“The light will shine on me”, le 8ème LP de Da Capo paraîtra ce 17 mars 2023. En attendant, il nous en propose son premier single, “Island”, une pop-song vivifiante et joyeuse. C'est aussi une douce mélopée posée sur un rythme latin de bossa-nova.…

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Julien Doré
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Louise Attaque

Planète terre

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Pour fêter son 25ème anniversaire, Louise Attaque a décidé d’enregistrer un cinquième opus. Le drummer, Alexandre Marrgraff n’est plus de la partie, mais Gaëtan Roussel, Robin Feix et Arnaud Samuel sont toujours bien d’attaque. C’est d’ailleurs au sein du studio de ce dernier, à Arles, que les sessions se sont déroulées, des sessions auxquelles ont participé plusieurs musicos, invités pour la circonstance.

Le parcours de Louise Attaque est plutôt singulier, puisqu’il est entrecoupé de longues pauses, au cours desquelles, les musiciens ont développé différents projets (Tarmac, Ali Dragon, etc., sans oublier la carrière solo de Roussel).

Six ans après avoir publié « Anomalie », Louise Attaque nous propose donc « Planète Terre », un elpee qui ne traite pas du dérèglement climatique ou d’écologie, comme le titre pourrait le laisser supposer, mais s’interroge sur le monde en espérant un avenir moins sombre… On y parle aussi de nos doutes, d’amour, de tendresse, mais également d’individualisme et du manque d’empathie (« Pas se voir »), de transsexualité (« Mon cher »), de la peur de l’engagement (« La frousse ») ou encore du désir de mordre dans la vie (« Nous on veut vivre nous »).

Côté compos, on retrouve la poésie de Gaëtan Roussel et les envolées lyriques dispensées en contrepoint par Arnaud Samuel, au violon.

L’elpee démarre en trombe. Traversé par des accords de piano jazzyfiants, « Sortir de l’ordinaire » bat comme un cœur. « Réglages d’origine » est dynamisé par des percus latino. Mais à partir du quatrième titre, l’expression sonore oscille entre morceaux plus acoustiques ou alors surchargés d’arrangements. A tel point qu’on a parfois l’impression d’être en présence d’une fanfare. La fin de l’opus retrouve des couleurs et notamment grâce à deux plages enchaînées, « Lumière du soir » et « Lumière du jour », illuminées d’orchestrations symphoniques ; la première nous replongeant, en quelque sorte, dans l’univers du ‘Grand Meaulnes’ d’Alain-Fournier.

A partir de mars 2023, Louise Attaque va entamer une tournée des ‘Zéniths’, en France, périple qui passera quand même via la Belgique, et par Forest National, le 22 mars, très exactement…

Quintana Dead Blues Experience

One of us

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Ce Bordelais a commencé la musique à l’âge de 7 ans. Des études classiques qui le conduisent à jouer de la flûte traversière. Mais à 18 ans, il tourne le dos à cet enseignement pour se consacrer à la basse. Il va ainsi sévir dans une bonne dizaine de projets différents, au cours desquels il chantera même en espagnol, et passera de la quatre à la six cordes, acoustique ou électrique, avant d’opter pour une aventure en duo qu’il baptise le Quintana Dead Blues Experience. Mais en 2017, il décide de continuer l’aventure en solitaire. Armé de sa gratte et s’appuyant sur un vieux séquenceur, en l’occurrence une GrooveBox Roland MC909.

« One of us » constitue le second elpee du Quintana Dead Blues Experience, un opus qui fait suite à « Older », paru en 2019.

Découpé en 10 plages, cet LP fait la part belle au blues, mais un blues contemporain, qui se nourrit de rock intense et sauvage, un peu dans l’esprit des Kills, des Black Keys originels voire du Jon Spencer Blues Explosion (NDR : ce explique, sans doute, le choix du patronyme). La voix de Piero Quintana est bien timbrée et elle emprunte parfois des inflexions à Dave Gahan (Depeche Mode) ou à Peter Murphy (Bauhaus).

Les arrangements sont soignés. L’électronique est judicieusement intégrée. Certaines compos sont infiltrées d’accès de Farfisa. Il y a même des chœurs sur « So hard to say ». Quintana s’est proclamé ‘One man rock’n’roll electro heavy blues’. C’est une carte de visite qui tient la route…

François Merlin

Les Magnifiques

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Peu de renseignements au sujet de cet artiste qui serait originaire de la région de Montreuil, près de Paris, en France Après avoir écouté ce vinyle, on a la conviction d’être en présence de musique qui pourrait aisément servir de B.O. pour films. Pas étonnant, puisque l’artiste a intitulé cet elpee « Les Magnifiques », en référence au long métrage réalisé par Philippe de Broca et sorti en 1973, dans lequel Jean-Paul Belmondo incarnait un écrivain, François Merlin en l’occurrence, qui s’identifiait au personnage central et rocambolesque de ses romans : un agent secret idéal.

Si les huit pistes instrumentales et atmosphériques de cet opus se distinguent par des variations multiformes nées de la rencontre entre musique classique, prog et post rock, certaines d’entre elles semblent s’inspirer du « Atom Heart Mother » de Pink Floyd, et notamment le début de « Magnifique V [L'usine sur la digue] », « Magnifique VI [Radio à l'opéra] » ainsi que « Magnifique IV [Callas à la mer] », rehaussées par les vocalises d’une soprano.

Mercelis

White Flemish Trash

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En 1992, Jef Mercelis atteignait la finale du ‘Humo’s Rock Rally’ en compagnie de dEUS et d’un ancêtre de ce qui deviendra par la suite Novastar… une sacrée cuvée !

Quatre ans plus tard, pas pressé pour un sou, il publiait un premier album puis un second en 2005… avant de s’imposer un silence radio de plus de 16 ans !

Il est enfin de retour en gravant « White Flemish Trash », un elpee pour lequel il a reçu le concours de PaTricky Clauwaert (Francoiz Breut) et Teuk Henri (Sharko). Un opus au cours duquel on retrouve les sonorités chères à dEUS ou au Zita Swoon de l’époque. Le tout pimenté d’une jolie pointe désabusée que n’aurait pas reniée Admiral Freebee…

Une musique un brin surannée mais diablement séduisante…

Disassembler

A wave from a shore

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« A Wave from a Shore » constitue le premier album de Disassembler, un duo éphémère réunissant Christophe Royal King (This Will Destroy You) et le violoncelliste/compositeur Christopher Tignor, un elpee paru sur le label Western Vinyl (Rob Burger, Balmorhea, Kaitlyn Aurelia Smith, …)

Enregistrées entre New York et Los Angeles, les sept pistes de cet LP ont pris forme au fil de l’envoi de fichiers audio entre les deux artistes. Une œuvre dont les plages oscillent entre 5 et 8 minutes. Au sein de ce paysage sonore, Christopher Royal King échafaude ses nappes sonores tandis que Tignor les enrichit de ses interventions au violoncelle. Amples et atmosphériques, parfois hypnotiques, ces compos pourraient parfaitement servir de B.O. à des documentaires consacrés aux fonds marins océaniques ou alors de musique propice à la méditation.

Dès « In Devotion », morceau qui ouvre le long playing, on vogue sur des eaux limpides plutôt que tempétueuses. Et cette sensation de quiétude serait très susceptible de nous plonger en état de léthargie… D’ailleurs, après avoir écouté cet « Impossible Color », on se réveille groggy, comme si ce voyage avait duré une éternité…

 

Wet Satin

Wet Satin

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Après la dissolution de Lumerians, Jason Miller et Marc Melzer ont fondé Wet Satin, un duo qui pratique ce que certains médias ont déjà qualifié d’afro-kraut. Si l’expression sonore s’inspire bien du krautrock (NDR : pas celui tramé sur les guitares et le tempo motorik, mais bien le plus cosmique, inspiré des claviers et des synthés, pratiqué au cours des seventies par Tangerine Dream, Klaus Schulze et Ash Ra Tempel). Et le tout est épicé de rythmes latino comme la cumbia, chicha, bossa nova, mais également le tropical funk.

Hormis la ligne de basse groovy, ronde et omniprésente, la présence d’une guitare sur « Colored tongues » et les percus organiques, l’expression sonore est dominée par les claviers, tant analogiques que modulaires. Même les sonorités de xylophone et de harpe (« Erte Ale ») sont reproduites par des synthés. L’opus recèle 9 plages instrumentales et une piste sur laquelle on entend une voix déclamatoire (« Brandy Stains »).

Caractérisé par son motif de basse en boucle, « Fonziedance4U2 » s’aventure dans le dub alors que les miaulements synthétiques de « Diamond nectar » rappellent le « Don’t you want me baby » de Human League…

Faithless

Maxi Jazz avait chanté “I can’t get no sleep“ ; il vient de trouver le repos éternel…

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Le chanteur de Faithless est décédé paisiblement dans son sommeil, ce vendredi 23 décembre. On ne connaît pas encore les causes exactes de sa mort. Il était né le 14 juin 1957 à Brixton, au sud de Londres. 

Parue en 1995, “Insomnia” est une chanson dans laquelle Jazz rappait sur ses difficultés à dormir. Dans le refrain, il déclamait “I can’t get no sleep”. Ce titre est devenu un hit monstrueux, à l’instar de "God is a DJ" et "We Come 1".

Faithless a marqué la musique électronique des nineties. Mais hormis l’album de remixes, “Faithless 2.0“, paru en 2015, il s’était montré discret au cours des dernières années, avant de refaire surface, en 2020, en publiant un dernier elpee, “All blessed“.

Les autres membres de la formation ont posté sur les réseaux sociaux : ‘Nous avons le cœur brisé d'apprendre que Maxi Jazz est décédé la nuit dernière. C'était un homme qui a changé nos vies à bien des égards. Il a donné un sens et un message appropriés à notre musique. C'était aussi un être humain adorable qui avait du temps pour tout le monde et une sagesse à la fois profonde et accessible…’

RIP

The Specials

Décès de Terry Hall, chanteur des Specials, à l’âge de à 63 ans

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Originaire de Coventry, Terence Edward Hall est né en 1959. Cité industrielle alors durement touchée par le chômage (NDR : ce sont les années Thatcher), elle abrite une importante population d’origine jamaïcaine. En 1978, Terry rejoint The Automatics, un groupe fondé un an plus tôt qui se transformera successivement en Coventry Specials, The Special AKA et enfin The Specials. Il devient le chanteur d’un combo drivé par Jerry Dammers, un personnage qui va marquer l’histoire du rock de son empreinte, et notamment en fondant le label indie ‘Two-Tone’, sur lequel vont signer, par la suite, Madness et The Selecter. Le ska est alors à son apogée !

Terry Hall quitte le band en 1981, et lance différents projets dont Fun Boy Three, The Colourfield et s’autorise même une aventure en solitaire, avant de reformer The Specials, en 2008, mais paradoxalement sans Dammers, qui est exclu de la nouvelle aventure. Terry Hall a également collaboré avec d’autres artistes comme Tricky, Gorillaz et Lily Allen.

Si The Specials a connu plusieurs étapes dans son existence (1977–1981 ; 1982-1984 ; 1993 ; 1996 et 2001-présent), c’est surtout la première qui a donné naissance aux plus gros hits, tels que « Gangsters » et « Ghost town ». En 2021, ces vétérans de la scène britannique avaient publié un elpee de reprises de leurs chansons contestataires.

Terry Hall est décédé des suites d’un cancer du pancréas, le 18 décembre 2022.

RIP

 

Eosine

On essaie de combiner l'art et les sciences…

‘Eosine’ : retenez bien ce nom ! Basé à Liège, ce jeune quatuor emmené par la très talentueuse Elena Lacroix, est sur le point d'exploser ! Sa shoegaze mélancolique aux accents celtiques a séduit le jury du ‘Concours Circuit’, un tremplin qu’il a remporté il y a quelques jours au Botanique, à Bruxelles. Même si en écoutant sa musique, on pense parfois à Beach House, Ride, Low, All About Eve, Cocteau Twins ou aux Cranberries, le son proposé est unique et incomparable. 

Après avoir gravé un premier Ep très convaincant, "Obsidian", Eosine a publié, il y a peu, un single. Intitulé "Ciarán", il annonce un nouvel Ep mixé et mastérisé par Mark Gardener (Ride). Excusez du peu !

Musiczine a rencontré la formation au Botanique, avant sa prestation en ‘live’,  dans le cadre du ‘Concours Circuit’.

La première question, vous vous en doutez, concerne le nom du groupe. Que signifie ‘Eosine’ ?

Benjamin : L’éosine (‘eosin’ en anglais) est un colorant qui permet de mieux discerner les coupes histologiques. Donc, par exemple, pour des tissus cellulaires observés au microscope, il permet de faire ressortir les nuances. Il en résulte des expressions abstraites très colorées.

Apparemment, vous êtes des mordus de science ?

Benjamin : Oui ! Mes trois acolytes sont tous étudiants en sciences : Julia en bio, Brieuc en géo et Elena en médecine. On essaie de combiner l'art et les sciences.

Elena, tu es à l'origine du groupe. Comment pourrais-tu décrire la musique et le concept qui la caractérise ?

Elena : Au départ, Eosine était un projet qui s’inspirait de la shoegaze et de la dream-pop, des styles apparus dans les années '90 et pour lesquels on avait pas mal d'affinités. On évoluait à l'intérieur des codes de ce style musical. Maintenant, on essaie d'enrichir le son en exploitant les singularités et les influences de tous les membres du groupe.

Au départ c'était un projet solo et maintenant, c'est une formation à part entière ?

Elena : Exact ! Et ce que tu avances à propos du concept est très juste parce qu'on essaie, en effet, de lier la musique, les paroles et les clips au sein d'un même concept. On projette les vidéos en concert, ce qui permet de créer un ensemble conceptuel cohérent.

En outre, les images apportent une coloration 'psyché' ?

Elena : Complètement !

On perçoit en effet bien les références à la dream-pop, que ce soit Beach House, Ride ou Slowdive ; mais on peut aussi remonter un peu plus dans le temps pour identifier des influences de la cold-wave, et tout particulièrement Cocteau Twins, les précurseurs de la shoegaze.

Elena : Tout à fait ! Cocteau Twins est une influence importante. Ce qu'on aime beaucoup chez eux, c'est la mise en avant du chant d'Elizabeth Frazer. Et nous, on aime combiner des moments éthérés dans le style de Cocteau Twins avec des passages plus terre à terre, plus bruts.

On ressent aussi l'influence de Dead Can Dance. Brieuc, dans une des vidéos, tu portes d’ailleurs un t-shirt de cette formation…

Brieuc : Oui, j'ai beaucoup écouté Dead Can Dance lorsque j’étais enfant car mes parents aimaient beaucoup ce groupe.

Merci, je prends un bon coup de vieux, là... (rires)
Pour décrire votre musique, j'ai inventé un nouveau style : la ‘shoewave’, une combinaison entre shoegaze et wave...

Elena : Ah oui, très sympa ! Ça me parle bien ça (rires) !

On y rencontre aussi ce côté 'dark', mélancolique, qui est inhérent à la new-wave. Et puis, il y a un aspect celtique, que j'aime beaucoup. Je suppose que ça vous parle ?

Elena : Oui !

"Ciarán", le nouveau single, c’est un prénom d'origine gaélique ou je me trompe ?

Elena : Oui et c'est la première fois que j'entends quelqu'un qui prononce le mot correctement (rires) !

C'est normal : j'ai été irlandais dans une de mes vies précédentes... (rires)

Brieuc : Moi aussi...
Elena : En fait, je suis également sensible aux influences de la musique médiévale, comme Dead Can Dance justement. C’est perceptible dans le premier morceau que l'on va présenter ce soir, "Incantations".

Précisément, allez-vous interpréter de nouveaux morceaux, ce soir ?

Elena : En fait, on ne jouera que des compos qui ne sont pas encore sorties.

Même pas "Ciarán" ?

Elena : Non.
Julia : Ce sont, pour la plupart des titres, qui figureront sur notre prochain Ep dont la sortie est prévue pour le début de l'année prochaine.

Comment êtes-vous entrés en contact avec Mark Gardener, de Ride ?

Elena : C'est une longue histoire. Benjamin s'est cassé le poignet juste avant l'enregistrement de notre premier Ep, "Obsidian". Et il a été remplacé par Jérôme Danthinne, un batteur belge qui a joué en compagnie de Mark Gardener, quand il était en Belgique. Jérôme lui a envoyé notre maquette et Mark a tout de suite accroché.

Et donc, vous avez enregistré à Oxford, dans le studio de Mark ?

Elena : Non, Mark a juste mixé et mastérisé l'Ep, ainsi que le single, "Ciarán". 

Et Maxime Wathieu, de Turquoise, il a également participé ?

Elena : Oui, c'est important de mentionner le super boulot de Maxime. C'est lui qui a enregistré l'Ep, ici en Belgique. C'est un génie de la production. Quant à Mark Gardener, dans son mix, il a cette capacité de retranscrire l'énergie 'live' dans un enregistrement studio. La combinaison entre les deux 'ingés-son' a bien fonctionné.

Par rapport à "Obsidian", le single "Ciarán" sonne beaucoup plus propre. A la limite, il sonne plus pop que shoegaze.

Elena : "Ciarán" est un morceau pop ; on l'a voulu comme ça. D'ailleurs il passe bien en radio.

Les autres nouveaux morceaux sont, on suppose, plus 'edgy ' ?

Elena : Oui, ils sont plus longs et un peu plus 'crasseux' (rires).

On sent bien une évolution très forte, au niveau du son, au niveau harmonique, dans les compositions. C'est plus sophistiqué.

Elena : Oui, on a beaucoup évolué.

Les harmonies sont plus fouillées, alors qu'auparavant, certains morceaux étaient construits sur deux accords, comme mi mineur et la majeur, répétés à l'envi... (rires)

Elena : Oui, tu as raison. Mais en fait, ça dépend. Dans le processus créatif d'Eosine, je dispose d'un vaste répertoire dans lequel on va puiser en fonction de notre état d’esprit et de ce qu'on cherche à un moment précis. Et donc, il est possible qu'on choisisse un morceau qui date de l'époque où je composais des chansons assez simples ou alors ce sera la maquette d'un titre plus récent et plus complexe. Résultat, le nouvel Ep est très diversifié et présente une large palette d'ambiances différentes.

A propos de labels, vous collaborez avec JauneOrange ?

Elena : Oui. JauneOrange s'occupe de l'édition, du 'publishing', pour les 'synchros' dans l'audio-visuel.

Pour le placement des morceaux dans les films, les pubs, etc. ?

Elena : Tout à fait ! En ce qui concerne la mise en forme, on a sorti "Ciarán" en autoproduction. Nous avons avancé les fonds pour l'enregistrement, le mixage, le mastering et la vidéo. Pour l'Ep et le booking, on négocie.

A mon avis, vous avez un très bon potentiel, y compris à l'international.

Elena : Merci !

Et le nom de Mark Gardener va ouvrir des portes.

Julia : On l'espère !
Elena : Si on pouvait faire la première partie de Ride, ce serait un rêve !

Et Low, vous aimez aussi ?

Elena : Oui, on adore. On a été très attristés par la mort de Mimi Parker. On aime beaucoup Low parce que ces musiciens ne s’appuient pas sur leur technique individuelle mais bien la puissance de leur collectif. Vu que nous ne sommes pas de très grands techniciens, nous essayons également de produire en groupe quelque chose de plus fort que la somme des parties. Créer une symbiose, atteindre une synergie...

On le ressent en effet très fort dans votre musique. Il y a même un aspect chamanique. Il vient probablement aussi du côté celtique, qui convoque un esprit tribal. On sent une âme très puissante dans la musique, plus que dans la shoegaze traditionnelle.

Julia : Oui, c'est exact ! Parfois, en concert, on entre presque en transe.
Elena : C'est comme un mantra.
Julia : Oui. C'est l'énergie de la musique qui monte, monte. Les voix qui se croisent, se recroisent, vont dans la même direction ou se séparent. On atteint véritablement un état de transe. Et quand on descend de la scène, on est autre part, comme sur un nuage (rires) …
Elena : C'est comme une alchimie entre nous. Notre musique repose sur la shoegaze comme socle et chaque membre du groupe apporte sa personnalité et ses influences, ce qui enrichit notre son.  

Oui, c'est comme un kaléidoscope de différentes couleurs et c'est le côté celtique, tribal qui sert de ciment de l'ensemble et communique à votre musique un caractère unique.

Elena : Merci ! Ton analyse nous touche vraiment…
Benjamin : Je voudrais ajouter que, précisément, dans le nouveau morceau "Above", qui ne sera pas sur le prochain Ep, on est précisément dans cet état d'esprit. Chacun apporte sa pierre à l'édifice et moi qui suis plutôt un batteur funk ou jazz, j'oublie totalement qui je suis et je me coule dans le collectif pour devenir Eosine en compagnie des autres. Perso, c'est notre morceau-phare. C'est mon préféré (rires) !
Elena : C'est un morceau où on s'assume vraiment, sans essayer de sonner comme quelqu'un d'autre. C'est d'ailleurs le tout dernier que j'ai composé. Ce qui démontre que, plus on avance, plus on parvient à affirmer notre personnalité. On a évidemment encore beaucoup de domaines à explorer et à découvrir, surtout en nous-mêmes, mais on est sur la bonne voie !

Merci beaucoup pour cette interview !

En cliquant sur le nom du groupe dans ‘Informations complémentaires’ vous retrouverez ses réseaux sociaux dont Bandcamp, Soundcloud et Spotify qui vous permettront d’écouter sa musique…

 

Eosine :

  • Elena Lacroix : chant, guitares, synthés, composition
  • Brieuc Verstraete : basse, chant
  • Julia Billen : guitare, chant
  • Benjamin Franssen : batterie.

 

Indurain

Vacances à la mer (single + clip)

Écrit par

Indurain nous livre un très beau titre et un magnifique clip pour cette fin d’année 2022.

Le texte projette des images savoureuses qui nous permettent de voyager en leur compagnie de manière sensorielle, en road trip amoureux, de Deauville aux calanques de la Côte d’Azur.

Ce côté épuré du morceau, joué en picking sur la guitare et la basse est enrichi par les voix en chœur de Marius Zimmermann et Sylvain Sangiorgio.

Réalisé et tourné à Genève par Malachie Kohan (Monokrome Films), le clip dans lequel jouent des acteurs non professionnels, est un petit bijou.

Les images sont belles, le scénario travaillé et les acteurs nous permettent de vivre des émotions authentiques.

On suit un jeune couple qui vit une idylle et on comprend qu’ils se sont éloignés, vivent une solitude pour se retrouver plus tard. Se remettent-il ensemble ? Restent-ils de bons amis ? Il faudra le demander aux deux artistes que l’on retrouve dans différents rôles tout au long du vidéoclip.

Le titre figure sur l’album éponyme « Vacances à la mer » en écoute sur le Bandcamp de la formation (à retrouver sur la page ‘Artistes’, en cliquant sur Indurain dans le cadre ‘Informations complémentaires’, ci-dessous) et le clip est à découvrir .

Méthode chanson

 

 

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