Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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White Lies

Une voix fatiguée au cœur d’un concert haut en couleurs…

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Paru l’an dernier, « Night Light » marque le retour de White Lies sr la scène alternative indépendante. Le trio a prolongé cette dynamique par une tournée qui aligne des dates en Europe puis au Royaume-Uni, dont un passage à l’Ancienne Belgique. Sur le podium, la formation pioche dans ce disque récent tout en ménageant une place aux morceaux clés de son répertoire. Le combo britannique évolue dans une pop sombre aux contours post-punk et synthwave, où les claviers étirent l’espace tandis que la basse et la batterie imposent une pulsation nette. Harry McVeigh se consacre au chant et à la guitare, Charles Cave se charge de la basse et des chœurs, tandis que Jack Lawrence-Brown pilote les drums. En concert, le band s’élargit : Tommy Bowen rejoint l’équipage à la guitare et aux claviers, ce qui densifie les arrangements et élargit la palette sonore.

En première partie, She’s In Parties ouvre la soirée, un patronyme vraisemblablement emprunté à un titre de Bauhaus, référence gothique incontournable.

Le quatuor de Colchester installe d’emblée un climat shoegaze mâtiné de dream pop, entre nappes de claviers, guitares brumeuses et refrains à l’éclat mélancolique. Au centre du dispositif, l’Irlandaise Katie Dillon mène la danse au chant, tout en alternant synthé, guitare électrique et tambourin. À ses côtés, Herbie étire des lignes de six-cordes plus tranchantes, Charlie verrouille la basse, Matt maintient une rythmique régulière : une base solide qui laisse respirer les textures.

Le set s’ouvre sur « Fallen », extrait de l’EP cinq titres « Are You Dreaming ? », rapidement suivi par le morceau éponyme, plus immédiatement accrocheur. Quand le tempo grimpe, la fosse répond sans peine, et l’accent eighties des arrangements renforce l’unité de la première partie. Avant « The Man », Dillon lance : ‘Qui est prêt à danser ?’ ; la fin de prestation gagne encore en intensité en livrant « The L Word » puis « REM », laissant une impression nette : un combo en pleine progression, déjà armé pour des formats plus vastes (page ‘Artistes’ ici). 

Chez White Lies, le dispositif s’articule autour de quatre immenses parallélépipèdes blancs, traversés par des sources lumineuses multicolores, qui composent une toile de fond géométrique, prolongée par un large rideau gris. Réputé pour ses partis pris visuels, le trio exploite ce décor durant tout le concert, en modulant intensités et teintes au fil des morceaux. La mise en espace reste lisible et resserrée autour du noyau : Harry McVeigh au chant et à la guitare, Charles Cave à la basse et aux chœurs, Jack Lawrence-Brown derrière les fûts. Sur la gauche, Tommy Bowen occupe son poste guitare-claviers, épaississant un son à la fois tendu et cinématographique.

Les tableaux s’enchaînent, passant d’une chaleur orangée presque estivale à des séquences plus austères, noyées de blancs froids et d’ombres. La machinerie lumière impressionne par sa précision et imprime sa logique à l’ensemble du set. « All The Best » démarre sur un registre retenu et installe immédiatement cette dramaturgie visuelle. Un bémol, pourtant : Harry McVeigh ne semble pas au meilleur de sa forme. Les aigus lui résistent par instants et, lorsqu’il s’adresse à l’auditoire, sa voix trahit une fatigue palpable. Le band compense en dégainant tôt un classique fédérateur : « Farewell To The Fairground » déclenche une réponse massive de la foule, qui reprend les paroles sans se faire prier et lance la soirée sur de bons rails.

Côté raretés, « The Price Of Love » réapparaît dans la setlist de la tournée, une première depuis les concerts célébrant les dix ans du premier opus, fin 2019. Le morceau s’adresse à Ed, l’un des tout premiers fans du combo. « Tokyo » s’habille d’un déluge de couleurs, tandis que « Big TV » attise la ferveur et pousse Harry à haranguer la salle : ‘Bruxelles, levez les mains !’. La prestation se referme sur « Bigger Than Us », puis le rappel revient encadré par trois compos issues de « Night Light ». Le morceau éponyme s’installe calmement avant de basculer vers une montée plus abrasive. Les fumigènes, disposés sur les côtés, redoublent d’activité, mais les faisceaux les plus vifs finissent par dominer, un choix qui souligne bien « Death ». « In The Middle » conclut la soirée sur une ligne de basse nerveuse signée Charles Cave, tandis que la voix d’Harry tient le cap malgré les signes de fatigue. Une date solide, dont l’impact gagnerait encore si le chanteur retrouvait l’intégralité de ses moyens.

Setlist : « All the Best », « Farewell To The Fairground », « There Goes Our Love Again », « Hurt My Heart », « My Lover », « Don't Want To Feel It All », « Is My Love Enough », « Keep Up », « Tokyo », « Time To Give », « Juice », « The Price Of Love », « I Don't Want To Go To Mars », « Big TV », « To Lose My Life », « Bigger Than Us ».

Rappel : « Night Light », « Death », « In The Middle »

(Organisation : Live Nation)

Les nouveaux concerts Live Nation (update du 22-02-2026)

Écrit par

Dimanche 12 avril 2026 è 16h30 –  Mario Adrion – Arenberg, Anvers

Dimanche 12 avril 2026 à 20h15 - Mario Adrion – Arenberg, Anvers

Jeudi 17 juin 2026 –  Accept –  Grasspop Metal Meeting, Dessel

Mercredi 04 novembre 2026 –  The Kid Laroi – Forest National, Bruxelles

Dimanche 13 décembre 2026 –  Accept – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 18 novembre 2026 - Freya Sky –  La Madeleine, Bruxelles

http://www.livenation.be/

Amy Macdonald

Un concert à dimension humaine, malgré l’affluence...

Écrit par

Le concert d’Amy Mcdonald, programmé ce dimanche 22 février, à l’Ancienne Belgique, affiche complet, malgré quelques dernières places remises en vente. La file s’étire jusqu’au bout de la rue des Pierres. Sous une pluie battante, la foule attend la native de Glasgow. À 39 ans, l’auteure-compositrice-interprète est venue défendre son sixième opus, « Is This What You’ve Been Waiting For », paru le 11 juillet 2025, quatre ans après « The Human Demands ». Cinq elpees classés dans le top 5 en Europe, plus de 12 millions de disques écoulés, 12 certifications de platine à l’international et plus d’un milliard d’écoutes en streaming : des repères qui expliquent l’ampleur du rendez-vous. Réputée sur scène, elle a déjà joué devant plus de 5 millions de personnes à travers le monde.

Côté musique, Amy Macdonald est responsable d’un mélange folk et de rock teinté de country contemporaine. Le titre éponyme regarde vers la nostalgie sans lâcher l’espoir. Ce nouveau long playing aligne des récits de déceptions, de sursauts et de victoires intimes, et confirme une écriture directe, fidèle à l’élan de « This Is The Life », mais nourrie par les années.

La première partie revient à Better Joy, combo pop-rock nerveux, qui chauffe immédiatement la salle.

Originaire de Manchester, la formation ouvre la soirée, drivée par la chanteuse-guitariste Bria Keely. Votre serviteur ne la connaissait pas, mais son versant indie/alternatif accroche d’emblée l’auditoire. Le set s’ouvre sur le single « Carnival » (2024), pop idéale pour les beaux jours : ligne mélodique efficace, refrains qui accrochent. Better Joy affiche déjà un son étonnamment solide pour un projet récent, sans se répéter : « What A Day » installe ensuite une atmosphère plus feutrée, quand « This Part Of Town » déroule des images de campagne anglaise. « Plugged In » mise sur un riff entraînant et une voix mise au premier plan ; le band dose l’énergie sans saturer l’espace. Bria Keely raconte ses histoires sans forcer le trait. Le combo vient par ailleurs de publier l’EP « At Dusk », dont plusieurs titres figurent sur sa setlist. Finalement, une entrée en matière convaincante, qui donne envie de suivre le combo de près (page ‘Artistes' ). 

Setlist : « Carnival », « What A Day », « This Part Of Town », « Quiet Thing », « Steamroller », « Plugged In », « Waiting On Time », « Dead Plants »

Une estrade surélevée court sur toute la longueur du podium. En fond, une tenture sert d’écran, devant laquelle s’alignent 50 spots, répartis sur cinq rangs (par paires). Sous l’estrade, une dizaine de projecteurs plus puissants arrosent la salle d’une lumière tantôt douce, tantôt aveuglante, au gré des riffs de guitare. Le batteur occupe le centre, flanqué d’un guitariste à gauche et d’un claviériste à droite : tout le monde reste sur une même ligne. Au niveau inférieur, Amy Macdonald prend place au milieu, guitare électro-acoustique en bandoulière, micro planté devant elle, voix rocailleuse en avant. À jardin, la bassiste (quatre-cordiste) ; à cour, un second guitariste.

Amy Macdonald ouvre les hostilités par « Is This What You've Been Waiting For ? » : une entrée en matière idéale. Le premier vrai pic, c’est pourtant « Mr. Rock & Roll », imparable en live ; le changement de tonalité dans le refrain met la foule en ébullition. Sur les planches, la chanteuse impose une présence évidente : elle échange souvent, installe une ambiance détendue, glisse des anecdotes entre deux titres et évoque la qualification de l’équipe nationale écossaise pour la Coupe du monde. Son accent, très marqué, ne laisse aucun doute sur ses racines – plus prononcé encore que celui de Sharleen Spiteri (Texas). La formation enchaîne « Dream On », « The Hudson », « Spark » et « Pride », qui gagnent en impact sur l’estrade par rapport à leurs versions studio. Macdonald prend aussi le temps d’aller vers la fosse : elle lit des pancartes au premier rang et offre même un médiator à un fan qui en réclame un. Malgré l’affluence, ces attentions gardent le concert à dimension humaine. Le guitariste Jamie invite ensuite l’auditoire à allumer les lampes torches des téléphones : en quelques secondes, la salle s’illumine, et l’instant suspend le temps. « I'm Done (Games That You Play) », l’un des titres phares du dernier opus, sonne particulièrement bien ce soir ; les six musiciens jouent sans retenue. Au cœur du set, l’enchaînement « Slow It Down », « Poison Prince » et « Can You Hear Me ? » maintient la tension au maximum, toute la salle reprend les refrains en chœur. Et « This Is the Life », évidemment, rassemble tout le monde : la foule la chante d’un bout à l’autre, nouveau temps fort de la soirée.

Le rappel s’ouvre sur « We Survive » en version acoustique et embraie par une reprise de « The Glen » (Beluga Lagoon) qui déclenche un nouveau chant collectif, le band se retrouvant désormais sur l’avant-scène. Pour conclure, « Let's Start a Band », extrait du premier long playing « This Is the Life », laisse la fosse debout : ça danse, ça chante, jusqu’à la dernière mesure. Les spectateurs quittent l’Ancienne Belgique en fredonnant encore.

Setlist : « Is This What You've Been Waiting For ? », « Dream On », « The Hudson », « Spark », « Mr. Rock & Roll », « Fire », « Pride », « Don't Tell Me That It's Over », « Run », « I'm Done (Games That You Play) », « Slow It Down », « Poison Prince », « Can You Hear Me ? », « Statues », « Barrowland Ballroom », « This Is The Life ».

Rappel : « We Survive » (Solo), « The Glen » (Beluga Lagoon cover) (Acoustique), « Let's Start A Band »

Photos  

(Organisation : Live Nation)

Requin Chagrin

Une dream pop aux accents new-wave et garage

Requin Chagrin, c’est le projet de la chanteuse et multi-instrumentiste française Marion Brunetto. Depuis ses débuts en 2014, elle tisse une dream pop où la new wave, le shoegaze, le surf rock et une pointe garage se mêlent à la perfection. Ce soir, elle dévoile, en avant-première, son nouvel album, « Décollage », prévu pour le 27 mars.

En ouverture, le groupe bruxellois Turquoise, mené par Sarah Boom et Maxime Wathieu, est chargé de chauffer la salle. Voix féminine aérienne, dream pop teintée de new wave, compositions ciselées : tout s’aligne avec une précision rare. La présence scénique est magnétique et le son limpide. Maxime Lombaerts, à la guitare, déploie un jeu cristallin qui évoque parfois Charlie Burchill de Simple Minds – référence absolue. Turquoise prépare déjà la suite de son excellent elpee « Avant Demain », paru il y a un an et demi (page ‘Artistes’ ici). 

À 20h30 précises, Requin Chagrin s’empare de la Rotonde, pleine à craquer. Fidèle à sa retenue élégante, Marion Brunetto apparaît dans un style discret mais soigné : mèches blondes effleurant une chemise kaki, sa fidèle Fender Jaguar en bandoulière, architecte de sonorités vaporeuses.

Le set s’articule autour des nouvelles chansons de « Décollage », pour la plupart inconnues du public, hormis le single « Parachute ». Le risque est calculé, mais ces compos captent immédiatement l’attention. « For You » et « Cœur Joie » s’imposent avec une évidence naturelle, s’inscrivant dans la continuité sonore de la formation. On retrouve bien sûr l’empreinte d’Indochine (Nicolas Sirkis est le mentor du combo), mais aussi de La Femme, Cigarettes After Sex, Beach House, et aussi cette touche rétrofuturiste chère à Flora Fishbach.

Cherchant à se réinventer, Marion Brunetto a étendu sa palette aux textures électroniques. Le Roland Juno déroule ses ‘arpeggios’ pendant « Ultra-Fort ». Malicieusement, en introduction du morceau suivant, elle opère le lien en l'appelant « Séma...phore » ! Celui-ci incarne peut-être le mieux l’ADN du groupe : bedroom pop, guitares noyées de reverb, garage subtil. Il capte à merveille le 'zeitgeist' d'une jeunesse désenchantée. Le refrain, entêtant, est repris à l’unisson par une salle conquise.

Le son surprend par son parti pris 'shoegaze', parfois un peu sale. Là où Turquoise privilégiait la clarté, Requin Chagrin ose des résonances saturées dans les médiums, un mixage qui a la fâcheuse tendance de noyer la voix, mais fait merveille sur les titres les plus nerveux comme « BB ». Ce dernier clôt le set principal sur une énergie belle et tranchante.

En rappel, Marion livre une version épurée, seule en scène, de « Rose », une compo extraite du premier opus – un éponyme, paru il y a déjà onze ans. Et après « Volage », place à « Rêveries », une nouvelle épure carrément électro. Dans un geste inattendu, Marion se déplace soudain pour s’installer à la batterie ! (NDR : rappelons que c’était son premier instrument lorsqu'elle s'essayait aux fûts, à l'âge de 10 ans, sur « Boys Don’t Cry » de The Cure). L’effet scénique est ici saisissant. D'autant que la musicienne assure un max ! Un final en apothéose.

On regrettera, cependant, les remarques, qui paraissent un peu acerbes, adressées par Marion à ses musiciens, au fil du concert. Sans doute une forme de taquinerie? Rappelons leurs noms, car ils ont fourni une prestation remarquable: Gaël Etienne (guitare et claviers), Joseph Deschamps (basse) et Axel Le Ray (drums).

Au sortir de la Rotonde, on emporte l’image d’un concert aérien, lumineux et onirique – comme le songe d’un requin glissant dans les eaux profondes de la Méditerranée...

Setlist :

Décollage

Parachute

For You

Coeur Joie

Adelaïde

Mauvais Présage

Love

Forever

Déjà Vu

Altitude

Ciao Rubello

Ultra-Fort

Sémaphore

BB

Rappel :

Rose

Volage

Rêveries

(Organisation : Botanique)

 

Het Depot (Louvain) : les nouveaux concerts (update 20/02/2026)

Écrit par

Sa 06.06.2026
Arnout Van den Bossche

Sa 13.06.2026
Keb' Mo'

Di 18.10.2026
Levellers - 35 years of Levelling The Land

Me 28.10.2026
Zap Mama & K.ZIA

https://www.hetdepot.be

Parade Ground

Parade Ground fête ses 45 ans!

On les appelle “les petits frères de Front 242”. C'est vrai qu'ils sont longtemps restés dans l'ombre des légendaires créateurs de l'EBM (Electronic Body Music) mais ça ne les a pas empêchés de faire une remarquable carrière et de devenir, eux aussi, un groupe “culte” jusqu'au-delà de nos frontières.

Parade Ground a été formé en 1981 par les frères Jean-Marc et Pierre Pauly. Pionniers de la cold wave et de l'EBM, ils sortent leur premier single, « Moan On The Sly », en 1983 et sont restés actifs jusqu'à aujourd'hui. Notons qu'entre 1988 et 2007, le duo s'est consacré à d'autres projets artistiques comme l'écriture et les arts plastiques, ainsi qu'à la composition pour Front 242 (albums “Evil” et “Off”). Leur style combine une cold-wave glaciale et radicale avec une synth-pop dansante, caractérisée par des rythmes incisifs et des mélodies synthétiques, le tout soutenu par une esthétique visuelle dadaïste et des éléments plus 'industrial'. En plus de Front 242, ils ont régulièrement collaboré avec Colin Newman (de Wire). Leur chanson “Moans” a été utilisée à 3 reprises dans des films hollywoodiens, notamment dans “Little Sister” (2016).

Pour célébrer ses 45 ans, Parade Ground jouera:
- le 11 avril au festival 243 au Drink Drink à BXL - Event page - organisé par Alterprod;
- le 2 mai au Canal 10 à Hautrage - Event page – organisé par Inclassablevents & So New-Wave.

Pour gagner des tickets gratuits, rendez-vous ici!

Pour écouter l'interview de Parade Ground diffusée dans l'émission de radio WAVES, c'est ici.

 

Les Imprimés

Les Imprimés alignent les fondus/enchaînés

Écrit par

Les Imprimés sortiront leur second elpee, « Fading Forward », ce 10 avril chez Big Crown Records. Il fera suite à « Rêverie », paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, le groupe dévoile également un extrait marquant, « Again & again », dont le clip est à voir et écouter  

Ce nouvel album confirme la vision artistique de Morten Martens, multi‑instrumentiste autodidacte originaire de Kristiansand, en Norvège, qui signe ici l’écriture, l’interprétation et la production de la quasi‑totalité des titres, tout en assurant la plupart de l’instrumentation.

Sur « Fading Forward », Martens repousse encore les frontières de la soul moderne : une base chaleureuse et organique héritée des années 60 et 70, enrichie de touches doo‑wop, de rythmes influencés par le hip‑hop et d’une sensibilité mélodique rappelant l’alternative des années 90 et 2000. Un mélange qui confère à la musique des Imprimés un caractère à la fois intemporel et résolument contemporain.

Mais la force principale de Martens réside dans sa clarté émotionnelle. Ses compositions frappent immédiatement par leur sincérité, tout en révélant de nouvelles nuances à chaque écoute. Ce long playing explore ainsi avec profondeur les thèmes de l’amour, de la perte et de la résilience.

 

The Haunted Youth

Les larmes de The Haunted Youth

Écrit par

Après le succès de leur premier album, « Dawn Of The Freak », The Haunted Youth sortira leur second, « Boys Cry Too, ce 8 mai 2026 via Play It Again Sam. Le projet mené par Joachim Liebens, né à l’origine comme une aventure solo, dévoile également un premier extrait, « deathwish », en collaboration avec l’artiste d’Orlando Max Fry.

Sur « Boys Cry Too », Liebens opère un virage plus frontal et émotionnel. Loin de la délicatesse bedroom-pop de leurs débuts, le groupe propose ici un son plus brut, mêlant mélodies fragiles, distorsions abrasives et intensité explosive. L’elpee s’ouvre sur « in my head », une pièce de huit minutes, et se clôture par « ghost gir », marquant un voyage sonore sans retenue.

‘J’étais un gamin sur ‘Dawn Of The Freak »’, confie Liebens. ‘Tout sonnait comme des comptines, fragile, enfantin… Et maintenant, je suis plein d’angoisse et je défonce les portes ».

Le disque explore une large palette d’émotions, oscillant entre colère, paranoïa et vulnérabilité assumée. La première moitié reflète l’image du garçon au cœur brisé, muré dans l’agressivité ; la seconde révèle une sensibilité plus intime. Liebens souhaite célébrer la vulnérabilité des hommes et des garçons plutôt que d’en faire un stigmate.

Musicalement plus organique, « Boys Cry Too » met en avant batteries et guitares live, reléguant les synthés éthérés de leurs débuts au second plan. Le titre « castlevania » est décrit par Liebens comme le triangle parfait entre Nirvana, Alice In Chains et « Loveless » de My Bloody Valentine ». Si l’opus regorge de guitares saturées, ses influences tirent étonnamment vers le hip-hop, notamment Lil Peep, dont l’approche lyrique directe a inspiré Liebens.

Malgré cette intensité, le long playing laisse respirer l’auditeur : Liebens souhaite que chacun puisse projeter sa propre histoire dans les morceaux, nés de sa propre douleur mais pensés pour résonner universellement.

Devenus en quelques années l’une des sensations indie rock belges les plus remarquées, The Haunted Youth ont conquis un public international grâce à leur son dream pop vaporeux. Leur premier album a été salué par Rolling Stone France et KEXP, tandis que le groupe enchaîne les tournées à travers l’Europe et s’impose sur les scènes de Rock Werchter, Pukkelpop, Sziget ou Lowlands.

En gravant « Boys Cry Too », la formation semble prêt à franchir une nouvelle étape dans son ascension.

Le clip de « deathwish »  est disponible ici

 

Long Distance Calling

Le spectre de Long Distance Calling

Écrit par

Long Distance Calling a partagé « A Secret Place », premier single accompagné d’une vidéo, annonçant le long playing « The Phantom Void », attendu pour le 10 avril 2026. 

Présenté comme l’album le plus court, le plus dur et le plus puissant de leur carrière, « The Phantom Void » marque une prise de position artistique audacieuse. Entièrement instrumental, il déroule un récit sombre, cinématique et émotionnellement intense, porté par la tension, l’atmosphère et une profonde narration. Côté son, le groupe fusionne des paysages sonores massifs, des détails minutieux, des grooves percutants et une écriture plus directe et focalisée que jamais.

« A Secret Place » ouvre un concept audiovisuel : le clip constitue le premier chapitre d’une série connectée qui se déploiera dans les prochains mois, explorant cauchemars récurrents, boucles sans fin et menace invisible et inévitable – des thèmes qui reflètent le cœur hanté de l’elpee. Son et image s’entrelacent pour faire de « The Phantom Void » une expérience totalement immersive.

Le clip est disponible ici

 

 

youbet

Youbet, plus malin qu’on ne l’imagine…

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Le nouvel elpee de youbet sera éponyme, et il est annoncé pour le 1er mai via Hardly Art. Pour accompagner l’annonce, le duo a dévoilé le clip de “Ground Kiss”, morceau d’ouverture et premier extrait du disque. Et il est à voir et écouter

Écrit à un moment charnière, “Ground Kiss” naît d’une réflexion intime après la fin d’une relation longue de onze ans. Le principal auteur-compositeur Nick Llobet décrit le morceau comme une recherche infinie de ce quelque chose et la reconstruction qui accompagne les essais et les échecs.

 On y retrouve leur signature : un mélange de douceur lumineuse façon Big Thief et de décharges de frustration distordue, sublimé par la production de leur fidèle collaboratrice Katie Von Schleicher.

D’abord projet solo, youbet s’est mué en duo lors de l’arrivée de Micah Prussack, transformant leur univers musical en une véritable aventure à deux. Conçu entre des tournées intenses, le nouvel opus dépasse les limites du bedroom pop pour offrir un son plus ample, plus affirmé et profondément personnel.

Sur ce nouvel opus, le duo propose un langage musical collaboratif qui embrasse la contradiction, la croissance et la connexion — une nouvelle ère s’ouvre pour youbet.

White Fence

L’orange de White Fence

Écrit par

White Fence revient en force. Le 24 avril paraîtra « Orange », le nouvel album de Tim Presley, enregistré en ‘ice fifelity’ par Ty Segall dans son studio Harmonizer II. Après sept ans d’absence discographique, le groupe ravive sa pop éclatée et nerveuse avec une précision nouvelle.

Le premier extrait, « Your Eyes », est un bijou électrique où guitares ensoleillées, caisse claire incisive et mélodie ascensionnelle se mêlent pour peindre une romance lumineuse. Le titre est accompagné d’un clip réalisé par Agathe Rousselle, qui capture Tim Presley dans un monochrome élégant, les yeux tournés vers nous comme un écho vibrant du morceau.

Le single « Your Eyes » est disponible sous forme de clip 

À propos du disque, Tim Presley confie :

‘Amour/perte, addiction/réhabilitation, et un bon long regard dans le miroir… Mais aussi l’absurdité de la vie. Je voulais chanter de tout mon petit cœur. Chanter la vie.’

Avec l’aide de Ty Segall (également à la batterie), d’Alice Sandahl aux claviers et de Dylan Hadley sur deux morceaux, « Orange » traverse les sons pop des années 60 aux 2000 avec une liberté nouvelle — comme des Kinks projetés dans l’ère spatiale.

 

Magic Wands

Magic Wands vous souhaite bonne chance

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Sorti le 13 février 2026 chez Metropolis Records, « Wishing Well » marque le retour de Magic Wands. Un titre au rythme insistant, aux guitares tourbillonnantes et à la voix éthérée qui enveloppe le morceau d’une brume post‑punk/shoegaze.

‘Les paroles me sont venues lorsque j’étais l’invitée d’une invitée à un mariage un été’, confie Dexy Valentine. ‘Je me suis éclipsée dehors, je me suis assise près d’une fontaine en forme de puits à souhaits et j’ai commencé à écrire sur une serviette. Lorsque nous avons trouvé la musique, j’ai pensé que ces mots conviendraient parfaitement’.

Co‑écrit et produit par Dexy Valentine avec son partenaire Chris Valentine, « Wishing Well » est la chanson‑titre d’un EP attendu pour fin avril. Il fait suite à « Sacred Mirrors » (janvier), un single collaboratif enregistré en compagnie de John Ashton (The Psychedelic Furs), ainsi qu’à « Cascades », le sixième elpee du duo paru à l’automne 2025.

Le morceau bénéficie d’un clip vidéo et il est disponible

 

 

Cactus Club/Muziekcentrum (Bruges) : l’agenda (pdate 17/02/2026)

Écrit par

28.02 OMAR SOULEYMAN

03.03 KVR (LANDER GYSELINCK, DRIES LAHEYE & NIELS BROOS)

04.03 COURTNEY MARIE ANDREWS + AÄRON KOCH

06.03 STEREOLAB

07.03 DJ HELL + CJ BOLLAND + FRED NASEN <club cactus> - ORGANISATION: STRICTO TEMPO I.S.M. CACTUS

11.03 MARIA ISKARIOT + GALAXY ROCKERS

12.03 YONG YELLO

15.03 AFRO ANATOLIAN TALES - ORGANISATION: STRICTO TEMPO I.S.M. CACTUS

20.03 DE DOLFIJNTJES - ORGANISATION: YEKE YEKE CONCERTS COMPLET

20.03 Dub Revolution - Forward Fever + more tba <cactus cafÉ TAKEOVER>

21.03 ADMIRAL FREEBEE

23.03 THE GROWLERS

25.03 BOROKOV BOROKOV + YOUNISS

26.03 PSYCHONAUT <BRUGES IS DOOMED>

27.03 DRESSED LIKE BOYS + LISETTE COMPLET

02.04 THE HICKEY UNDERWORLD

03.04 CLUB CARLA - CARLAMOTE ALL NIGHT LONG <cactus cafÉ TAKEOVER>

05.04 KNIVES <BREAKING WAVES>

09.04 TOM SMITH COMPLET

11.04 TORTOISE - I.S.M. KAAP

12.04 THE PERFECT TOOL (USA TOOL TRIBUTE) - ORGANISATION: DEVIL IN A BOX

13.04 GIFT <breaking waves>

17.04 LUKE SLATER + GAAL + MAN OUTTA SPACE<club cactus> - ORGANISATION: STRICTO TEMPO I.S.M. CACTUS

20.04 YUUF <breaking waves>

22.04 OPROER

25.04 Apollo Brown w./ Journalist 103 (The Left) & Guilty Simpson (Dice Game) - Gas Mask Anniversary tour - I.S.M. HUSSLE

26.04 L.A. SALAMI NIEUWE DATUM

02.05 DAS POP - ORGANISATION: FKP SCORPIO

02.05 DISCO! - SOULMOTION DJS ALL NIGHT LONG <cactus cafÉ TAKEOVER>

03.05 W.I.T.C.H. (We Intend To Cause Havoc) - I.S.M. CULTUURCENTRUM BRUGGE

04.05 EYDIS EVENSEN - I.S.M. CULTUURCENTRUM BRUGGE

10.05 SVALBARD <BRUGES IS DOOMED>

11.05 ARSENAL - TRY-OUT COMPLET

11.05 GREAT LAKE SWIMMERS COMPLET

15.05 JASPER STEVERLINCK NIEUWE DATUM / LAATSTE TICKETS

19.05 PREWN + HEAD ON STONE <BREAKING WAVES>

23.05 BLACK SABBATH & OZZY OSBOURNE BY OZZYFIED + NYMUE - ORGANISATION: SHOW-TIME.BE

26.05 BRENNT VANNESTE

28.05 LA JUNGLE + RONKER

03.06 ATA KAK

05.06 OASIS TRIBUTE BY OASIES- ORGANISATION: SHOW-TIME.BE

06.06 BLVRD - LINE-UP TBA <cactus cafÉ TAKEOVER>

08.06 MEMORIALS <BREAKING WAVES>

12.06 10CC - ORGANISATION: STRICTO TEMPO I.S.M. CACTUS

15.06 MODERN NATURE <BREAKING WAVES>

10, 11 & 12.07 CACTUSFESTIVAL 2026

23.09 CORY HANSON NIEUWE DATUM

24.09 FISCHER-Z - ORGANISATION: STRICTO TEMPO I.S.M. CACTUS

09.10 BIZKIT PARK- ORGANISATION: SHOW-TIME.BE LAATSTE TICKETS

11.10 BIZKIT PARK - EXTRA SHOW- ORGANISATION: SHOW-TIME.BE

11.11 JOAN AS POLICE WOMAN

19.11 ÃO

27.11 AC/DC BY HIGH VOLTAGE - ORGANISATION: SHOW-TIME.BE

21.04 OKO YONO - WE ARE STARDUST, WE ARE GOLDEN - THE WOMEN OF THE 60S AND 70S - i.S.M. CENTRE CULTUREL DE BRUGES NOUVELLE DATE

https://www.cactusmusic.be/

 

Live Nation– les nouveaux concerts (update du 15–02–2026)

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Jeudi 19 février 2026 – Bertrand Belin – Ancienne Belgique, Bruxelles

Jeudi 27 août 2026 – Sylvie Kreusch – OLT Rivierenhof, Deurne

Samedi 29 août 2026 – Sylvie Kreusch – OLT Rivierenhof, Deurne

Samedi 17 octobre 2026 – J.Cole – AFAS Dome, Anvers

Vendredi 06 novembre 2026 – Son Mieux – De Posthoorn – Hamont–Achel

Samedi 07 novembre 2026 – Son Mieux – Het Dépôt, Louvain

Dimanche 08 novembre 2026 – Son Mieux – Trix, Anvers

Mercredi 27 janvier 2027 – Bertrand Belin – OM Concerts, Liège

 http://www.livenation.be/

 

 

Avatar

Un spectacle titanesque !

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Ce vendredi 13 février, Avatar présente son Metal Circus sous les projecteurs de l’Ancienne Belgique. Fondé en 2001 à Göteborg, le quintette suédois, maquillé et volontiers théâtral, s’impose depuis comme une formation explosive dont l’identité visuelle et sonore déroute et fascine. Le combo enchaîne chorégraphies millimétrées, effets spéciaux et guitares déchaînées, tandis que Johannes Eckerström se transforme en une créature cinématographique évoquant tour à tour le Joker ou The Crow. S’appuyant sur des opus tels que « Feathers & Flesh » (2016), « Avatar Country » (2018) ou le plus récent « Dance Devil Dance » (2023), le band continue d’explorer un univers foisonnant sans jamais perdre son énergie brute. Sur les planches, Avatar offre une expérience totale, oscillant entre riffs survoltés et extravagance spectaculaire.

Si la tête d’affiche véhicule incarne parfaitement l’image de personnages excentriques, les premières parties repoussent tout autant les frontières du raisonnable. Pour ouvrir la grande messe métallique, Avatar convie dans son sillage les Norvégiennes de Witch Club Satan et les redoutables Néo‑Zélandais d’Alien Weaponry.

Witch Club Satan, trio norvégien fondé en 2022 à Oslo, est une formation entièrement féminine – Nikoline Spjelkavik (guitare et chant), Victoria Røising (basse et chant) et Johanna Holt Kleive (batterie et chant) – dont l’esthétique puise dans le théâtre (également), le féminisme et la sorcellerie. Pour leur première date en Belgique, les trois musiciennes se présentent sur les planches à 18 h 45 précises. Drapées dans leurs robes crochetées, coiffées de cornes, elles surgissent d’un imaginaire rituel plus que d’un banal car de tournée.

Dès que « Hysteria » résonne, le cérémonial démarre sans préambule : les incantations grondent, les hurlements de « Mother Sea » s’élèvent tels des cris perdus dans une forêt infernale. Ce n’est pourtant qu’un prélude à la déferlante qui suit. Les cuivres éclatent, les robes tombent, et le trio, sous « I Was Made By Fire », « Black Metal Is Krig » et la conclusion « Solace Sisters », transperce littéralement nos tympans d’un trident sonore incandescent. Le combo livre une prestation hypnotique, féroce et totalement habitée (page ‘Artistes’ ici photos ). 

La deuxième formation à fouler le podium impressionne immédiatement : Alien Weaponry, trio néo‑zélandais de heavy metal originaire d’Auckland et établi à Waipu, implique le batteur Henry de Jong, le guitariste Lewis de Jong et, depuis 2020, le bassiste Tūranga Morgan‑Edmonds. Tous trois puisent dans leurs racines maories une part essentielle de leur identité musicale, écrivant et interprétant plusieurs titres dans leur idiome.

Le spectacle démarre lorsque Henry de Jong se dresse face à ses fûts, et déclenche un haka fulgurant. Ses deux comparses surgissent ensuite sur le podium et s’en emparent totalement. La puissance du haka, sa tension et son intensité bouleversent l’auditoire. Sous « Rū Ana Te Whenua », extrait de leur remarquable opus « Te Rā », la salle se soulève. Leur métal devient un cri, une incarnation farouche d’espoir et de résistance.

Lewis de Jong impressionne, ses dreadlocks descendant jusqu’aux talons ; le trio joue à corps ouvert, incarnant sa culture avec une sincérité désarmante. Leur présence sur les planches s’avère magistrale. « Te Riri o Tāwhirimātea » embraie : guitare vibrante, rythmique tribale, tension remarquable. Puis « Mau Moko » déploie un groove nourri de thrash metal robuste et inspiré.

Le combo, qui marie ses racines culturelles à des couleurs guerrières et à de massifs riffs nu metal, évoque par moments la démarche de la formation mongole, The Hu. La fosse s’agite : ça pogote sec, les circles s’organisent presque joyeusement. Votre serviteur reste littéralement scotché : ce trio incendiaire réussit à embraser les planches de l’AB et remplit parfaitement son rôle de première partie. Aucun doute : Alien Weaponry, a l’étoffe pour conquérir les stades (page ‘Artistes’  photos ici). 

Setlist : « Rū Ana Te Whenua », « Te Riri o Tāwhirimātea », « Mau Moko », « Taniwha », « Kai Tangata ».

La salle de l’AB est comble lorsque l’heure d’Avatar approche, et l’électricité qui circule dans la fosse ne laisse aucun doute : les Suédois sont attendus comme des héros médiévaux émergeant d’une légende. La dimension théâtrale qu’ils injectent dans chacun de leurs shows fascine déjà avant le premier riff. Leur entrée, digne d’une pièce grandiose, renforce cette impression.

Le décor baigne sous un halo bleu. Dans les haut‑parleurs, un vieux gramophone crépite, puis sa mélodie chancelle avant de se muer peu à peu en une tempête rugissante. On se retrouve projeté au cœur d’un fjord déchaîné, en pleine mer, dans un chaos sonore d’une intensité picturale. Au fond, une estrade imposante accueille une double batterie chargée à bloc. Soudain, l’estrade s’écarte en son centre : une ouverture se crée pour permettre au quintette de surgir depuis les coulisses.

Johannes Eckerström avance en premier, silhouette sombre enveloppée d’une cape à capuche. Il balance une lanterne, dont les oscillations rythment ses pas, suivi de ses deux guitaristes, du batteur et du bassiste. L’atmosphère est posée. Leur rituel d’ouverture explose sous « Captain Goat », et la fosse répond par un hurlement unanime.

Le set s’emballe aussitôt : « Silence In The Age Of Apes » déferle. Johannes abandonne sa cape pour révéler un frac en cuir à queue‑de‑pie, puis « The Eagle Has Landed » transforme l’AB en un véritable carnaval métallique. À peine ce diptyque retentissant s’achève‑t‑il que le frontman interroge la foule : veut‑on accélérer le tempo ? Question presque insolente pour une fosse chauffée à blanc. Une clameur surgit, verdict sans appel.

Le combo enchaîne par « In The Airwaves », qui propulse tout le monde dans un tourbillon dont il s’avère difficile de se remettre. La suite est déjà en marche. Johannes revêt alors son manteau de cirque et, sous le voile macabre de « Bloody Angel », l’auditoire reprend pleinement les rênes.

Puis survient « Death and Glitz », riff glam massif et volontairement graisseux, déclenchant un pogo aux allures de fête foraine sous amphétamines. Depuis le début du concert, divers robots circulent déjà entre les musiciens en charriant d’étranges accessoires. Mais pendant « Death and Glitz », l’absurde atteint un sommet : un homme doté d’une cymbale fixée sur la tête surgit à l’arrière d’un robot. Le drummer frappe une seule fois la cymbale, et comme si l’on enclenchait un mécanisme, la formation relance son assaut sonore en alignant « Blood » puis « The Dirt I’m Buried In ».

Le quintette disparaît ensuite un court instant. Lorsqu’il revient, les cinq membres se rangent en ligne face au public pour entonner « Colossus », avant de reprendre leur configuration habituelle pour « Torn Apart ». Mais Avatar ne se contente jamais d’une simple transition. L’estrade du batteur s’ouvre de nouveau : un piano glisse majestueusement vers l’avant‑scène. Johannes s’installe derrière les ivoires, entame une conversation chaleureuse, évoque son amour pour Bruxelles et confie avoir dégusté des choux de Bruxelles plus tôt dans la journée. Puis il dédie quelques mots aux deux formations qui ont ouvert la soirée.

Il attaque « Howling At The Waves » en solitaire, la mélodie délicate se gonflant ensuite des interventions successives du band. La salle retient son souffle durant ce moment suspendu, rare éclair de douceur dans ce tourbillon théâtral.

Le combo quitte encore les planches. Un trône royal apparaît, massif, presque irréel. Lorsqu’Avatar réapparaît, il procède à un couronnement spectaculaire : Jonas Jarlsby, transformé en monarque mythique, gouverne « Legend of the King » depuis son siège monumental. Ses traits de guitare, à la fois mélodiques et viscéraux, fendent l’air comme des éclairs.

La parenthèse solennelle s’efface ensuite pour céder la place au sprint final. « Let It Burn » déploie un refrain incendiaire et un chaos carnavalesque. Le dernier souffle se joue sous « Hail The Apocalypse », déflagration ultime qui embrase l’AB une dernière fois. Trempé de sueur, Eckerström pousse un rugissement final, quasi animal, qui clôt ce spectacle titanesque.

Le rappel parachève l’épopée : « Tonight We Must Be Warriors », « Smells Like a Freakshow » puis « Hail the Apocalypse » transpercent une dernière fois les enceintes, avant que « We’ll Meet Again » (reprise de Vera Lynn) ne referme cette nuit hors norme.

Avatar a livré, ce soir, une performance démesurée, théâtrale, furieuse et bourrée d’éclats visuels. Une odyssée métallique qui laisse des étoiles dans les yeux et un grondement dans la poitrine.

Setlist : « Captain Goat », « Silence In The Age Of Apes », « The Eagle Has Landed », « In The Airwaves », « Bloody Angel », « Death And Glitz », « Blood », « The Dirt I'm Buried In », « Colossus », « Torn Apart », « Howling At The Waves », « Glory To Our King », « Legend Of The King », « Let It Burn », « Tonight We Must Be Warriors ». 

Rappel : « Don’t Go In The Forest », « Smells Like A Freakshow », « Hail the Apocalypse », « We'll Meet Alain » (Vera Lynn cover)

Photos Avatar ici

(Organisation : Live Nation)

 

 

Het Depot (Louvain) : les nouveaux concerts (update 13/02/2026)

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Di 05.04.2026
Dub Unit #15

Ve 10.04.2026
What-U-On-About?! presents Enei, Skeptical, Simula & more
Top-notch drum & bass!

Sa 07.11.2026
Son Mieux

Je 28.01.2027
Steven Mahieu

Me 10.02.2027
Radio Guga

https://www.hetdepot.be

             

Gent Jazz 2026 : 13 nouveaux noms (update 12/02/2026)

Écrit par

La programmation de la 25e édition du Gent Jazz continue de s’étoffer et de se diversifier avec 13 nouveaux noms. Du 2 au 18 juillet, de grandes pointures internationales telles que Sun Ra Arkestra, Asaf Avidan et José González se produiront sur la scène principale, la Main Stage, tandis que, côté jardin, sur la Garden Stage, de jeunes talents tels que Rio Kosta et Tomoki Sanders s’en donneront à cœur joie.

http://www.gentjazz.be

Couleur Café 2026 : de nouveaux noms (update 12/02/2026)

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Line-up

 

Vendredi 26/06

Ayito - Ezra Collective - Keblack - Lila Iké - Pongo - Reemah - redveil - Rema - Ruger

 

Samedi 27/06

Anaïs B - Caio Prince - Danny Ocean - Dino D'Santiago invites Mayra Andrade & Batukadeiras - Greentea Peng - O.B.F x CHARLIE P x SR WILSON - Obongjayar

 

Dimanche 28/06

Amaarae - Ashkabad - DC3 - Gaz Mawete - Genezio - ISHA & Limsa - Jamz Supernova - P.L.L - Stand High Patrol - Thee Sacred Souls - Tribal Kush

 

(Les nouveaux noms en gras)

https://www.couleurcafe.be

Cactus festival : de nouveaux noms (update 12/02/2026)

Écrit par

GOOSE, High Hi, Hiqpy et Nusantara sont venus étoffer la programmation.

http://www.cactusfestival.com

Counterparts

Counterparts + guests, Trix, Anvers le 11 février 2026 – Photos

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Counterparts est revenu en Belgique pour sa tournée “Heaven Let Them Die 2026” et s’est produit le 11 février à Trix. Un concert puissant de la part de ces punks hardcore canadiens !

L’année dernière, ils ont sorti leur quatrième EP “Heaven Let Them Die” ; en outre, sept albums studio sont déjà parus. Counterparts s’est imposé comme une référence dans la scène hardcore et metalcore.

Les special guests de la soirée : Sunami, One Step Closer et les Britanniques de God Complex.

Prêts pour quatre sets ultra intenses…

SUNAMI

Originaire de Californie et sans concession : SUNAMI délivre un hardcore beatdown pur et agressif. Leurs concerts explosifs en font l’un des noms les plus marquants du moment.

ONE STEP CLOSER

Un hardcore mélodique venu de Pennsylvanie, combinant des textes sensibles à des riffs puissants. Ils excellent dans des shows immersifs et une approche rafraîchissante du hardcore traditionnel.

GOD COMPLEX

Dur, sombre et sans compromis : le groupe britannique God Complex mélange hardcore, metal et influences industrielles pour un résultat radical. Attendez-vous à une intensité totale du début à la fin.

 

POUR LES FANS DE

Architects, Knocked Loose, Defeater, Being As An Ocean

(source : Trix/Biebob)

 https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/9025-god-complex-11-02-2026

Découvrez les photos :

Counterparts

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/9028-counterparts-11-02-2026?catid=category

Sunami

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/9027-sunami-11-02-2026?catid=category

One Step Closer

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/9026-one-step-closer-11-02-2026?catid=category

God Complex

https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/9025-god-complex-11-02-2026

 

Org : Biebob (en collaboration avec Trix, Anvers)

 

Ancienne Belgique (Bruxelles) : les nouveaux :concerts (update 11/02/2026)

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sam. 21 mars |
Double Bill: Francesco Cavaliere & Marja Ahti

dim. 07 juin |
HUMBE

lun. 12 oct. |
The Sisters Of Mercy

jeu. 14 janv. |
Suzane

sam. 27 mars |
Sam Sauvage

http://www.abconcerts.be

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