La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Ancienne Belgique (Bruxelles) : les nouveaux concerts (update 25/09/2025)

Écrit par

sam. 04 oct. |
Bazart

dim. 16 nov. |
KETCLUB: Kipgeweer + Madd9

mar. 25 nov. |
Double Bill: Lea Bertucci & John Also Bennett

sam. 06 déc. |
Vieze Meisje

mar. 16 déc. |
Sef      

sam. 14 févr. |
Hatari

dim. 15 févr. |
Wallners

mer. 25 mars |
Kreator

lun. 27 avr. |
Skillet

http://www.abconcerts.be

 

The Clockworks

Les meilleurs jours de The Clockworks

Écrit par

Originaire de Galway et établi à Londres, The Clockworks a partagé un nouveau single baptisé "Best Days". Le groupe s'est fait connaître grâce à la sortie d’un premier album "Exit Strategy", en 2023, et d’un Ep éponyme, en 2022. L’expression sonore est le résultat d’un cocktail unique d’influences variées qui oscillent de Daft Punk aux Pixies, en passant par Ennio Morricone, le cinéma et la littérature. Le chanteur et parolier James McGregor écrit des paroles poétiques et émotionnelles, équilibrant lumière et obscurité.

"Best Days" marque un nouveau chapitre pour la formation. La compo, autoproduite par Sean Connelly, aborde pour thématique une relation destructrice avec intensité et émotion. Le combo a déclaré que cette chanson a été difficile à finaliser, mais il savait dès le début comment elle devait se sentir et s'intégrer dans sa nouvelle musique.

Le clip de "Best Days" est disponible

 

Goudi

Goudi sur les traces d’Arno ?

Écrit par

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître avec les groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo qui lui vaut d’être comparé à des artistes tels qu’Arno, Leonard Cohen ou encore Gainsbourg.

Son univers musical riche et profond l’a conduit à collaborer avec des musiciens prestigieux. Polyglotte, Goudi chante en plusieurs langues et aborde des thèmes inspirés de la vie quotidienne, qu’il transcende avec une poésie singulière.

Son cinquième album, “Parfum De Vie”, interprété dans la langue de Molière, marque une étape importante de sa carrière. Cet opus inclut une collaboration marquante avec l’actrice belgo-française Lubna Azabal, ajoutant une dimension unique à son œuvre.

Goudi est un artiste à la croisée des genres, dont le charisme et la créativité séduisent un public toujours plus large.

Les clips suivants sont disponibles

“Tango de l’envie” https://youtu.be/quBeAXVuxfE?si=XmsJ5fbEGj3WEMlj 

“Ooh darling” https://youtu.be/AexbWL2cyds?si=0hFXqeLTriYQuNJI 

“Les talons à l’envers” https://youtu.be/WIKE3rLITk4?si=5ggQCk78iOZdKkT0

Your Inland Empire

Un éponyme pour Your Inland Empire

Écrit par

La musique de Your Inland Empire est issue d’une fusion audacieuse de sons bruts et d'angoisse industrielle, explorant des territoires sonores inexplorés. Son dernier elpee, « The End of All Things », a révélé la diversité et la profondeur de sa capacité musicale.

Stéphane Azam et David Husser ont transformé leur vision en une révolution musicale. Azam, le fondateur, a travaillé avec des artistes comme Alcest et Abbath, apportant une large gamme de compétences vocales. Husser, vu son expérience de travail avec des artistes comme Alan Wilder et Peter Gabriel, a perfectionné ce son unique.

Leur collaboration a donné naissance à Your Inland Empire, une formation qui repousse constamment les limites musicales grâce à une expérimentation auditive pure, une composition complexe et un lyrisme émouvant. Sar musique est introspective, explorant les conflits internes et les luttes humaines, tout en restant lumineuse malgré des paroles sombres.

Le duo est complété par Nicolas Uhlen à la batterie et Marc Strebler à la basse, et ils sont prêts pour leur couronnement musical sur un opus qui promet d'être une symphonie de triomphe artistique.

Eponyme, son nouveau long playing paraîtra ce 14 novembre 2025.

Cliquez sur le nom du groupe (en vert), dans le cadre informations complémentaires ci-dessous pour den connaître davantage sur l’artiste.

 

 

La 500e de l'émission de radio WAVES: un festival d'exclusivités

Vous connaissez sans doute WAVES, l'émission de radio qui collabore souvent avec votre webzine favori. Diffusée à Bruxelles sur les ondes FM et partout via internet, elle se consacre à la “wave”, le style héritier de la new-wave qui va de la synth-pop à la dark techno, en passant par la darkwave, l'ebm, le post-punk, etc. 

L'émission vient de célébrer son 500e épisode et, dans ce numéro exceptionnel, les deux animateurs, Fernando Wax et Phil Blackmarquis, ont proposé un festival d'exclusivités, de premières radio, de tracks ultra-rares et de messages de félicitations. On y retrouve, entre autres, Front 242, Position Parallèle, The Horrorist, Simon Jones (And Also The Trees), Adan & Ilse, Automelodi, Martial Canterel, Luminance, Agent Side Grinder, Zanias, etc.

On épinglera un inédit de Front 242: la reprise de “Tainted Love”, le hit new-wave de Soft Cell (NDR: lui même, une reprise d'un morceau de Gloria Jones), proposé en version instrumentale. C'est lors du festival “Euro-Rock”, qui se tenait à Lommel en 2002, qu'a germé l'idée de cette reprise, lorsque le groupe belge a dû remplacer au pied levé Soft Cell. On retiendra également les véritables 'bombes' que sont le titre exclusif accordé par Luminance, 'Passé Décomposé” et la version en français par Position Parallèle du morceau “Insecticide”, de Fad Gadget, sorti à l'origine en 1980. Autre jolie surprise: le petit audio envoyé par Simon Jones, le chanteur d'And Also The Trees (NDR: un des chouchous de musiczine), où il présente le morceau qu'il écoutait en boucle il y a presque 40 ans, quand son groupe traversait la Manche pour venir jouer en Belgique. Un beau moment!

Mais pour découvrir toutes les pépites exclusives, rien de tel que d'écouter le podcast de l'émission:

 L'émission est aussi disponible en anglais, pour les 'followers' du monde entier:

WAVES est diffusée sur Radio Vibration 107.2 FM tous les dimanche à 20h et sur Radio Panik 105.4 FM tous les mardis à 14h.

Pour célébrer cet anniversaire, nous vous offrons des vinyles de la dernière compilation de WAVES: “My Precious Vol. 5”, publiée par Red Maze Records.

Pour participer, c'est ici.

 

Die Krupps

Un concert dans un bunker !

Écrit par

Cette soirée est une double opportunité. Celle de revoir Die Krupps, l’un des plus grands groupes allemands qui a manifestement influencé Rammstein. Fer de lance du metal-indus-EBM, il fête ses 45 ans d’existence. Et d’autre part, celle de découvrir la superbe salle du MuzikBunker, à Aix-la-Chapelle, situé à une cinquantaine de kilomètres de Liège, et 150 de Bruxelles.

Comme son nom l’indique, le MuzikBunker est un authentique bunker de la deuxième guerre mondiale qui a été restauré. En 1987, la ville décide de transformer cet ancien abri anti-aérien en salle de répétitions (NDR : les combos locaux les utilisent encore), puis en 1994 en salles de spectacle. Une bonne centaine de concerts et événements y sont alors organisés chaque année. Un décor qui cadre finalement bien avec la formation programmée ce soir. Il faut d’abord longer un long couloir sous-terrain, éclairé de lumières bleu électrique et fluos, avant de pénétrer dans la salle où une bonne centaine de spectateurs sont amassés. Sur le côté gauche du local, un long bar permet de se rafraîchir avant la tornade musicale.

Le batteur Paul Keller et le claviériste Ralf Dörper (NDR : membre originel du band et compositeur hors pair, il a notamment lancé Propaganda, au cours des 80’s), débarquent en catimini. Du haut de ses (presque) deux mètres, l’imposant guitariste australien, Dylan Smith arrive à son tour. Il a intégré le line up, il y a un peu plus d’un an, après s’être brouillé avec Andrew Eldritch et quitté les Sisters of Mercy. Et enfin, Jurgen Engler, chaussé de lunettes fumées, qu’il ne quittera jamais, lors du concert, les rejoint.

« Nazis auf speed » et son refrain répétitif ‘Rammt sie !’ ouvre le bal. Le dansant « Schmutzfabrik », issu de l’elpee incontournable « Machinists of joy », embraie. Un morceau qui permet déjà au leader de venir frapper sur ses colonnes de tubes métalliques, comme s’il assurait une percussion martiale. Une singularité qui permet au band de se distinguer de ses pairs, au sein du mouvement EBM voire metal-indus, outre ses multiples influences qui enrichissent ses nombreux long playings.

De bonne humeur. Dylan balance ses riffs avec enthousiasme. « On collision course » préfigure un nouvel Ep. Quant à « The dawning of doom », il nous rappelle combien Die Krupps a pu marquer Rammstein de son empreinte.

La suite du set ne connait pas vraiment de temps morts : « Cross fire », « Fatherland », « To the hilt » constituent autant d’uppercuts assenés à la chaîne. « Robosapien » et son intro ‘wo-ho-ho’ scandée par le public nous emmène jusqu’au rappel.

Un encore d’une seule compo, « Machineries of joy », au cours duquel la communion entre l’auditoire et la formation atteint son point d’orgue, celui-ci scandant en chœur, le slogan ‘Arbeidt ! Lohn !’ du refrain final. Avant de prendre congé du public, le band prend encore le temps de le saluer et de poser pour quelques photos…

(Organisation : Muzikbunker)

Agnes Obel

Un voyage sonore toujours aussi enchanteur…

Écrit par

Partout où elle passe, Agnes Obel affiche complet. Pour cette tournée, tous les concerts sont sold out, parfois même plusieurs fois dans des salles somptueuses et magiques. Ce soir, c’est au tour du Cirque Royal, évidemment plein à craquer. Votre serviteur est un aficionado d’Agnes et ne manque jamais un de ses concerts, toujours mémorables et marquants. Sa voix aérienne évoque les fjords, les elfes et les gnomes. Aucun supporting act n’est prévu.

En seulement quatre long playings parus en dix ans, la Danoise s’est imposée véritablement comme une figure incontournable de la ‘chamber pop’ contemporaine. Compositrice hors pair, auteure surdouée, talentueuse pianiste et chanteuse à la voix ensorcelante la native de Gentoffe séduit de nombreuses oreilles grâce à ses mélodies envoûtantes, mêlant musique néo-classique et sonorités électroniques aux ambiances cinématographiques. Elle peut compter sur une solide base de fans. Elle a présenté le même spectacle au même endroit peu après la pandémie. Pas beaucoup de différence par rapport à 2023 : même line-up, même concept visuel, même setlist, à l’exception de trois nouvelles compos. À l’époque, il y avait un nouvel opus à défendre, « Myopia ». Aujourd’hui, il s’agissait surtout d’attendre impatiemment de nouveaux morceaux. Pendant le concert, Obel confie avoir passé les trois dernières années en studio et précise que son nouvel LP n’a plus qu’à être mixé avant sa sortie. C’est une expérience merveilleuse d’être au Cirque Royal à ce moment charnière, entre l’univers actuel de l’artiste et le nouveau chapitre qu’elle s’apprête à ouvrir.

Après avoir patienté au son du chant des oiseaux, c’est à 20 h 30 qu’Agnes Obel et ses 3 musiciens font leur entrée sur les planches, dans une salle plongée dans le noir. Contrairement à de nombreux artistes qui optent pour la couleur noire, la Danoise et ses acolytes illuminent la scène en portant des tenues immaculées de blanc. Après quelques petits ajustements, le concert débute enfin. Et c’est par l’instrumental « Red Virgin Soil » qu’Agnes Obel choisit d’ouvrir le spectacle. Derrière son piano droit, elle semble légèrement stressée et tendue ; mais elle se détendra progressivement, au fil du set.

Arrivent ensuite le sublime « Dorian », le captivant « Fuel To Fire » et le saisissant « Camera’s Rolling ». La voix éthérée d’Agnes nous fait inévitablement voyager. Incroyablement transcendante, elle se marie à la perfection à celles de ses deux talentueuses musiciennes, l’une au violoncelle et l’autre aux machines. Alors qu’elle nous envoûte, des ombres et des images de la scène — avec effets — se projette sur l’écran en arrière-plan. On se laisse alors facilement porter par cette scénographie intimiste et épurée. Au bout de quelques titres, elle prend enfin la parole pour remercier le public en français. ‘Bonsoir. Je m’appelle Agnes’, lâche-t-elle encore dans la langue de Molière avant de revenir à celle de Shakespeare. Trois nouveaux titres sont prévus dans la setlist. En revanche, petite déception concernant le troisième et dernier morceau, « Gemini », plus éloigné de son univers.

L’ambiance monte d’un cran lorsque retentissent les premières notes de « Familiar ». Debout derrière son clavier, au milieu du podium, elle fascine par son interprétation. Viennent ensuite les bouleversants « Run Cried the Crawling » et « It’s Happening Again ». On applaudit les réorchestrations de certains titres proposés pour l’occasion, qui offrent ainsi un nouveau visage. Mention spéciale à la violoncelliste d’origine allemande, qui nous a véritablement conquis par son talent et ses loops parfaitement maîtrisés.

Et le charme se poursuit par « Philharmonics » et « Stretch Your Eyes », puis « Words Are Dead », joué en solo au piano par Agnes Obel lors du rappel. Bien sûr, l'auteure ne peut pas oublier d'interpréter son hit posé et mélancolique « Riverside », chaleureusement acclamé par le public. La voix fragile et douce de l’interprète nous transperce au plus haut point.

Et c’est par l’envoûtant « The Curse » qu’Agnes Obel termine ce très beau show d’1h30 environ. Une fois encore, la pianiste et chanteuse scandinave a prouvé qu’elle faisait partie de ce cercle restreint d’artistes incontournables de la scène néo-classique et chamber pop, grâce à ses compositions modernes et audacieuses qui continuent de nous enchanter et de nous faire voyager.

Setlist : « Red Virgin Soil », « Dorian », « Fuel To Fire », « Camera's Rolling », « Laymelli » (nouvelle chanson), « Familiar », « Run Cried the Crawling », « It’s Happening Again », « Faustian Deal (nouvelle chanson), « Gemini » (Nouvelle chanson), « Philharmonics », « Stretch Your Eyes »

Rappel : « Words Are Dead » (en solo), « Riverside », « The Curse ».

(Organisation : Live Nation)

Les nouveaux concerts Live Nation (update du 20-09-2025)

Écrit par

Dimanche 01 février 2026 – RAYE - AFAS Dome / Sportpaleis, Anvers

Mardi 03 février 2026 – Viagra Boys – Forest National, Bruxelles

Vendredi 06 février 2026 – Charlotte De Witte – Flanders Expo, Gand

Samedi 07 février 2026 – Ashnikko - La Madeleine, Bruxelles

Samedi 07 février 2026 – The Kooks - De Roma, Anvers

Lundi 09 février 2026 – The Kooks – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 18 février 2026 – Last Train – Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 20 février 2026 – Young Yello – Het Dépôt, Leuven (extra show)

Jeudi 26 février 2026 – Eefje De Visser – De Vooruit, Gand (extra show)

Vendredi 20 mars 2026 – Young Yello - Het Dépôt, Louvain (extra show)

Vendredi 20 mars 2026 – dEUS – Forest National (extra show)

Mercredi 01 avril 2026 – Archive – Om Concerts, Liège (extra show)

Lundi 06 avril 2026 – Henry Moodie – La madeleine, Bruxelles

Mercredi 15 avril 2026 – Only The Poets – Trix, Anvers

Samedi 18 avril 2026 – Alex Warren – AFAS Dome / Sportpaleis, Anvers

Vendredi 22 mai 2026 – Lola Young – De Roma, Anvers

Dimanche 28 juin 2026 – Papa Roach –  Werchter Park Live, Werchter

Dimanche 28 juin 2026 – Zwangere Guy- Werchter Park Live, Werchter

http://www.livenation.be/

 

 

Het Depot (Louvain) : les nouveaux concerts (update 19/09/2025)

Écrit par

Sa 20.09.2025 - 12:00 > 23:00 SHOW UP FOR HUMANITY

Je 09.10.2025 RAUW!

Ve 31.10.2025 Galaxie Nightshift

Sa 01.11.2025 Flying Horseman

Ve 28.11.2025 Utopia

Ma 16.12.2025 DAAN

Ve 30.01.2026 Sofie Lemaire

Me 11.02.2026 Tom Helsen

Ve 06.03.2026 Hetty Helsmoortel

Sa 07.03.2026 Hetty Helsmoortel (Complet)

Ve 20.03.2026 Live Nation presents Yong Yello

Ve 08.05.2026 Jens Dendoncker

http://www.hetdepot.be

Centre Culturel René Magritte (Lessines) : les prochains concerts (update 17/09/2025)

Écrit par

09.10.25

OLIVIER VANDER BAUXEDE TRIO

23.10.25

THE ZAC SCHOLZE GANG + KYSHONA ARMSTRONG

21.11.25

ANTOINE HÉNAUT

05.12.25

STÉPHANE GALLAND

12.12.25

GROS COEUR

18.03.26

IVAN PADUART & BERT JORIS

28.03.26

THIS IS NOT A DARK FEST III

01.05.26

ROOTS & ROSES FESTIVAL

https://www.ccrenemagritte.be/spectacle/

 

Ancienne Belgique (Bruxelles) : les nouveaux concerts (update 17/09/2025)

Écrit par

jeu. 02 oct. |
Oasis Boom + Coucou C'est Moi @ Super Fourchette

sam. 25 oct. |
Fanfafiesta

mar. 18 nov. |
Jean-Jacques Goldman Hommage

ven. 21 nov. |
There’s a 96 Party at AB

sam. 22 nov. |
Brussels Tuub

dim. 23 nov. |
ShunGu

jeu. 18 déc. |
DAAN

sam. 17 janv. |
Luiza

lun. 09 févr. |
The Kooks

mar. 10 févr. |
Anna Of The North

mer. 18 févr. |
Last Train

jeu. 05 mars |
Courtney Marie Andrews

jeu. 12 mars |
Suede

lun. 23 mars |
Thundercat

jeu. 26 mars |
Iskander Moon

sam. 11 avr. |
Stavroz

http://www.abconcerts.be

Archive

Le spiritisme d’Archive

Écrit par

Le collectif londonien archive sortira son 13ème elpee studio, « Glass Minds », ce 27 février 2026. Le premier single de l'album, « Look At Us », est décrit par Darius Keeler comme un morceau puissant avec des paroles inquiétantes, accompagné d'une vidéo en noir et blanc réalisée par Maxim Kelly.

L'album, produit par Archive et Jerome Devoise, a été enregistré à Brighton et Londres, et mixé à Paris. « Glass Minds » fait suite à un triple album de 2022, « Call to Arms & Angels », et marque une évolution significative dans son parcours musical de 30 ans. Le disque adopte un son minimaliste et down-tempo, avec des contributions notables du rappeur Jimmy Collins et de la chanteuse Lisa Mottram.

L'opus se distingue par sa diversité musicale, allant des rythmes bruts de « When You’re This Down » aux touches électro-pop de « Wake Up Strange », en passant par les vibrations motorik de « Look At Us ». Au cœur de l'album figure « So Far From Losing You », une épopée de huit minutes mêlant rap et chant, reflétant la vie personnelle de Keeler.

Keeler a expliqué que l’opus a été inspiré par la chanson « Patterns », rappelant leur premier long playing « Londinium », et qu'il a voulu utiliser des cuivres pour ajouter une dimension émotionnelle supplémentaire aux chansons. Contrairement à son précédent long playing influencé par l'expérience Covid, « Glass Minds » se veut plus expansif et édifiant.

Le clip de « Look at us » est disponible ici

 

 

Kisu Min

La vallée dérangeante de Kisu Min

Écrit par

Le groupe de rock polonais Kisu Min a partagé le clip vidéo de "Uncanny Valley", le deuxième single de son prochain album, « Rudolf Steiner House », qui sortira le 29 septembre 2025.

Kisu Min (Esperanto : Kiss Me) est un groupe fondé à Łódź, en Pologne, à la fin de 2016. Il est responsable d’ne forme de rock alternatif de la nouvelle ère pré-guerre.

Le quatuor est bien connu pour son engagement envers les préoccupations sociales et politiques, et ses chansons en témoignent. L’opus tente de répondre à la question de savoir ce qui serait vraiment guérisseur pour un monde de plus en plus radical et divisé.

Le clip vidéo de Kisu Min pour "Uncanny Valley" rend hommage au film de John Carpenter ‘They Live’ pour transmettre le thème de la chanson. La formation a utilisé des outils extrêmement simples pour créer des animations à partir d'images avec un montage dynamique qui capture parfaitement la nature inhumaine de notre époque.

Le clip est à voir et écouter

 

Wolvennest

Wolvennest annonce son nouvel album, “Procession” et c'est une bombe psyche/doom

Le super-groupe belge Wolvennest frappe fort! Après une décennie d'exploration du monde invisible et plus d'une centaine de concerts à travers l'Europe (dont trois tournées, le Hellfest, le Desertfest et Roadburn), la formation bruxelloise nous revient avec un double album: “Procession”. Les amateurs de musique sombre savent à quoi s'attendre : un étrange mélange de psyché/doom, mâtiné de post-black metal. Guitares massives, synthés et thérémines hypnotiques, atmosphères oppressantes, riffs hyper-mélodiques, le tout enveloppé par la voix envoûtante de Shazzula. WLVNNST, c'est un comme un rituel, un sombre voyage alchimique dans le tréfonds de nos âmes à la recherche de la lumière.

“Procession” marque également la première collaboration entre Wolvennest et le label gantois Consouling Sounds. En grande partie auto-enregistré et mixé/masterisé par le collaborateur de longue date Déhà (Blackout Studios), ce cinquième album présente un superbe 'artwork' d'Arts of Maquenda, également à l'origine de la pochette de “Temple” en 2020.

Fidèle à la tradition, Wolvennest accueille des invités. Cette fois, on retrouve sur l'album Hekte Zaren, la voix énigmatique derrière le secret le mieux gardé du black metal : Adaestuo.

Selon Corvus von Burtle, un des guitaristes-compositeurs, “le groupe a veillé à créer un album où chaque morceau possède sa propre identité.” Un premier titre vient d'être dévoilé, « Décharné ». Tout en étant dans la continuité de précédentes compos, il révèle une nouvelle facette, un chant en français, qui possède un fort potentiel de par son refrain accrocheur: “Si Loin de Toi, J'ai le Coeur Décharné...” Marc De Backer déploie à nouveau de sublimes arabesques à la guitare solo et la basse est assurée avec maestria par Estéban Lebron-Ruiz, alias VaathV (Hispÿn & Hymn of Hoarfrost). Citons également Michel Kirby, à la guitare et Bram Moerenhout à la batterie. “Décharné” est une véritable pépite, et “Procession” devrait sans nul doute permettre au groupe de poursuivre son irrésistible ascension.

Pour écouter “Décharné”, c'est ici

“Procession” sera disponible le 17 octobre via Consouling Sounds

Le 'release concert' se tiendra au Botanique le 3 décembre prochain. Pour réserver, c'est ici

Artwork par Art of Maquenda
Photo du groupe par Void Revelations

 

 

New Candys

Shoegaze jusqu’aux chaussures…

Écrit par

Double affiche ce lundi 15 septembre, puisque le club de l’Aéronef accueille la formation italienne New Candys et canadienne Preoccupations.

Formé en 2008, à Venise, par le chanteur-compositeur-guitariste Fernando Nuti et le bassiste-synthétiseur Dario Lucchesi, The New Candys se produit aujourd’hui en configuration trio. Dario Lucchesi est absent, laissant Fernando Nuti (guitare/chant) accompagné d'Emanuele Zanardo (guitare solo/chœurs) et de Francesco Giacomin (batterie/sampler), tous deux membres du combo depuis 2023.

À 20 heures précises, New Candys ouvre le set par « Cagehead » - un morceau caractérisé par des riffs sombres et lourds - devant une centaine de personnes ; mais la salle va se remplir progressivement.

Le drummer est installé au centre du podium, tout devant. Il porte des lunettes fumées, qu’il ôtera après deux ou trois morceaux. Les deux sixcordistes se placent aux extrémités de l’estrade. Le lookd es musicos est soigné, jusqu’aux chaussures. Ce qui colle bien au style shoegaze.

Incisives, les guitares construisent un mur de son pénétrant, sans doute appuyées par les samples de basse.

Et c’est le batteur qui fédère l’ensemble de son drumming souple et efficace.

Peu loquace, Fernando Nuti laisse la musique parler d'elle-même. Les influences de The Jesus & Mary Chain sont palpables, notamment dans les parties instrumentales où Zanardo laisse parler sa guitare avec précision. D’ailleurs, ce qui apporte ce petit plus d’âme à la musique de New Candys, ce sont ces accords surf, dispensés çà et là, mais judicieusement, par Emanuele.

Le band interprète des morceaux de ses quatre elpees précédents, mais met particulièrement l'accent sur son plus récent, « The Uncanny Extravaganza ».

Tout au long du concert, de nombreux spectateurs se balancent au rythme de la musique et bon nombre d’entre eux, qui ne connaissaient pas la formation, sont agréablement surpris de la qualité du show, certains regrettant même d’être arrivés en retard.

De quoi mieux comprendre pourquoi New Candys est signé sur le label 'Fuzz Club'.

(Photos Ludovic Vandenweghe ici

Setlist :

Cagehead
Dark Love
Crime Wave
Breathe Me In
Tempera
Aphrodite in Leather
Night Surfer
You'll Never Know Yourself
Begin Again
Mercenary
Rising
Regicide
Overall

 

Place ensuite à Preoccupations. Ce groupe post-punk canadien (NDR : il est issu de Calgary) formé en 2012, a gravé son cinquième album, « Ill at ease », en mai dernier.  Un opus au cours duquel le combo a pris un nouveau virage. Plus synth pop, mais dans l’esprit de New Order, tout en soignant le sens mélodique.

En février 2023, il s’était produit ici même, après avoir sorti un excellent long playing, intitulé « Arrangements » ; et sur les planches, le leader, Matt Flegel, avait cédé la basse à son frère, pour se consacrer exclusivement au chant. Mais de gros soucis de balances avaient gâché le concert.

Dès l'entrée en scène, la configuration du groupe attire l'œil : Matt Flegel, le leader, se place au centre, reprenant sa basse tout en assurant le chant, tandis que le batteur s'installe légèrement en retrait. De chaque côté, les deux guitaristes, véritables alter ego avec leur look de faux jumeaux, manipulent chacun un clavier identique, ajoutant une dimension synthétique au son du quatuor.

La prestation débute par ces fameuses lignes de basse frémissantes et des percussions précises, signature du combo. L’expression sonore enveloppe littéralement la salle, créant une atmosphère homogène. Les thèmes abordés sont pesants, parfois troubles, mais interprétés avec une maîtrise indéniable. Les morceaux du dernier opus, « Ill at ease », entrecoupés d’anciens titres, défilent sans fausse note. L’écoute est plaisante, sans toutefois jamais surprendre réellement l’auditeur. On se laisse envahir par ce climat, mais cette immersion devient rapidement lassante.

Si Preoccupations s’inscrit historiquement dans la mouvance post-punk, la prestation de ce soir flirte davantage avec la synth pop : les guitares se fondent parfois derrière les nappes de synthé, renforçant l’aspect monotone du concert.

Mais à force de linéarité, le concert finit par manquer de relief. Aux trois quarts du set, la lassitude s’installe, et il devient difficile de rester captivé. Si la qualité d’exécution est indéniable et le sens mélodique préservé, l’absence de moments forts ou d’envolées inattendues provoque un ennui certain. Si bien que nous préférons rejoindre nos pénates… (Page ‘Artistes’  et photos Ludovic Vandenweghe ici)

(Organisation : Aéronef, Lille)

 

Les nouveaux concerts Live Nation (update du 13-09-2025)

Écrit par

Jeudi 30 octobre 2025 – Above & Beyond – Anvers Expo, Anvers

Vendredi 19 décembre 2025 – Soulwax – Les Halles de Schaerbeek, Bruxelles

Mercredi 25 février 2026 – Eeefje De Visser – De Vooruit, Gand

Mardi 03 mars 2026 – The Classic Rock Show – Capitole, Gand

Jeudi 12 mars 2026 – Suède, Ancienne Belgique, Bruxelles

Jeudi 19 mars 2026 – Deus – Forest National, Bruxelles

Mardi 21 mars 2026 – Archive – Om Concerts, Liège

Mardi 02 juin 2026 – Big Thief – Forest National, Bruxelles

Samedi 31 octobre 2026 – Les Truttes - Ancienne Belgique, Bruxelles

http://www.livenation.be/

 

 

 

 

Les 40 ans du duo belge Zinno: un nouveau disque en collaboration avec Allez Allez et Olivier Gosseries

Vous vous souvenez certainement de ce hit imprévu qui avait squatté les ondes en 1985: “What's Your Name?”. Il était l'oeuvre de Zinno, le duo légendaire formé par Frédéric Jannin, alias Fred Balls (Snuls, Bowling Balls, Germain et Nous) et le regretté Jean-Pierre Hautier (RTBF).

Inspiré par la musique et l'univers de James Bond, la compo faisait la part belle aux “samples” et s'inscrivait dans la veine de hits comme “19” de Paul Hardcastle. Il a connu un succès international et a été distribué dans de nombreux pays: France, Suisse, Allemagne, etc. Après avoir essayé, sans succès, de réitérer leur 'coup' avec d'autres titres, tels que “Money Is Honey”, “Get Up And Boogie”, ou “Blackaya”, le duo s'est séparé en 1989.

Aujourd'hui, nous vous offrons cette info exclusive! Fred Jannin fête les 40 ans de Zinno et s'associe pour l'occasion à son collègue des Snuls, Kris Debusscher, un des membres historiques d'Allez Allez, autre groupe culte de la scène belge des années '80. Souvenez-vous des hits “She's Stirring Up”, “Allez Allez” et “African Queen”. Olivier Gosseries, le DJ et producteur bruxellois bien connu (Mirano, Who's Who's, TomorrowLand...), est aussi de la partie en tant que co-producteur et directeur artistique.

Pour célébrer cet anniversaire, les compères annoncent la sortie d'un vinyle 'collector' en tirage ultra-limité, “Allez Zinno”, qui proposera:

  • les titres originaux “What's Your Name” (Zinno) et “African Queen” (Allez Allez) en versions remastérisées;

  • des remix / reworks inédits des 2 titres par Fred et Kris, ainsi que par Serge Raemackers, un des producteurs les plus en vue de la période 'new-beat';

  • en bonus, une version “club mix” de “Get Up and Boogie” par Olivier Gosseries.

Pour célébrer cet événement, tout ce beau monde nous donne rendez-vous le samedi 25 octobre, dès 19h30, aux Jeux d’Hiver (Bruxelles), pour une soirée spéciale pleine de surprises.

La sélection musicale sera assurée par Olivier Gosseries, accompagné de So’Lex, ALXS et G Zul. Olivier Gosseries proposera un voyage musical “Best Of” retraçant la période magique allant des débuts d’Allez Allez en 1980 jusqu’à aujourd’hui, dans un mélange des générations et des styles. Une soirée et un événement à ne pas rater! Bientôt, dans votre webzine favori, une interview des protagonistes de ce beau projet!

Pour plus d'infos sur la soirée, c'est ici. Pour acheter des tickets, c'est

Jethro Tull

Living in the past… mais pas seulement…

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Pas de supporting act ce soir au Cirque Royal : le légendaire groupe de Ian Anderson occupe la scène d’entrée de jeu. Pour votre serviteur, il s’agit d’une toute première rencontre en direct avec Jethro Tull. On sait que Ian Anderson, figure de proue du groupe, n’hésite pas à critiquer certains comportements du public, en particulier l’usage intempestif des téléphones portables et les interruptions sonores déplacées. Force est de constater que son vœu est respecté à 98 %. Le concert s’inscrit dans la tournée ‘The Seven Decades : The World Tour’, une célébration de 58 années de musique et d’histoire, portée par l’énergie intacte d’Anderson et de ses musiciens.

Fondé en 1967 autour de son frontman et flûtiste écossais Ian Anderson, Jethro Tull demeure un ovni incontournable du rock britannique après près de sept décennies d’existence. Anderson est le premier à avoir intégré la flûte dans un univers dominé par les guitares saturées, et il en fait encore aujourd’hui son arme de scène, grâce à un chant saisissant et une présence toujours aussi théâtrale. Alors que nombre de groupes historiques se reposent sur leur gloire passée, Jethro Tull, désormais concentré autour de la vision d’Anderson, reste d’une activité remarquable. Ces dernières années, le groupe a enchaîné trois albums : « The Zealot Gene », « RökFlöte » et le tout récent « The Curious Ruminant ». Tous figurent dans la setlist actuelle, même si, naturellement, ils s’inclinent face aux monuments intemporels du répertoire que sont « Aqualung » et « Thick As A Brick ». La discographie regorge de classiques que le public réclame sans relâche et que le combo délivre généreusement. Au-delà de ces hommages au passé, Ian Anderson a tenu à mettre en avant « The Curious Ruminant », dernier chapitre de la saga Tull. Le long playing, qui réunit 9 titres oscillant entre 2 minutes et près de 17 minutes, mêle folk rock, textures acoustiques et réminiscences progressives. Une manière de renouer avec l’héritage foisonnant des années 1970, tout en affirmant que Jethro Tull est loin d’avoir dit son dernier mot. Aujourd’hui encore, à 78 ans, Ian Anderson assure toujours le spectacle. Il tire toujours parti de son style vocal particulier et de ses performances impressionnantes. Il n’a aucunement perdu la voix : elle demeure presque identique à celle de ses débuts.

Le concert commence légèrement en retard, dans une salle comble. Le groupe est en pleine forme et semble prendre autant de plaisir que le public. Jethro Tull a de quoi remplir une soirée entière de classiques, d’« Aqualung » (qui sera le rappel, où tout le monde pourra filmer et prendre des photos souvenirs) à « Thick As A Brick ». C’est exactement ce que les spectateurs attendaient, et la formation tient ses promesses.

Les musiciens prennent place. Le seul changement notable est le remplacement du guitariste Joe Parrish par le nouveau venu Jack Clark. Pour le reste, le line up demeure inchangé depuis la reformation de 2017. Soit Dave Goodier à la basse et John O’Hara aux claviers – tous deux présents depuis 2007 – ainsi que Scott Hammond aux drums. Ensemble, ils soutiennent avec constance et virtuosité l’inimitable Ian Anderson. Certes, sa voix n’a plus l’amplitude d’antan et ses facéties scéniques se sont un peu assagies, mais il reste fascinant à regarder. Vif, excentrique et étrangement charmeur, flûte en main, il mène la charge avec ce grain de folie qui fait sa marque de fabrique. Par moments, il s’accompagne aussi d’une petite guitare semi-acoustique, ajoutant une touche d’intimité à l’ensemble. La folie typiquement anglaise d’Anderson est, bien sûr, le point central, mais la véritable star du spectacle est la musique elle-même. Les chansons de Tull sont complexes et exigeantes, mais le combo actuel leur rend justice. Leur jeu est détendu sans jamais être relâché, précis sans paraître stérile. Si l’on a un reproche à faire – et l’on en a toujours – c’est que ce spectacle est encore une fois exclusivement assis, ce qui donne plus l’impression d’une soirée au théâtre que d’un concert de rock. Certains morceaux sont vraiment rock, beaucoup sont très dansants, et même les morceaux folk incitent à bouger. On aurait aimé pouvoir se lever et se déhancher un peu. Mais vu que l’âge médian du public était probablement égal, voire supérieur, à celui des membres du groupe (et que certains spectateurs étaient même assez jeunes), une configuration debout aurait peut-être présenté des risques médicaux.

Le show se déroule en deux parties.  La première s’ouvre par « Beggar's Farm », issu du premier album This Was (1968). Très marqué par le blues, teinté de rock et d’expérimentations qui paraissaient audacieuses à l’époque mais semblent aujourd’hui presque convenues, le morceau prend vie grâce à la flûte de Ian Anderson, magistralement exécutée tandis qu’il arpente la scène avec son énergie caractéristique. Du même elpee, vient ensuite « Some Day the Sun Won't Shine for You » : Anderson, touche-à-tout éclectique, insuffle au morceau un parfum de folk-blues où la flûte, parfois approximative mais toujours audacieuse, trouve toute sa place. L’harmonica complète l’ambiance, ancrant le blues au cœur du concert. Le public est ensuite emporté vers « A Song for Jeffrey », toujours tiré de « This Was ». Les visuels projetés en arrière-plan enrichissent l’atmosphère et plongent la salle dans l’univers de chaque chanson. Puis le monumental « Thick as a Brick », extrait de l’album éponyme de 1972, véritable concept-album de rock progressif, embraie. Plus complexe et éclectique que les œuvres précédentes, il demeure proche, dans l’esprit, d’« Aqualung ». Véritable pierre angulaire du groupe, ce morceau phare confirme le statut de « Thick as a Brick » comme l’un des chefs-d’œuvre incontournables de Jethro Tull.

Retour ensuite à « Aqualung » (1971) à travers « Mother Goose ». Premier disque où le groupe affirme pleinement son identité rock-folk-hard-progressive, « Aqualung » alterne entre pièces acoustiques délicates, proches de Cat Stevens ou de « Led Zeppelin III », et morceaux plus puissants tels que le titre éponyme » ou « Locomotive Breath ». C’est l’un des long playings les plus aboutis et emblématiques du band. Le voyage se poursuit par « Songs from the Wood » (1977), titre éponyme du long playing où Tull revient au folk-rock, riche en sonorités bucoliques et en arrangements progressifs. La première partie s’achève sur « Bourrée in E Minor », adaptation virtuose de Bach devenue l’un des classiques de la formation.

Après une pause de vingt minutes, la reprise s’effectue par « My God » (« Aqualung »), porté par un blues habité et des chœurs épiques. S’ensuit un petit instrumental inédit, puis le public découvre « The Zealot Gene », extrait du dernier opus paru cette année. Jethro Tull y démontre qu’il sait se renouveler sans jamais renier ses racines.

Enfin, le final explose lors des incontournables « Budapest », « Aqualung » et, en rappel, l’inévitable « Locomotive Breath ». Une claque musicale qui rappelle que Jethro Tull, à l’instar de Yes ou de Pink Floyd, reste un groupe intemporel, traversant les âges sans perdre ni son ingéniosité ni sa puissance créative.

Setlist :

Première partie

« Beggar's Farm », « Some Day The Sun Won't Shine for You », « A Song For Jeffrey », « Thick As A Brick », « Mother Goose », « Songs From The Wood », « Weathercock », « The Navigators », « Curious Ruminant », « Bourrée In E minor » (Johann Sebastian Bach cover).

Deuxième partie

« My God », « The Donkey and the Drum », « The Zealot Gene », « Over Jerusalem », « Budapest », « Aquadiddley », « Aqualung ».

Rappel : « Locomotive Breath »

(Organisation : Greenhouse Talent)

 

Ancienne Belgique (Bruxelles) : les nouveaux concerts (update 10/09/2025)

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ven. 10 oct. |
Abrupt x Nebula

lun. 26 janv. |
Alfa Mist: Roulette - live tour

mar. 27 janv. |
Nusantara Beat

dim. 08 févr. |
Ronker

mar. 17 févr. |
Whitney

ven. 27 févr. |
The Paper Kites

mar. 03 mars |
Of Monsters and Men

mar. 10 mars |
Tyler Childers

ven. 13 mars |
LeBlanc

sam. 18 avr. |
Hiqpy

lun. 11 mai |
Blue

sam. 31 oct. |
Les Truttes

http://www.abconcerts.be

 

Pendragon

Au-delà d’un simple voyage nostalgique…

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Formation emblématique du rock néo-progressif britannique, Pendragon investit ce mardi 9 septembre les planches du Zik-Zak à Ittre pour une soirée attendue par toute la communauté prog. Considérée comme mythique, la formation menée par Nick Barrett attire une foule enthousiaste, le concert affichant complet. Et étonnant, en débarquant devant la salle, le tour bus occupe la moitié du parking.  Pour la seconde fois sur l’estrade du Zik-Zak, le band promet un voyage musical intense, porté par l’énergie renouvelée de Rog Patterson à la guitare à douze cordes. Toujours fidèle à son esprit progressif, le groupe continue de marquer l’histoire du genre, offrant à l’auditoire une expérience inoubliable sous le signe de la passion et de l’excellence.

La première partie est assurée par le guitariste de Pendragon, Rog Patterson, reconnu pour son jeu de guitare à douze cordes et ses textes percutants. Ancien manager de tournée et collaborateur de longue date du combo, il est parvenu à enflammer la foule en dispensant un set folk convaincant avant de retrouver le band sur les planches (page 'Artistes ici).

Setlist : « Ergo Sum », « Gondwanaland », « Vital Signs », « Flightless ».

Depuis trois décennies, Nick Barrett façonne la prog sous l’étendard de Pendragon. Ce quatuor principal — Nick Barrett (chant, guitare), Clive Nolan (claviers), Peter Gee (basse) et Jean-Vincent Velazco (batterie) — accueille Patterson à la guitare et deux choristes, qui enrichissent parfois les arrangements par la flûte et le violon. Chacun imprime sa marque : Barrett séduit par ses solos lyriques et sa voix chaleureuse, Nolan enveloppe l’auditoire de nappes majestueuses, Gee insuffle une basse à la fois mélodique et robuste, tandis que Velazco ancre l’ensemble sous une rythmique précise et dynamique. Les voix et instruments additionnels confèrent une profondeur inattendue à la formation.

La soirée s’ouvre sur une interprétation intégrale de l’opus « The World » (1991), véritable tournant dans la trajectoire du band, comme le souligne Barrett sur le podium. Ce disque marque l’émancipation du combo, qui s’affranchit des premiers espoirs du néo-prog des années 1980 pour s’affirmer par une identité singulière. « Back in the Spotlight » lance le set sous une énergie éclatante, suivi par l’exubérant « The Voyager ». « Shane and Prayer », plus introspectif, installe une atmosphère empreinte d’émotion, tandis que la trilogie « Queen of Hearts » se déploie tel un mini-opéra rock. Le dernier morceau, « And We'll Go Hunting Deer », plonge la fosse dans un silence feutré, illustrant la capacité du sextuor à captiver autant par la subtilité que par la grandeur. Après ce long playing fondateur, la formation explore d’autres facettes de sa discographie.

Un « King of the Castle » acoustique (« Not of This World », 2001) distille une ambiance intimiste, avant que le band ne retrouve toute sa puissance pour offrir « Eternal Light » (« Not Of This World », 2001) et surprendre l’auditoire par un retour à « Kowtow » (« Kowtow », 1988), plus lourd et vibrant sur l’estrade que sur vinyl. « Alaska » (« The Window of Life », 1993) déferle telle une vague d’énergie, suivie de nouveaux joyaux comme « 360 Degrees » et « Explorer of the Infinite » (« Love over Fear », 2020).

Le moment fort survient lorsque la foule plébiscite « Indigo » (« Pure », 2008) au détriment de « Paintbox ». Son intensité sombre envahit la salle, témoignant de la volonté du combo d’adopter la spontanéité et de tisser des liens auprès de ses fans. « Afraid Of Everything » (« Love over Fear », 2020) conclut le set principal sur une note à la fois fragile et enivrante.

En rappel, « Breaking The Spell » (« The Window Of Life », 1993) offre un final majestueux : la guitare s’exprime avec émotion, les claviers luxuriants s’entrelacent à une section rythmique précise, tandis que les voix et instruments additionnels aboutissent à un climax puissant.

Ce que Pendragon a proposé au Zik-Zak dépasse largement le simple voyage nostalgique. La formation rayonne par sa vitalité, son élégance et sa pertinence, déroulant un set qui retrace plus de trente ans de création musicale. Dans une salle quasi comble, à l’acoustique remarquable et à l’ambiance chaleureuse, leur prestation rappelle pourquoi Pendragon demeure l’un des grands survivants — et innovateurs — du rock progressif. Le sextuor a livré une performance magistrale, mettant en lumière son évolution musicale et la virtuosité de ses membres.

Setlist :

The World : « Back in the Spotlight », « The Voyager », « Shane », « Prayer », « Queen of Hearts, Part I », « Queen of Hearts, Part II » : ...A Man Could Die Out Here...

Queen of Hearts, Part III : The Last Waltz

And We'll Go Hunting Deer

Acoustique : « Fall Away », « The King of the Castle ».

Full band :« Not of This World, Part 3 : Green Eyed Angel », « Kowtow »

Rappel : « Water »

(Organisation : Zik-Zak et Rock Nation)

Clock DVA

Réédition du premier opus de Clock DVA

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Clock DVA a annoncé la réédition remasterisée de son premier album, « White Souls in Black Suits », disponible pour la première fois en 35 ans. Initialement paru en 1980, sous forme de cassette limitée, sur Industrial Records, l’opus sera réédité le 7 novembre 2025 en vinyle gris et CD, avec quatre titres bonus de la même époque.

Formé à Sheffield en 1978, Clock DVA a rapidement créé une alchimie sonore unique, inspirée par la science-fiction, le constructivisme russe et la littérature beat. Son premier long format, enregistré en une seule journée, est sombre et inquiétant, avec des guitares stridentes et des explorations sonores électroniques. La formation s'est forgé une réputation féroce en tant que l'un des groupes live les plus sauvages et imprévisibles de Sheffield.

Le long playing présente un line up impliquant Adi Newton (voix, synthé, clarinette, guitare électrique archet et traitement de bande), Steven James Turner (traitement de basse), David J. Hammond (traitement de guitare), Charlie Collins (saxophone, flûte et percussion), Roger Quail (percussion) et Simon M. Elliott-Kemp (synthé), et a été enregistré au studio Western Works de Cabaret Voltaire. La chanson « Anti-Chance » est issue d’une collaboration directe avec Cabaret Voltaire.

« Consent » est en écoute

 

 

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