmation de la troisième édition du Sinner’s Day est en effet largement dominée par la new-wave, et tout particulièrement celle des 80’s. Les mélomanes présents lors de cet événement sont donc vêtus de noir, lorsqu’ils n’affichent pas un look carrément gothique. Mais ne généralisons pas à l’excès, car l’affiche est quand même diversifiée et augure de bonnes surprises.

Pas une très bonne pour commencer, car en débarquant vers 15h30, on apprend que l’horaire a été modifié. Le fondateur d’Ultravox, John Foxx, a eu la mauvaise idée de déclarer forfait, en dernière minute. Résultat des courses, le timing est complètement chamboulé. Et on assiste à la fin du show de Recoil qui n’était pourtant prévu qu’à 17h45. Une prestation qui ne suscite guère d’intérêt, si ce n’est celui de revoir l’ex-Depeche Mode, Alain Wilder, derrière les manettes, pour un DJ set insipide.

La scène est subdivisée en trois parties. Une principale au centre et deux autres, à chaque extrémité. Ce qui permet d’enchaîner les spectacles. En 1981, The Exploited scandait ‘Punk’s not dead’. Trente ans plus tard, le slogan est toujours d’actualité, car de multiples Iroquois ont envahi les lieux. Malgré les nombreux changements de line-up, le charismatique leader Wattie Buchan est toujours au poste. Il est aujourd’hui soutenu par une jeune bassiste et guitariste. Et les tubes vont s’enchaîner. De « Barmy army » à « Sex and violence », en passant par « Beat the bastards » et « Troops of tommorow ». Pas de temps mort. Les pogos se déclenchent ; mais dans un cercle assez restreint, puisque limité à quelques dizaines de keupons. Le punk n’est pas mort, mais aurait-il mal vieilli ? En tout cas, des groupes plus authentiques comme UK Subs, GBH, Subhumans ou nos régionaux Freaks 77 recréent certainement une ambiance bien plus fidèle, en live.

1981 c’est aussi la date de sortie du single « Fade to grey » de Visage. Et leur dernier opus, « Beat boy », date quand même de 1984. Quelques décennies et une cure de désintox plus tard, le leader Steve Strange revient sous un maquillage à la Boy George et flanqué d’un band flambant neuf. Il s’est entouré de deux jeunes et séduisantes collaboratrices, une bassiste et une choriste. Sans oublier le guitariste et un dj tout aussi puînés. Et si parfois la magie du timbre de voix si particulier de Strange opère, sur la longueur la sauce devient fadasse. D’ailleurs, en fin de parcours, Steve a beau réclamer les applaudissements de l’audience, après avoir joué leur titre phare, le public reste de marbre. Une prestation plus proche de celle d’un cover band invité lors d’une kermesse de village, que d’un grand festival. Et Strange a beau clamer, avant de se retirer : ‘si vous voulez entendre une autre chanson, vous devez crier et taper des mains’, la foule ne souhaite visiblement pas de prolongation ; et c’est tant mieux, car elle s’épargne un rappel inutile.

Accueilli bien plus chaleureusement, The Mission va répondre aux attentes. C’est qu’il faut remonter à février 2008 (à Waregem), décembre 2000 (à Malines) ou encore août 2000 (au défunt festival Eurorock) pour retrouver une trace de leur passage dans notre plat pays. Le line-up original est (quasi) au complet : Craig Adams à la basse, Wayne Hussey au chant et Simon Hinkler à la guitare. Seul le batteur Mick Brown n’est pas de la partie. Le concert démarre très fort par un « Beyond the pale » très électrique. Les tubes s’enchaînent. Ils sont joués très rapidement, sans guère de répit. Ce qui accroît l’intensité du set. A croire que le band veut aligner un max de titres sur la petite heure qui lui est réservée. Un peu de douceur quand même, lorsque le combo interprète son « Butterfly on a wheel », un moment au cours duquel les fidèles aficionados, agglutinés aux premiers rangs, vont pleinement communier avec leurs idoles. Dès les premières notes de « Tower of strength », des pyramides humaines commencent à s’ériger dans la foule. Un responsable de la sécurité intervient alors pour faire cesser ces compositions improvisées par les fans. Mais Wayne est très attentif à la situation. Il a beaucoup de respect vis-à-vis de son public, déférence que peu d’artistes ont d’ailleurs manifestée, au cours de l’après-midi. Et refuse de poursuivre la chanson, tant que le différent n’est pas réglé. Ce qui finalement fait monter l’ambiance, encore d’un cran. On aura même droit à un rappel, même si le groupe a longtemps hésité avant de remonter sur l’estrade. Faut dire que la foule l’a réclamé haut et fort. Ce sera un des rares ‘encore’ du festival. Mission va donc clore sa prestation en force, par une célèbre reprise des Stooges : « 1969 ». Manifestement un des meilleurs moments du festival…  Set list : “Beyond the pale”, “Hands across the ocean”, “Like a hurricane”, “Severina”, “Butterfly on a wheel”, “Wasteland”, “Tower of strength”, “Crystal ocean”, “Deliverance”, (Rappel : “1969”)

Diamanda Gallas est une artiste qui ne m’a jamais vraiment botté. Certes, la cantatrice gréco-américaine possède une voix exceptionnelle, dont le registre s’étale sur 3,5 octaves. Mais le récital de cette Castafiore des temps modernes collerait mieux au sein d’une petite salle. Dans une ambiance intimiste… L’occasion est donc idéale pour s’éclipser afin d’aller quelque peu se rafraîchir et casser la croûte. Explorer les nombreux stands de shopping et de bouffe. Ou encore fouler la piste de danse animée par un DJ qui rencontre toujours un succès de foule. Même s’il mélange n’importe comment tubes new-wave et vieille techno commerciale de la fin des 80’s ou encore pop et grunge.

Place alors à une grande dame : Patti Smith. Elle fêtera ses 65 balais, fin de cette année. Et suscite toujours autant de respect. Même au sein de plusieurs générations. Faut dire qu’elle a touché à pratiquement toutes les formes d’art : la musique, bien sûr, la poésie, la peinture et la photographie. Elle a même été égérie pour une ligne de vêtements… masculine ! Car son physique est plus proche d’un Joey Ramone ou d’un Jay Mascis que d’une Linda Ronstadt.  Soutenue par son band de vétérans, l’artiste entame son set à la manière d’Iggy Pop par l’inévitable « Gloria », embrayant par le plus jazzyfiant « Redondo beach ». Ce soir, son set ressemble à un véritable vrai patchwork. Elle me fait parfois penser à Bob Dylan ou encore à Lou Reed, d’autres grands compositeurs, même si certaines tournures s’avèrent parfois brouillonnes. A l’instar de ses discours géopolitiques, difficiles à comprendre ou un peu trop vagues. En deuxième partie de parcours, elle va nous réserver des hits comme « Because the night » ou « Pissing in a river », des morceaux qui vieillissent plutôt bien. Tout comme le final « Rock ‘n’roll nigger », une compo énergique qui va, en outre, lui permettre de consentir de longs adieux à la foule, visiblement très satisfaite de la prestation.

Après avoir vécu un tel moment, je décide de lever les voiles. Et tant pis, si je vais manquer le set de The Cult. Pas de regrets, puisque des amis restés sur place vont me signaler que le show va commencer 30 minutes en retard sur l’horaire prévu. Motif ? De multiples réglages de sonorisation. Etonnant, lorsqu’on sait que jusqu’alors le timing était impeccable. Autre raison de ne pas avoir de remords : la voix d’Ian Astbury. Déjà trop inégale au cours des 80’s, elle ne s’est pas améliorée. Enfin, comme j’avais opté pour les transports en commun pour me rendre à ce festival, je n’avais pas envie de rester à quai au beau milieu de la Belgique. Pas évident lorsqu’on habite à l’autre extrémité du pays. Il faut donc se taper le bus. Il est gratuit à Hasselt (NDR : nous sommes dans une ville dirigée par le SP-A et non la NV-A). Puis le train. Trois heures de trajet, au cours duquel je peux tirer un premier bilan de l’événement.

Les ‘+’ :

-           L’accueil plutôt sympa, et certainement moins spartiate que celui accordé lors des grands festivals.

-           L’infrastructure (Ethias Arena), garnie de deux tribunes assises, équipé de sanitaires suffisamment nombreux et bénéficiant de Camden Markets

-           Les prestations de The Mission et de l’éternelle Patti Smith

Les ‘-’ :

-           A l’instar de tout grand festival : l’inflation des prix : 60€ d’entrée et 2,5€ la boisson

-           L’absence de groupes belges (autres que Front 242) ; mais l’organisation a promis de rectifier le tir l’an prochain

-           Trop d’anciennes gloires (NDR : des ‘has been’, si vous préférez) au détriment d’artistes ou de formations plus underground, mais qui sont encore dans le coup (NDR : pensez à Gang of Four, And Also The Trees, Scritti Politti, Clan of Xymox, Wire ou encore Einstürzende Neubauten).

 

Bozar Electronique Weekend 2011 : vendredi 28 octobre

Écrit par

Balmorhea, un post-rock du XIXème siècle…

Pendant deux jours, le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (BOZAR) avait affiché la ferme intention de redorer ses murs et d’élever la musique électronique au rang d’art contemporain. Que le genre musical et son artwork investissent des lieux prestigieux sur la carte de l’élite culturelle, n’est pas un fait nouveau. Ces manifestations pointues, à la frontière du fashion, nous démontrent constamment que la croissance exponentielle du genre s’immisce dans toutes les sphères artistiques et déplace une foule chaque jour plus nombreuse. En effet, le BOZAR affichait complet pour cette première édition du Bozar Electronic Weekend. Un  merveilleux espace pluridisciplinaire art déco ouvrant les portes de ses six salles pour accueillir plus de quinze groupes aux horizons expérimentaux divergents. Au programme : des concerts, des soundscapes, des spectacles audiovisuels… Les ‘électromaniaques’ dirigeront spontanément leurs viseurs vers les imposantes têtes d’affiche venues présenter leurs dernières productions : Modeselektor, Plaid et Rustie. Quant à nous, notre choix sera plus modeste et échappera au très électro Hall Horta pour se diriger vers le post-rock intimiste de Balmorhea qui avait pris soin de poser ses guitares dans la confortable salle M. Concert assis !

Balmorhea (prononcez bal-mour-ay), ensemble instrumental minimaliste d’Austin, se cache sous le pseudonyme d’une ville située au beau milieu du désert texan. Le désert comme horizon, son immensité silencieuse comme inspiration expriment parfaitement les intentions artistiques du combo. Une musique solennelle aux volontés de fuites et des airs graves et austères pour l’incarner. 

Un sextet voyageant sur des sables mouvants agités de violon, de contrebasse, de violoncelle et dont deux des membres passent incessamment de la guitare électrique, à la basse, au banjo et aux claviers. Un groupe aux influences éclatées mêlant les sons d’une musique classique minimaliste à un post-rock dynamique et silencieux. Un atmosphérique grandiose qui donne l’impression, même pendant les séquences les plus calmes, de s’élancer vers l’avant. Un tout distillant une musique pleine de ferveur et de douce ivresse.

Balmorhea est tout en sobriété et érudition et laisse le soin aux instruments de charmer, d’assoupir avant d’emballer et de prendre au piège. Les voix sont secondaires, elles s’allument et s’éteignent à l’image d’un réverbère usé par le temps. Elles s’entendent en écho, de loin, comme un gémissement désespéré qui surgirait d’infinies étendues désertiques, celles de leur Texas natal. Quelques murmures fantomatiques, qui renforcent les airs énigmatiques et accentuent le vertige infligé par les compositions, suffisent. Un climax fort et dense magistralement emmené par le pianiste/guitariste Rob Lowe. 

Une forme d’expression qui tire ses influences d’univers musicaux hétéroclites : Ludovico Einaudi, The Six Parts Seven, Rachel’s, Max Richter, Arvo Pärt ou encore Debussy voire Beethoven. Un agglomérat improbable qui tient un propos identique : faire d’une musique instrumentale des chansons éloquentes sans être trop bavardes, des pièces élaborées, complexes mais à la beauté immédiate. Des petits morceaux d’histoire, des constructions qui s’emportent, parfois denses et, par endroits, saccadées, qui rythment des explorations anciennes.

Certains titres de l’album « All Is Wild, All Is Silent » sont d’ailleurs évocateurs (“March 4, 1831″ et « November 1, 1832″), comme une volonté de sculpter un temps révolu, de le figer  dans le quartz des sables acoustiques, le dix-neuvième siècle ! Une époque qui demeure  décidément gravée dans l’œuvre de Balmorhea.

Soulignons, finalement, la synchronisation quasi-chirurgicale entre le drama sonore et visuel. Un fond visuel N/B sous forme de documentaire qui retracerait les conditions de vie des travailleurs texans vivant dans le grand désert. Une photographie austère qui fusionne  ingénieusement avec le son et résonne comme un hommage esthétisé et fervent à tous ces hommes oubliés par le temps. Une délicieuse démonstration de l’aptitude potentielle du groupe à réaliser des musiques de film. 

Balmorhea, une musique de pionniers, de visionnaires du passé ; un ensemble musical  qui        ‘se souvient du futur’ et qui sait, en concert, nous  conter de belles histoires intemporelles.

Balmorhea

(Organisation Bozar)

Reigns

The Widow Blades

Écrit par

« The Widow Blades » constitue le 4ème album du duo américain Reigns pour le compte de la maison anglaise Monotreme (65DaysOfStatic, Barzin, …) Et, comme d’hab, l’ambiance n’est pas à la fête. Leur nouvelle œuvre s’inspire de la véritable histoire d’une veuve qui a disparu  mystérieusement, en 1978. Leur album reflète à merveille cette atmosphère mystérieuse. « The Widow Blades » a d’ailleurs été enregistré dans les différents lieux que la dame est sensée avoir visité avant sa disparition, dont son propre domicile, celui d’un homme suspecté de l’avoir assassinée ou encore une maison de thé locale… « The Widow Blades » ressemble à une sorte d’exorcisme musical. Le climat finit même par envoûter. Reigns érige des paysages sonores en se servant de nappes de pianos, de cordes de guitare acoustique (« Over Tone Gulley ») ainsi que de samples (« The Diagram »). Notre esprit vagabonde, mais comme s’il tournait au ralenti, en compagnie de Miss Blades, au sein d’une ambiance éthérée proche de Sigur Rós voire d’Arab Strap (« I Will Burn for This »). Un œuvre réussie, malgré quelques longueurs, en fin de parcours…

 

Seesayle

Stowaway

Écrit par

L’univers de Cécile Gonay se tient perché entre deux nuages, dans un équilibre si subtil qu’il tient presque du miracle.

Jouissant d’une voix dont les intonations ne manquent pas de rappeler une certaine Kate Bush, et présentant de longs doigts effilés, aussi à l’aise sur un clavier que sur les six cordes de sa guitare, la gente demoiselle égrène la poussière des étoiles au rythme de ses chansons n’appartenant à aucune convention ni diktat imposé.

Pénétrez dans son antre, laissez vous bercer par la douce lumière tamisée qui y  règne et éclairer par ses mélodies aux charmes suaves. Approchez, approchez !

Découvrez par vous même  l’étrangeté singulière de son monde habité d’une multitude de créatures célestes virevoltant avec grâce dans un rêve intemporel. Et valsez sur ces compositions aux influences aussi multiples que difficilement discernables.

Les vents baltiques qui portent les murmures d’anciennes légendes oubliées se rappellent au souvenir d’une triste complainte susurrée l’hiver au coin d’un feu où crépitent les flammes du désir (« Vampire », « Five »). Et au dehors, la pluie se mue en rideau mélancolique (« I Gave My Soul »).

Escapade en terrains celtiques (« Sorry My Dear ») et échappée belle dans la langue de Voltaire (« Dormir Debout »).

Un album fièrement assumé par une fée aux sortilèges enivrants et qui s’il manque de maturité, n’en demeure pas moins un excellent point de départ vers une galaxie aux jeux de miroirs déroutants.

En concert :

le 11novembre à L’an Vert, Liège.
le 10 décembre à l’Atelier Rock de Huy.
le 22 décembre à la Porte Noire, Bruxelles.

 

The Workhouse

The Coldroom Sessions

Écrit par

On travaille sérieusement chez The Workhouse, trop sérieusement peut-être... A l’instar de moines cisterciens, ces musiciens bâtissent des cathédrales sonores shoegaze –qui ont d’ailleurs séduit John Peel il y a quelques années– un peu austères. Le titre de leur 3ème album, « The Coldroom Sessions », décrit à merveille leurs morceaux glacés, mais encore suffisamment humains pour ne pas être chirurgicaux. Epurée, la musique de The Workhouse pêche donc parfois par sobriété ; et le mélomane risque fort de se détacher progressivement de son écoute, car il est parfois difficile de différencier un morceau de l’autre. Le chanteur possède une voix profonde. Un peu comme Lou Reed. Le climat est sombre. Martial même. Un peu dans l’esprit de Joy Division. Mais les « Coldroom Sessions » finissent par nous plonger dans une certaine torpeur, malgré quelques moments de bravoure, comme les trois plages qui ouvrent la plaque : « Fading Fast », « Stalker » et « The Last Time I Saw the Stars ». Difficile pourtant, de ne pas avoir du respect vis-à-vis d’une formation rendant hommage de si belle manière à son producteur, mort avant l’enregistrement de son album : ‘We were due to record this album with Rich Haines. Sadly, he was taken ill and passed away before we could begin. This album is dedicated to him’…

           

Android 80

Suburban Robot

Écrit par

Cyber-homme à tout faire, le plus Liégeois des sujets de Sa Majesté Elisabeth, Brian Carney, alias Android 80, continue de sonder les sonorités eighties, tel un pionnier de l’histoire de la musique propulsé dans une capsule capable de voyager dans le futur.

Malgré des claviers vintage, les compositions de ce pur produit de l’ère disco-wave sonnent terriblement modernes. Elles sont même savamment équilibrées, à mille lieues de tout passéisme élitiste.

Mélodies imparables et textes cyniques qui font mouche, parsèment cet elpee de bout en bout.

Sortant de sa boîte à rythmes comme un diable robotisé, Android 80 remue les fessiers les plus rouillés et inflige un sérieux coup de jeune à la vielle garde sur le retour (Human League en tête).

Chanteur des défunts UFO Goes UFA et claviériste au sein de Phantom Feat. Lio, l’ami Brian nous offre ici une relecture moderne d’un passé que nous chérissons tous d’une manière ou d’une autre, que l’on soit fan de Kraftwerk, Depeche Mode ou de Jean Michel Jarre (et j’aime beaucoup l’improbabilité de cette référence).

Un album ‘boule à facettes’ hautement jouissif, et iconoclaste à souhait.

Second degré et (im)pertinence se disputent la part belle sur cette galette digitale calibrée pour devenir un must des années à venir et servir de référence à des générations et des générations à venir.

 

Biffy Clyro

Revolutions / Live At Wembley

Écrit par

Preuve, s’il en est, de leur ascension surprise et éclatante, Biffy Clyro délivre un premier combi Cd/Dvd live, relatant les prouesses scéniques des Ecossais. Après avoir publié cinq albums studio et un best of, le trio mené par Simon Neil est clairement parvenu à un point culminant de sa carrière. « Revolutions//Live at Wembley » permet donc de faire le point. Des petites scènes à celle autrement plus impressionnante du Wembley Arena, Biffy Clyro a pris son temps mais son efficace mélange de Rock, Pop et Metal, est arrivé à convaincre le globe. Et ce, notamment grâce à un album imparable, « Puzzle », publié en 2007, et, surtout, des tournées mondiales interminables.

Neil et les frangins Johnston ont donc, très logiquement, immortalisé leurs riffs, les mélodies et la sueur au cœur d’un ‘Live’ d’excellente facture au niveau de la production mais un peu trop focalisé sur « Only Revolutions », le dernier LP studio de la bande. Normal, me direz-vous ; mais malgré quelques bonnes surprises (les excellentes versions de « 57 » et de « Who’s Got A Match »), il y a de quoi être déçu de ne pas y retrouver « Semi-Mental », « 27 » et « The Ideal Height » ou que l’épique « Living Is A Problem Because Everything Dies » ait perdu énormément de sa substance dans sa mouture live.

Biffy Clyro se rattrape néanmoins au niveau de l’énergie déployée sur les planches et de la puissance dégagée par des riffs, ici gonflés aux stéroïdes. Il n’en demeure pas moins que l’objet s’adresse aux fans inconditionnels avant tout, ce live n’étant pas spécialement représentatif de la discographie du trio.

 

Blanck Mass

Blanck Mass

Écrit par

Benjamin Power est un ex-membre du groupe Fuck Buttons. Et « Blanck Mass » constitue le premier elpee de son projet solo. Un disque dont l’écoute est véritablement… éprouvante ! Au départ, on pense qu’il ne s’agit que d’une intro un peu longuette, et on prend son mal en patience. Mais rien à faire : le premier morceau est effectivement à l’image de l’ensemble de l’opus : c’est interminable, lent mais surtout totalement vide !

Pour chacune des 10 pistes que compte le long playing, on attend vainement qu’il se passe quelque chose. Que la musique ‘décolle’ enfin. Bref, que l’artiste nous surprenne un tant soit peu. Mais ce phénomène ne se produit jamais.

Les titres sont parfois longs, parfois courts, mais ils s’avèrent surtout, tous, inévitablement lancinants, flemmards et creux. « Blanck Mass » rendra tout auditeur normalement constitué amorphe.

Par exemple, quasi aucun instrument n’est utilisé, hormis un synthé, et encore, plus que parcimonieusement. Pas de changement de rythme non plus ou même de mélodie à découvrir. Seul un long fond sonore pénible, qui nous rappelle vaguement une séance de relaxation. Inutile donc de souligner que son écoute est pour le moins laborieuse. Et que dire encore lorsqu’on on arrive à « What you know », qui ne dure pas loin de 15 minutes ?!

Au rayon des reproches, on notera aussi l’absence totale de paroles, excepté sur un ou deux morceaux de l’elpee (NDR : et encore faut-il tendre l’oreille). En conclusion, ce disque s’adresse donc aux amateurs de silence…. dans le registre de la musique. Cherchez l’erreur.

Détail amusant : « Blanck Mass » pourrait se traduire en anglais par ‘La masse de vide’. Jamais à mon sens un album n’aura si bien porté son titre. On ne saurait donc que trop conseiller à l’auditeur lambda de passer son chemin : circulez, il n’y a rien à écouter !

 

Gui Boratto

III

Écrit par

Gui Boratto est un artiste brésilien, né en 1974. Ce dernier bénéficie d’une carrière plutôt originale puisqu’en effet, il est à la base étudiant en architecture. Toutefois, atteint du virus de la musique, il se décide, après avoir travaillé pour les autres, à composer ses propres morceaux, à partir de 2004.

En 2007, il rencontre le succès, en publiant « Chronophobia », un premier album stimulant, même si assez sombre. S’en suivra, deux années plus tard, « Take my breath away », plutôt orienté ‘pop’. Son troisième opus, à présent disponible, est sobrement intitulé « III ».

Suivant l’adage : ‘On ne change pas une équipe qui gagne’, gagez que les amateurs de la musique du Brésilien reconnaitront immédiatement ‘le son Gui Boratto’, à savoir une techno minimale galvanisée par une basse profonde, et caractérisée par une montée en rythme progressive.

Toutefois, di « The Drill » séduit tout particulièrement, il faut admettre que ce seul morceau ne suffit malheureusement pas pour convaincre de la qualité générale de « III », qui reste somme toute assez moyenne, tant les musiques paraissent redondantes entre elles.

De même, un des reproches essentiels qui peut être fait à Gui Boratto, est d’avoir beaucoup (trop) assaini le son de son album. En effet, le mixage plutôt maladroit donne à l’ensemble des 12 tracks un aspect plat, comme ‘écrasé’.

Si le style inimitable du Brésilien est présent, l’absence de prise de risque frappe singulièrement tout au long de cet elpee. Et faute de ce petit grain de folie, l’opus se révèle plutôt quelconque, laissant une impression mitigée.

On reste donc clairement sur sa faim, et on aurait préféré que l’auteur retourne à ses premières amours, et notamment qu’il adopte à nouveau le tempo effréné du premier long playing…

 

Kevin Costner

From Where I Stand

Écrit par

Très heureuse et très agréable surprise, Kevin Costner revient à ses premières amours.

Avant d’être connu pour ses meilleures prestations dans ‘Les Incorruptibles’, ‘Danse avec les loups’ ou ‘Robin des Bois’, ce Californien de 56 ans a d’abord… dansé en compagnie des membres de son band ‘Roving Boys’.

En 2008, sa carrière cinématographique connait un net recul. Il retrouve ses compères d’antan et retourne à sa passion première : la musique. Rebaptisés ‘Modern West’ pour l’occasion, Kevin et son band retrouvent le chemin des studios et des salles de concert. Et attention, il ne s’agit pas d’une échappatoire ou d’une reconversion due à une carrière cinématographique qui s’essouffle ; non Kevin Costner ne se contente pas d’interpréter le répertoire d’un ‘nègre’, il assure sa part de boulot pour la partie composition et prend également en main la guitare en plus du micro. Et pour une fois, pas besoin de doublage, c’est enfin sa ‘vraie’ voix que l’on découvre ! Une voix chaude et bien présente qui soutient aisément la comparaison avec bien d’autres.

« From Where I Stand » constitue le second elpee déjà depuis la reformation du combo. Celui-ci a profité de la tournée suivant la parution en 2009 d’« Untold Truths » et de l’adrénaline libérée lors des concerts, pour composer ces dix nouveaux titres. 

Oscillant autrefois entre country rock et soft rock californien, Kevin nous livre cette fois un bel album plutôt électrique, un rock puissant, chaleureux, aux multiples inspirations, dont les accents évoquent tantôt Springsteen voire le Tom Petty de la première heure.

Les thèmes abordés dans ses textes sont ceux que défend depuis un bail le ‘Bodygard’ le plus connu de la planète : l’écologie bien sûr (« Hurricane Rain ») et la défense des minorités persécutées (« Indian Summer »).

Ce disque aurait pu être le énième caprice d’une star s’improvisant chanteur et profitant de sa renommée pour nous servir une daube infâme. Pas du tout ! La surprise est de taille et la qualité au rendez-vous !

Ce nouveau rôle, Kevin Costner y tient : ‘C'est le vrai moi qui s'exprime sur scène quand je joue et je chante devant un public. C'est là que vous verrez le plus clairement qui je suis’. On ne demande qu’à le croire !