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Ellwood sous le soleil à Ostende !

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Chuck Robertson, chanteur des Mad Caddies, a fondé Ellwood, il y a déjà quelques années. Une formation californienne signée chez Fat Wreck Records qui se produira le 7 décembre à l’OHK d’Ostende. Leur surf-ska-reggae est, paraît-il, un puissant antidote à la déprime. A découvrir, en tout cas absolument, si le soleil vous manque déjà…

 

Adèle sur la plus haute marche du podium !

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C’est ce 28 septembre qu’est paru « Live at the Royal Albert Hall », un Dvd qui couronne le succès incroyable rencontré par Adèle, entre les énormes tubes que sont devenus “Someone Like You” et “Rolling in the Deep”.

En outre, « 21 » a été l’album le plus vendu au monde au cours de cette année, puisqu’il s’est écoulé à plus de 12 millions de copies !

Tracklisting :

Hometown Glory
I’ll Be Waiting
Don’t You Remember
Turning Tables
Set Fire To The Rain
If It Hadn’t Been For Love
My Same
Take It All
Rumour Has It
Right As Rain
One & Only
Lovesong
Chasing Pavements
I Can’t Make You Love Me
Make You Feel My Love
Someone Like You
Rolling In The Deep

http://www.adele.tv

 

Jackie Leven

Jackie Leven nous a quittés

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Jackie Leven est décédé ce lundi 14 novembre, des suites d’un cancer. Il venait de fêter ses 61 balais. Responsable de plus d’une vingtaine d’albums sous son nom, il a entamé sa carrière sous le pseudonyme de John St Field, avant de vivre l’explosion du punk et de la new wave, à Londres, au sein du groupe Doll by Doll. Il a ensuite notamment bossé en compagnie de David Gilmour (Pink Floyd) et David Thomas (Pere Ubu). Né en Ecosse, cet artiste avait été agressé en 1984, en sortant du studio d’enregistrement. Atteint à la gorge, sa voix se transforme alors en falsetto. C’est aussi à cette époque, et probablement suite à cette attaque, qu’il devient accro à la drogue. Et que paradoxalement, il commence à privilégier le folk-rock, dans son répertoire. Enregistré en compagnie de Michael Cosgrave, son dernier opus, “Wayside Shrines and the Code of the Travelling Man” était paru le 19 septembre 2011.  

 

Wiz Khalifa

Jam For The Ladies

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Son précédent séjour en Belgique, Wiz Khalifa s’en souviendra longtemps. Il est en effet l’un des derniers artistes à s’être produit sur une scène du Pukkelpop 2011, avant l’événement désastreux qui a frappé le festival. Et ce nouveau passage sur les planches belges, il est fort à parier que le jeune rappeur s’en rappellera également longtemps, mais pour des raisons autrement plus réjouissantes. Car c’est une foule déchaînée et hautement enthousiaste qui a accueilli l’artiste ce vendredi 18 novembre, dans la grande salle de l’Ancienne Belgique.

Depuis sa signature sur le label Atlantic, le nom du rappeur de Pittsburg est sur toutes les lèvres. La sortie du single « Black & Yellow » et de « Rolling Papers », son troisième LP, ont contribué à alimenter un buzz aujourd’hui devenu considérable. Pour preuve, une AB complète depuis quelques mois déjà. Pourtant, quelques minutes avant le show du bonhomme, l’assistance est encore clairsemée. Sur les coups de 21h, le DJ prend place derrière ses manettes. Pas de vrai show ‘live’ donc. Ce qui n’empêchera pas le public de hurler à plein poumons à chaque onomatopée et scratch du gars. Dans les gradins, une jeune fille s’accroche à son panneau ‘I Love You Wiz Khalifa’ ou un truc du genre. Justement, le Wiz s’amène tranquille sur scène, sous un sweatshirt rose et déballe instantanément « When I’m Gone ». Premier morceau, premier tube. Et des tubes, il va en pleuvoir ce soir. Les filles ne maîtrisent plus leurs cordes vocales tandis que les mecs lèvent les bras comme un seul homme. Wiz Khalifa est accueilli comme le messie. Accompagné de Chevy Woods, qui assurait également la première partie de la soirée, le rappeur remercie d’entrée de jeu ses fans de leur présence et leur balancent des « Cabin Fever », « Gang Bang » et autres « In The Cut » qui font vibrer les murs de la salle.

Cameron Thomaz, alias Wiz Khalifa, sait comment faire hurler les filles. D’abord en sweat, le jeune homme se retrouve bientôt en chemise avant de finir torse nu en milieu de parcours. Mais c’est lorsqu’il s’adonne à quelques pas de danse suggestifs que la gente féminine fait plus particulièrement péter les décibels. Repris à plein poumons par les fans, « Taylor Gang » voit l’apparition sur scène de trois mecs sortis de nulle part. Ils ne chantent pas, ne rappent pas, ne dansent pas vraiment. Bref, ils ne servent à rien, sinon à jouer aux poseurs en trois minutes chrono. Un ‘Bros before hos’ scénique tout à fait dispensable.

La dernière partie du concert est consacrée aux derniers tubes du rappeur qui enchaîne coup sur coup « On My Level », « No Sleep », avant que « Roll Up » et « Black & Yellow » ne ferment la danse. Wiz et ses potes ne s’éclipsent que l’espace de quelques secondes avant de balancer un dernier morceau et tirer leur révérence. Le moins que l’on puisse dire c’est que le rappeur a laissé une bonne partie du public sans voix. Au propre plus qu’au figuré.

Organisation : Live Nation.

Suarez

Dans le salon de Suarez

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La salle de l’Ancienne Belgique est souvent le rendez-vous de belles soirées musicales. Mais quand un ‘petit’ groupe de Montois débarque à Bruxelles, le tapis rouge, c’est Suarez qui le déroule pour les spectateurs, constitué majoritairement de jeunes adultes. La salle comble les ravit, les pousse à en donner toujours plus. Plus que de jouer pour les fans, ils jouent avec eux. Simple, efficace, monstrueux, et bien d’autres adjectifs élogieux, Suarez a déjà tout des grands et peut-être même un peu plus!

La jeune Mariama arbore une tenue brillant de mille feux pour ouvrir cette soirée à l’AB. C’est seule, uniquement armée de sa guitare, qu’elle doit faire face à une salle pleine à craquer. Et le sourire affiché ne laisse planer aucun doute sur le plaisir partagé en compagnie du public bruxellois. Ses mélodies bien balancées instaurent une ambiance qui monte crescendo. De sa grand-mère Mathilde à son grand-père tchèque, la native de Sierra Leone nous emmène dans son petit monde, source de son inspiration. Elle remplit sa mission à merveille en chauffant ces spectateurs qui commencent déjà à pousser la chansonnette avec elle. Si les jours qui viennent la verront mettre le feu aux planches en première partie de Yaël Naim, cette douce voix aux rythmes entrainants devrait bientôt lui permettre de prendre son envol.

21h, les voilà enfin! Les cinq compères de Suarez prennent possession de la scène. Ils démarrent à cent à l’heure telle une voiture de formule 1. « T’étais comme » donne directement le ton de la soirée. Le public et le groupe ne font qu’un, un peu comme si les 2 000 personnes étaient sur l’estrade aux côtés du groupe. D’ailleurs, Marc Pinilla, le chanteur ne résiste pas et prolonge les morceaux encore et encore pour le plus grand bonheur de tous. Alors « On attend », « Le temps de voir » ces artistes déchaîner leur talent. Mais « Aie aie aie », comment vous décrire l’esprit qui règne sur l’assemblée quand viennent ces titres? Il faudrait presque inventer de nouveaux mots, un nouveau dictionnaire: ‘Le Petit Suarez’. Parce que citer les mots ambiance, partage, plaisir, simplicité… paraitrait tellement léger qu’il en deviendrait peu approprié. Mais après tout, « On s’en fout » de quelques mots maladroits, je préfère rester « L’indécideur » de service et vous laisser les choisir. Etre un phénomène inexplicable, c’est aussi la magie du groupe montois! On a juste envie de tous entrer dans « La danse », comme si l’Ancienne Belgique était leur salon et qu’ils jouaient pour un groupe d’amis. Et au-delà des mélodies fêtardes, Marc est aussi capable d’user d’une voix sensible, capable de réveiller quelques émotions qui font du bien. Elles restent là, en nous, sur le bord de notre cœur, « Juste pour voir » quand on va refaire appel à elles. Mais déjà vient l’heure du rappel et elles ont peur d’avoir été abandonnées. Mais puisque Suarez est généreux à souhait, ils offrent un petit cadeau à Mariama et lui font grâce d’un titre en leur compagnie. La salle est en ébullition. Et puis, ce concert atteint son zénith, son summum, les émotions tantôt laissées pour compte explosent dans tous les sens. Chacun voit « La vie en rose », tel « L’amant » devant sa bien-aimée. Un moment particulier… Tous au devant de la scène, ils se posent délicatement en harmonie avec ce public admiratif. Vient alors l’heure de se quitter… Un dernier titre, un chanteur qui descend parmi les fans, gagné par une frénésie, se fendant d’une déclaration d’amour auprès de l’auditoire bruxellois qui n’a pas failli à sa réputation. Un bouquet final pour clôturer cette soirée de folie, de pur bonheur pour les oreilles. Les cinq artistes quittent la scène, un peu à contrecœur. Aah « Qu’est-ce que j’aime ça » quand des groupes sont capables de voir grandir leur notoriété en gardant cette simplicité et cette proximité avec le public!

(Organisation : Nada Booking)

 

Hooray for Earth

True Loves

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Quoique nouveaux sur l’avant-scène indie US, les membres d’Hooray For Earth ne sont pas des débutants ! Fondé à Boston en 2005 et émigré à New-York deux ans plus tard, ce groupe est en effet responsable de deux premiers Eps sortis en 2008 (« Cellphone ») et 2009 (« Momo »). En outre, la bande à Noël Heroux s’est distinguée par une collaboration remarquée auprès de Twin Shadow. C’était en 2010. Les deux combos étasuniens partagent d’ailleurs un même goût pour les compos éthérées, mélodiques et fortement teintées de musique électronique.

« True Loves » constitue le premier LP d’Hooray for Earth et –c’est peu de dire– le résultat est impressionnant. On y retrouve notamment l’aspect dansant et tribal de Yeasayer (« Black Trees ») ainsi que les mélodies imparables de MGMT (le single « Sails ») ! Pas moins. Leur synth-pop psychédélique possède en effet ce côté évident mais recherché qui permettra à l’album de ne pas être trop rapidement périssable. Des rythmiques originales (comme sur le légèrement reggae « True Loves ») et des chœurs euphorisants soutiennent remarquablement le falsetto aérien d’Heroux, au sein d’une solution sonore qui baigne constamment dans les claviers. Les Américains parviennent à remettre au goût du jour la musique des années 80 (« No Love » ou « Bring Us Closer Together »). Et ils réalisent cet exercice de style, à la perfection.

Hooray pour nos oreilles!

 

Roger Glover

If life was easy

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Au sein de la grande famille Deep Purple, tout le monde ou presque, a accompli une carrière solo plus qu’honorable. Les Blackmore, Gillan, Hugues et autre Coverdale ont tous passé l’épreuve, haut la main. Roger Glover, le bassiste, ne s’est vraiment jamais illustré comme artiste solo. Même sur le, pourtant classique, « Butterfly Ball », paru en 74, c’est le chanteur disparu Ronnie James Dio qui incarnait, bien malgré lui, l’âme de cette œuvre aussi mémorable pour son aspect musical, que sur le plan visuel. Les trois elpees suivants ne rencontrent qu’un succès d’estime, et Glover sauve sa carrière en surfant sur le renouveau de Deep Purple, en compagnie de Steve Morse.

Tout au long d’« If life was easy », l’artiste saisit l’opportunité de se faire plaisir avant tout, en abandonnant l’idée d’entrer en compétition avec l’œuvre du groupe qui l’a rendu célèbre. Ici, les morceaux sont beaucoup plus minimalistes. La plupart ont été enregistrés par Roger tout seul, dans son home studio. Exit le son lourd et place à des sensibilités musicales qui dépassent largement le cadre du hard rock.

De « Don’t Look Now » à « Feel Like a King », on virevolte dans tous les sens : des accents pop-rock, un zeste de country, un poil de reggae et même une touche acoustique ! Le fan de « Fireball » ou de « Rising » ne s’en relèvera pas. De l’excitant au quelconque, les compositions défilent sans grande magie. Soulignons malgré tout ‘La’ découverte sympa de l’album. Gillian Glover chante trois titres sur l’album de papa, et sa voix évoque souvent celle d’Ann Wilson (Heart). Elle interprète trois titres avec grande délicatesse, à l’inverse de Dan McCafferty (Nazareth) qui offre son gosier rincé au whisky à des titres plus rugueux.

Un album solo relativement raté, alors que Deep Purple évite de se faire oublier en adoptant un rythme de tournée presque inhumain. M’enfin, le sexagénaire mérite au moins le respect.

 

Europe

Live At Shepherd’s Bush, London (Dvd)

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A l’instar d’un Duran Duran, dans un tout autre registre, Europe a toujours été considéré, dans les eighties, comme un groupe de garçons coiffeurs, tout juste bon à épater les minettes.

Que celui qui n’a jamais fredonné « The Final Countdown » sous la douche se dénonce !

Les deux derniers albums studio du combo suédois, et surtout cet épatant Dvd Live, viennent non seulement affirmer la légitimité de cette reformation, mais imposent une vision nouvelle d’une musique qui sonne résolument plus heavy de nos jours.

Car en effet, ce qui sidère le plus à l’issue de la vision de ce show capté dans le mythique ‘Shepherd’s Bush’, c’est la parfaite cohérence entre le répertoire du passé et les compos plus récentes. De « Last Look at Eden » au « Compte à rebours final », tout est ici bien supérieur, plus énergique, en clair plus metal, que les derniers exploits de Whitesnake, Motley Crüe, et même Journey, auquel Europe a souvent été comparé.

Et puis, il y a le flamboyant et très doué guitariste John Norum qui demeure, un des rares ‘guitar heroes’, qui n’a jamais pris la fâcheuse habitude de rester dans des poses acrobatiques interminables pour épater la galerie. Une musique efficace, et une attitude qui suscite le respect, deux qualités qui ne sont pas la panacée des combos de l’époque « Rock the Night ».

 

Polinski

Labyrinths

Écrit par

Chez un mélomane, il arrive parfois, après avoir inséré le cd dans le lecteur, que l'on ait immédiatement un bon pressentiment. Une forme de feeling, d’instinct, qui augure une bonne surprise. Et « Labyrinths » de Polinski en est manifestement une.

Piqûre de rappel: Polinski est un des quatre membres du fameux groupe électro 65daysofstatic. Paul Polinski, appelé aussi Wolinski, tente désormais un projet solo sous le patronyme de Labyrinths. Et force est de constater qu'il nous livre ici un album audacieux, jeune et dynamique. Bref, pour un premier essai solo, Paul-inski (j'avoue, elle était facile) commence fort!

En poussant un peu le bouchon, pourquoi ne pas oser la comparaison avec Daft Punk. Un groupe électro au style bourré d’énergie et de punch. Comme Polinski. Et puis, on y retrouve le même style d’arrangements électro et du rythme, sans oublier un même plaisir d'écoute.

Bref, « Making Mirrors » est un opus de toute bonne facture. Pas vraiment révolutionnaire, mais définitivement très agréable à écouter. On lui reprochera surtout d'être un poil trop court (à peine 7 tracks au compteur). Mais rester sur sa faim n’est-il pas déjà en soi un indicateur de qualité.

Vite, Paul, remets-toi au travail, et dépêche-toi de nous sortir une suite, on n’attend que ça !

 

This Year’s Girl

Personal Ghost

Écrit par

Né sur les cendres de Newcommers, This Year’s Girl nous vient de Besançon. Une formation française qui connaît la recette idéale pour concocter un morceau pop : refrains entêtants et repris en chœur, rythmes entraînants, claviers et guitares suaves, production nette et sans bavure. Le power pop de This Year’s Girl est donc frais, efficace et sans autre prétention que de divertir. Et le titre maître en est certainement le plus bel exemple. Pourtant, derrière cette pop sympathique, on décèle, chez cette formation française un potentiel certain. Pas assez exploité, c’est une certitude. Sur « The half floor », par exemple, le titre qui ouvre l’elpee, des arpèges se superposent subtilement pour former un crescendo imprimé sur un tempo plus lent, comme chez certains combos de post-rock. Dommage que le band ne creuse pas davantage dans cette voie, d’autant plus que la voix du chanteur, finit par taper sur les nerfs. Une chose est sûre, This Year’s Girl possède encore une belle marge de progression…

 

William Elliott Whitmore

Field songs

Écrit par

William Elliott est né dans une ferme. Et il s’éteindra probablement un jour, dans une ferme. Quelque part au sein de son Iowa natal… En fait, cet ancien punk s’est retiré, il y a quelques années déjà, à la campagne. Et régulièrement, il se rappelle à notre bon souvenir en publiant l’un ou l’autre disque. Souvent assez courts. A l’instar de « Field Songs », son huitième elpee, partagé en 8 morceaux pour 35 minutes. Et, tout comme sa destinée fantasmée, son blues-folk primaire est solide, sincère mais prévisible... De sa voix puissante, éraillée, dont les inflexions rappellent Eddie Vedder et l’intensité Tom Waits, ce troubadour nous balance des brûlots engagés, tout en dépeignant de magnifiques paysages proches du Mississipi, où il a d’ailleurs vécu, en s’accompagnant à la guitare ou au banjo, et parfois en intégrant quelques accords de rythmique…

Pas toujours facile de distinguer une compo d’une autre ; et pourtant, ce punk/roots séduit, car il est tellement authentique. Et « Field Songs ne déroge pas aux règles imposées par la maison Whitmore. Pas étonnant d’apprendre que notre ‘gentleman farmer’ se produit parfois  en compagnie des punks d’Against Me… simplement armé d’un banjo !

 

Zalem

Stigma

Écrit par

Choisir pour patronyme de son groupe Zalem et intituler son album « Stigma » sont des signes distinctifs de désenchantement. Aussi, avant d’écouter cet opus, je m’attendais à me plonger dans une œuvre ténébreuse plutôt que d’écouter de belles ballades ensoleillées. Et effectivement, la musique de Zalem n’émarge pas à la pop, mais au post-rock voire au post-métal.

Influencée par des formations telles que Neurosis (surtout sur « Hypnotic Oblivion »), Isis et dans une moindre mesure Explosions in the Sky, la formation française démontre, tout au long de cet opus, une parfaite maîtrise du style. Zalem développe des morceaux conséquents (de 7 à 32 minutes), pas vraiment originaux mais bien construits en de longs crescendos. Les arpèges se superposent lentement. La tension monte progressivement, avant d’exploser en de multiples déflagrations électriques. Hormis sur le dernier morceau, pas de chant. Une piste qui dépasse la demi-heure et se mérite. Car, ce n’est qu’après avoir écouté cette plage qu’on se rend compte de l’ampleur de l’architecture. Mais si la structure d’une majorité de tracks est irréprochable, certains d’entre eux tirent inutilement en longueur. Alors l’édifice sonore de ces ‘bâtisseurs’ devient branlant, à deux doigts de s’écrouler. C’est très perceptible sur « Missing ». La parfaite maîtrise de son sujet n’est pas toujours suffisante…

 

Neal Casal

Sweeten the Distance

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Tel un fantôme, Neal Casal hante l’Americana intemporel.  Faut dire que « Sweeten the Distance » constitue déjà le 10ème album solo du Yankee ; et on ne vous parle même pas de ses productions au sein de son groupe de soul-rock Hazy Malaze ou de ses apparitions chez les Cardinals chers à Ryan Adams ! Pour résumer, Neal Casal pourrait incarner une version plus simple et honnête du clinquant et ambitieux natif de Jacksonville. Sa musique inspirée des grands espaces américains ne rencontrera jamais davantage qu’un succès d’estime dans nos contrées (aucune tournée européenne n’est d’ailleurs prévue, pour l’instant), mais elle se laisse plaisamment écouter, comme on lirait un roman de Steinbeck, la tête égarée dans une histoire consacrée à la ruée vers l’Ouest, en suivant les méandres des pistes américaines poussiéreuses, aujourd’hui disparues. Douce, la voix du vétéran caresse les tympans. Et l’instrumentation (guitares, pianos, banjos, orgues…) est particulièrement soignée. Pas de coups d’éclats destinés à impressionner la galerie, mais une suite de ballades légèrement country, superbes et bien équilibrées, comme « The Gyrls of Wynter » ou « White Fence Round House », entrecoupée modestement de morceaux plus rock tels que « Time and Trouble » ou « So Many Enemies ».

Album après album, Neal Casal construit paisiblement une belle et riche carrière sur laquelle on prendra plaisir à revenir régulièrement.

 

Gotye

Making Mirrors

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Encore assez méconnu dans nos contrées, Gotye, alias Walter de Backer, est pourtant un artiste belge exilé depuis l’âge de deux ans, en Australie. Il est par ailleurs déjà fort apprécié aux Antipodes, où sa renommée n'est plus à faire.

Son troisième album, « Making Mirrors », succède à « BoardFace », un premier opus plus personnel et plus introverti, et à « Like drawing Blood. » C'est ce second disque qui lui a permis d’acquérir une notoriété méritée auprès du public aussie.

Son nouveau elpee, toujours échafaudé dans un assemblage pop/rock propre au musicien, est véritablement celui de la consécration, selon l'expression populaire. Gotye a définitivement pris confiance en lui, et grand bien lui fasse, puisque ce disque nous livre 12 tracks vraiment excellents, qui se fredonneront à n'en pas douter dès la première écoute. Plus encore que lors des précédents essais, après avoir écouté le Long Playing en entier, difficile de ne pas penser à des monuments comme Sting ou Peter Gabriel (NDR : ses maîtres ?), tant les analogies sont fréquentes. Et "Eyes Wide Open" ainsi que "Save Me", deux véritables perles du cd, en sont probablement les plus beaux exemples…

Au rayon des regrets, on pourrait reprocher une voix parfois un peu trop ‘mangée’ par la musique. Mais à ce stade, on fait véritablement la fine bouche.

D’ailleurs, si on peut vous donner un petit conseil, suivez cet artiste de près ; à n’en pas douter, c’est un futur phénomène musical…

 

Yoy

Like a Stuntman

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Après avoir écouté « Like a Stuntman », j’imaginais que Yoy nous venait de la côte Est étasunienne. Du côté de Brooklyn, en particulier. Côtoyant les membres de TV On The Radio, assistant aux performances live d’Animal Collective et se tenant bien informé des talents en devenir sur cette scène ; et en particulier ceux qui rempliront les pages des magazines spécialisés de demain.

Je me suis planté. Et pour cause, Yoy nous vient de Hambourg. Et il s’est formé en 2001. Bien sûr, l’Allemagne a aussi enfanté des artistes et des groupes majeurs qui ont eu ou ont encore parfois d’ailleurs, une influence sur la scène psychédélique (Can, Faust, Amon Düül II, etc.), qu’on avait d’ailleurs taxée alors de krautrock, mais on ne peut pas dire que leurs héritiers soient très nombreux aujourd’hui. 

Bref, pour en revenir à TV On The Radio, rien que la voix du  chanteur de Yoy me fait penser à celle de Tunde Adebimpe. Bon, c’est vrai musicalement, le combo lorgne davantage vers Nurses et Animal Collective (NDR : encore et toujours des Yankees !) A cause de cette musique trempée dans une sorte de folk expérimental, à forte coloration électronique.

« Like a Stuntman » constitue le troisième album du combo. Un opus qui souffre parfois de certaines langueurs, les morceaux nécessitant un certain temps avant d’atteindre leur vitesse de croisière ; et puis, enfin sur leur lancée, de ne plus vouloir s’arrêter… Néanmoins, « Like a Stuntman » demeure un elpee d’honnête facture. Oui, bien sûr, dans le style, on préfèrera à Yoy, ses références. Et la nationalité n’a rien à voir là-dedans, foi de chroniqueur!

 

Enablers

Blown realms and stalled explosions

Écrit par

Sept années déjà qu’Enablers fait figure d’OVNI au sein du milieu musical underground. Une formation californienne, issue de San Francisco, très exactement, au sein de laquelle la figure de proue est manifestement le chanteur/poète charismatique, Pete Simonelli. Il joue sur les modulations et les intonations de son spoken word sur lequel. Il le récite d’un ton inquiétant, comme s’il confiait quelque secret au creux de votre oreille. Pourtant, si la voix occupe une place prépondérante dans la musique d’Enablers, Simonelli n’est pas du genre à faire de l’ombre à ses musiciens. Il sait, quand c’est nécessaire, s’éclipser afin de laisser l’expression sonore libérer un maximum d’intensité et d’énergie, d’exacerber des sentiments de colère, de communiquer des émotions. Et « No, Not Gently » qui constitue assurément le meilleur morceau de cet opus, en est la plus belle illustration.

Pas facile de coller une étiquette au style d’Enablers. Serait-ce du punk ? Vu la tonicité des compos et le mordant affiché par P.Simonelli, nous n’en sommes pas loin. Mais instrumentalement, les morceaux lorgnent plutôt du côté du math-rock (« Hard Love Seat ») voire du post-rock (« Morandi : Natura Morta #86 »). Oui, mais quoi alors ? Enablers pratique une musique à la fois expérimentale, cérébrale et percutante. La définition est vague. Tant pis, au moins elle aiguisera votre sens de la curiosité ! D’autant plus que ce « Blown Realms and Stalled Explosions » est excellent.

Pour enregistrer ce quatrième elpee, Doug Scharin (June of 44, ex-Codeine) a rejoint le line up d’Enablers. Il a remplacé l’ancien batteur. Mais si son drumming est plus âpre, il est aussi paradoxalement plus riche.

Enfin, si le combo californien passe près de chez vous, ne manquez pas d’aller les applaudir. C’est en ‘live’ que le charisme de Pete Simonelli atteint son apogée…

 

The Rapture

Party Rock Anthem

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Le moins que l'on puisse dire c'est que le retour du combo Disco Punk new-yorkais était plus qu'attendu. A la fois avec excitation et appréhension. Une excitation due à la publication d'un quatrième album, « In the Grace Of Your Love », aussi groovy et efficace que le disque précédent. Et une petite appréhension consécutive à la reconfiguration de la bande qui a vu Matt Saffer, l'un de ses piliers, quitter ses rangs en 2009. Finalement, l'efficacité du quatuor devenu trio aura raison de tous les doutes. Quelques semaines après leur prestation accordée au Trix d'Anvers, The Rapture nous fait l'honneur d'un second passage, cette fois au cœur de Bruxelles, à l'Orangerie du Botanique.

« In the Grace Of Your Love » représente un tout nouveau départ pour Luke Jenner et ses acolytes. Ou un retour aux sources, c'est selon. Car ce quatrième LP voit le trio se rabibocher avec le label DFA qu'il avait quitté le temps d'un disque, « Pieces Of the People We Love ». The Rapture, version 2011, monte sur les planches vers 21h devant un parterre comble depuis plusieurs semaines. L'intro du titre-maître du dernier ouvrage s'échappe des baffles. Le ton est donné, ce soir : c'est le vrai 'party rock' qui est à l'honneur. Pas de 'shuffle', juste des bons riffs qui te font décoller le popotin aux premières notes et des beats qui s'amusent à envoyer des décharges électriques aux gambettes. Bref, rester stoïque face aux morceaux de The Rapture relève d'un manque de coordination flagrant. Parce que lorsque Luke, Vito et Gabriel –flanqués d'un quatrième musicien pour la mouture live–, balancent « Pieces Of the People We Love », « Get Myself Into It », « Whoo ! Alright-Yeah...Uh Huh » et « Killing » presqu’à la suite l’un de l’autre, le public ne peut que se plier aux volontés de la formation. L'Orangerie est en ébullition et le couvercle explose carrément lorsque l'intro de l'übber-tube « House Of Jealous Lovers » retentit entre ses murs.

Sur scène The Rapture circa 2011 n'est certes plus le même que huit ans auparavant, lorsqu’il défendait l'énorme « Echoes ». Mais malgré une énergie moins perceptible qu'à l'époque, le trio s'en sort haut la main en dosant idéalement anciens morceaux et nouvelles compos. Comme« Olio », ce putain d'hymne electro auquel les New-Yorkais ont greffé « Come Back To Me ». Une transition entre l'ancien et le nouveau Rapture opérée de manière tout à fait naturelle, comme si ces deux compos avaient été écrites à la même période. S'ensuivent « Sail Away » et ses accents disco et le post-punk de « Echoes » qui vient clôturer le show.

Les Ricains reviennent pour un ultime 'encore' durant lequel ils vont faire un peu retomber la tension en interprétant « Children », l'un des deux morceaux les moins intéressants de la nouvelle plaque. Luke et co. ont néanmoins l'excellente idée de faire leurs au revoir au son de « How Deep Is Your Love? », premier extrait d’« In the Grace Of Your Love », accueilli bruyamment par une horde de près de 700 fans qui en ont eu pour leur argent. The Rapture version 2.0, c'est de la balle.

Organisation : Botanique

 

The Cure au Bestival !

Écrit par

The Cure publiera ce 5 décembre un live immortalisant leur show accordé en 2011 au « Bestival », sur l’île de Wight. Ce concert de 2h30 figurera sur copieux double album réunissant 32 morceaux ! Tous les profits de la vente de cet opus seront reversés à une œuvre caritative baptisée ‘The Isle of Wight Youth Trust’.

Bestival Live 2011 tracklist:

CD1:

01. Plainsong
02. Open
03. Fascination Street

04. A Night Like This
05. The End Of The World
06. Lovesong
07. Just Like Heaven
08. The Only One
09. The Walk
10. Push
11. Friday I’m In Love
12. Inbetween Days
13. Play For Today
14. A Forest
15. Primary
16. Shake Dog Shake

CD2:

01. The Hungry Ghost
02. One Hundred Years
03. End
04. Disintegration

Encore 1:

05. Lullaby
06. The Lovecats
07. The Caterpillar
08. Close To Me¨
09. Hot Hot Hot!!!
10. Let’s Go To Bed
11. Why Can’t I Be You?

Encore 2:

12. Boys Don’t Cry
13. Jumping Someone Else’s Train
14. Grinding Halt
15. Saturday Night
16. Killing Another

 

 

Rodrigo y Gabriela aux Antilles…

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Le duo mexicain Rodrigo y Gabriela publiera son nouvel album, « Aera 52 », le 23 janvier prochain. Pour la première fois, ils ont enregistré cet opus en compagnie d’un orchestre cubain, répondant au patronyme de… de C.U.B.A. Il a été produit par Peter Asher (10,000 Maniacs, Diana Ross, James Taylor) et mixé par Rafa Sardina.

http://www.rodgab.com

 

 

Birdy fait son nid !

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De son véritable nom Jasmine Van den Bogerde, dont l’arrière-arrière grand-père était belge, Birdy a débuté sa carrière dès l’âge de 12 ans ! Aujourd’hui elle en a 15 et elle va publier son premier opus, un disque intégralement constitué de reprises. Elle s’était fait connaître grâce à une relecture du « Skinny Love » de Bon Iver…

Tracklisting

1  1901
2  Skinny Love
3  People Help The People
4  White Winter Hymnal
5  The District Sleeps Alone Tonight
6  I'll Never Forget You
7  Young Blood
8  Shelter
9  Fire and Rain
10 Without A Word

11 Terrible Love

http://www.facebook.com/#!/BirdyMusic
http://www.myspace.com/officialbirdy

 

The Darkside of the sun…

Écrit par
Darkside est un duo pratiquant une musique électro atmosphérique qui réunit les célèbres Dave Harrington et Nicolas Jaar. Il publiera un Ep ce 1er décembre chez Clown & Sunset, le label de ce même Nicolas Jaar.


Tracklisting

A1
A2
A3

http://www.clownandsunset.com