Ce n’est pas la fin pour Caesaria…

Thomas, Louis et Théo ont tissé leurs liens dès l'enfance, autant sur la pelouse du club de foot qu’autour du son. C’est la scène qui devient leur terrain de jeu favori, et ça se voit : leurs ‘live’ électrisent les corps et marquent les cerveaux au fer rouge.…

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Les échos intergalactiques de Mr. Bison…

Le cinquième opus de Mr. Bison paraîtra ce 16 février. Il s’agit d’un groupe italien dont la musique vous entraîne au cœur d’un voyage prismatique qui explore les notions de liberté et de destin à travers la mythologie nordique et tisse une tapisserie sonore…

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Ancienne Belgique (Bruxelles) : les nouveaux concerts (update 27/03/2024)

Écrit par

jeu. 09 mai |
Compact Disk Dummies & Chibi Ichigo

sam. 15 juin |
Wolf Eyes & Hanne De Backer

sam. 29 juin |
Belle & Sebastian

mar. 24 sept. |
Strand Of Oaks

jeu. 10 oct. |
Cat Burns

mer. 20 nov. |
Noannaos presents Susobrino

jeu. 19 déc. |
Sylvie Kreusch

http://www.abconcerts.be

Rock en Seine 2024 : la programmation (update 26/03/2024)

Écrit par

Mercredi 21 août 2024

    Lana del Rey

Jeudi 22 août 2024    Maneskin

    Frank Carter & The Rattlesnakes

    Gossip

    Kasabian

    The Hives

    The Last Dinner Party

    Dead Poet Society

    Destroy Boys

    Lucky Love

    Teezo Touchdown

    The Psychotic Monks

Vendredi 23 août 2024

    Fred Again...

    Jungle

    Loyle Carner

    Olivia Dean

    Sampha

    Soulwax

    Bonnie Banane

    Charlotte Adigéry & Bolis Pupul

    Ekkstacy

    Elmiene

    Say She She

    Thomas de Pourquery

Samedi 24 août 2024

    Massive Attack

    The Offspring

    2manyDjs

    Blonde Redhead

    Glass Beams

    Inhaler

    The Kills

    Astéréotypie

    Eyedress

    Sleater-Kinney

Dimanche 25 août 2024

    LCD Soundsystem

    PJ Harvey

    The Smile

    Baxter Dury

    Ghinzu

    Roisin Murphy

    Yves Tumor

    Zaho de Sagazan

    Bar Italia

    Canblaster

    Dudu Tassa & Jonny Greenwood

    Giant Rooks

    Soyuuz

https://www.rockenseine.com/

 

 

Cactus Club – Muziekcentrum : l’agenda (update 26/03/2024)

Écrit par

03.04 ZIMMERMAN + SAVING NICO04.04 PLAY-IT! JAMSESSION #6 - EN COLLABORATION AVEC METRONOOM

06.04 TAYLOR SWIFT TRIBUTE BY KATY ELLIS - ORGANISATION: SHOW-TIME.BE

07.04 AMARO FREITAS <CLOSE ENCOUNTERS> - EN COLLABORATION AVEAAP

10.04 FRANCIS OF DELIRIUM <BREAKING WAVES>

12.04 STEF KAMIL CARLENS & BAND + AND THEY SPOKE IN ANTHEMS

13.04 MANASSEH + IONYOUTH SOUNDSYSTEM WITH HAROON AYYAZ <DUB REVOLUTION> - EN COLLABORATION AVECFORWARD FEVER

13.04 GUILLAUME BIJL + BOROKOV BOROKOV + TBA <OPENINGSPARTY REBEL GARDEN> - EN COLLABORATION AVECMUSEA BRUGGE

14.04 BERRE <TRY-OUT>

17.04 JOHANNES IS ZIJN NAAM + DE WITTE KUNST NOUVELLE DATE

18.04 STEVE GUNN + EDMUND NOVEMBER

20.04 SHAMEBOY + ARNAUD REBOTINI <club cactus>  - ORGANISATION: STRICTO TEMPO EN COLLABORATION AVEC CACTUS MUZIEKCENTRUM

21.04 PICTURE PARLOUR <breaking waves>

24.04 MICHELLE DAVID & THE TRUE-TONES <LE FONQUE>

25.04 KRISTIN hersh - ORGANISATION: STRICTO TEMPO EN COLLABORATION AVEC CACTUS MUZIEKCENTRUM

26.04 HOTLINE TNT <BREAKING WAVES>

30.04 CLOUSEAU40 (WARM-UP) - Organisation: Greenhouse Talent COMPLET

01.05 SAM AMIDON

02.05 LA PRIEST

03.05 DUKE ROBILLARD & HIS ALL-STAR BAND - Organisation: Stricto Tempo En collaboration avec Cactus muziekcentrum  LAATSTE TICKETS

04.05 DIRK. + EOSINE

05.05 MELTS <BREAKING WAVES>

09.05 LEAN BACK - Organisation: DO VZW COMPLET

08.05 DONNA BLUE <BREAKING WAVES>

09.05 BART PEETERS & DE IDEALE MANNEN <TRY-OUT> - ORGANISATION: STRICTO TEMPO EN COLLABORATION AVEC CACTUS MUZIEKCENTRUM  Complet

10.05 PORTLAND + ORLANE COMPLET / NOUVELLE DATE

16.05 SMOOVE & TURRELL <LE FONQUE>

21.05 SWEEPING PROMISES + PSYMON SPINE <BREAKING WAVES>

22.05 OTTLA

26.05 WOLVES IN THE THRONE ROOM + GAEREA + MORTIFERUM - EN COLLABORATION AVEC SAMHAIN

29.05 WILLEM ARDUI

20.04 DIGITALISM + MUMBAI SCIENCE + PHILLIPI <club cactus>  - ORGANISATION: STRICTO TEMPO EN COLLABORATION AVEC CACTUS MUZIEKCENTRUM

04.06 THE CONGOS + THE GLADIATORS - ORGANISATION: STRICTO TEMPO EN COLLABORATION AVEC CACTUS MUZIEKCENTRUM

12, 13 & 14.07 CACTUSFESTIVAL 2024 - MET O.A. The War On Drugs, Patti Smith, Brittany Howard, Brihang, Cat Power, het zesde metaal, compact disk dummies, WHISPERING SONS, BLUAI, ÃO, BAZART, WAXAHATCHEE, UNKNOWN MORTAL ORCHESTRA, WARHAUS, DE JEUGD VAN TEGENWOORDIG, ANNA CALVI, DEMOB HAPPY...

10.08 BENENWERK 2024

02.10 KEVIN GARRETT <breaking waves>

25.10 MELTHEADS

07.11 KHALAB (LIVE BAND) <CLOSE ENCOUNTERS> NOUVELLE DATE

11.11 BOHREN & DER CLUB OF GORE - EN COLLABORATION AVEC SAMHAIN

16.11 ADMIRAL FREEBEE  COMPLET

16.11 THE DOORS PERFORMED BY ALEX AGNEW - ORGANISATION: SHOW-TIME.BE

24.11 REMEMBERED FOR A WHILE - THE DAYS OF NICK DRAKE - EN COLLABORATION AVEC CULTUURCENTRUM BRUGGE NOUVELLE DATE

29.11 THE BONY KING OF NOWHERE

12.12 RAMONES ALIVE - 50 YEARS RAMONES - ORGANISATION: YEKE YEKE CONCERTS

https://www.cactusmusic.be/

 

Mr. Big

Tout y était : la puissance, l’intensité, l’attitude, l’énergie et la virtuosité…

Écrit par

L’Ancienne Belgique est configurée en mode Ballroom pour accueillir le supergroupe californien de hard rock, Mr. Big. Sous cette configuration, les places assises et les balcons sont condamnés par une tenture (NDR : de couleur rouge), et la capacité de la salle est réduite à1350 personnes. La formation américaine opère sa tournée d’adieu baptisée ‘Big Finish Tour’.

Il y a plus de trente ans, le band livrait son album emblématique, « Lean Into It », un œuvre qui recelait son méga-hit atypique, « To Be With You », au milieu d'une collection de classiques du hard rock qui constituent la base de son excellente réputation en concert.

Le décès du drummer Pat Torpey, en février 2018, a plongé le groupe dans une période de deuil, une sorte de léthargie hivernale, dont ils se sont réveillés pour accorder un dernier périple. Remplacer Torpey s'est avéré être un défi, car il jouait non seulement de la batterie, mais se chargeait aussi des chœurs. Le band a déniché un replaçant ; en l’occurrence Nick D'Virgilio, ancien batteur de Big Big Train, Tears for Fears et Spock's Beard.

Outre le nouveau préposé aux fûts, le line up implique le guitariste Paul Gilbert (ex-Racer X), le bassiste Billy Sheehan (ex-David Lee Roth, ex-Tony McAlpine) et le chanteur Eric Martin (ex-Eric Martin Band).

Le supporting act est assuré par le guitar hero, Jared James Nichols. Originaire du Wisconsin, ce maestro du blues/rock à la voix très soul est un virtuose de la 6 cordes électrique. Ce géant (NDR : il doit, au moins, mesurer 2 mètres) est soutenu par un bassiste et un batteur qui se sert du kit de la tête d’affiche.

Dès qu’il grimpe sur les planches, Nichols salue le public, puis entame « Easy Come, Easy Go », un morceau particulièrement entraînant qui fait hurler la foule.

Il embraie par, « Down the Drain », une compo plus mélodique, rappelant Soundgarden, mais en plus bluesy. « Hard Wired » s’enfonce dans le grunge, se réservant, cependant, des parties davantage harmonieuses. Non seulement Jared est époustouflant sur sa gratte, mais il se montre très interactif auprès du public. Et il achève sa prestation par « Mississippi Queen », une cover de Mountain… (photos Romain Ballez ici)

Setlist : « Easy Come, Easy Go », « Down the Drain », « Hard Wired », « Threw Me to the Wolves », « Skin 'n Bone », « Good Time Girl », « Mississippi Queen » (Mountain cover)

Pendant que la reprise du « Blitzkrieg Bop » des Ramones s’échappe des haut-parleurs, les membres du quatuor s’installent. Le drummer, Nick D'Virgilio, prend place en retrait, sur une haute estrade. Au-dessus de lui un énorme écran a été accroché, sur lequel le patronyme du groupe est frappé en lettres jaunes et rouges.

« Addicted To That Rush » ouvre les hostilités. C’est un extrait de l’elpee éponyme, paru en 1989. Dur, impitoyablement groovy et serré comme la courroie d'entraînement d'une toute nouvelle moto japonaise, il libère une énergie rock pure. « Take Cover » (« Hey Man » - 1996) semble retrouver une seconde jeunesse. Eric Martin évoque le regretté Pat Torpey et demande à Nick D'Virgilio de jouer à la manière du regretté Pat. Message reçu 5 sur 5 ! D'Virgilio s'avère être un digne remplaçant tant dans la puissance que la sauvagerie de sa frappe des fûts.

Après « Price You Gotta Pay » (« Bump Ahead » - 1993), la formation s’attaque au long playing « Lean Into It », qu’il va dispenser dans son intégralité. Tout au long de « Daddy, Brother, Lover, Little Boy (The Electric Drill Song), » Sheehan passe une perceuse sur ses cordes pour les faire vibrer. Ce qui explique d’ailleurs le sous-titre, entre parenthèses, ajouté dans le libellé du morceau. Outre le super riff et une rythmique solide posée sur un tempo enlevé, le duo guitare/basse est impressionnant. Et techniquement les musiciens sont irréprochables. Leurs solos relèvent de la virtuosité. Pendant « Alive And Kickin' » (NDR : non, ce n’est pas une reprise de Simple Minds ; celle du groupe écossais s’intitule « Alive and kicking »), ça rocke, ça swingue et ça groove. Sans oublier les mélodies envoûtantes et les chœurs raffinés.

Sheehan empoigne ensuite une double- basse qu’il ne quittera plus. Au sein de la setlist, la formation intercale quelques reprises intéressantes. Dont le tendre « Wild World » de Cat Stevens, au cours duquel Eric se sert d’une semi-acoustique. Ce sera la seule fois de la soirée.

L’adrénaline remonte ensuite et Paul Gilbert (NDR : très élégant en costume/cravate, on avait parfois l’impression qu’il allait prêcher au coin de la rue) s’autorise un solo plein de références astucieuses, dont une au thème principal du film ‘Rocky’, « Gonna Fly Now », exécute un solo magique avant que Billy Sheehan ne lui emboîte le pas.

Pendant « To Be With You », le moment attendu par l’auditoire, tous les iPhones sont allumés pour immortaliser ce hit planétaire, joué en ‘live’ ! Et le public est aux anges lorsque le quatuor s’attaque aux tubes « Green-Tinted Sixties Mind » et « Just Take My Heart ».

Avant de livrer sa version du « Good Loving » de The Olympics, les musicos échangent leurs instruments : Gilbert siège derrière les fûts, Virgilio s’empare de la guitare, Martin de la basse et Sheeham se consacre au micro.

Le concert s’achève par la reprise énergique du « Baba O'Riley » du Who. Mr. Big porte bien son nom. 120 minutes de show au cours duquel tout y était : la puissance, l’intensité, l’attitude, l’énergie et la virtuosité… (photos Romain Ballez )

Setlist : « Blitzkrieg Bop » (cover Ramones), « Addicted To That Rush », « Take Cover », « Price You Gotta Pay », « Daddy, Brother, Lover, Little Boy (The Electric Drill Song) », « Alive And Kickin' », « Green-Tinted Sixties Mind », « CDFF-Lucky This Time » (Jeff Paris cover), « Voodoo Kiss », « Never Say Never », « Just Take My Heart », « My Kinda Woman », « A Little Too Loose », « Road To Ruin », « To Be With You », « Wild World » (Cat Stevens cover), « Guitar Solo », « Colorado Bulldog », « Bass Solo », « Shy Boy » (Talas cover), « 30 Days In The Hole » (Humble Pie cover), « Good Lovin' » (The Olympics cover) (Band swaps instruments), « Baba O'Riley » (The Who cover).

(Organisation Biebob et Live Nation)

 

Good Looks

L’épreuve de Good Looks…

Le quatuor texan (Austin) Good Looks, sortira son nouvel album électrique « Lived Here For A While », le 7 juin, et a partagé son premier single/vidéo, « If It's Gone » (disponible ici)

Suite du premier elpee, « Bummer Year », « Lived Here For A While » troque le son Americana pour des guitares post-punk claquantes et un rock indé expansif. L’opus a été enregistré chez Dandy Sounds, au Texas, sous la houlette du producteur et ingénieur Dan Duszynski. Sur cet LP, le leader Tyler Jordan dissèque les relations de toutes sortes : familiales, platoniques, créatives et romantiques. Ses chansons explorent la façon dont elles peuvent s'effondrer irrévocablement, mais dont ces partenariats peuvent être géniaux et porteurs d'espoir.

Par ailleurs, le single principal « If It's Gone » est le seul morceau qui parle explicitement d'un chagrin d'amour, avec une grâce tangible qui adoucit toute amertume. ‘J'ai vécu une rupture le premier jour de la pandémie’, explique Jordan. ‘« If It's Gone » a en quelque sorte ouvert les vannes, et beaucoup d'autres chansons de l'album ont été écrites par la suite, donc il est tout à fait approprié que ce soit la première chanson de ce disque...’ 

Cependant, immédiatement après le concert triomphal consacré au lancement de ce long playing album dans leur ville natale, une tragédie s'est produite. En sortant de la salle, le guitariste principal Jake Ames a été renversé par une voiture alors qu’il traversait la rue, se fracturant le crâne et le coccyx. Après une période de guérison et de traitement, qui l'a conduit aux soins intensifs et l'a confronté à des problèmes de mémoire à court terme, Ames s'est rétabli. Cet accident traumatisant a renforcé les liens entre les musicos, et « Lived Here For A While » en est la démonstration. Il s'agit d'une musique directe et sans peur qui capture l'intensité de leurs concerts galvanisants.

Bien que Jordan ait déjà écrit les 10 chansons de cet elpee avant l'accident, elles n'avaient pas encore été enregistrées. Elles respirent les nombreux charmes de ce groupe texan, qui a présenté plusieurs de ces morceaux lors de tournées avec l'ensemble du groupe, qui implique le batteur Phil Dunne et le nouveau bassiste Harrison Anderson.

Greenhouse Talent : les nouveaux concerts (update 25/03/2024)

Écrit par

VE 31.05.2024
La Madeleine, Bruxelles
Les billets sont en vente

VE 13.09.2024 Luz Casal
Cirque Royal, Bruxelles
Les billets sont en vente à partir du 26 mars à 9h

LU 28.10.2024 Hatsun Miku
ING Arena, Bruxelles
Les billets sont en vente à partir du vendredi 5 avril à 11h

ME 30.10.2024 Nick Cave & The Bad Seeds
Sportpaleis, Anvers

JE 31.10.2024 Nick Cave & The Bad Seeds
Sportpaleis, Anvers
Billets en vente

DI 24.11.2024 Soweto Gospel Choir
Cirque Royal, Bruxelles
Les billets sont en vente à partir du vendredi 29 mars à 10 heures

https://www.greenhousetalent.be

Double Darkness

Un mystérieux projet darkwave, Double Darkness, fait parler de lui en Belgique

Personne ne sait qui ils sont vraiment. Seuls éléments connus: il s'agit d'un duo, composé d'un homme et d'une femme et ils sont basés entre Bruxelles et Liège. Hier, ils ont annoncé la sortie de leur premier album vinyle, un double album, intitulé “City Scars”. Les morceaux ont été dévoilés sur Bandcamp et ils ont posté deux vidéos sur Youtube.

Le style musical est intriguant. “Double Darkness” porte bien son nom car l'ambiance est “dark', vraiment très dark. On pense à la noirceur de The Sisters of Mercy, qui se distingue par des voix sépulcrales mais ici, pas de guitares: les arrangements sont 100% électroniques. Les rythmes lents et répétitifs évoquent également la synthwave, chère à nos amis français. Et pour rehausser le tout, il y a cette ambiance occulte, presque luciférienne, qui donne à penser que le duo doit avoir des racines “black metal” et/ou “gothiques”.

La présence d'invités sur l'album permettra aux curieux d'identifier le milieu auquel le duo appartient. On retrouve en effet ici Marc Dibak, alias Mongolito (également dans Wolvennest), Corvus von Bvrtle (The Radiant Light et Wolvennnest), Bones (Dread Sovereign et TerrifianT), ainsi que Muzah (Desertion) et Moyen.

Pour en savoir plus, rendez-vous au Magasin 4 le 26 avril prochain, où le duo organisera le “release concert” de son album et partagera l'affiche avec ses invités: Stieglitz, un projet belge de hard-synthwave et Minos, un musicien suisse installé à Bruxelles. A découvrir absolument!

Pour écouter l'album et le commander, c'est ici ou ici.

Pour regarder les vidéos, c'est

Pour plus d'infos sur le concert au Magasin 4 le 26 avril, c'est ici

The Jesus & Mary Chain

Glasgow eyes

Écrit par

« Glasgow Eyes » constitue le deuxième long playing studio de The Jesus and Mary Chain depuis sa réunion en 2007 ; et il témoigne de sa créativité durable tout en confirmant son statut d'icône.

L'album adopte un ton réfléchi et inhabituellement sympathique, rendant hommage à l'histoire du rock et à la place que la formation occupe. Il se caractérise également par une utilisation plus importante des synthétiseurs qui apportent une touche contemporaine et expérimentale au son à base de guitare du groupe. Il alterne plages plus lourdes et agressives, comme « Venal Joy » et « Jamcod » sur laquelle Jim Reid chante la dépendance à la drogue et à l’alcool qui a autrefois affligé le groupe et finalement conduit à sa séparation, et plus douces et mélancoliques, à l’instar de « Second of June », alors que sculptée dans une forme d’électro minimaliste, la plus new wave « Silver Strings » est abordée dans l’esprit de Taxi Girl.

TJ&MC rend également hommage à ses influences, et notamment à Lou Reed et au Velvet Underground lors du titre final, « Hey Lou Reid », mais également sur « Girl 71 », au cours duquel les riffs tranchants semblent empruntés au « Vicious » du New-yorkais. Une piste rock directe aux paroles simples et à la mélodie assez accrocheuse que Jim chante en compagnie de sa partenaire, Rachel Conti.

« The Eagles and the Beatles » adresse un clin d’œil à « I Love Rock 'n Roll », le glam-rocker d’Arrows que Joan Jett & the Blackhearts avait transformé en hit, dès 1981.

On épinglera encore le sombre et sensuel « Chemical animal », l’énigmatique et cool « Discotheque » ainsi que le capricieux « Pure Poor », dont les guitares contrastées des frères Reid accentuent une tension alimentée par une machinerie industrielle qui véhicule des accents ‘nineinchnailiens’.

Après 40 années de carrière, Jesus & Mary Chain est encore capable de surprendre…

Omni

Souvenir

Écrit par

Collection de chansons qui reflètent l'époque et le lieu où elles ont été créées, « Souvenir » constitue le quatrième album d’Omni, une formation issue d’Atlanta

Le groupe a bossé en compagnie d’un nouvel ingénieur du son et a reçu le concours de la chanteuse d’Automatic, Izzy Glaudini, pour « Plastic Pyramid », « Verdict » et « F1 », au cours duquel, on perçoit quelques réminiscences beatlenesques à la guitare (une Rickenbacker ?)

S’inspirant de bands comme Devo, Talking Heads et Wire, Omni n’a rien perdu de son énergie créatrice et de sa précision mathématique.

L’album s’ouvre par « Exacto », une compo dont le climat est très susceptible de rappeler Rolling Blackouts Coastal Fever.

Caractérisé par ses riffs énergiques, ses rythmes staccato et ses mélodies nerveuses, sa musique continue d’agréger des éléments rapides et cinétiques de math-rock, de post-punk et d'indie rock. Mais pour un combo qui a construit son style sur un minimalisme complexe et scintillant, l’introduction d’une instrumentation plus stratifiée est surprenante.

Souvent drôles, absurdes ou énigmatiques, les paroles sont empreintes d’humour ironique et de romantisme sarcastique.

Probablement, déjà, un des albums de l’année !

Laetitia Sadier

Rooting for love

Écrit par

« Rooting for Love » constitue le cinquième album solo de Laetitia Sadier. Cette œuvre aborde le sujet de l'amour comme un moyen de guérison collective face aux crises du monde moderne.

L’elpee mêle des éléments de pop, de funk, de jazz, de bossa nova, de trip hop (« Who + What »), de rock, de krautrock, de lounge et d'électronique, se distinguant par des arrangements complexes et variés qui rappellent le travail de Stereolab, mais aussi d'autres artistes comme Alice Coltrane, Kraftwerk ou encore Can et Neu ! (Of course !).

La vision radicale et la fraîcheur artistique de la chanteuse de Stereolab lui permettent de créer un son pop inimitable et envoûtant.

Les paroles sont chantées tantôt en français ou en anglais, et explorent des concepts philosophiques, spirituels et politiques, tels que la gnose, le zen, la souffrance, l'ignorance et l'émancipation.

Tout au long de cet opus, on rencontre des contrastes entre la douceur musicale et la noirceur lyrique ou entre l'ambiguïté et la révélation, à l’instar de « Don’t Forget You’re Mine » et « Cloud 6 », qui dénoncent respectivement le féminicide et l'armure émotionnelle.

Liam Gallagher & John Squire

Liam Gallagher & John Squire

Écrit par

L’ex-chanteur d’Oasis et le guitariste de Stone Roses ont donc décidé d’enregistrer un album ensemble. Ce n’est pas leur première collaboration, puisque Liam Gallagher était déjà venu chanter sur un titre (« Love Me and Leave Me ») de Seahorses, le projet de John Squire, en 1997. Et les deux musicos s’étaient à nouveau rencontrés sur scène lors des concerts de Knebworth de Liam en 2022. C’est sans doute à cette époque que l’idée d’une coopération a germé.

Si les compos oscillent de la britpop (« Raise Your Hands », « Mars to Liverpool ») au blues-rock (le piano boogie woogie martelé sur « You’re Not The Only One », le mid tempo « I'm a Wheel » et le diablement ‘hendrixien’ « Love You Forever »), elles recèlent de nombreuses références à la pop psychédélique des Beatles (« Make It Up As You Go Along » et « Just Another Rainbow » évoquent parfois « Revolver » et « Magical mystery tour », alors qu’une Rickenbacker, instrument de prédilection de George Harrison, s’invite sur le chatoyant et pastoral « Mother Nature's Song »).

Morceau le plus sombre, « I'm So Bored » manifeste un cri de colère contre la culture moderne. Très électrique et morveux, il rappelle la période « Morning Glory » d’Oasis.

Les nostalgiques d’Oasis et des Stone Roses devraient adorer.

Live Nation : les nouveaux concerts (update 24/03/2024)

Écrit par

Mercredi 12 juin 2024 – Thirty seconds to Mars – Forest National, Bruxelles

Samedi 22 juin 2024 – Hozier – Forest National, Bruxelles

Mardi 16 juillet 2024 - Stevie Nicks – Sportpaleis, Anvers

Samedi 21 septembre 2024 – Moby – Sportpaleis, Anvers

Dimanche 29 septembre 2024 – Melanie Martinez – Forest National, Bruxelles

Jeudi 8 octobre 2024 – Wallows – Ancienne Belgique, Bruxelles

Samedi 19 octobre 2024 – Picture This + Sam Fischer – La Madeleine, Bruxelles

Lundi 28 octobre 2024 – Deep Purple + Jefferson Starship – Forest National, Bruxelles

Vendredi 15 novembre 2024 – Portland – Cirque Royal, Bruxelles

http://www.livenation.be

 

Ways Around Festival 2024 : dimanche 24 mars

Écrit par

Cette année, le Ways Around Festival célèbre sa troisième édition. Ce festival propose des artistes nouveaux et alternatifs. Chaque jour, une salle de concert bruxelloise différente sert de décor. La première journée s’est déroulée ce vendredi 22 mars, au BAMP (abréviation de Brussels Art Melting Pot) de Schaerbeek.

La deuxième a élu résidence au Reset, un espace éphémère de 5 000 mètres carrés dévolu à la Culture (il s’agit de l’ancien siège de la banque Dexia ; et il doit devenir le futur siège de la police locale de la capitale européenne). Il est situé à deux pas de la Gare Centrale.

Enfin, la troisième est programmée au Grand Salon du Botanique et accueille trois groupes : The Guru Guru, Lysistrata et Stonks. Compte-rendu.

Stonks ouvre les hostilités dès 18h30. Fondé en 2021 par quatre musicos attirés par la création originale et alternative, Stonks est un groupe indé bruxellois. Il s’inspire du rock, du jazz, du brouhaha désinvolte, des valses fracturées, de tous types de musiques pour aficionados aux cheveux longs, et surtout par la nouvelle scène post-punk anglaise dont, entre autres, Squid, Shame et Viagra Boys. Son premier Ep 4 titres, « Class Craic », est sorti en septembre 2023.

A premier abord, la musique peut paraître brouillonne. Sonorités de basse, de guitare et de trompette semblent se télescoper. Mais progressivement, on se rend compte que l’ensemble, quoique bruitiste, tient relativement bien la route. Les interventions à la trompette apportent une belle touche jazzy. Expérimentales, les compos s’enfoncent même, parfois, vers une certaine forme de jazz/rock institué par Frank Zappa et perpétué par son fils Dweezil. Le band se distingue par une excellente présence scénique. Et rien n’arrête les musicos, car malgré un problème technique, ils continuent à jouer. Le set atteint son point d’orgue lors de l’avant-dernière compo, « Sparkling/Still », un morceau qui s’achève par un long instrumental hypnotique et légèrement psyché...

Setlist : « Stuntman », « Six », « Bunker », « Four », « Dash Cam », « Lies », « Sparkling/Still », « Minesweeper »

C’est à Saintes, en 2013, dans le département de la Charente-Maritime, qu’est né Lysistrata. Issus de milieux musicaux radicaux, Ben Amos Cooper (batterie, chant), Theo Guéneau (guitare) et Max Roy (basse) ont commencé à jouer ensemble très jeunes.

A son actif trois elpees : « Breathe In, Out » (2019), « Park » (2022) auquel a participé Frànçois and The Atlas Mountains et « Veil », paru ce 1er mars 2024. Un album qui a bénéficié de la mise en forme du New-Yorkais Ben Greenberg (Metz, Beach Fossils). Et c’est ce long playing que la formation est venue défendre ce soir.

Sur les planches, Ben en est manifestement le leader. Son kit de batterie est installé sur une estrade en avant-scène. C’est également lui qui se réserve le micro.

La musique de Lysistrata agrège post grunge, post hardcore et noise rock, dans l’esprit des Canadiens de METZ (NDR : c’est manifeste sur l’intense « Death By Embarrassment »), tout en affichant une spontanéité propre à sa jeunesse. Encore que sur certains titres on ne peut s’empêcher de penser aux débuts de Foals et même parfois aux Deftones.

Le combo va nous balancer 12 titres en 45 minutes. Marquées par une guitare tranchante et découpées par une section rythmique efficace, les mélodies sont puissantes. Souvent le changement de tempo intervient en fin de morceau. Si l’on retrouve bien la furie explosive ainsi que la rythmique singulière des titres de l’elpee, toujours menés par une guitare en roue libre, la place est ici davantage laissée à la basse et à un chant plus présent. Le concert est excellent. Le meilleur de la soirée. Résultat : le public danse...

Setlist : « Intro », « Death By Embarrassment », « Feel The Shine », « Livin It Up », « Horns », « See Thru », « Acid To The Bur », « Different Creatures », « Trouble Don't Last », « Boot On A Thistle », « Okay », « Rise Up »

The Guru Guru clôt la soirée. Formé en 2012 à Hasselt, il implique le leader et chanteur Tom Adriaenssens (Tom The Bomb), le drummer Siemon Theys, les guitaristes Jan Viggria et Emiel Van Den Abbeele ainsi que le bassiste Brent Mijnendonckx. Les références du band oscillent de Queens Of The Stone Age à Radiohead, en passant par SOULWAX, The Mars Volta, Andy Kaufman, METZ, Père Ubu, Deerhoof et The Jesus Lizard. Paru l’an dernier, son troisième opus, « Make (Less) Babies », se distingue par son approche organique. Et pour cause, autoproduit, il a été enregistré en live sans concessions ni artifices. En outre, les textes reflètent son engagement en faveur de l'écologie tout en fustigeant la société de consommation. Et c’est au sein de cet LP que le combo va puiser une majorité de sa setlist.

Le frontman arbore un beau pyjama et est chaussé de charentaises ; et dès le premier morceau : « Lemon‐Aid, Lemon‐Cello (Bear dance) », il nous balance des morceaux de citron. Pendant « Make Less Babies », des préservatifs. C’est le titre maître du nouvel opus dont le fil conducteur repose sur la façon dont nous détruisons peu à peu la planète et surtout le fait que nous la dégradons, tout en étant parfaitement conscients des conséquences de tous nos actes. La solution ? Faire moins d’enfants !

Tom The Bomb est en très grande forme. Totalement déjanté, il grimace et déclame ses textes avec verve.

Morceau remarquable, « Saint-Tropez » constitue la parfaite illustration du savoir-faire mélodique du band et reflète son humour souvent à la limite de la gêne, voire du désespoir : ‘We’re gonna have to sell the house, We’re gonna have to sell the house in Saint-Tropez, ’Cause we’ve got bills to pay up here’ (Trad : ‘Il va falloir vendre la maison, Il va falloir vendre la maison à Saint-Tropez, Parce qu’on a des factures à payer ici !’). A l’instar du groupe gantois Raketkanon, The Guru Guru parvient à faire monter d’un cran l’intensité à travers « Lotta Tension ». Epatant !  

Délaissant la tradition punk/noise des débuts du groupe, les deux guitaristes de The Guru Guru nous réservent des parties de guitare remarquables alors que la section rythmique est implacable.

Votre serviteur a adoré. A l’année prochaine !

Setlist : « LemonAid, LemonCello (Bear dance) », « Jack Shit/Jackpot », « (In) Snakes & Ladders (Stakes Don't Matter) », « In 2073 (Plenty of Other Fish in the Sea) », « Skidoo », « Lotta Tension », « Saint-Tropez », « Not Awake (The Baseballs) », « Joke's on You (Under Over) », « Origamiwise », « Make Less Babies », « Mache », « Honestly (I Don't Feel Like Dancing) », « Back Door ».

(Organisation Ways Around Festival)

Cali

Un show épuré, mais d’une intensité rare…

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Entre folklore et fêtes, Mons est une ville historiquement et culturellement riche. Elle s’est d’ailleurs vu octroyer le titre de Capitale Européenne de la Culture, en 2015.

Elle accueillait, en son sublime théâtre, un lieu hautement symbolique au style néo-classique, ce samedi 24 février 2024, un artiste de choix, Cali.

À mi-chemin entre chanson française et rock, Bruno Caliciuri, à l’état-civil, revendique depuis toujours une position d'artiste concerné par les problèmes de société et du monde, sans hésiter à s’investir publiquement.

Véritable touche-à-tout, Cali multiplie ses engagements, tant dans l’univers du théâtre, de la poésie, de la littérature que, bien sûr, de la musique.

Ce soir, il est accompagné de Steve Nieve, brillant musicien, mais surtout claviériste d'Elvis Costello, qui a aussi travaillé et joué pour Morrissey, Paul McCartney, Mick Jagger, David Bowie, Vanessa Paradis, Alain Bashung ainsi que Daniel Darc ; et est resté un grand ami, jusqu’à la fin, de Lou Reed et Laurie Anderson.

Steve et Cali se connaissent bien. Le premier a participé à l’enregistrement de plusieurs albums du second, dont l’hommage à Léo Ferré, « Cali chante Léo Ferré », publié en 2018…

D’une capacité d’environ 500 personnes, la salle est bondée. Ce théâtre ‘à l’italienne’, avec ses balcons et ses murs drapés de velours grenat, est le parfait endroit pour des spectacles intimistes.

C’est sans doute pourquoi il a choisi cet endroit afin de fêter les 20 ans de « L'Amour parfait », son premier opus paru en 2003, mais suivant la formule piano/voix, alors qu’en général, il se produit en compagnie d’un groupe.

Alors qu’il est un peu plus de 20 heures, l’homme de petite taille et son comparse bardé d’un bandonéon, grimpent sur le podium en chantant « Roberta », une compo issue de l’elpee « Menteur ». La toute première claque d’une série puisque plein d’autres déferleront comme un rocher qui déboule sur une route à toute vitesse et que l’on ne peut éviter.

Très inspiré et inspirant, Cali possède en lui de grandes valeurs humaines. Il a ce besoin du contact avec le public. Ni une, ni deux, il prend la main d’une petite fille au premier rang et l’invite à monter sur scène pendant « Sweetie » ou encore s’approche de cette femme enchantée de porter un pull du même coloris que celui du troubadour tout en s’amusant sur « La fin du monde pour dans 10 minutes ». Et si la vie ne tenait qu’en quelques secondes d’une poésie fine ?

Les doigts du pianiste glissent sur les ivoires dans un exercice de style virtuose, nous réservant d’impressionnantes descentes fracassantes de plusieurs gammes. Un concert où il fait aussi bon d’entendre que de voir.

Alors que jusque-là, il était resté très intimiste, il adopte tout à coup un ton plus pêchu, tantôt grâce à l'utilisation d’une boîte à rythmes sur « Menteur » ou encore sautillant de siège en siège en clamant ‘mon amour’...

Puisque l’enjeu est de rendre un hommage à ses débuts, Bruno embraie par « C’est quand le bonheur », avec en toile de fond, un écran géant reproduisant son image et celle de son chat, ravivant l’illustration de la pochette de cet LP.

Un des titres majeurs dans sa carrière qui lui a permis de se faire connaître auprès du grand public.

Une compo miroir, car malgré la reconnaissance, le succès, les rencontres, les critiques positives et le rendu du public, tout reste relatif. La seule, vraie et unique question serait ‘C’est quoi le bonheur’ ? Il ne lui reste plus qu’à affronter les méandres de la vie et à arracher le précieux sésame.

Un bonheur prétendu partagé en tout cas par les quelques centaines de personnes présentes ce soir.

Cali est on ne peut plus heureux de célébrer cet anniversaire avec le public belge qui le lui rend bien depuis le début de sa carrière.

Entre amour désordonné, hasards de l’existence et affres du temps passé, l’artiste se livre joyeusement tout au long de « Elle m’a dit », une compo empreinte de nostalgie, écrite seul dans une petite chambre, lors d’une rupture fracassante. Il n’hésite pas à clamer qu’il ‘s’est fait jeter comme une merde’. De quoi raviver chez certains de vieux souvenirs que l’on pensait définitivement enterrés.

Cet inconditionnel de U2, Simple Minds, The Waterboys ou encore Hubert-Félix Thiéfaine, sait se montrer humble et empathique. Il raconte avoir reçu la demande d’un fan dans sa loge au cours de l’après-midi. Sa mère n’a d’yeux que pour lui et fête son anniversaire ce soir. Quoi de mieux, dès lors, que l’icône de la chanson française lui offre un bouquet de fleurs…

Sans hésitation, Caliciuri s’exécute sur l’éblouissant « Pensons à l’avenir », tandis que Nieve, dans un français approximatif, se charge des vocalises avec une jubilatoire colère qui masque mal l’infinie tristesse et le désespoir de ne pas injurier cet avenir qui semble à nouveau prometteur.

Un moment inoubliable pour les artistes et cette dame dont la joie irradiait sur son visage et le public. Les yeux, d’abord embués, ont ensuite laissé place à des larmes qui se sont mises à couler, inévitablement, sur les joues.

Lorsqu’il ne caresse pas les ivoires, Steve, multi instrumentiste dans l’âme, se consacre au mélodica (un instrument de musique à vent, plus précisément à anches libres) ou encore au xylophone dont il joue en intro sur « Tes désirs font désordre », un morceau aux accents dramaturgiques. Et il est à l’aise sur tous ces instruments.

Bruno fixe tendrement sa propre image projetée en filigrane, contemple le temps passé et revit les moments intenses à travers le rétroviseur de sa vie. Il remercie l’ange qui lui a porté la main sur l’épaule lorsqu’il était petit tout en fixant le ciel, le regard vide, s’interrogeant d’une part sur cette double décennie passée et d’autre part sur la fierté de ses parents maintenant disparus.

Et puis, il passe au « Grand Jour est Arrivé », une comptine fébrile et immensément positive où il est question de prendre le temps de savourer sa séparation sur fond d’humanité et l’auto-flagellation, le tout posé sur drap d’humour léger.

Après ses nombreuses ‘turpitudes’ et voltefaces, le Perpignanais se pose au côté de son musicien et entame paisiblement un « Fais de moi ce que tu veux ». Le public s’émerveille devant la complicité qui s’opère entre les deux compères.

Cali prend ensuite place derrière le piano et, en véritable mélomane, s’approprie instinctivement l’instrument. Steve quant à lui, quitte l’estrade, plonge dans la fosse, armé de son mélodica pour un « Différent », qui ne laisse personne indifférent…

Interprété en mode piano/voix, « Tout va bien » constitue un des moments forts du concert. Un morceau au cours duquel on discerne un peu mieux la face obscure des textes de l’enfant perdu et les cicatrices du temps passé.

Un show épuré, mais d’une intensité rare ! Tout y est parfait. Le spectacle, Cali, son musicien, sa complicité avec le public, le choix des chansons, la richesse des émotions et « L’Amour parfait », chanté tantôt en français, tantôt en anglais, prouvant une fois de plus qu’une amitié sincère et durable lie les deux personnages.

Sous une expression toujours aussi théâtrale, en mode piano/voix, Cali est parvenu à imposer son style en revisitant les chansons d’un album devenu culte et à transformer des épreuves difficiles en épisodes énergiques grâce aux variations ludiques et aux mots d’une force puissante dont seul l’artiste a le secret.

Les uns et les autres s’éclipsent derrière les rideaux, le public haletant d’impatience reste sur sa faim. Il en veut encore et encore…

Les faisceaux des projecteurs déclinent, comme pour faire durer la douleur des spectateurs… lorsque soudain les notes de « Quoi » de Jane Birkin retentissent, comme pour rendre un bel hommage à la femme qui nous a quittés en juillet 2023. Une belle personne aux multiples talents, à la fois actrice et chanteuse. Un moment suspendu et un Cali tout en retenue, mais aux anges.

Il y a plus de deux heures que l’artiste se livre et pourtant il a encore de belles surprises à offrir. A commencer par cette version ultra vitaminée de « 1000 cœurs debout » où, accompagné par Baptiste Lalieu, aka Saule, il va mettre littéralement le feu. Ils se connaissent très bien, et se sont déjà produits ensemble pour « Avant qu’il ne soit trop tard », qui figure sur le dernier album de Saule, « Dare-Dare ».

Des dizaines de fans n’y tenant plus finissent sur la scène afin d’y fêter la joie, le bonheur, l’extase et un onirisme sans fin. Les sourires deviennent rires, les yeux s’écarquillent et alors que l’amour entre les générations s’invite, les différences culturelles et sociales s’estompent également.

Afin de taquiner son ami de toujours, Bruno lance pour défi à son acolyte de chanter du Led Zeppelin. En l’occurrence « Whole lotta love ». Challenge parfaitement relevé sous les cris hilares d’un public qui ne s’attendait pas à pareille surprise, il faut bien l’avouer.

Enfin, Caliciuri, à l’instar de « Pas la guerre », rappelle aux aficionados que derrière le conflit, se cache, au milieu, les enfants.

Concerné par la vie et les problèmes du monde et la bêtise des hommes, le concert de ce soir sera dédié au charismatique militant anticorruption et ennemi numéro un de Vladimir Poutine, Alexeï Navalny, assassiné honteusement alors qu’il n’avait que 47 ans.

Cali retourne définitivement en coulisses, alors que Steve s’enfonce dans la foule pour reprendre « Your Late Night Evening Prostitute » dans sa langue natale avec pour seule arme, son instrument de prédilection, le mélodica.

Cette fantaisie façon ‘Cali 2.0’ aura duré en tout et pour tout pratiquement deux heures trente. L’homme dont la réputation est de mettre le feu partout où il passe n’a pas failli à la règle. Une fois de plus, mais certainement pas une fois de trop.

 

 

 

 

 

Ways Around Festival 2024 : samedi 23 mars

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Cette année, le Ways Around Festival célèbre sa troisième édition. Ce festival propose des artistes nouveaux et alternatifs. Chaque jour, une salle de concert bruxelloise différente sert de décor. La première journée s’est déroulée ce vendredi 22 mars, au BAMP (abréviation de Brussels Art Melting Pot) de Schaerbeek, qui a accueilli 3 groupes : KRAK, Marcel et Shelf Lives.

La deuxième a élu résidence au Reset, un espace éphémère de 5 000 mètres carrés dévolu à la Culture (il s’agit de l’ancien siège de la banque Dexia ; et il doit devenir le futur siège de la police locale de la capitale européenne). Il est situé à deux pas de la Gare Centrale. Ce soir, six formations ou artistes prometteurs disposent de 45 minutes pour démonter leur talent : Pyo, Edouard Van Praet, Scout Gillett, Sløtface, Ttrruuces et IST IST. Il se produisent alternativement sur deux podiums, la Main Stage et l’Auditorium, où le son va se révéler excellent.

Pyo, c’est le projet du musicien et producteur belge Karel Piot, un power trio classique basse-batterie-guitare. Depuis 8 à 9 mois, il ne posait sa musique que sur les réseaux sociaux et les plateformes de streaming. 

Son style ? Un cocktail de post-punk rapide, d’émo-pop déroutante et de dream pop éthérée, arrosé par une dose d’anti-pop qui défie les limites du genre.

Sur les planches, le band libère une énergie brûlante

Authentique, sa musique se construit comme son propre monde où il peut embrasser ses défauts. Les sonorités de la sixcordes sont généreusement réverbérées.

Karel remercie à plusieurs reprises les spectateurs qui, attentifs, commencent à s’agglutiner au pied de l’estrade. Belle découverte !

Setlist : "Till Death", "So Tired", "Always Stay", "Inadequacies", "Happy to be Sad", "U n me", "All for you", "IDC", "Midnight Sunlight", "Midnight Sunlight (trance remix)", "Main Stage".

Demi-finaliste du ‘Humo Rock Rallye 2024’ (remporté par Eosine), Edouard Van Praet a gagné le concours ‘Tremplin Dour Festival’, en 2022. D'origine belgo-canadienne, le jeune Bruxellois est un extra-terrestre dans le paysage musical belge. Parce qu’il tente continuellement de nouvelles expériences. Il a sorti son premier Ep, « Doors », en 2021, et le second, « Cycles », en 2022.

Le look d’Edouard est à la fois intriguant, déroutant et décalé ». Jugez plutôt : lunettes glamour, pantalons pattes d’eph’, chapeau haut de forme et veston de couleur noire réveillant l’image de nouveau riche des débuts du siècle dernier.

Il entame son set par « Walk », « Faux » et « Echos », des compos fortes et débordantes d’énergie rappelant, musicalement, des personnalités telles que Sinead O’connor, PJ Harvey et même Jacques Brel. Accompagné de ses musicos (un claviériste, un bassiste, un guitariste et un drummer), Edouard se fond dans le personnage qu'il incarne et semble totalement envoûté par sa musique. Le show atteint son point d’orgue lors de la reprise du « Satisfaction » de Benny Benassi. Un joint dans une main et le micro dans l'autre, il chante, en français ou en anglais, d’une voix caverneuse plutôt impressionnante ; et on ressent qu’il a été biberonné à la musique des 70’s (Doors, Alice Cooper, Iggy pop et ses Stooges), que ce soit le glam rock ou le psychédélisme. Bref, non seulement Edouard Van Praet a démontré que sa palette ne se limitait pas à un revival glam-rock, mais lui et sa troupe ont mis l’auditoire dans leur poche.  

Setlist : « Walk », « Faux », « Échos », « Is This Over ? », « Remplasable », « Moonfall », « Ivresse », « Satisfaction » (cover Benny Benassi), « Bigstar ».

Il y a pas mal de monde dans la salle lorsque Scout Gillett et son backing group montent sur les planches. Tout de noir vêtue, elle se consacre au chant et à la guitare. Elle est soutenue par un batteur, un bassiste et un sixcordiste qui brille par sa technique. Non seulement il dispense des riffs expressifs, mais il nous réserve également des soli vertigineux.

L’auditoire est assis lorsque le quatuor de Brooklyn entame lentement le set. Mais après trois morceaux (la nouvelle compo « Room Of Shadow », « Mother Of Myself » et « Control »), les spectateurs se lèvent et manifestent leur enthousiasme. Et Scout les remercie pour cet engouement. Une belle interactivité va d’ailleurs s’établir entre la New-Yorkaise et la foule.

Solide, l’expression sonore mêle indie rock, grunge et folk rock. Un style plus direct, moins brumeux et maussade que celui abordé sur son délicieux album, « No Roof No Floor », paru en 2022. Scout possède une voix aérienne et vaporeuse. Et on a l’impression qu’elle la ménage. Elle la pousse néanmoins quelque peu, mais sans excès, pendant « Coney Island ». En fait, elle a dû annuler plusieurs dates de concerts, après avoir rencontré quelques soucis vocaux ; aussi, elle préfère ne pas placer la barre trop haut…

Setlist : « Room Of Shadow », « Mother Of Myself », « Control », « Coney Island », « Closer », « 444 Marcy Ave », « Come On Let’s Go », « Slow Dancin' », « Signal », « Tough Tough ».

Issu de Stavanger, Sløtface est né sous la forme d’un groupe il y a dix ans ; mais en 2022, la chanteuse Haley Shea a décidé de faire du band son side project solo, après le départ de la bassiste Lasse Lokøy et du guitariste Tor-Arne Vikingstad.

Sløtface est connu pour son engagement féministe ainsi que pour son soutien à la protection de l'environnement.

Vers 21h00, Haley Shea et son backing group débarquent pendant que les hauts parleurs crachent le « Blind » de Korn. Ce qui permet aux musicos de s’installer. Outre la chanteuse, le line up implique un drummer, un bassiste, un guitariste et un claviériste.

Malgré la présence de l’ingénieur du son Benoît De Visscher (Puggy, Juicy, Angèle), le son n’est pas irréprochable. En cause la structure des murs, en béton. Mais le talent des musicos va compenser ce contretemps.

Autre obstacle, il fait un froid glacial dans la salle. Haley invite la foule à se rapprocher et lui demande s’il est plus timide que le public scandinave. La voix de Shea est très puissante. A vous flanquer la chair de poule !  Et son attitude évoque celle de l’Américaine Hayley Williams, mais en plus jeune et plus rude. Pop punkysante, la musique de Sløtface navigue aux confins des univers de Jimmy Eat World et de Bad Religion. Haley prend régulièrement des bains de foule. Les gratteurs sautent un peu partout sur le podium et finissent aussi par la suivre. On manque même de prendre des manches dans la figure. L’esprit punk est bien présent au cours de ce show, même si chacun d’entre eux a le loisir de tirer son épingle du jeu. Maintenant, ils avaient peut-être envie de se réchauffer. Variée, la setlist, dont on épinglera les très nerveux « Come Hell Or Whatever », « Indoor Kid », « Beta » et « Final Gørl », puise généreusement dans l’opus « Awake/Asleep », paru en 2023.

Un concert bien percutant ! Et en même temps on a pu remarquer combien le projet d’Haley Shea a évolué…

Setlist : « Blind » (Korn cover) (Intro), « S.U.C.C.E.S.S. », « Tap The Pack », « Galaxies », « Telepathetic », « Come Hell Or Whatever », « Indoor Kid », « Beta », « Final Gørl », « Fight Back Time », « Nose », « Crying In Amsterdam », « Magazine », « HAPPY », « Nancy Drew ».

Place ensuite à TTRRUUCES, un combo franco-britannique drivé par le bassiste Jules Apollinaire et la chanteuse Nathalie Findlay.

Sur les planches, ils sont quatre. Deux filles et deux garçons. Le duo est ainsi épaulé par un guitarise et une drummeuse. A son actif, deux long playings : l’éponyme « TTRRUUCES » (2020) et « JJUUIICES » (2023), au sein desquels la setlist puisera généreusement. Son site internet est à l’image de l’imaginaire de la formation. On vous invite à y faire un tour ici

La musique proposée par TTRRUUCES puise dans les sixties et surtout les seventies (Neil Young, Creedence Clearwater Revival, Simon & Garfunkel, David Bowie, The Beatles et les groupes de folk/rock), mais également l’indie rock, le shoegaze et le de psychédélisme. Tout en n’oubliant pas d’y injecter sa propre musicalité qui communique une identité originale et singulière depuis le premier elpee. Les mélodies sont pétillantes et libèrent une puissante énergie. « The Disco », au sein duquel a été inséré un medley intégrant le « Funkytown » de Lipps Inc et le « Rasputin » de Boney M, va même enflammer le dancefloor.

Rafraîchissant, « Something Inside » met en exergue la voix enfantine de Nathalie, sorte d’hybride entre celles de Björk et Noa Moon. Une agréable surprise !

Setlist : « You Make Me Feel Good », « STFU », « The Disco », « Luxury », « Another Day », « Bad Kids », « I'm Alive », « Something Inside, « The Big Goodbye », « Snakes ».

Il est près de 23h00 et si votre serviteur ne veut pas rater son train, il a intérêt à mettre les voiles et fait donc l’impasse sur IST IST. Demain la suite, au Grand Salon du Botanique…

(Organisation Ways Around Festival)

 

The Darts

The Darts, comme un boomerang…

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Tout juste remises de sa dernière tournée européenne ‘Snake Oil Tour 2023’ (du nom de son 3ème album « Snake Oil », sorti en mars 2023), qui s'est achevée après 8 semaines et près d'une centaine de dates dans 12 pays différents, les 4 rockeuses de The Darts publieront leur 4ème long playing, « Boomerang », ce 26 avril 2024.

Un nouvel opus de 13 titres qui allie parfaitement leur rock psyché à l'énergie du punk, le tout porté par la voix aux accents soul de Nicole et les notes de son iconique orgue Farfisa !

Un album brut et sincère, à l'image du groupe, aux paroles accrocheuses et aux refrains entêtants.

En attendant le quatuor nous propose son premier single, « Pour another », sous forme de clip, et il est disponible .

Le réalisateur, Matt Eskew, a tourné la vidéo dans un bar à Seattle où le groupe traîne et (re)demande à boire.

À première vue, « Pour Another » semble faire l'apologie de l'alcool. Mais en réalité, il s'agit d'un examen espiègle des raisons pour lesquelles nous buvons.

Nicole se confie : ‘Des extraits de ‘live’ du groupe ont également été ajoutés car le lien entre l'alcool et la musique fait partie de mon histoire. J'ai arrêté de consommer de l'alcool juste avant la pandémie, pour des raisons de santé. J'ai donc eu beaucoup de temps pour réfléchir à cette décision. Mais lorsque le confinement a été levé et que le groupe a repris la route, ma décision est devenue particulièrement difficile à respecter. Je devais constamment me rappeler pourquoi j'avais fait ce choix et surtout, l'expliquer autour de moi. J'ai donc écrit cette chanson pour me rappeler toutes les mauvaises raisons pour lesquelles je buvais. Et peut-être pour nous rappeler à tous que parfois... nous devrions écouter nos mères…’

 

Mass Hysteria

Plus que du metal…

Un proverbe raconte qu'il est souvent plus difficile pour un artiste de percer dans son propre pays qu'hors de ses frontières. Ce n'est pas le cas pour Mass Hysteria, un groupe français de métal qui est parvenu à tirer son épingle du jeu au sein de l’Hexagone. Lorsqu’il s’était produit dans le cadre du Main Square Festival, en 2016, il était en haut de l'affiche. Et il est parvenu à créer un immense moshpit jusqu'aux derniers rangs. Programmé sur de grandes arènes en France il est régulièrement invité au Hellfest. Dans un AB Club très bien rempli, la formation a démontré qu’elle était capable d’assurer parfaitement, tous genres confondus, et de satisfaire les jeunes et les moins jeunes.

En supporting act, First Arkangel va dispenser un set constitué d’un méli-mélo chaotique et assourdissant de styles divers. En effet, sa musique oscille constamment entre hardcore et métal. Le band joue très fort des morceaux rapides, mais aussi de manière plutôt monotone. Ce qui ne gêne pas les fans présents, car les bouffées d'adrénaline administrées provoquent un véritable tremblement de terre, entraînant quelques moshpits qui secouent l’AB. Mass Hysteria ne pouvait donc pas rêver d'un meilleur chauffeur de salle… (pour les photos, c’est ici)

Pourtant, à voir les nombreuses personnes présentes au bar lors de ce concert, on se rend compte que la grande majorité d'entre elles se sont uniquement déplacées pour la tête d'affiche de la soirée.

Mass Hysteria aime manifestement la grandiloquence et la théâtralité, si l'on en juge par la configuration de la scène. Tant l’aspect musical que vocal se révèle épique et est abordé de manière particulièrement sophistiquée et variée.

Le band démarre pied au plancher par « Mass veritas », une compo qui exprime la colère. Rien n'est laissé au hasard tout au long de la soirée, semble-t-il. Car le frontman court comme un dératé dans tous les coins du podium, à la recherche de son public. Ce qui donne lieu à de véritables mosh pits et autres circle pits, dont un très grand tout au fond pendant « Chiens de la Cass ». Il n'y a tout simplement pas moyen de s'en sortir, une fois que l'on est monté sur les montagnes russes françaises. Pas le moindre répit, sauf lorsque Mouss Kelai balance quelques boutades amusantes.

Lors du rappel, le combo place la barre encore plus haut. D’ailleurs la fête va s’achever par un feu d'artifice. Cependant, un beau moment va suivre « Furia ». De jeunes enfants sont invités à monter sur les planches, mais les oreilles protégées par des casques adaptés. Le plus jeune est à peine âgé de quatre ans ! Ils sautent et dansent avec le groupe, puis partent se mettre à l'abri, car tout au long du morceau de clôture, « Plus que du metal », le robinet coule à flots, une dernière fois ; ce qui provoque un dernier moshpit. 

Mass Hysteria est parvenu, et brillamment, à offrir une réponse française au metal américain, britannique et allemand. Car ce n'est pas une mais plusieurs fois que le toit s'est envolé lors de cette soirée festive. Les bombes énergétiques françaises ont bourdonné abondamment dans nos oreilles, pendant ces deux heures. Jusqu'à ce que l'on rentre chez soi en sueur et un peu sourd, mais avec un large sourire aux lèvres… (pour les photos, c’est )

Setlist :

Mass Veritas // Positif à bloc // Chiens de la casse // Vae soli ! // L'inversion des pôles // Notre complot // L'art des tranchées // Nerf de bœuf // Se brûler sûrement // L'émotif impérieux // Failles // Reprendre mes esprits // Arômes complexes // L'enfer des dieux // Encore sous pression // Tout est poison

Encore :

Tenace // Le triomphe du réel // Contraddiction // Furia // Plus que du métal

(Organisation : Ancienne Belgique)

Kim Gordon

The Collective

Des basses profondes, des rythmes hip-hop grinçants, du ‘noise’, de l’électronique fissurée et si une guitare arrive, elle passe dans le hachoir à viande. Il ne s’agit pas d’un cliché du dimanche, mais simplement une métaphore pour décrire le nouvel opus de l’obstinée et légendaire Kim Gordon qui vient encore de frapper. Cette icône de Sonic Youth est celle qui s’est le plus éloignée du son original à travers son travail solo. Et même si son expression sonore navigue plutôt à contre-courant, c’est bien sûr ce que Sonic Youth a toujours défendu au corps de son aventure.

A l’instar de son précédent elpee, « No Home Record », le producteur, auteur-compositeur et ingénieur du son Justin Raisen, plutôt proche des cercles hip-hop, est en partie responsable des paysages sonores fissurés. Il s’est produit un déclic entre les deux artistes, c’est certain. Raisen injecte les bons rythmes et les bonnes nuances sur la voix sombre et déclamatoire de Kim Gordon.

Le résultat est aussi surprenant qu’innovant. Et pour une dame de 70 ans, c’est épatant !

Ġenn

Unum

Écrit par

Deux ans après gravé un premier Ep remarqué, la formation féminine maltaise (pas courant comme origine dans le monde du rock), établie à Brighton, est de retour pour un premier véritable album intitulé « Unum ». Elle puise ses influences chez Janelle Borg, Rosa Copper, Leona Farrugia et Leanne Zammit, des influences qui oscillent du jazz au post-punk, en passant par l’art-pop et la noise. Le tout est interprété avec un esprit ‘jam’ très psyché, inspiré du folk maltais (une référence pas évidente à déceler…)

Le chant puissant de Janelle Borg rappelle celui de Karen O et permet aux émanations prog de ĠENN de prendre leur envol. Le groupe nous prend par surprise dès l’inaugural « Rohmeresse » dont le groove languissant et ses chœurs se fondent dans des guitares aiguisées et des saxos déchaînés. Le reste de l’opus est à l’avenant et enchaîne réussite sur réussite entre la puissance évocatrice de « Calypso » et le post-punk plus vigoureux de « Days and Night ». Un véritable coup de cœur !

 

Idles

TANGK.

Oups, que se passe-t-il chez IDLES ? Sur l’elpee précédent, « Crawler », une direction différente avait été soigneusement empruntée, mais au moins l’énergie brute n’était pas encore complètement disparue.

Malheureusement, c’est le cas sur « TANGK ».

IDLES s’efforce d’atteindre un son mature plus large. C’est son droit. Un groupe doit évoluer, mais dans sa recherche d’un nouveau son, il perd l’excitation, la fureur et la colère qui alimentaient des œuvres à glacer le sang comme « Brutalism » et « Joy As An Act Of Resistance ». De nombreux médias ont écrit qu’il s’agissait d’une étape courageuse, mais votre chroniqueur estime que c’est dommage. IDLES est passé d’un band de mosh pit agité à un ensemble de salon bien élevé ; et c’est un peu une surprise. Lorsque la piqûre est calmée, la plupart du danger est passé, et ce n’est jamais une bonne nouvelle.

Dès l’ouverture, « IDEA 01 », IDLES semble vouloir déclarer qu’il a changé et que c’est à prendre ou à laisser. Comme s’il cherchait à faire de « TANGK » son propre « Kid A ». Il vaut mieux laisser ce concept à Radiohead (ou à The Smile si vous préférez) ; la bande à Thom Yorke est suffisamment douée pour explorer de nouvelles voies de ce type.

Ainsi « POP POP POP », « Roy » et « A Gospel » constituent davantage des idées que des chansons. Elles font un peu du surplace et ne laissent jamais une impression inoubliable.

Certaines plages tiennent cependant la route. A l’instar de « Grace », par exemple, une compo atypique et discrète d’IDLES ; mais au moins elle est imprimée sur un tempo agréable et, contrairement à la plupart des autres pistes, elle musarde. Ou encore « Dancer », qui a été mis en boîte en compagnie du fantastique LCD Soundsystem. Une réussite. Un titre qui ne manque ni de piquant, ni l’entrain.

Enfin, le grésillant « Gift Horse » De loin le meilleur morceau. On y retrouve l’enthousiasme, la fureur et l’esprit punk originels.

Mais c’est trop peu, beaucoup trop peu, pour un groupe de la trempe d’IDLES.

 

Anodine

Nuit Blanche (Ep)

Écrit par

Anodine est un projet mené par le réalisateur de documentaire, Arno Villenave. Un projet qui rêve d’illustres références du rock hexagonal, telles que Noir Désir ou Feu ! Chatterton, en tête…

Le groupe –à géométrie variable (parfois en trio mais aujourd’hui élargi à un quatuor)– propose un Ep 6 titres produit par Benoit Pithon (que l’on a vu avec Le Super Homard, Emma Daumas et Send Me Love Letters) résolument rock dans le ton ! Si bien entendu, Anodine n’arrive pas encore au niveau de ses références, les rockeurs français parviennent à capter l’attention à travers des compositions inspirées et poétiques.

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