La vie dans les petits espaces de Black Marble

Black Marble, alias Chris Stewart, sortira son premier album, « Life in Small Spaces », le 21 août 2026 chez Sacred Bones, qui sera immédiatement suivie d’une tournée. Il s’agit de son premier elpee complet depuis « Fast Idol » (2021). « Life in Small Spaces…

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La vie difficile des Tubs

The Tubs publieront Hard Life le 11 septembre 2026 via Merge Records. Pour accompagner l’annonce, la formation londonienne partage “Stoop to Me”, nouveau single déjà disponible en clip officiel iici Filmée et montée par Kit Harwood, la vidéo capte un concert…

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Failure

L’égarement de Failure

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À quelques jours de la sortie de “Location Lost“, Failure en dévoile un dernier extrait : “The Rising Skyline”, une ballade dépouillée qui s’offre le luxe d’un duo prestigieux.

Émotionnel, frontal et tout en acoustique, “The Rising Skyline” raconte une rupture et invite Hayley Williams (Paramore) au micro. La rencontre prend forme lorsqu’ils répètent une relecture unplugged de “Daylight”, classique de Fantastic Planet (1996), pour un concert de soutien aux victimes des incendies de Los Angeles, au début de l’année 2025.

Fan de la première heure, Hayley contribue depuis longtemps à remettre la formation californienne sous les projecteurs et à l’ouvrir à une génération d’auditeurs plus jeune, largement féminine. Elle figure aussi dans le documentaire ‘Every Time You Lose Your Mind’ (2023), qui retrace l’odyssée du trio : la séparation sous l’emprise des drogues, puis une renaissance improbable face à une foule plus diverse.

“Location Lost“ paraîtra ce vendredi 24 avril via Failure Records/Arduous Records/Virgin Music Group. Trente ans après ‘’Fantastic Plane’’t, le band ne rejoue pas le passé : il improvise, débat et s’accorde assez de confiance pour composer en plein doute. Ce long playing n’apporte pas de réponses faciles ; il saisit plutôt une formation en mouvement, qui lâche ses repères et avance à tâtons — et, contre toute attente, reste solidement vivante.

‘Failure collabore rarement, mais mon amitié pour Hayley — et l’appui qu’elle apporte au combo depuis des années — transforment ce morceau en duo particulièrement réussi. C’est sans doute la chanson la plus délicate que nous ayons jamais enregistrée, et sa performance vocale en révèle toutes les nuances. En écrivant, j’entendais une voix féminine, une octave au-dessus. On a passé une journée ensemble : je lui ai fait écouter quelques titres, et elle a tout de suite accroché. Ce morceau lui parlait, sur le plan émotionnel. C’est acoustique, très triste, mais traversé par une forme d’espoir nostalgique. J’aime la musique si sombre qu’elle devient réconfortante. Une bonne part de notre travail tient de ce paradoxe, et sa présence sur ce titre tombait sous le sens’.

Depuis plus de trois décennies, l’univers musical de Failure intrigue critiques, fans et pairs. Après ‘’Comfort et Magnified’’, le trio signe ce que beaucoup tiennent pour l’un des disques les plus influents et novateurs des années 90 : ‘’Fantastic Planet’’ (1996). Ce long playing de 17 titres récolte des critiques enthousiastes, fédère une foule nouvelle et propulse la formation en tête d’affiche de la deuxième estrade du festival Lollapalooza, tout en lui permettant d’accoucher d’un clip devenu culte : “Stuck On You”. Après 17 ans de silence, Failure revient en 2015 par ‘’The Heart Is a Monster’’, puis enchaîne ‘’In the Future Your Body Will Be the Furthest Thing from Your Mind’’ (2018) et ‘’Wild Type Droid’ (2021).

Enregistré peu après la sortie du documentaire ‘Every Time You Lose Your Mind’ (Hulu/Disney+), ‘’Location Los’’t n’a rien d’un tour d’honneur ni d’un réflexe nostalgique. À l’inverse, l’elpee ressemble au journal de bord d’un trio qui cherche, au présent, à comprendre où il se situe — et quelle forme prend Failure aujourd’hui.

Le clip de "The Rising Skyline (feat. Hayley Williams)" est à voir et écouter ici

 

 

 

Massive Attack & Tom Waits

Massive Attack et Tom Waits ont les pieds bien sur terre…

Massive Attack et Tom Waits viennent de sortir une nouvelle collaboration intitulée « Boots on the Ground », dont une face B exclusive sur vinyle signée Waits : un morceau drôle et sarcastique intitulé « The Fly ». Ce nouveau titre marque la première sortie du nouvel elpee de Massive Attack.

Le groupe partage également un film qui accompagne ce titre, réalisé en collaboration avec l’énigmatique photographe américain thefinaleye. Ce montage évocateur et intense dépeint une époque américaine décisive, qui reste encore à nommer, et s’inscrit dans le sillage des plus grandes manifestations publiques de l’histoire des États-Unis, ces dernières étant axées sur l’opposition aux raids de l’ICE, à la militarisation des forces de l’ordre nationales et à l’autoritarisme d’État.

Parallèlement à la sortie du film et du morceau, le vendredi 17 avril, Massive Attack a publié une réflexion exclusive en ‘spoken word’ (forme de poésie orale) sur les thèmes de l’œuvre, rédigée par le romancier Omar El Akkad, auteur des romans ‘American War’ et ‘What Strange Paradise’, ainsi que du chef-d’œuvre de non-fiction ‘One Day, Everyone Will Have Always Been Against This’.

« Boots on the Ground » est le premier titre de Massive Attack diffusé dans le cadre d’une dérogation accordée par Spotify. D’autres sorties sont prévues avant et après la série de concerts de la formation, notamment lors de leur prochaine tournée européenne et de leurs prestations en tête d’affiche des festivals estivaux.

Massive Attack : ‘C’est un honneur de collaborer avec un artiste de l’envergure, de l’originalité et de l’intégrité de Tom, mais ce morceau arrive dans un climat de chaos. Dans tout l’hémisphère occidental, l’autoritarisme d’État et la militarisation des forces de police fusionnent à nouveau avec la politique néofasciste. Vu à travers l’urgence américaine, chez nous et à l’étranger, ce morceau contient des pulsations d’impulsions cruelles et d’esprit abandonné.’

Massive Attack reversera l’intégralité des bénéfices issus de la vente de l’édition vinyle à l’American Civil Liberties Union et à l’US Immigrant Defense Project.

La vidéo de « Boots on the Ground est disponible

 

 

Les nouveaux concerts Live Nation (update du 19-04-2026)

Écrit par

Samedi 27 juin 2026 – Décembre 10 – Kavka Rappa, Anvers

Jeudi 02 juillet 2026 – The Prodigy – Rock Werchter, Wherchter

Mercredi 07 octobre 2026 – Freya Ridings – La madeleine, Bruxelles

Vendredi 27 novembre 2026 – The Prodigy – Forest National, Bruxelles

Mardi 01 décembre 2026 – Pierre De Maere – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 02 décembre 2026 - Pierre De Maere – Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 27 avril 2027 – Thirty Seconds To Mars – Lotto Aréna, Anvers

http://www.livenation.be/

Het Depot (Louvain : les nouveaux concerts (update 17/04/2026)

Écrit par

Ve 17.04.2026
AVAION

Lu 04.05.2026
Bazart

Sa 21.11.2026
Breaking Barriers presents The Kids 50

Ma 08.12.2026
Hiqpy

https://www.hetdepot.be

The Strokes

The Stokes face à la réalité virtuelle

« Reality Awaits », le septième album studio des Strokes, sortira le 26 juin chez Cult Records/RCA Records.

Enregistré au Costa Rica sous la houlette du producteur Rick Rubin et finalisé aux quatre coins du monde, « Reality Awaits » marque le retour musical du groupe depuis l’elpee « The New Abnormal », paru en 2020, et la grande tournée mondiale qui a suivi.

Originaires de New York, The Strokes se produiront dans les plus grands festivals du monde ce printemps et cet été. Depuis leurs débuts en 2001, leur discographie très appréciée a défini le son d’une génération.

En attendant la formation a partagé le single « Going Shopping », et il est en écoute

 

Michele Ducci

La guerre hybride de Mihele Ducci

Écrit par

À l’approche de la sortie de son prochain album et film d’animation « Snail in the Clouds », prévue le 5 juin 2026 chez Monotreme Records, l’ancien membre de M+A et Santii, Michele Ducci, dévoile son nouveau single « Woman Like You ». Le morceau est accompagné d’un clip remarquable réalisé par Ducci et Letizia Mandolesi.

« Woman Like You » associe une guitare électrique vive et saturée à une rythmique électronique, enrichie par la voix soul de Ducci et un refrain entraînant et lumineux, soutenu par les harmonies vocales douces de Letizia Mandolesi. Un pédalier d’orgue vintage, actionnée par Ducci, génère simultanément accords, basse et rythme, à la manière d’un homme-orchestre. Shane Kennedy (Girl in the Year Above) participe également à la guitare. Simon Milner (Is Tropical, Ysing) a enregistré et produit le titre dans son studio 4am Studios à Londres.

L’opus et le film racontent l’histoire d’une planète appelée Snail, peuplée d’hybrides — principalement un mélange de scorpions, d’escargots et d’humains — qui mènent une vie inspirée du style de Pythagore, consacrée à la musique. On y trouve aussi un homme-nuage nommé Agostos, auteur d’opérettes musicales, qui, avec une machine à fumée parlante appelée Doctor Subtilis, commence à éliminer tous les hybrides, visant en particulier le musicien hybride Diodoros et son groupe, dans le but de s’emparer de l’arche des mélodies, un ancien vaisseau qui permet à toute la planète de survivre dans la musique et la joie...

L’elpee et le long métrage sortiront le 5 juin chez Monotreme Records. L’album est déjà disponible en précommande au lien suivant : https://orcd.co/g8xkbam

Le clip d’animation « Woman like you » est disponible

 

 

Iceage

Par la grâce de Iceage et au-delà…

Écrit par

Iceage annonce la sortie de son sixième album studio, « For Love of Grace & the Hereafter », attendu le 29 mai via Mexican Summer, et dévoile « Ember », un nouveau single accompagné de son clip.

Produit et mixé par le groupe avec Nis Bysted, l’opus s’annonce comme leur œuvre la plus aboutie à ce jour, entre tension brute et touches plus raffinées. Le morceau d’ouverture « Ember » donne le ton : montée langoureuse, puis accélération franche, trAnspercée par la voix d’Elias Rønnenfelt. Le clip a été réalisé par le groupe avec Ira Rønnenfelt — à découvrir ici

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Chest.

chest. s’intéresse à un inventeur autodidacte et industriel allemand

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Sur « Otto », Chest envoie valser le post-punk dans le futur. Un morceau magnétique et électrique qui mêle guitares, chant entêtant et électro imparable. Une petite bombe à classer entre DITZ, Chalk et The Horrors, et dont les paroles se payent au passage la masculinité toxique.

Ce nouveau single est tiré d'un premier album à paraître cet automne chez Howlin' Banana et Exag Records (Belgique).

Le single « Otto » est disponible sous forme de clip ici

 

Hermetic Delight

Hermetic Delight ajoute de l’insulte à l’injure

Le groupe français Hermetic Delight vient de dévoiler le clip de son single « Adding Insult to Injury », un titre extrait de « Vagabond Melodies », son dernier album sorti le 7 novembre 2025 chez October Tone.

« Adding Insult to Injury » prolonge l’une des veines les plus sombres de « Vagabond Melodies », le deuxième album d’Hermetic Delight. Réalisé par Laurens Saint-Gaudens et produit par Tamara Films, le clip met en scène Atef Aouadhi et Delphine Padilla dans les rôles de deux personnages blessés, qui se remettent d’un accident avant de traverser un drive-in hanté, peuplé de figures féminines, tandis que Zeynep Kaya apparaît à l’écran comme une présence centrale du film.

Tourné en 16 mm, le clip déploie un univers nocturne, sensuel et spectral, à mi-chemin entre le désir et le romantisme noir, à la croisée du clip vidéo, de la fiction et du cinéma de genre.

Hermetic Delight est actuellement en tournée européenne.

Pour découvrir la vidéo du single « Adding Insult to Injury », c’est

 

 

Jack White

Deux nouveaux titres et un bouquin pour Jack White

Jack White opère son grand retour en publiant deux nouveaux titres endiablés, « G.O.D. and the Broken Ribs » et « Derecho Demonico ».

Produits par White avec le soutien de son groupe de scène de longue date, Patrick Keeler (batterie), Dominic Davis (basse) et Bobby Emmet (claviers), les nouveaux morceaux « G.O.D. and the Broken Ribs » et « Derecho Demonico » marquent le retour musical de celui qui vient d’être intronisé au Rock & Roll Hall of Fame, pour la première fois depuis 2024, une année marquée par la sortie de « No Name ». Sixième elpee studio de White, il a été récompensé par une nomination aux ‘GRAMMY Awards 2025’ dans la catégorie ‘Meilleur album rock’.

Après avoir passé une grande partie de 2024 et 2025 à parcourir l’Amérique du Nord, l’Europe, le Royaume-Uni et le Japon pour accomplir son épique ‘No Name Tour’, White reprendra la route cet été pour une série de concerts en tête d’affiche à l’international et des prestations dans les plus grands festivals en Europe, aux États-Unis et en Asie.

Par ailleurs, le mois d'octobre 2024 a vu la publication officielle de « Jack White Collected Lyrics and Selected Writing Volume 1 », désormais disponible sur https://www.thirdmanbooks.com/ thirdmanbooks.com et auprès des libraires aux États-Unis et au Royaume-Uni. Édité par Ben Blackwell, cofondateur de Third Man Records, ce nouvel ouvrage de référence comprend des poèmes et des textes inédits de White, des photos rares et exclusives, ainsi que de nouveaux essais rédigés spécialement pour ce livre. Il rassemble également les paroles de tous les albums solo de White à ce jour, ainsi que celles de ses travaux acclamés avec The Raconteurs, The Dead Weather et d’autres collaborations

« G.O.D. and the Broken Ribs » est en écoute ici

 

Salamirecorder

Salamirecorder à l’intérieur de la cage

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Salamirecorder sortira son nouveau long playing, « Inside The Cage », ce 24 avril, un opus garage 60’s à la fois brut et mélodique. Entièrement enregistré et produit en solo sur un magnétophone 4 pistes, le disque capture une énergie rock’n’roll urgente, entre garage punk à l’ancienne et power pop rugueuse. Fidèle à une approche analogique assumée, Felix Schnabl livre dix titres intenses et personnels, inspirés autant par l’héritage des outsiders du rock que par son expérience de jeune musicien grandissant en périphérie urbaine.

Eckhart

Un groupe mis à l’Eckhart

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Le trio électro‑punk suisse Eckhart sortira son troisième album, « He's Dancing, He Says He Will Never Die », le 8 mai 2026. Le projet mené par John Silvestre poursuit son évolution sonore et esthétique, tout en affirmant la radicalité et l’énergie qui ont fait la singularité du groupe depuis « Far From God » (2024).

Toujours nourrie par l’exploration des outils électroniques et du sampling, la musique gagne ici en ampleur grâce à la batterie puissante et frénétique de Laurent Glur, rapprochant encore davantage la production de l’expérience live, explosive et cathartique, qui caractérise Eckhart sur scène.

Olivia Madhuri signe également son retour en featuring sur plusieurs titres, apportant sa voix cristalline sur une relecture habitée de « Wicked Game » et sur « Cracked Egg », morceau intégrant un sample de Clams Casino. Le titre de l’album, extrait de Méridien de Sang de Cormac McCarthy, fait écho à des textes traversés par des questionnements existentiels : la mort, l’amour, le destin, la modernité et l’art, sans jamais renoncer à l’élan vital de la danse et de l’euphorie.

Trois singles ont précédé la sortie de l’album : « Stereo » (3 octobre 2025), « Apostatic Selection » (23 janvier 2026) et « Inlove » (20 mars 2026). « He's Dancing, He Says He Will Never Die » confirme la place d’Eckhart dans le paysage des artistes trans‑courants, quelque part entre la frontalité du punk et l’expérimentation électronique.

 

The Ultimate Dreamers + Implant

Les implants paradoxaux de The Ultimate Dreamers

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Après avoir gravé l’album « Paradoxical Sleep », The Ultimate Dreamers poursuivent leur exploration sonore en proposant « Paradoxical Implants », un EP de remixes aussi audacieux qu’inspiré. Ce projet particulier est né d’une collaboration étroite avec leur producteur de longue date Len Lemeire, figure emblématique de la scène électronique et cerveau d’Implant.

À l’origine simple commande de remixes, « Paradoxical Implants » a rapidement pris une toute autre dimension. Emporté par l’élan créatif, Len Lemeire a déconstruit puis reconstruit six morceaux de Paradoxical Sleep – des titres qu’il connaissait intimement pour les avoir déjà façonnés en studio. Le résultat ? Bien plus qu’un EP de remixes : une véritable fusion entre deux univers, où le post-punk mélancolique de The Ultimate Dreamers se confronte à l’électronique tranchante et industrielle d’Implant

Sur « Paradoxical Implants », The Ultimate Dreamers livrent une relecture audacieuse de leur propre matière musicale et bâtissent un pont fascinant entre post-punk et électronique, confirmant une fois de plus leur goût pour les croisements artistiques forts et singuliers.

The Vaccines

“Do You Remember Rock’n’roll Radio ?”,15 ans plus tard, mais pas seulement…

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En 2026, The Vaccines célèbrent les quinze ans de leur premier elpee devenu culte, « What Did You Expect From The Vaccines ? » (NDLR : un titre emprunté à une compo des Ramones, datant de 1980). Le quatuor britannique choisit de marquer l’événement sur les podiums, en proposant l’intégralité de ce disque fondateur, complétée par une sélection de titres couvrant l’ensemble de son répertoire. À Bruxelles, la formation londonienne investit le Cirque Royal sous une atmosphère déjà électrique, propice à une soirée festive.

Publié en mars 2011, ce long playing a atteint directement la quatrième place des charts britanniques, décroché une certification platine et inauguré une série d’opus classés sans interruption dans le top 5 outre-Manche. La trajectoire s’est poursuivie jusqu’à « Pick‑Up Full Of Pink Carnations », paru en 2024, sixième LP studio du combo, désormais solidement installé sur la scène rock internationale. Considéré comme l’un des grands disques rock britanniques des années 2010, ce premier opus aligne des titres devenus incontournables, à l’instar de « If You Wanna, Post Break‑Up Sex » ou « Wreckin’ Bar (Ra Ra Ra) », encore capables de fédérer anciens fidèles et nouveaux adeptes.

Deux ans après un concert belge à guichets fermés, The Vaccines reviennent offrir une parenthèse de nostalgie, construite autour de riffs incisifs et de mélodies immédiatement identifiables.

La mise en jambes est assurée par GANS, duo britannique à l’énergie brute, parfois présenté comme une version 3.0 des Sex Pistols. Originaire de Birmingham, l’ensemble publie en 2025 « Good For The Soul », premier opus où se croisent post‑punk primaire et accents électro‑rock. Le tandem, composé d’un guitariste‑claviériste et d’un batteur, s’adjoint ponctuellement un flûtiste‑saxophoniste‑chanteur, véritable détonateur scénique. Le chant se partage, la tension ne retombe jamais et l’exécution exige un engagement total.

Sur les planches, GANS privilégie l’impact direct sans renoncer aux nuances. L’ouverture, structurée autour de « A Fool, In Time et It’s Just Life », plante immédiatement le décor. Leur électro‑rock évoque par instants les Viagra Boys, tout en cultivant un punk amplifié et dansant. Les tempos soutenus entraînent la fosse dans une transe quasi continue, tandis que certaines plages s’autorisent des détours noisy, alternatifs, voire légèrement funky, comme sur « I Think I Like You ». Lors du final, « Oh George », le drummer descend au cœur du public pour conclure un set aussi minimaliste que dévastateur (page ‘Artistes’ ici). 

Setlist : « A FOOL », « IN TIME », « IT’S JUST LIFE », « I THINK I LIKE YOU », « STEP-PSYCHOSIS », « THE KING'S HEAD », « THIS PRODUCT », « OH GEORGE ».

Une fois la salle chauffée à blanc, place aux maîtres de cérémonie. Pas de décor superflu pour The Vaccines : une tenture en fond de scène, une estrade à trois niveaux exclusivement réservée au batteur, et deux guitaristes positionnés en première ligne. À 21 h précises, les lumières s’éteignent tandis que résonne « Do You Remember Rock ’n’Roll Radio ? » des Ramones. « Blow It Up et Wreckin’ Bar (Ra Ra Ra) » déclenchent d’emblée une réaction en chaîne dans la fosse.

Après une salutation succincte, le band enchaîne « Post Break‑Up Sex » et « Wetsuit », transformant le Cirque Royal en salle survoltée. Les morceaux du premier elpee, courts, nerveux et fédérateurs, s’enchaînent sans temps mort. Nørgaard provoque les premiers pogos, tandis que « If You Wanna » et « Family Friend » accentuent encore la montée en intensité. À mesure que le disque anniversaire touche à sa fin, seule la version acoustique de « Somebody Else’s Child » manque à l’appel. Pour l’occasion, Freddie Cowan troque sa guitare pour les claviers, tandis que Justin Young s’assied brièvement, rare moment de respiration dans un concert mené tambour battant.

Puisant ensuite dans un répertoire plus large, The Vaccines déroulent une seconde partie accueillie avec le même enthousiasme. « Your Love Is My Favourite Band », malgré son vernis légèrement kitsch, est repris en chœur, tout comme « Headphones Baby ». La preuve qu’une pop indé simple et efficace suffit encore à fédérer un auditoire entier un lundi soir. « Heartbreak Kid » et « I Can’t Quit » préparent le terrain avant un final constitué de « Teenage Icon » et « I Always New ».

Lors du rappel, Justin Young revient seul sur l’estrade pour interpréter « No Hope », gratte acoustique en main, un titre composé non loin de là, à l’AB. La foule immortalise l’instant, tandis que le reste du quatuor rejoint finalement les planches pour dévoiler de nouvelles compositions. « Ten Years Too Far » offre un avant‑goût prometteur du septième long playing actuellement en préparation, avant que « All My Friends Are Falling In Love », interprété à la demande, ne clôture la soirée dans une explosion collective.

En célébrant le quinzième anniversaire de « What Did You Expect From The Vaccines ? », la formation rappelle sa capacité intacte à captiver une salle entière. Une prestation généreuse, qui donne déjà un avant‑goût d’été et annonce un retour attendu, notamment au Rock Werchter le 2 juillet prochain.

Setlist : Intro préenregistrée : « Do You Remember Rock 'n’Roll Radio ? » (Ramones song),

LP » What Did You Expect From The Vaccines ? » en intégralité mais dans le désordre.

« Blow It Up », « Wreckin' Bar (Ra Ra Ra) », « Post Break-Up Sex », « Wetsuit », « A Lack Of Understanding », « Nørgaard », « Under Your Thumb », « Wolf Pack », « All In White », « If You Wanna », « Family Friend », « Somebody Else's Child ».

« Your Love Is My Favourite Band », « Headphones Baby », « Handsome », « Heartbreak Kid », « Lunar Eclipse », « I Can't Quit », « Teenage Icon », « I Always Knew ».

Rappel : « No Hope » (Acoustique), « Ten Years Too Far » (New song), « Tiger Blood » (sur demande du public), « All My Friends Are Falling In Love »

(Organisation : Live Nation)

 

Les nouveaux concerts Live Nation (update du 12-04-2026)

Écrit par

Samedi 27 juin 2026 – Décembre 10 – Kavka Rappa, Anvers

Jeudi 02 juillet 2026 – The Prodigy – Rock Werchter, Wherchter

Mercredi 07 octobre 2026 – Freya Ridings – La madeleine, Bruxelles

Vendredi 27 novembre 2026 – The Prodigy – Forest National, Bruxelles

Mardi 01 décembre 2026 – Pierre De Maere – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 02 décembre 2026 - Pierre De Maere – Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 27 avril 2027 – Thirty Seconds To Mars – Lotto Aréna, Anvers

http://www.livenation.be/

 

WolfRock 2026 : samedi 11 avril

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Cette 18e édition du WolRock prend une tonalité particulière : Fabien Dieu, figure centrale du milieu musical, s’est éteint courant septembre, au terme d’une longue maladie. Pour saluer sa mémoire, l’affiche réunit naturellement des formations qu’il tenait en haute estime.

Mission accomplie : l’événement affiche complet depuis plusieurs semaines.

Au programme, quatre formations (re)posent leurs amplis sur les terres douroises, également hôtes du Dour Festival.

Kaiser Place ouvre le bal. Le quatuor aligne Laurent Lallemand au chant, Jérôme Pichuèque derrière les fûts, Alex Bosser à la guitare solo et Deborah Lehane à la basse.

La formation ne débute pas : elle a déjà tourné sur des rendez-vous bien identifiés (DMF, Scène Sur Sambre, Fêtes de Wallonie) et assuré des premières parties pour Hooverphonic, Suarez ou encore Machiavel.

Le quatuor défend une pop-rock britannique, mélodique et nerveuse, nourrie notamment par Oasis, Stereophonics et Placebo.

Les titres s’enchaînent sans ménagement. Les mélodies accrochent vite, le son reste irréprochable et, même loin des radars depuis un temps, le combo n’a rien perdu de son potentiel.

Au micro, Laurent Lallemand impose une présence nerveuse, guitare en bandoulière, et soigne chaque attaque. La section rythmique verrouille le tempo et installe le groove qui porte les lignes mélodiques. Alex Bosser, lui, cisèle des touches de relief, entre mélancolie et éclats plus lumineux. Le résultat reste brut, tendu, efficace.

Kaiser Place ne se limite pas à dérouler un set : les morceaux prennent corps. La formation rappelle, une fois encore, que l’exercice du concert convient parfaitement à ses musiciens.

Après une vingtaine de minutes d’entracte, Dresscode investit l’estrade. Probablement la surprise la plus nette de la soirée.

Le duo belge naît en 2019 autour de David Brichard et Fred Hyat ; un troisième musicien les rejoint pour les prestations live.

Le « dress code » désigne l’ensemble, souvent tacite, des règles qui encadrent une tenue selon le contexte : projeter une image professionnelle, coller à un thème, maintenir une cohérence sociale, du White Tie le plus strict aux options les plus décontractées.

Ici, le lien reste flou. Le guitariste arbore une tenue Adidas qui l’apparente davantage à un sportif qu’à un musicien. Le chanteur mise, lui, sur une allure plus soignée. Quant au batteur, il opte pour la légèreté : le jeu réclame de l’amplitude.

Le duo compose des titres à la croisée du rock et de l’électro, sur fond de thèmes sombres : l’amour, la société de consommation.

Après plusieurs passages remarqués sur les podiums, la formation revient récemment par un nouvel EP, « Under The Surface », dont « Get Rid Of Fears » sert d’éclaireur.

Les chansons arrivent à maturité sans précipitation. Tout paraît naturel, presque instinctif : c’est direct, alerte, convaincant.

Les compositions brassent électro-rock, synthpop, industriel et new wave, sur un fil mélancolique qui mène de Depeche Mode à Interpol, en passant par Nine Inch Nails.

À la guitare, le jeu reste précis et maîtrisé : slides, bends et effets s’enchaînent sans démonstration inutile.

Le chant, chargé d’émotion, épouse la rugosité des synthétiseurs et la densité de la six-cordes.

Des refrains accrocheurs tranchent sur des climats plus sombres, au sein d’une atmosphère à la fois aérienne et profonde. Sous la surface, la tension affleure et le morceau menace de basculer.

Sans durcir totalement vers l’industriel, Dresscode conserve une élégance mordante et aligne ce soir une série de titres taillés pour fédérer, sur un socle résolument énergique.

Milk prend ensuite possession du podium. À la basse : Sébastien Préaud, l’un des piliers de ce mini-festival. Les initiés le connaissent aussi chez At Night, passé la semaine dernière par l’Ancienne Belgique.

Le projet local s’est forgé une solide réputation dans les circuits régionaux. Puis il a tiré sa révérence il y a quelques années, lors d’un dernier passage au Canal10, lieu très fréquenté du côté de Saint-Ghislain.

Cette reformation, annoncée comme éphémère, poursuit un objectif simple : honorer la mémoire du fondateur du WR.

« I Want You » lance les hostilités. Dès l’intro, Milk va droit au but : zéro chichi, pas d’artifices. Le son s’avère organique, dense ; la section rythmique maintient une pression constante. Aline Renard porte le refrain, la voix un peu fragile au départ, puis de plus en plus assurée au fil du set.

Dans la fosse, la foule s’échauffe sur la pulsation répétitive et l’attaque sombre de la basse. Les riffs acérés de « Body Harmony » prennent vite le relais. Le titre figure lui aussi sur « Romantic », long playing paru en 2009, qui garde aujourd’hui encore une vraie fraîcheur.

Milk puise dans les meilleures aspérités du rock alternatif des années 90, sans pastiche.

Moment à part : Dorian, fils de Fabien, rejoint le band et reprend à la guitare électrique « Personal Jesus » (Depeche Mode). La salle retient son souffle.

« J’suis A Bout », « Fire Space », « Come On Me » : les morceaux s’enchaînent sans temps mort. Derrière l’énergie du concert, on devine une écriture rigoureuse ; la voix sert de fil conducteur à ce chaos parfaitement tenu, entre fragilité et puissance.

Les rythmes s’avèrent redoutablement entêtants. Le set reste cohérent du début à la fin, comme le confirment « Be Yourself » et « Forget », deux titres rugueux.

Milk referme la parenthèse par une version inattendue de « Forget » (Sofa Mix).

Les musiciens s’avancent ensuite au bord du podium pour saluer. Une bande-son enchaîne alors, pendant de longues minutes, « Avant de nous dire adieu » de Jeane Manson.

Pour conclure ce 18e chapitre, We Are Waves prend le relais.

La formation n’a rien d’inconnu ici : elle revient régulièrement sur les planches du micro-festival. L’auditoire répond présent, et le plaisir se lit autant côté musiciens que côté salle.

Le quatuor réunit Viax (voix, guitares), Cisa (synthés), Mene (basse) et Adriano (batterie). Direction Turin, en Italie.

Le combo cumule près de vingt ans de parcours. Parti du heavy metal, il explore ensuite le nu-metal, le rock alternatif, le post-rock, puis flirte même par moments avec le folk.

Animés par le rock, l’art et la recherche, ces Transalpins proposent une lecture personnelle de la new wave : un son hybride qui tire vers un heavy électro, puis vers des accents post-grunge.

Sur « EMDR », « Something To Lose » ou « 1982 », on comprend vite que l’on ne parle pas de musique de chambre.

Chaque composition tombe juste. Les musiciens affichent une vraie expérience, au point que l’instrument prolonge le geste.

À l’écoute de « Mirrors » ou « Lovers Loners Losers », les affinités avec The Cure sautent aux oreilles : guitares électriques, synthés, boucles hypnotiques et batterie évoquent l’ère « Disintegration ».

Autre détail frappant : certaines inflexions vocales rappellent Jim Kerr (Simple Minds). Le set assume des réminiscences eighties, jusque dans l’esthétique plus « garage ».

La température grimpe ; la sueur perle sur les visages. Le concert se termine sur « Sports », morceau où les instruments se dissolvent dans un brouhaha volontairement déroutant.

Il est un peu plus de minuit lorsque la soirée s’achève. Malgré les protections auditives, un sifflement persiste aux oreilles, souvenir tenace d’une longue série de concerts.

Les organisateurs fixent déjà le prochain rendez-vous : 10 avril 2027. Même lieu, même ambiance.

Fabien, lui, restera dans les mémoires. Et, d’une certaine manière, au premier rang.

(Organisation Centre culturel de Dour)

Het Depot (Louvain) : les nouveaux concerts (update 10/04/2026)

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Me 14.04.2027
Jan Verheyen

Ma 21.04.2026
Milolaathetlukken

Me 22.04.2026
de volksjury

Je 30.04.2026
Utopia presents Dave Clarke (3 hour set)

Ma 09.06.2026
COOL presents An Evening With Theo Katzman

Je 24.09.2026
Holy Holy

Ve 09.10.2026
Dub Unit #16

Di 08.11.2026
The Del Fuegos

https://www.hetdepot.be

L'éclat des souvenirs de Bénabar

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Après s’être exilé à Saint-Pierre-et-Miquelon pour l'écriture, le chanteur revient avec un disque qui semble réconcilier ses fans de la première heure et la critique, en s'affirmant plus que jamais comme le portraitiste de la France du quotidien. 

Son onzième album s’intitule Le Soleil des absents. Porté par le titre « Quoi qu’on dise », il explore l’instinct, le doute et l’enfant en nous qui ne disparaît jamais vraiment. 

Cet opus est un mélange savoureux d'intimité et de festivité. 

Bénabar y délaisse parfois l'ironie mordante pour une tendresse plus marquée, tout en gardant son sens inné du détail qui tue. 

Fort de 3,5 millions de disques vendus et de 2 000 concerts, il livre ici un projet intime et lumineux.

Le clip de Quoi qu'on dise est à découvrir ici.

Pierre Arthur Lejeune : ce que la terre lui murmure !

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Singer-songwriter belge dans différents groupes depuis 30 ans, de retour aujourd'hui sous mon nom propre, Pierre Arthur Lejeune sort un album plutôt folk, une ode à l'imaginaire, aux éléments et à l'amour. 

Le nouveau clip à voir ici  fait 15K vues en 72h seulement !!! 

L’artiste a tout écrit, composé, joué et enregistré. Mais pas que ! Il a également réalisé les dessins et les animations. 250% DIY ! 

L'engouement est réel sur Youtube : Plus de 60K vues en quelques mois d'existence de la chaine !!! 

L'album a déjà reçu plusieurs chroniques très positives de la part de JazzMania, Classic21, Luminous Dash et d'autres... 

 

L'appel du large de Camille Camille

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Camille Camille est le projet musical de la chanteuse-compositrice et artiste multidisciplinaire belge Camille Willemart. Reconnue pour ses compositions intimistes et sa musique délicate et atmosphérique, Camille Camille crée une musique qui se situe à la croisée de la vulnérabilité et d’une force tranquille. Influencée par la tradition folk, son œuvre est profondément personnelle et explore souvent des thèmes tels que l'observation, la connexion, la réflexion intérieure et le monde naturel. Souvent comparée à des artistes comme Josephine Foster et Robbie Basho, ses chansons s'articulent autour d'arrangements de guitare délicats, de mélodies subtiles et d'une voix envoûtante et unique. 

L’artiste présente le deuxième extrait single « J’ai rêvé », du nouvel album « Enchanted Sea ». C’est la première chanson que Camille interprète dans sa langue maternelle, le français. 

Comme toute bonne ballade de marin, cette chanson exprime la nostalgie d’un amour lointain et l’espoir que l’amour puisse triompher du temps et de l’espace. Bientôt rejointe par des tambours de fanfare et des flûtes scintillantes, la chanson se déploie rapidement en un carnaval sonore jubilatoire – une célébration radieuse de l’amour, de l’espoir et des rêves. 

Le clip est à voir ici. Pour la vidéo, Camille Camille a collaboré avec la photographe et artiste visuelle madrilène Elisa Soto. Après s’être inspirées mutuellement pendant des années, les deux artistes se sont enfin rencontrées pour unir leurs talents.

Laure Briard : le balancement parfait entre mélancolie douce et pop lumineuse

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Trois ans après *Ne pas trop rester bleue*, Laure Briard est de retour, et la maternité semble bien convenir à sa musique. Son nouveau single, *Rocking Chair*, coécrit avec Gaëtan Nonchalant, donne l’impression d’un soupir apaisé : chaleureux, sans précipitation, et indéniablement le sien. 

Dès les premières mesures, on ressent immédiatement un sentiment de réconfort : un rythme subtil, une ligne de piano qui vagabonde doucement, et ces vibrations rétro des années 70 baignées de soleil qui sont devenues sa marque de fabrique. 

Mais sous cette tendresse se cache quelque chose de plus profond : une délicate tension entre la nostalgie et le désir d’espace pour respirer. Le clip qui l’accompagne, réalisé par Norma, sa collaboratrice visuelle de longue date, donne vie à cette atmosphère à l’écran. 

À mi-chemin entre l’hommage au cinéma muet et le cauchemar fiévreux à la Lynch, le clip de Rocking Chair est un road movie entièrement DIY… sur roues. Laure s'envole loin du chagrin et de l'attente, perchée sur son fidèle fauteuil à bascule, tricotant un fil sans fin dont l'autre extrémité reste un mystère. Avec une prestance à la Clara Bow, elle retrouve peu à peu le sourire alors que les ombres du passé s'estompent et que la forêt des Landes défile – jusqu'à une séquence musicale étincelante et une dernière rencontre inattendue. 

Le clip est à voir ici.

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