L’errance de Russ Tolman

Russ Tolman a annoncé la sortie de son nouvel album le 18 septembre 2026 (vinyle/CD), lequel est déjà disponible en version numérique (Flatiron Recordings). En attendant, il a partagé le single « Streets Of Denim ». Russ Tolman est un…

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Greg Freeman ostéopathe ?

Greg Freeman a partagé « Indu », premier extrait de son nouvel opus, « All Set The Bone », attendu le 2 octobre chez Transgressive/Canvasback. Le titre s’accompagne d’un clip (à découvrir ici) Produit par John Congleton, ce disque marque une nouvelle étape…

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Lucky Break

Lucky Break y est arrivée…

L’artiste indie rock « Lucky Break », originaire de San Francisco et basée à New York, vient de dévoiler une nouvelle version de « Head Down » en collaboration avec la musicienne de renom Melissa Auf der Maur (Hole, Smashing Pumpkins), accompagnée d’un nouveau clip vidéo. Le premier album de l’artiste, « Made it! », est désormais disponible chez Fire Records.

« Head Down » est une exploration lumineuse et riche, portée par la guitare, de l’illusion de l’innocence qui permet de détourner le regard, et du désir de gratification immédiate. Fan de longue date de Melissa Auf der Maur, Lucky Break déclare : ‘Le travail de Melissa est une source d’inspiration et d’influence tellement importante pour moi, depuis ma plus tendre enfance. C’est un immense honneur de l’avoir à mes côtés sur ce projet. Je l’admire à bien des égards : pour son talent artistique, sa voix et son engagement farouche en faveur de la justice. Je lui suis extrêmement reconnaissante pour son soutien et je suis tellement, tellement ravie qu’elle participe à cette version de la chanson.’

Le clip qui accompagne le titre, réalisé en stop-motion, met en scène les illustrations originales caractéristiques de Lucky Break, inspirées des vidéos YouTube des années 2010. ‘Cette vidéo s’inspire des vidéos “bullying story time” que les filles réalisaient aux débuts d’Internet, et qui m’avaient vraiment fascinée quand j’avais 11 ou 12 ans. Ces vidéos ont été l’un des premiers moyens importants par lesquels les jeunes femmes ont commencé à parler de leur santé mentale en ligne ; j’ai donc voulu rendre hommage à cette époque et à l’impact qu’elle a eu sur moi.’

À propos de la signification du projet, Lucky Break ajoute : ‘Tout ce projet me ramène à mes premières années d’adolescence d’une manière vraiment magnifique. Il allie mon obsession d’enfance pour Hole et le grunge, ainsi que ces recoins étranges réservés aux filles sur Internet. D’une certaine manière, il traite de la féminité sombre, et, je suppose, du pouvoir qui découle de cette découverte de soi. J’ai vraiment l’impression d’avoir bouclé la boucle et je suis tellement heureuse d’avoir l’occasion de partager cela avec les autres !’

KEXP a écrit que ce premier album est ‘ … un ensemble captivant de morceaux d’indie rock introspectifs aux accents de folk et de bedroom pop… « made it ! » se caractérise par des paroles sincères, à la manière d’un journal intime, portées par une voix émouvante et des arrangements riches en refrains accrocheurs, ce qui en fait un premier album profondément attachant.’

Produit par l’ingénieure du son Jessica Thompson, nominée aux Grammy Awards (Margo Guryan, X-Cetra, Erroll Garner), en collaboration avec son ami et coproducteur Elliott Woodbridge, « Lucky Break » s’inspire des sons de son enfance. La musicienne ajoute : ‘J’ai donné toute sa cohérence au son de l’album en mélangeant tout ce que j’ai écouté en grandissant – de la pop à la country – et en m’inspirant de la scène indie alternative des années 90, comme Pavement et Fiona Apple, mais aussi de Lucinda Williams, John Prine et Joni Mitchell, qui ont également trouvé leur place dans cet album.’

« Lucky Break » est un projet musical qui capture la vaste palette d’émotions – joie, peur, tristesse, espoir et tout ce qui se trouve entre les deux – qui accompagnent le passage à l’âge adulte.

Pour découvrir le nouveau single « Head Down », c’est

 

 

Ibrahim Maalouf

Ibrahim Maalouf allume les trompettes de demain !

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Après le succès de TRUMPETS OF MICHEL-ANGE - salué par la critique, cumulant des millions de streams et donnant lieu à plus de 140 dates de concerts à travers le monde - Ibrahim Maalouf poursuit et approfondit son projet avec la sortie de l’album TRUMPETS OF MICHEL-ANGE VOL.2. Un nouvel album qui marque une étape décisive dans l’aventure musicale et humaine initiée autour de la trompette à quart de ton.

Ce deuxième volume affirme plus que jamais la place centrale des Trompettes de Michel-Ange : un ensemble de trompettistes professionnels formés et réunis autour d’Ibrahim Maalouf grâce à une vaste initiative pédagogique visant à rendre accessible la trompette à quart de ton, créée par son père dans les années 60. En mettant à disposition une gamme d’instruments identiques à la trompette qu’il utilise lui-même, mais aussi à travers une académie associée à ses concerts et à ses enregistrements, ce projet permet à des musiciens du monde entier d’accéder à un même langage musical. Là où le premier album incarnait un acte fondateur, TRUMPETS OF MICHEL-ANGE VOL.2 s’inscrit comme un passage de relais, consacrant l’émergence d’un ensemble désormais pleinement acteur, presque autonome, porté par une identité sonore collective forte.

Musicalement, ce deuxième volume prolonge la narration du premier tout en élargissant son horizon. Les voix multiples des trompettistes dialoguent, s’entrelacent et dessinent un récit collectif où l’amour, la filiation et la transmission demeurent au cœur du propos, tandis que s’affirment avec force les notions de groupe, d’écoute et d’indépendance artistique. Cette ouverture se manifeste également par la participation de guests internationaux prestigieux invités en featuring sur l’album qui viennent enrichir et élargir encore le spectre musical de l’album : Nai Barghouti, Jon Batiste, MonoNeon, Las Migas, Gonzalo Rubalcaba, Pedrito Martinez, Trombone Shorty, Weedie Braimah, Rasika Shekar, Richard Galliano et Hamilton de Holanda.

Avec TRUMPETS OF MICHEL-ANGLE VOL.2 Ibrahim Maalouf confirme son rôle de passeur et de visionnaire, tout en laissant la lumière à une nouvelle génération de musiciens, capables de faire vivre et d'inventer l'avenir de cet instrument singulier sur les scènes et dans les studios du monde entier.

Un album manifeste, vibrant et fédérateur, qui transforme une initiative pédagogique en une aventure musicale collective d’envergure.

Toujours guidé par la philosophie de transmission qui anime Ibrahim Maalouf depuis ses débuts, l’album TRUMPETS  OF  MICHEL-ANGE  VOL.2  approfondit l’exploration artistique de la trompette à quart de ton, devenue le symbole d’un langage musical ouvert, accessible et universel. Aujourd’hui les Trompettes de Michel-Ange ne sont plus seulement les héritiers d’un savoir : ils en sont les porteurs, les interprètes et les créateurs.

“TRUMPETS OF MICHEL-ANGE est né comme un rêve de partage et de transmission. Aujourd’hui, ce rêve prend une nouvelle dimension : voir ces musiciens s’exprimer ensemble, s’émanciper et porter cette musique par eux-mêmes est l’aboutissement le plus précieux du projet”, explique Ibrahim Maalouf.

Camille Anssel

Camille Anssel prend feu sans se consumer !

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Après sa reconnaissance au Tremplin Music'al 2022, un premier EP sorti en juin 2024, orienté chanson française, Camille Anssel opère un virage assumé avec L’ÉTINCELLE, son nouvel EP indé-pop.

Porté par des sonorités plus modernes et une énergie renouvelée, L’ÉTINCELLE conserve l’ADN poétique de Camille Anssel : une voix sensible, des textes ciselés, et cette mélancolie lumineuse qui fait sa singularité.

Trap, incandescente, avec une tension brute et des mots à vif.

Librement inspiré du roman Ces orages-là de Sandrine Collette

Un extrait ici.

Quentin Mosimann

"SOON" : quand Mosimann invite Gaëtan Roussel dans son univers …

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Mosimann dévoile 'SOON' en featuring avec Gaëtan Roussel, son nouveau single inspiré de sa série virale Dream Track (plus de 300 millions de vues).

Après le succès de “Halo” avec Tribbs et ‘Ghosts’ avec Skip The Use, il revisite le titre iconique certifié platine 'Help Myself', en mêlant héritage pop/rock, production électronique contemporaine et paroles en anglais.-

Cet été, Mosimann performera aux Francofolies de Spa le 26 juillet et le 25 juillet à Tomorrowland.

Le titre est à découvrir ici.

Pomme

Quand Pomme dresse un portrait sans détour des violences de l'ordinaire !

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« Il faut trouver le loup avant qu’il ne fasse d’autres victimes. » Derrière les apparences d’une comptine sombre,

Pomme signe avec « le village » une chanson aussi envoûtante que politique. Une œuvre qui s’inscrit dans la continuité de son parcours tout en ouvrant de nouveaux horizons créatifs, à la croisée de l’intime, du symbolique et du collectif.

Depuis la parution de Saisons en 2024, Pomme n’a cessé d’explorer d’autres territoires artistiques. Désormais indépendante, elle avance selon son propre rythme, affranchie des schémas traditionnels de l’industrie musicale, laissant chaque création trouver sa forme et son moment.

C’est dans cet état d’esprit qu’est née « le village », une chanson écrite par Pomme et co-composée avec Aaron Dessner. Comme souvent dans leurs collaborations, le morceau est né dans l’instant, à travers un processus d’écriture automatique où les mots surgissent au même moment que l’enregistrement. Inspirée à l’origine par l’univers du jeu du loup-garou, auquel Pomme joue depuis l’enfance, la chanson s’est progressivement révélée comme une métaphore bien plus profonde.

À travers les figures du loup, de la sorcière ou du chasseur, « le village » évoque les violences systémiques faites aux femmes et aux personnes queer, la peur qui accompagne certains gestes du quotidien, mais aussi le désir de reprendre le pouvoir. Sous ses airs de fable populaire, le morceau porte une colère sourde face à une réalité persistante, tout en laissant entrevoir la possibilité de la résistance, de la solidarité et de la réparation.

Plus rugueux, plus grunge que certaines de ses compositions récentes, « le village » puise son énergie dans cette colère transformée en élan créatif. Les arrangements, portés par la sensibilité cinématographique d’Aaron Dessner et la vision artistique toujours plus affirmée de Pomme, dessinent un paysage à la fois inquiétant et magnétique.

L’univers visuel du morceau prolonge cette réflexion. Entre références au Loup et l’Agneau de La Fontaine, iconographie biblique et esthétique gothique inspirée des gravures anciennes, Pomme met en scène la figure de l’agneau, symbole de vulnérabilité et d’innocence, et face à lui, le loup qui incarne la menace.

Avec « le village », Pomme confirme une nouvelle fois sa capacité narrative, son exigence artistique et sa sincérité. En transformant une expérience à la fois intime et collective en une chanson universelle, elle poursuit son chemin singulier.

Tous les bénéfices liés à la vente de son single sur le store seront reversés à une association de soutien aux victimes de VSS.

Le clip est à voir ici.

Feu ! Chatterton

"Ce qu'on devient" : quand Feu! Chatterton apprivoise l'amour

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Feu! Chatterton rejoint le roster du milieu !

Feu! Chatterton est de retour avec un clip et un radio edit pour Ce qu'on devient, extrait de leur quatrième album studio Labyrinthe paru en septembre 2025. Déjà disque d'or et bientôt disque de platine en France, cet album confirme la place du groupe parmi les figures majeures de la scène française, porté par une tournée triomphale, plusieurs nominations aux Victoires de la Musique et un second Forest National annoncé ce jour, pour le 14 février 2027 !

Réalisé par Sacha Teboul, compagnon de route de Feu! Chatterton depuis leurs débuts, le clip a été tourné en pellicule 16mm sur trois jours, comme un court-métrage. Il met en scène Arthur Teboul et la comédienne Marie Colomb dans le rôle de deux amants traversant le temps et les épreuves. À l'image de la chanson, il explore avec délicatesse la question de l'amour qui dure et, plus largement, celle des liens que nous cherchons à préserver dans un monde qui tend à les fragiliser.

"Ce qu'on devient est une chanson qui regarde l'amour sans illusion mais sans cynisme. Je voulais faire un film à cette image : mélancolique, parfois inquiet, mais traversé par une confiance obstinée dans la possibilité du lien" explique Sacha Teboul.

Le clip est à découvrir ici.

Avis aux artistes émergents de la Fédération Wallonie‑Bruxelles : le Concours Circuit 2026 est lancé !

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Ce tremplin permettra à cinq projets de bénéficier d'un accompagnement sur mesure par des professionnel·les du secteur et des salles de concerts partenaires

LES INSCRIPTIONS SONT OUVERTES JUSQU'AU 26 JUILLET

Le Concours Circuit, organisé par la fédération Court-Circuit, revient en 2026 avec sa dernière formule qui met l’accent sur l’accompagnement, la collaboration et la valorisation des talents émergents de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Véritable tremplin pour les artistes en développement, le Concours Circuit s’inscrit depuis plus de 25 ans comme un acteur incontournable du paysage musical belge. Pour cette nouvelle édition : accompagnement sur mesure en étroite collaboration avec les professionnel·les du secteur musical et des salles de concerts.

Les salles marraines

Plutôt que de récompenser un·e seul·e gagnant·e, le Concours Circuit met en lumière une sélection prometteuse de 5 artistes lauréats, choisi par un jury de professionnel·les lors d'une journée d'audition live. Chaque projet sélectionné bénéficiera d’un accompagnement structuré et personnalisé, rendu possible grâce à l’implication active des “salles marraines”.

Ces lieux partenaires — membres du réseau Court-Circuit — joueront un rôle clé dans le développement des artistes en offrant :

- De la résidence en automne 2026

- Du feedback approfondi (artistique, technique, communication)

- Un soutien technique et administratif adapté aux besoins du groupe ou de l'artiste

Un tremplin pour les artistes... et une vitrine pour les salles

Ce dispositif vise un double objectif : d’une part, outiller les artistes pour leur permettre de mieux appréhender le circuit professionnel, de structurer leur projet et de faciliter leur insertion sur les scènes locales et internationales ; d’autre part, mettre en valeur l’expertise des salles partenaires, souligner leur engagement envers l’émergence et reconnaître leur rôle essentiel dans l’écosystème musical.

En favorisant la relation directe entre les artistes et les professionnel·les du secteur, Court-Circuit réaffirme son soutien à la scène indépendante et émergente en FWB.

"Le Concours Circuit, quand les salles de concerts accompagnent l'émergence"

Le Concours Circuit s'adresse aux artistes de tous styles dits "alternatifs" (pop, rock, folk, indie, garage, electronica, hip hop, psyché, post rock, expérimental, hard, lo-fi...) résidant en Wallonie ou à Bruxelles et proposant un répertoire original en auto production/n'étant pas engagé·es auprès d'un label.

Les inscriptions au Concours Circuit se font uniquement via la plateforme court-circuit.band et ce jusqu'au 26 juillet 2026 inclus. Les noms des 10 projets sélectionnés seront connus à la rentrée de septembre suite à l'écoute à l'aveugle et délibération d'un jury de professionnel·les du secteur musical en FWB.

LES INSCRIPTIONS SE FONT ICI

 

24 juin – 26 juillet : Appel à candidatures en ligne sur court-circuit.band

Fin août / début septembre : Annonce des 10 projets sélectionnés

12 septembre : Journée de sélection live et annonce des 5 lauréat·es au Rockerill à Charleroi

Octobre – novembre : Résidences et accompagnement des lauréat·es dans les salles marraines

11 décembre : Showcases Night au Botanique, en présence du réseau professionnel

Live is Live 2026 : dimanche 28 juin

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Après une première édition organisée en 2022 sur la plage de Zeebruges (NDR : un écho au défunt Beach Festival des années 90), Live is Live a posé ses valises à Anvers, sur le site du Middenvijver. Deux éditions suivent en 2023 et 2024, avant une pause en 2025, assortie de la promesse d’un retour. Les affiches précédentes ont accueilli The National à deux reprises, Editors, The War on Drugs, dEUS ou encore Grace Jones, sans toutefois atteindre le sold-out.

Cette édition ne l’atteindra pas davantage, même si l’on espère que le festival poursuivra sa route. En cause, sans doute, des tarifs élevés : 125 euros l’entrée, davantage encore pour l’accès au front stage. Chaque soir mise sur une tête d’affiche censée attirer la foule — Robbie Williams le samedi, Nick Cave aujourd’hui, Iron Maiden le lundi — tandis que le reste du programme paraît moins fédérateur. D’autant que le festival se concentre sur une seule scène : cinq à sept formations se succèdent au fil de la journée.

Pourtant, ce dimanche avait de quoi susciter l’engouement. Après l’annonce de Nick Cave & The Bad Seeds dès octobre 2025, l’organisation clamait que l’Australien choisirait lui-même le reste de l’affiche. De quoi provoquer une première ruée vers les tickets (NDR : votre serviteur compris). Fin février 2026, la question se pose toutefois : qui a réellement tranché ?

Les Belges de Das Pop ouvrent la journée, Beth Orton propose un folk un peu désuet, et Benjamin Clementine repasse par notre plat pays, où on peut le voir presque chaque année (NDR : en 2025, il était à l’AB puis au Gent Jazz), souvent dans un cadre mieux adapté à son registre. S’ajoutent encore, ces dernières semaines, les annulations de Lykke Li, pourtant deuxième nom de l’affiche, puis d’Anna von Hausswolff.

Entre ce remaniement, la canicule, les embouteillages et un parking éloigné dont les navettes se repèrent difficilement (NDR : on vous épargne les détails), notre arrivée se décale vers 17 h.

Eefje de Visser entame alors son set. La Néerlandaise est active sur la scène musicale depuis une bonne vingtaine d’années et bénéficie d’un solide relais sur les télévisions nordiques, ce qui explique sa récente participation au festival Best Kept Secret. Elle reste pourtant presque inconnue du côté francophone. Sur les planches, elle apparaît en chemisier rouge, ouvert sur un haut de maillot décolleté, et en training : une allure qui évoque Mel C, jusque dans certaines chorégraphies. Malheureusement, quelques compositions empruntent aussi cette voie. Deux choristes plus jeunes, vêtues de noir, l’épaulent (NDR : on a chaud pour elles, même si d’énormes ventilateurs tournent à proximité). L’une des deux claviéristes adopte le même style et rejoint parfois les chœurs, ce qui multiplie les couches vocales. L’ensemble rappelle alors un girls band. À droite, en hauteur, un batteur et un guitariste bidouilleur de consoles complètent la formation. La set list oscille entre dream pop de chez Wish et morceaux nettement moins indie, le tout dans la langue de Vondel. Pas vraiment de quoi séduire ceux venus pour les têtes d’affiche. Les applaudissements restent mitigés au salut final ; seules les premières rangées clairsemées acclament franchement.

Les artifices disparaissent pour l’artiste suivant. Le décor redevient sobre, à l’image de l’arrivée de Johnny Marr. À sa droite, son claviériste, également second guitariste, s’installe tandis que le batteur prend place en retrait. Le bassiste se positionne près de lui, côté gauche. Le Mancunien salue brièvement l’auditoire, visiblement plus mature et plus réceptif que lors du set précédent, puis gagne rapidement le centre du podium, guitare en main et micro devant lui. Il ouvre par deux titres phares de son dernier elpee, « Look Out Live! », paru en 2025 : « Armatopia » puis « Generate! Generate! ». Toujours sobre dans sa communication, mais souriant, il lance : ‘Thank you guys, nice to see you and be back’, avant d’attaquer l’une des nombreuses reprises de sa formation culte, The Smiths : « This Charming Man », qui commence à faire danser la foule. Ensuite, Johnny enlève quelques couches, parcourt l’avant et les côtés de l’estrade, sourit largement et esquisse même de petits pas de danse. Il présente « Spin » comme ‘my brand new single, I hope you would like it’. Effectivement, ce nouveau titre tient la route. Les compositions des Smiths qui suivent fonctionnent tout autant, dont l’inévitable « How Soon Is Now ? », son démarrage en riffs et son solo de guitare en pleine relance. On se serait en revanche passé de « The Passenger » d’Iggy Pop : non que l’interprétation démérite, mais elle donne à la fin des airs de cover band. Le set se referme toutefois sur un beau moment au coucher du soleil, lorsque « There Is a Light That Never Goes Out » est repris en chœur par une partie de l’audience. Johnny Marr ne possède pas le timbre de Morrissey, l’ancien chanteur des Smiths — cela s’entend surtout sur ce dernier morceau, où l’émotion perd en intensité —, mais il compense par sa sympathie et ses riffs nerveux. L’ambiance grimpe nettement avant le plat de résistance.

On apprend, un peu tard, qu’une deuxième scène s’est ouverte. Baptisée Forest Stage, elle mérite son nom : elle se niche sur le côté droit du site, à l’ombre des grands arbres. Aucune mention du line-up ne figure sur le site officiel, nouvelle lacune organisationnelle. Dommage, car les Australiens de Floodlight s’y sont produits avant Johnny Marr, devant un auditoire clairsemé, trop peu de festivaliers ayant reçu l’information à temps. Lorsque nous y jetons un œil, c’est Gala Dragot, autre parfaite inconnue des francophones, qui occupe les lieux. Elle s’est révélée via The Voice Kids au nord de la Belgique, puis au fil d’autres prestations sur VTM. Seule au clavier, elle laisse sa voix envelopper ce petit morceau de plaine, dans une veine proche de Geike Arnaert.

La foule se dirige déjà vers la grande scène pour Nick Cave & The Bad Seeds. On prend alors conscience que la barre des 30 000 personnes est franchie. Le front stage, vendu 50 % plus cher, ne se remplit jamais totalement, tandis que la masse s’accumule juste derrière. Mieux vaut être près et prêt : le set démarre en force, quelques minutes en avance. « Get Ready for Love » s’enchaîne aussitôt sur « From Her to Eternity ». Autant le préciser d’emblée : la playlist ne connaîtra pas de temps mort.

Comme à son habitude, le vétéran australien passe près de 80 % du concert hors du podium, au contact des premiers rangs. Une passerelle surélevée relie l’espace de sécurité au front stage, et il s’autorise, de temps à autre, quelques incursions en crowdsurfing au-dessus de la fosse. Au milieu du set, « Bright Horses » marque un sommet. Le titre, chargé d’émotion, évoque la perte d’un être cher, et le cheminement du deuil. Il renvoie au décès tragique de son fils Arthur, survenu en 2015 dans le sud de l’Angleterre. Cette tension atteint son paroxysme lorsqu’il se conclut au piano.

Nick Cave retrouve ce piano face à Jane Ramus, l’une de ses choristes soul, chargée de remplacer PJ Harvey sur le duo « Henry Lee ». Suit « Mercy Seat », qui monte en puissance et voit une nouvelle fois Warren Ellis malmener son violon. Juste derrière, Nick bondit littéralement sur le refrain de « Papa Won’t Leave You, Henry » ; les premiers rangs l’accompagnent, chœurs compris. La première partie se termine par un « Hollywood » plus calme, presque gospel. Le band ne quitte pas longtemps les planches et revient rapidement pour un long rappel. « I have to concentrate about playing harmonica », lance alors le leader sur une courte intro de « City of Refuge », moment qu’il choisit pour saluer un jeune ado juché sur les épaules de son père et rester près de lui. Sur « Weeping Song », l’absence de Blixa Bargeld se ressent encore : le morceau, comme d’autres ce soir, perd une partie de sa rugosité post-punk. L’invitation à taper des mains casse d’ailleurs un peu le charme initial. En clôture, « Wide Lovely Eyes » ravive l’impression de grande messe, avant un « Into My Arms » qui prend des accents de cérémonie funéraire. Nick Cave assure encore, comme toujours en live. Reste que certaines compositions s’étirent ce soir, lestées par les chœurs gospel et des dialogues plus calibrés. L’ensemble sonne donc moins rock que lors d’autres rendez-vous.

Organisation : Live Is Live (en collaboration avec FKP Scorpio)

Eole Music Experience 2026 : du 26 au 28 juin

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Fondé en 2010 par la famille Ewbank de Wespin, le Domaine du Chant d’Éole, à Quévy, près de Mons, s’impose aujourd’hui comme le plus vaste vignoble de Belgique, sur 54 hectares.

Si ses bulles jouissent d’une belle réputation, le festival organisé entre ses vignes commence lui aussi à trouver sa place.

Pour sa deuxième édition, l’Éole Music Experience réunit, du 26 au 28 juin, Stephan Eicher, Puggy, Mustii, Alice on the Roof, Bastian Baker, Doowy, Lemon Straw ou encore The Magician. La programmation vise une jauge limitée à 3 000 festivaliers sur l’ensemble du week-end, autour d’un podium unique, des restaurants du domaine et d’une offre œnotouristique assumée.

Les fortes chaleurs de cette fin juin contraignent votre serviteur à déclarer forfait pour la soirée d’ouverture du vendredi 26 juin. Dommage : Puggy y déploie son énergie devant une foule conquise, tandis qu’Alice on the Roof défend son nouvel opus et que Sennen Bay, projet anglophone du Montois Marc Pinilla (Suarez), complète l’affiche. The Magician clôture ensuite la soirée.

Le samedi affiche quelques degrés de moins que la veille, assez pour rendre l’air plus respirable. Contrairement à beaucoup de festivals, celui-ci ne s’étire pas jusqu’au bout de la nuit : les traces de la première soirée restent donc discrètes sur les visages.

Cette deuxième soirée tient ses promesses : l’électro-pop lumineuse de Doowy, le folk-rock écorché de Lemon Straw et le rock théâtral de Mustii se succèdent sur l’unique estrade du site, avant qu’un orage n’écourte la fête.

Le set de Doowy lance la soirée. Derrière ce patronyme, sans rapport avec le cuisiniste homonyme, on retrouve Thibaud Demey, ex-musicien de Lost Frequencies et de Mustii, entouré ici d’un clavier et d’une guitare électrique. Le projet possède déjà du métier et dégage une énergie mûrie au fil des concerts.

Après deux EP remarqués et des concerts complets à la Rotonde puis à l’Orangerie du Botanique en 2024, Doowy franchit un cap grâce à la sortie de son premier disque, annoncée dans la foulée d’un retour à l’Ancienne Belgique le 29 septembre 2026.

Révélé par une électro-pop solaire nourrie d’influences disco, l’artiste belge séduit par son énergie directe et son naturel. En noir, chaussé de Dr Martens, il cultive une allure de bad boy qui accroche les regards de l’auditoire.

La formation ouvre logiquement sur un registre électronique, avant de laisser les guitares soutenir des titres plus introspectifs, dont « Jouer seul », chanson lumineuse sur l’amour de soi, fraîchement sortie.

Le set, bien construit, alterne morceaux dansants et plages plus mélancoliques, fidèle à une écriture focalisée sur l’exploration des émotions.

Parmi les temps forts, « INSTAddict », nourri par les échanges auprès de la foule, questionne la place croissante des réseaux sociaux dans l’industrie musicale. « Mon étoile », dédié à la mère du frontman, disparue prématurément, apporte l’un des moments les plus intimes du set.

Au terme d’une heure de concert, Doowy imprime sa marque dans les vignes du Chant d’Éole.

Place ensuite à Gianni Sabia et à Lemon Straw. Originaire de Frameries, le chanteur a aiguisé ses premières armes scéniques à New York, où il interprétait des reprises dans le métro tout en travaillant dans un bar. Le nom du quatuor renvoie à la paille et au citron qu’il servait alors.

Ce soir, Grégory Chainis se consacre à la basse, Boris Lori la guitare steel et Martin la batterie. Le line-up traverse une zone de turbulences en 2017, lorsque le claviériste Xavier Bouillon — lui-même successeur de Renaud Lhoest — quitte le navire et pousse Sabia à envisager un temps une carrière solo. L’arrivée de Chainis et de Martin redonne depuis un nouvel élan au band.

La guitare steel, signature sonore de la formation, ouvre le bal sur « Game », titre qui met en valeur les vocalises chaudes et puissantes de Sabia. Le frontman, longtemps hanté par la crainte de finir sa carrière à l’usine, se livre par une intensité rageuse, entre folk, rock, blues et pop.

Très en forme, le combo enchaîne sur un convaincant « Angels Never Die », extrait de l’opus « Puzzle », dominé par la lap steel que Boris joue à l’horizontale au bottleneck (NDR : technique consistant à glisser un objet cylindrique sur les cordes pour former les accords).

Lemon Straw convainc surtout dans le registre du spleen, à l’instar de « Home », composé par Gianni à 15 ans dans sa chambre. Le set se referme sur « Leave Me Alone », morceau rock et incisif propulsé par la basse de Grégory.

La prestation, solide malgré une météo exigeante, rallie un auditoire réceptif. On regrette toutefois l’absence de « See You On The Other Side », titre éponyme du premier elpee, ballade écrite pour Renaud Lhoest, arrangeur et multi-instrumentiste bruxellois (Yann Tiersen, Pierre Rapsat, Dominique A), disparu en 2014 après une longue maladie.

Dernier rendez-vous de la soirée, et sans doute le plus attendu : Mustii. Dans une salopette pailletée qui évoque une boule à facettes, l’artiste belge confirme une trajectoire en mouvement, où les références rock et new-wave prennent peu à peu le dessus sur la pop, pour un résultat plus électrique et plus mordant.

Acteur, auteur, compositeur et interprète, Thomas Mustin maîtrise les codes des planches : prestations théâtralisées, gestes millimétrés, présence physique constante. Cette précision interroge toutefois : à force de chorégraphie et de dramaturgie, l’artiste laisse parfois peu de place à la spontanéité du moment.

« 21st Century Boy », dans un registre pop-électro plus aérien, met en valeur sa puissance vocale. Les références aux années 80 — Pet Shop Boys, Culture Club — rappellent aussi une identité queer pleinement assumée depuis son adhésion à la communauté LGBTQIA+.

Le concert bascule vers un climat plus intime lors de « It’s Happening Now », titre éponyme d’un deuxième disque remarqué, où Mustii évoque son oncle Michel, atteint de schizophrénie et décédé après une longue maladie. Les guitares dominent et confirment les aspérités du nouveau son du Belge.

« Feed Me », au tempo frénétique, et « The Maze », plus torturé, racontent le parcours sinueux de l’artiste. Ce dernier titre renvoie à l’échec de sa participation à l’Eurovision 2024, où il interprétait « Before The Party’s Over », repris ici en guise d’outro.

Entre post-punk, glam rock, pop et électro, Mustii passe d’un univers à l’autre sans se laisser enfermer dans un style. Ce concert, l’un des plus personnels de sa carrière, l’amène à évoquer ses zones d’ombre et ses excès sur la trame d’une fête qui semble ne jamais s’arrêter. Une prestation exigeante, tenue de bout en bout.

Alors que le ciel bleu domine toute la journée, les nuages s’amoncellent en fin de soirée. Des alertes météo annonçant de violents orages entraînent une sortie rapide du site, sans ternir le bilan positif de cette deuxième journée de festival.

(Organisation : Eole Music Experience)

Le Festival des Libertés 2026 dévoile ses premiers noms

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Du 8 au 17 octobre 2026, le Festival des Libertés investira le Théâtre National Wallonie-Bruxelles avec une nouvelle édition placée sous le thème « Stupeur et soulèvements ». Organisé par Bruxelles Laïque, l’événement proposera une programmation politique, artistique, festive et engagée, dont les premiers concerts viennent d’être annoncés.

Une programmation musicale déjà prometteuse

Pour cette édition 2026, le Festival des Libertés annonce une première série de concerts réunissant des artistes aux univers variés, entre poésie, engagement, rock, musiques du monde, électro-pop et reggae.

Abd Al Malik ouvrira le bal le 8 octobre à 21h, suivi de Yuston XIII le 9 octobre, Keziah Jones le 10 octobre et ascendant vierge le 11 octobre. Marcel Khalifé sera à l’affiche le 12 octobre, tandis qu’Altın Gün se produira le 16 octobre. La clôture musicale accueillera Sister Carol et Cimarons le 17 octobre pour une double affiche reggae.

« Stupeur et soulèvements », une thématique au cœur de l’époque

Fidèle à son identité, le Festival des Libertés mobilisera une nouvelle fois les formes d’expression artistique et citoyenne pour questionner le monde contemporain. En 2026, la thématique « Stupeur et soulèvements » invite à réfléchir à ce qui, dans l’actualité, sidère, inquiète ou paralyse, mais aussi à ce qui permet de résister, de se rassembler et d’imaginer d’autres manières d’agir.

Guerres, discours sécuritaires, atteintes aux libertés ou inégalités : face à la répétition des crises, le festival entend dépasser le constat d’impuissance. Il mettra en lumière les mouvements collectifs, les prises de parole, les désobéissances, les créations artistiques et les initiatives citoyennes qui redonnent de la capacité d’action.

Sans catastrophisme ni naïveté, cette édition entend ainsi interroger notre époque tout en valorisant ce qui remet du mouvement : penser, créer, débattre, résister et faire société autrement.

Informations pratiques

 

Festival des Libertés

08 > 17.10.2026

 

Théâtre National Wallonie-Bruxelles

Boulevard Émile Jacqmain 111-115

1000 Bruxelles

 

http://www.festivaldeslibertes.be

Les nouveaux concerts Live Nation (update du 28-06-2026)

Écrit par

Jeudi 03 décembre 2026 - Tiffany Bay - Kavka Zappa, Anvers

Vendredi 04 décembre 2026 - Beabedoobee - Forest National, Bruxelles

Mercredi 15 décembre 2026 - Chelsea Wolfe - Trix, Anvers

Jeudi14 janvier 2027 - Floor Jansen - Trix, Anvers

Lundi 08 mars 2027 - Kaléo - Cirque Royal, Bruxelles

Mardi 09 mars 2027 - Kaléo - Cirque Royal, Bruxelles

http://www.livenation.be/

Eole Music Experience 2026 : dimanche 28 juin

Écrit par

Un violent orage avait frappé la région la veille et laissé de nombreux dégâts derrière lui. Le domaine du Chant d’Éole semble pourtant épargné : les vignes restent intactes, tout comme le podium.

Dans ce décor préservé, la dernière journée du festival rassemble plusieurs artistes de premier plan, parmi lesquels Pia, Bastian Baker et Stephan Eicher, venu présenter son projet parallèle aux côtés de son fidèle batteur Simon Baumann, alias Osomo.

Un duo face aux machines

Peu après 20 h 30, les deux musiciens prennent place sans un mot. Devant eux, une batterie minimaliste et un impressionnant arsenal de machines : MPC, Elektron Rytm et effets analogiques soigneusement sélectionnés dans ce que Stephan Eicher qualifie volontiers de « musée personnel ».

L’ouverture surgit d’emblée par « Eisbaer », hymne intemporel de Grauzone, formation fondée par son frère Martin Eicher, à laquelle Stephan participe au début des années 1980. Plus de quarante ans après sa sortie, le morceau conserve son pouvoir de fascination et provoque aussitôt la réaction de la foule.

Un laboratoire électro

À 65 ans, Stephan Eicher multiplie encore les expériences artistiques. Tandis qu’il défend son dix-huitième opus, Poussière d’or, et poursuit la tournée de son spectacle Seul en scène, mis en scène par François Gremaud, il explore auprès d’Osomo un territoire plus inattendu : une électronique organique nourrie de racines new wave.

Né presque par hasard d’un court intermède électro conçu pour son spectacle théâtral, le projet se transforme rapidement en véritable duo après une invitation des fondateurs du mythique club lausannois Dolce Vita. Cette collaboration donne naissance à une formule pensée avant tout pour les clubs, où l’énergie du dancefloor prime sur le confort des salles traditionnelles.

Sur les planches, cette philosophie prend tout son sens. L’espace reste volontairement dépouillé, entièrement dévolu aux machines et aux textures électroniques. Les morceaux s’enchaînent, de « Noise Boys » à « Toutes les filles du Limmatquai », dans un alliage assumé d’électro, de new wave, d’italo-disco et de post-punk. Plutôt que de céder à la nostalgie, le duo revisite son héritage en le confrontant aux possibilités des technologies actuelles.

Cette approche singularise le projet. Là où de nombreuses productions contemporaines privilégient une perfection presque clinique, Eicher et Baumann revendiquent le goût du risque, de l’accident et de l’imprévu. Le concert prend ainsi des allures de laboratoire sonore : les classiques y côtoient des titres plus confidentiels du répertoire d’Eicher, comme « Combien de temps », extrait de Silence (1987), ou « Two People In A Room », issu de I Tell This Night (1985).

Retour à la chanson

La seconde moitié du concert modifie progressivement l’atmosphère. Stephan Eicher abandonne un instant les machines pour retrouver la guitare. Le climat gagne en intimité lorsque surgit « Tu ne me dois rien », extrait d’Engelberg (1991), rehaussé par les mots de Philippe Djian. L’émotion s’installe sans rompre le fil conducteur du spectacle.

Puis vient un ultime clin d’œil. Guitare électrique en main, Eicher livre un faux rappel particulièrement énergique par « Déjeuner en paix ». Ce classique de 1991, immense succès populaire, retrouve ici une vigueur nouvelle, comme si l’artiste réconciliait les deux facettes de son univers : l’expérimentation électronique de ses débuts et la chanson qui l’a imposé auprès du grand public.

Une liberté intacte

En un peu plus d’une heure, Stephan Eicher et Osomo ont démontré que revisiter son passé n’oblige pas à le figer. Leur proposition écarte le simple exercice nostalgique pour privilégier l’invention permanente. Après plus de quatre décennies de carrière, le musicien bernois conserve ainsi une liberté rare dans le paysage francophone.

Lorsque les dernières notes s’évanouissent, les spectateurs quittent progressivement le site. Les vignes du Chant d’Éole poursuivent leur œuvre, tandis que les échos du concert se dissipent dans la nuit. Il reste cette impression persistante d’avoir assisté à un moment singulier. Pour « Combien de temps » ?

Organisation : Eole Music Experience

DRF Asbl : agenda des concerts et festivals rock (update 27/06/2026)

Écrit par

Samedi 29 août 2026- 20h00 :

Dandy Shoes (BE) + Castles (BE) + Blacksummer (BE)

Kultura, Liège.

Infos : https://www.facebook.com/events/1505058521326933/

 

Vendredi 18 septembre 2026 et Samedi 19 septembre 2026 :

5e Golden Age Rock Festival, au Centre Culturel de Chênée avec :

 Le Vendredi dès 16h00 :

- Chilly Pom Pom Pee (BE) : https://www.facebook.com/chillypompompeeband

- The Mercury Riots (USA) : https://www.facebook.com/themercuryriots

- Vardis (UK) : https://www.facebook.com/vardis.official

- Matty James Cassidy & The Real Villains (UK) : https://www.facebook.com/mattyjamescassidy

- Tyla’s Dogs D’Amour (USA) : https://www.facebook.com/tylasdogsdamour

Samedi dès 11h30 :

- Blackcase (BE) : https://www.facebook.com/blackcasebe

- Mystery (BE) : https://www.facebook.com/BelgianMystery

- Steelover (BE) : https://www.facebook.com/SL5820

- Demon (UK) : https://www.facebook.com/DemonBandOfficial

- Carl Dixon’s Coney Hatch (CAN) : https://www.facebook.com/ConeyHatch

- FM (UK) : https://www.facebook.com/FMofficial

- STARZ (USA) : https://www.facebook.com/profile.php?id=100057428800753

- Black’N Blue (USA) : https://www.facebook.com/BlackNBlue

Infos : https://www.facebook.com/events/1542430514104704/

 

26 septembre 2026 à 20h00 :

And Also The Trees (UK) : https://www.facebook.com/p/and-also-the-trees-100045040099531/?locale=fr_FR

Reflektor, Liège.

Infos : https://www.facebook.com/events/place-xavier-neujean-24-4000-li%C3%A8ge-belgium/and-also-the-trees-au-reflektor-%C3%A0-li%C3%A8ge/2313372939073450/

 

Samedi 10 octobre 2026 à 18h00 :

Tremplin Durbuy Rock Festival avec Acus Vacuum (BE) + 4 groupes en compétitions

L’Entrepôt, Arlon.

Infos : https://www.facebook.com/DRFagency

Samedi 17 octobre 2026 à 18h00 :

Tremplin Durbuy Rock Festival avec Didier Super Metal Band (FR) + 4 groupes en compétitions

Centre Culturel, Braine-L’Alleud.

Infos : https://www.facebook.com/events/995259216177539

 

Vendredi 23 octobre 2026 à 18h00 :

Warm Up de la Guerre des Gaules avec Tagada Jones (FR) + Through The Void (BE) + One Hour (BE), Tarmak Abra (BE).

Centre Culturel, Chênée.

Infos : https://www.facebook.com/events/1256681916247365

Samedi 24 octobre 2026 à 18h00 :

17e Guerre des Gaules avec :

- Ten56. (FR) https://www.facebook.com/ten56hq

- Ashen (FR) https://www.facebook.com/ashenfr

- Revnoir (FR) https://www.facebook.com/revnoirofficial

- Ice Sealed Eyes (BE) https://www.facebook.com/icesealedeyes

- Hope As A Weapon (BE) https://www.facebook.com/hopeasaweapon

- Aurore (FR) https://www.facebook.com/auroreband

- This Is Not Yours (BE) https://www.facebook.com/Thisisnotyourshc

- Strayed From Humanity (BE) https://www.facebook.com/Strayedfromhumanity

Centre Culturel, Chênée.

Infos : https://www.facebook.com/events/4172665606397099

 

Samedi 07 novembre 2026 à 17h30 :

Tremplin Durbuy Rock Festival avec Get The Shot (CAN) + 4 groupes en compétitions

Belvédère, Namur.

Infos : https://www.facebook.com/events/1006486438427243/

 

Samedi 28 novembre 2026  à :13h00 :

15e Night Fest Metal avec :

- Darkened Nocturn Slaughtercult (DE) https://www.facebook.com/D.N.Slaughtercultofficial

- Desaster (DE) https://www.facebook.com/666Desaster666

- Hecate Enthroned (UK) https://www.facebook.com/HecateEnthroned

- Disfuneral (FR) https://www.facebook.com/Disfuneral

- Galibot (FR) https://www.facebook.com/GalibotBand

- Solfatare (BE) https://www.facebook.com/Solfatare

- Sanguis Orbis (BE) https://www.facebook.com/Sanguis.Orbis.band

- Nameless Order (BE) https://www.facebook.com/profile.php?id=61565504600621

L’Entrepôt, Arlon.

Infos : https://www.facebook.com/events/26145758788374320

 

Samedi 12 décembre 2026 à 19h00 :

Les Gauff’ (BE), G-Sbar (BE)

Salle Mathieu de Geer, Barvaux S/O.

Infos : https://www.facebook.com//26149302681321304

Jacky Englebert

DRF asblevents

Rue Saint-Monon, 33

B-6940 Durbuy

++32(0)476.61.70.18

www.durbuyrock.be

www.durbuyrock.be/booking

www.goldenagerock.be

 

 

Concerts ZIK-ZAK – Juillet et Août 2026

Écrit par

Didier Deroissart

Vendredi 10 juillet 2026 à 19h30 :

ADAM BOMB (US) + DORJA (UK)

https://booking.metalscraprecords.com/adam-bomb/

https://www.facebook.com/adambomb2020

https://www.facebook.com/DorjaBand

https://www.dorjaband.com/

Préventes : 22.50€ (tous frais compris)

Samedi 11 juillet 2026 :

STARCHILD PLAYS LEVEL 42

Dissident (Tribute Pearl Jam) + 90’s DJ Party

https://www.facebook.com/dissidentband

https://www.youtube.com/channel/UCPO3Jzy9AkuQA2BPAkZDA0Q

Préventes : 17€ (tous frais compris)

Vendredi 24 juillet 2026 : à 19h30

PHIL CAMPBELL´S BASTARD SONS – SUMMER 2026

 

Vendredi 28 Août 2026 à 19h30

The Ballad Of J&A

https://www.facebook.com/profile.php?id=61565540444698&locale=fr_FR

Prévente 20€ (Tous frais compris. Abonnement accepté sans réservation)

Samedi 29 Août 2026 à 19h30 :

Boogie Beasts feat. Kenny Brown (BE/USA) + Smokin’!Boogie

https://www.facebook.com/boogiebeasts?locale=fr_FR

Prévente 22,5 € (Tous frais compris)

https://zik-zak.be/agenda/

Het Depot (Louvain) : les nouveaux concerts (update 26/06/2026)

Écrit par

Ve 02.10.2026
Donny Benét

Me 21.10.2026
Youngblood Brass Band

Me 09.12.2026
Jeroen Baert

Me 17.02.2027
ILA

Lu 15.03.2027
Pokey LaFarge

https://www.hetdepot.be

Ancienne Belgique (Bruxelles) : les nouveaux concerts (update 25/06/2026)

Écrit par

dim. 27 sept. |
20 YRS Humpty Dumpty Records

jeu. 15 oct. |
Regan Bowering

mar. 27 oct. |
Tomoki Sanders

ven. 30 oct. |
The Bausa

jeu. 05 nov. |
Isaiah Falls

mar. 02 févr. |
Iztok Koren & Raphael Roginski

sam. 13 mars |
NTO

http://www.abconcerts.be

 

Cactus Club – Muziekcentrum (Bruges) : l’agenda (update 24/06/2026)

Écrit par

04 & 05.07 wuakmole <rooftop street food>

10, 11 & 12.07 CACTUSFESTIVAL 2026

18 & 19.07 shibuya <rooftop street food>

25 & 26.07 mout <rooftop street food>

31.07 tje <hot stuff> - I.S.M. House of time

01 & 02.08 diek <rooftop street food>

05.08 RAYMOND VAN HET GROENEWOUD <BRUGGE CENTRAAL CONCERTS> - I.S.M. STAD BRUGGE

06.08 TOM MCRAE TRIO <BRUGGE CENTRAAL CONCERTS> - I.S.M. STAD BRUGGE

07.08 BRUGGE CENTRAAL OPEN AIR 2026 - KRAANTJE PAPPIE, 'T HOF VAN COMMERCE, S10, NAFT & BLU SAMU> - I.S.M. STAD BRUGGE

08.08 BENENWERK - I.S.M. STAD BRUGGE

08 & 09.08 røk <rooftop street food>

12.08 EMMY D'ARC <BRUGGE CENTRAAL CONCERTS> - I.S.M. STAD BRUGGE

13.08 ALFA MIST <BRUGGE CENTRAAL CONCERTS> - I.S.M. STAD BRUGGE

14.08 Fenne kuppens <hot stuff> - I.S.M. House of time

15 & 16.08 tou gou <rooftop street food>

22 & 23.08 patrick devos <rooftop street food>

29 & 30.08 streetfood by nata x orfeo <rooftop street food>

03.09 abel ghekiere <hot stuff> - i.S.M. house of time

23.09 CORY HANSON NOUVELLE DATE

24.09 FISCHER-Z - ORGANISATION: STRICTO TEMPO I.S.M. CACTUS COMPLET

27.09 sergeant + klein volk

02.10 w.E.R.F. records night <amok> - I.S.M. KAAP

03.10 SUB.MERGE - ORGANISATION: DO VZW

06.10 BERRE complet

07.10 PLOEGENDIENST

09.10 BIZKIT PARk - ORGANISATION: SHOW-TIME.BE COMPLET

10.10 Benenwerk Indoor - Classix Edition ft VJ Alex Van Oostrom - I.S.M. Stricto tempo

11.10 BIZKIT PARK - EXTRA SHOW - ORGANISATION: SHOW-TIME.BE

13.10 THE LEMONHEADS

14.10 SPAIN PLAYS 'THE BLUE MOODS OF SPAIN' - I.S.M. CULTUURCENTRUM BRUGGE

15.10 HIGH HI

18.10 DEVOTCHKA + SONS OF TOWN HALL - ORGANISATION: STRICTO TEMPO I.S.M. CACTUS

23.10 nah mean party - ORGANISATION: do vzw

24.10 TEENAGE FANCLUB

25.10 bruges is doomed #2 - WOLVES IN THE THRONE ROOM + ORANSSI PAZUZU + WORM + MÚR + FINAL DOSE + PRIMITIVE WARFARE <BRUGES IS DOOMED> - i.S.M. samhain

27.10 PERSONAL TRAINER <BREAKING WAVES>

29.10 ZAP MAMA & K.ZIA

30.10 ST. PAUL & THE BROKEN BONES

04.11 TSAR B

05.11 PORTLAND

07.11 DE STAAT + HIQPY

10.11 SPIKE AND THE GIMME GIMMES- I.S.M. MCLX

11.11 JOAN AS POLICE WOMAN

13.11 CLUB CACTUS - ORGANISATION: STRICTO TEMPO I.S.M. CACTUS

19.11 ÃO COMPLET

20.11 ÃO - EXTRA SHOW

21.11 NUBIYAN TWIST - I.S.M. CULTUURCENTRUM BRUGGE

22.11 LUKA BLOOM - I.S.M. CULTUURCENTRUM BRUGGE

24.11 SHAKING HAND <BREAKING WAVES>

25.11 PATCHES

26.11 JAH WOBBLE PLAYS 'METAL BOX REBUILT IN DUB'

27.11 AC/DC BY HIGH VOLTAGE - ORGANISATION: SHOW-TIME.BE

02.12 LÉZARD

07.12 THE TUBS <BREAKING WAVES>

13.12 DUYSTER. FESTIVAL - SOPHIA + JAKE XERXESS FUSSELL + CAMILLE CAMILLE + MORE TBA   NIEUW 

24.02 ILA   NIEUW 

27.02 THE REYTONS

27.03 POKEY LAFARGE   NIEUW 

21.04 OKO YONO - WE ARE STARDUST, WE ARE GOLDEN - THE WOMEN OF THE 60S AND 70S - i.S.M. CULTUURCENTRUM BRUGGE NOUVELLE DATE

30.04 DE ZWAARSTE BAND - ORGANISATION: SHOW-TIME.BE

http://www.cactusmusic.be

Water Moulin (Tournai) : les prochains concerts (update 24/06/2026)

Écrit par

Water Moulin (Tournai) : les prochains concerts (update 24/06/2026)

Vendredi 26 Juin 
Badtime (nl)

https://badtime.bandcamp.com/music

Kotskat

https://kotskat.bandcamp.com

Dr Gr33n

https://www.mixcloud.com/wimchristiaens/

Slinger

https://slingerslingerslinger.bandcamp.com/.../slinger-in...

Portes à 20h00

Concerts à 21h

 

 Le Vendredi 03 juillet ! ! 

(Ben Thé & Guy Dallas carte blanche)

Paons Perdus

https://soundcloud.com/paons-perdus

Bandit Voyage

https://banditvoyage.bandcamp.com/album/le-gang

    03 juillet: Paons Perdus, bandit voyage

    10 sept: house arrest (uk)

    17 sept: designer (us) - Dona casque (fr) schwund (de)

    03 oct: Chris Imler - 2nd match

  

RESERVATIONS ICI

 

 

 

 

Eels

La résilience d’Eels

Eels sortira son 16ème long playing studio —  « Cookie Happened — ce 16 octobre chez E Works / Play It Again Sam. Parallèlement à cette annonce, Eels a dévoilé « Cap In Hand », un premier extrait à la fois doux-amer et mélancolique, raconté du point de vue d’une personne qui affronte enfin ses erreurs et tente désormais de redresser la situation.

Cette chanson chaleureuse, empreinte de regret et d’un triomphe discret, donne le ton d’un opus dans lequel E (Mark Oliver Everett) porte son regard sur les petites victoires de la vie, les déceptions inévitables et l’étrange miracle d’avoir tout simplement été là. Premier single de l’elpee, « Cap In Hand » présente l’un des personnages récurrents de l’album : une personne qui tente de faire la paix avec ses erreurs.

E explique : ‘Je voulais aussi avoir l’air un peu épuisé sur ce morceau, comme quelqu’un qui a gâché sa vie mais qui, maintenant, se rend compte de ses erreurs et essaie de se racheter, la queue entre les jambes. Vous savez comment sont les maisons de disques : “On s’en fiche de ce que vous nous donnez, mais assurez-vous juste d’avoir l’air abattu sur les deux premiers morceaux !

« Cookie Happened » fait suite à « Eels Time ! », paru en 2024, dans lequel Eels poursuivait son parcours de fin de carrière en proposant une sélection de chansons alliant réflexion, humour et optimisme durement acquis. Sur ce nouvel opus, Eels démontre une fois de plus que peu d’artistes sont aussi doués pour trouver un sens aux moments les plus chaotiques de la vie.

Le single « Cap in Hand » est à voir et écouter ici

 

Jack White

La poupée de porcelaine de Jack White

Jack White sortira son septième album studio, « Frozen Charlotte », le vendredi 10 juillet. Ce nouvel opus est précédé du premier single, « Dollar Bill ».

« Dollar Bill » et, par conséquent, « Frozen Charlotte », ont été dévoilés via le nouveau Third Man Release Lab, une série en ligne gratuite en deux parties qui explore l’approche créative de Third Man Records en matière de sorties discographiques et démystifie le processus de sortie d’un elpee.

White présentera « Frozen Charlotte » à ses fans lors d’une grande tournée mondiale en tête d’affiche, cette année. White et son fidèle backing group – Patrick Keeler (batterie), Dominic Davis (basse) et Bobby Emmett (claviers) – traverseront également l’Atlantique pour une série de concerts et de participations en tête d’affiche à des festivals en Europe et en Asie.

« Frozen Charlotte » fait suite à la sortie, plus tôt cette année, de deux nouveaux titres enflammés, « Derecho Demonico » et « G.O.D. and the Broken Ribs ». White et son groupe ont marqué cette sortie par des interprétations électrisantes de ces deux morceaux lors de leur sixième passage historique dans l’émission ‘Saturday Night Live ‘sur NBC.

Produits par White, « G.O.D. and the Broken Ribs » et « Derecho Demonico » constituent ses premières nouvelles compositions depuis 2024, année marquée par la sortie de « No Name », qui lui a valu d’être intronisé au Rock & Roll Hall of Fame.

En outre, octobre 2025 a vu la publication officielle de ‘Jack White Collected Lyrics and Selected Writing Volume 1’. Édité par Ben Blackwell, cofondateur de Third Man Records, ce nouvel ouvrage de référence comprend des poèmes et des textes inédits de White, des photos rares et exclusives, ainsi que de nouveaux essais rédigés spécialement pour ce livre. Le recueil rassemble également les paroles de tous les enregistrements solo de White à ce jour, ainsi que celles de ses travaux au sein de The Raconteurs, The Dead Weather et pour d’autres collaborations.

Le single « Dollar Bill » est en écoute

 

George Thorogood & The Destroyers

Thorogood rallume la machine à riffs…

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Plus de cinquante ans de carrière, plus de 8 000 concerts et 15 millions de disques vendus : George Thorogood & The Destroyers se produisaient à l’Ancienne Belgique ce 21 juin 2026, dans le cadre du ‘The Baddest Show on Earth Tour ». Un combo resté fidèle à son rock’n’roll roots, taillé pour les planches et nourri de blues.

La soirée s’annonce torride, au propre comme au figuré. Thorogood vient aussi de publier « The Baddest Show On Earth : Greatest Hits Live », un long playing de onze titres paru le 12 juin, qui immortalise des prestations enregistrées entre 1978 et 2024.

La première partie est assurée par Jared James Nichols, guitariste blues-rock réputé pour son jeu musclé et son sens du riff. Découvert ici en 2024 en ouverture de Mr. Big, l’artiste revient défendre son quatrième elpee, « Louder Than Life ».

Nichols impose d’emblée sa présence. Sa musique mêle l’impact du hard rock et une veine blues plus habitée, sans céder à la démonstration gratuite. Produit par Jay Ruston, « Louder Than Life » aligne des titres solides, souvent construits autour de riffs chargés de tension. « Way Back », par exemple, regarde vers le hard rock des années 70 sans tomber dans la simple révérence.

Sur les planches, Jared James Nichols présente de larges extraits de ce nouvel opus. Armé de sa guitare électrique, il occupe l’espace sans relâche, soutenu par un batteur, un second guitariste et un bassiste qui avancent souvent en front de scène. Les musiciens se répondent dans de véritables joutes instrumentales, d’une précision rare pour une première partie. Les enchaînements restent tendus ; Nichols ne coupe le rythme que pour annoncer le morceau suivant. Plus nuancé, « Bending or Breaking » prend la forme d’une ballade rock mélodique, au cours de laquelle la voix est maîtrisée et le solo chargé de feeling. Le titre évoque l’incertitude d’une relation sans forcer le pathos. En fin de set, le guitariste invite la salle à le rejoindre au merchandising pour partager une bière et discuter. Le geste confirme une proximité simple auprès de l’auditoire, qui répond chaleureusement. Une ouverture solide, trop brève, mais parfaitement dispensée (page ‘Artistes’ ici). 

À 21 h précises, George Thorogood & The Destroyers attaquent le gros morceau de la soirée. Le chanteur-guitariste prend place au centre, guitare en main. Derrière lui, Ryan Rice se réserve la batterie depuis une estrade ; à sa gauche, le saxophoniste occupe une large part du son, tandis que Brian Weaver assure la basse. Le light show reste fourni sans détourner l’attention de l’essentiel : un rock roots direct, nerveux, souvent dynamité par le saxophone. La setlist compte onze titres, dont plusieurs reprises charpentées. « Rock Party » ouvre le set avant la cover du « Who Do You Love ? » de Bo Diddley, qui installe d’emblée le ton : riff acéré, refrain fédérateur, chœurs efficaces et cadence implacable. Thorogood écorche ses cordes sans relâche, mais garde le contrôle. « One Bourbon, One Scotch, One Beer » s’étire sans perdre sa force ; l’interprétation tient par son groove, ses relances et l’assurance brute du band. « Get A Haircut » ajoute une dose d’humour et offre l’un des meilleurs moments vocaux du set. Dans la fosse, les réactions grimpent encore d’un cran pendant « Bad To The Bone » et « I Drink Alone », deux classiques repris en chœur. Les riffs, devenus familiers, gagnent ici en rugosité, tandis que les solos de saxophone apportent davantage d’épaisseur aux compos. « Gloria », emprunté à Them, mène le concert vers sa dernière ligne droite, puis « Born To Be Bad » clôt la prestation sur une note franche et efficace.

Thorogood conserve une présence scénique évidente. Il échange souvent avec la foule, plaisante, sourit et semble savourer chaque minute. Sa voix tient la distance, son jeu de guitare reste tranchant, et la formation est soudée. Le concert rappelle pourquoi ce répertoire continue de fonctionner : des titres simples, solides, interprétés devant un auditoire conquis.

Setlist : « Rock Party », « Who Do You Love ? » (Bo Diddley cover), « Mama Talk To Your Daughter » (J.B. Lenoir cover), « I Drink Alone », « One Bourbon, One Scotch, One Beer » (Amos Milburn cover), « Get A Haircut », « Bad To The Bone », « Gloria » (Them cover), « Move It On Over » (Hank Williams With His Drifting Cowboys cover), « Born To Be Bad ».

(Organisation : Live Nation)

 

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