La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Phantoms Of Future

Phantoms Of Future, sombre à jamais…

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Le groupe allemand Phantoms Of Future sortira son nouvel elpee, « Forever Dark », ce 5 décembre 2025 chez Massacre Records. Ce disque, enregistré au Soundlodge Studio sous la houlette du producteur Jörg Uken et co-produit par le chanteur Sir Hannes Smith, propose treize titres mêlant rock sombre, textures électroniques et mélodies cinématographiques. Après le single « Werewolf », la formation dévoile « Spirit Of Love », morceau lumineux qui incarne l’espoir et la force de l’amour face à l’obscurité.

Phantoms Of Future, connu pour ses shows magico-mystiques et son histoire riche (plus de 800 concerts, collaborations avec Iggy Pop, The Stranglers, Sisters of Mercy, Sex Pistols, Cypress Hill, The Prodigy…), marque une nouvelle étape de sa carrière, refusant de se cantonner au statut de groupe ‘héritage’.

‘Certains groupes cherchent la lumière du jour, nous préférons l’heure où tout s’illumine’ confie Sir Hannes Smith.

Live Nation : les nouveaux concerts (update du 22-11-2025)

Écrit par

Mardi 31 mars 2026 – Aries Spears - La madeleine, Bruxelles

Mardi 28 avril 2026 – Skye Newman - La Madeleine, Bruxelles

Jeudi 24 mai 2026 – Dermot Kennedy - Forest National, Bruxelles

Lundi 22 juin 2026 – The Streets - Ancienne Belgique, Bruxelles

Jeudi 02 juillet 2026 – Prodigy - Rock Werchter, Werchter

Dimanche 5 juillet 2026 – Moby - Rock Werchter, Werchter

Vendredi 23 octobre 2026 – Deep Purple - Lotto Aréna, Anvers

Vendredi 11 décembre 2026 – Brad Williams - La madeleine, Bruxelles

http://www.livenation.be/

 

 

Tom McRae

La performance incroyable d'un album incroyable…

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À l’Ancienne Belgique, ce mercredi 22 novembre, Tom McRae célèbre le 25e anniversaire de son premier album éponyme. Pour l’occasion, il retrouve la scène en compagnie de son groupe au complet, une première depuis plusieurs années. Il proposera l’intégralité de cet opus, enrichie de morceaux marquants issus de ses neuf alpées studio. Tom McRae et ses musiciens mettent en avant l’émotion brute et la narration poétique qui font sa réputation au Royaume-Uni. Son humour teinté d’autodérision et l’intensité de ses concerts promettent une soirée mémorable pour tous les publics. Le concert affiche complet, et Bianca Stack assure le supporting actu.

Bianca Sterck s’installe à droite du podium, entourée de ses guitares, tandis qu’une harpiste prend place à gauche. Le duo propose un set intimiste, où la voix douce et aérienne de Bianca stack se mêle aux sonorités délicates de la harpe. Dès le premier morceau, « Nostalgisai », l’ambiance se veut feutrée, la seconde voix venant renforcer l’émotion.

Le concert se poursuit par « Dragon’s Eyes », titre écrit en collaboration avec la pianiste Hania Rani, qui apporte une touche de douceur supplémentaire. Sur « I Dream of an Island », la sèche accompagne un texte introspectif, explorant la découverte de soi et les influences musicales variées de l’artiste.

Tout au long de la prestation, Bianca Steck présente des extraits de son ong playing « The Joy of Coincidences » et de ses deux Eps, alternant entre folk et pop, et partageant avec le public une sincérité qui marque. La setlist, composée notamment de « Sunshine Palace », « A Site For My Mind » et « The Child », met en exergue la richesse de son univers musical.

La performance, sans excès ni artifices, séduit par sa simplicité et la justesse de l’interprétation, offrant une belle introduction à la soirée (page ‘Artistes’ ici).

Setlist : « Nostalgia », « Sunshine Palace », « Dragon’s Eyes », « A Site For My Mind », « I Dream Of An Island », « The Child »

Tom McRae s’est entouré d’un combo de quatre musiciens. Ce soir, il va réinterpréter son premier elpee, de la première à la douzième chanson. Le décor est planté : des lumières en abondance. Les musicos s’installent sur la même estrade : à droite, un claviériste-guitariste et un bassiste ; au centre, à l’arrière, sur une autre estrade, un drummer avec congas et bongos ; et à droite enfin, une dernière plate-forme où se dresse un autre clavier, utilisé soit par Tom, soit par son contrebassiste, assis juste devant. Tom arrive enfin armé de sa semi-acoustique : il se place au centre, tout en restant très mobile sur les planches, déambulant de gauche à droite vers ses musiciens. Très interactif avec ses fans, il fait rire son public en racontant des vannes, entre les morceaux. Il le fera à de nombreuses reprises et divisera souvent la salle en trois ou quatre parties afin qu’elle participer au chant.

Le set s’ouvre par « You Cut Her Hair », qui saisit l’auditeur d’entrée de jeu grâce à sa tonalité dramatique très osée, le morceau traitant de l’horreur des camps d'extermination sous les pleurs d’un violoncelle et l'émoi d’une guitare cristalline. Le Britannique manifeste une maturité impressionnante dans l’écriture et ses paroles nous transpercent par leur âpreté et leur amertume. Quoi qu'il en soit, Tom et son band sonnent à la perfection. La voix de McRae a toujours été son atout majeur, et elle s'élève avec une puissance incroyable.

Lorsque la formation se lance dans « End of the World News (Dose Me Up) », le second titre du long playing, le morceau s’achève alors que l’auditoire est divisé en deux, chacun se voyant attribuer une partie à chanter en harmonie avec le groupe. Il vient seulement de s’écouler à peine cinq minutes et nous avons déjà vécu un moment magique. L'intro de « Bloodless », l'une des plages les plus appréciées de l'elpee, provoque des exclamations d'admiration dans la foule, même si l’on s’y attend. « Boy with the Bubblegun », caractérisé par son incroyable conclusion rock ’n’roll, fait vibrer la salle. « Hidden Camera Show », qui se termine par un crescendo d'une puissance presque insoutenable, rappelle que le premier opus de McRae est exceptionnel.

« A & B Song », sans doute la compo la plus sombre de l'album, prend une tout autre dimension en concert. En fait, de nombreux titres bénéficient d'une nouvelle jeunesse grâce aux subtiles touches musicales ajoutées par McRae et son groupe, absentes de l'enregistrement studio. Ces ajouts, conjugués aux interventions du chanteur entre les chansons (‘Ce n'est pas aussi froid que les profondeurs de mon cœur’, lance-t-il à un spectateur moqueur), confèrent à l'ensemble une véritable dimension de performance. Il ne s'agit pas simplement d'un homme reprenant de vieux morceaux, comme en témoigne l'émotion palpable qui pousse McRae à s'asseoir lors d'une interprétation poignante de « Untitled ». Un « Sao Paulo Rain » d'une puissance vertigineuse résonne dans la salle, avant que « I Ain’t Scared of Lightning », le dernier titre de l’opus, n'offre une rare lueur d'espoir. C'est une conclusion parfaite pour une performance incroyable d'un album incroyable. McRae déplore que nombre de ces chansons soient empreintes de cynisme et de désespoir, mais remercie sincèrement le public de lui faire sentir qu’il est moins seul lorsqu'il les chante.

La soirée se termine en apothéose par une interprétation enflammée du titre préféré des fans, « Karaoke Soul », et une version émouvante de « Silent Boulevard », extrait du troisième LP de McRae, « All Maps Welcome ». Votre serviteur avait déjà réalisé il y a longtemps une interview de l’artiste et assisté à plusieurs de ses concerts. Des articles disponibles sur sa page ‘Artistes’, à retrouver en cliquant sur son nom, en vert, dans le cadre ‘informations complémentaires, ci-dessous.

Setlist : « You Cut Her Hair », « End Of The World News (Dose Me Up) », « 2nd Law », « Bloodless », « Draw Down the Stars », « One More Mile », « The Boy With The Bubblegun », « Hidden Camera Show », « A & B Song », « Language Of Fools », « Untitled », « Sao Paulo Rain », « I Ain't Scared Of Lightning », « Karaoke Soul », « Hoping Against Hope ».

Rappel : « My Vampire Heart », « Silent Boulevard ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

L’AB fêtera 50 ans du punk en 2026 !

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En 2026, l’AB fêtera les cinquante ans du punk. En 1976, cette tempête dévastatrice a bouleversé à jamais la musique, l’art et la culture. Cette année-là, The Ramones sortaient leur premier album, les Sex Pistols lançaient Anarchy in the U.K., Sniffin’ Glue ouvrait l’ère du fanzine DIY et Malcolm McLaren organisait le légendaire 100 Club Punk Special (avec The Clash, The Damned, Buzzcocks…). Un an plus tôt, Patti Smith avait déjà réveillé l’esprit poétique et brut du punk avec Horses.

À l’époque, le punk était déjà bien plus que de la musique : c’était un poing levé, une explosion créative, un courant mondial d’opposition et de renouveau. Il a donné une place aux marginaux, défini le DIY et laissé des traces profondes, y compris en Belgique.

Avec Punk 50, l’AB rend hommage au riche passé, au présent vibrant et à l’avenir du punk. Au programme : des expos, des films, des conférences, un marché aux fanzines et une programmation explosive mêlant icônes internationales, légendes belges et nouvelle génération de musiciens punk. Punk 50 célèbre un demi-siècle de chaos, de liberté et d’expression authentique. Pas un musée rempli d’images d’archives, mais un moshpit de contre-culture.

Au programme:

24/01 - F*CK OFF - 50 Years Of Dissent est une reprise de l’AB par Stadskanker & Leefwerk vzw

08/02 - Ronker

08/03 - KETCLUB avec Maria Iskariot & Stakattak

08/03 - Triple affiche : Maria Iskariot, Stakattak, à confirmer

11/03 - Sleaford Mods

14/03 - Mini-festival pour les 50 ans de The Kids + Kotskat + Colère + Hetze + Sunpower + marché des labels + présentation du livre Bloody Belgium avec Q&A / discussion avec les artistes

07/04 - DEADLETTER

16/05 - Steve Ignorant joue Feeding of the 5000 de Crass + Taqbir + Club Brat

28/05 - Discussion avec l’artiste & Q&A avec Craig Leon, producteur du premier album des Ramones 

Beaucoup d’autres projections, présentations de livres, workshops et autres événements seront annoncés prochainement.

(Communiqué de presse)

Plus d’infos ici

 

 

 

Tender Ender

Le cygne noir de Tender Ender

Écrit par

Tender Ender, alias le musicien suisse Thomas Schmidiger, sort aujourd’hui son album « Black Swan » en vinyle et en version numérique sur le label A Tree In A Field Records.

Le Cygne noir est une bizarrerie de la nature, une anomalie, un heureux accident. Peut-être comme cet elpee de pop post apocalyptique d’ailleurs ? Tender Ender marque les débuts de Thomas Schmidiger en tant qu’artiste solo. Après des années de détours et de découvertes, il recommence à zéro – revenant à ce qui l’a inspiré au départ : son amour du piano, d’Elton John et son affection pour les mélodies fortes.

Pour plus d’infos consultez la page ‘Artistes’ en cliquant sur son nom en vert, dans la cadre ‘Informations complémentaires’, ci-dessous.

Moby et The Prodigy à Rock Werchter 2026 !

Écrit par

Prêts à danser ? Le dimanche 5 juillet, Moby fera son grand retour sur le festival. L’an passé, il célébrait à Anvers les 25 ans de son album culte “Play”, un concert qui avait suscité une avalanche de superlatifs : énergie folle, show magistral, pure euphorie. Une combinaison parfaite avec Rock Werchter, si vous voulez notre avis !

En outre, c’est The Prodigy qui sera à l’affiche le jeudi 2 juillet.

http://www.rockwerchter.be

Oscar & The Wolf à l’affiche du Ronquières festival 2026

Écrit par

Oscar and the Wolf sera la tête d’affiche du vendredi 7 août 2026 au Ronquières Festival : une exclusivité en Belgique francophone !

https://ronquieresfestival.be/

Ozark Henry

Un concert généreux…

Écrit par

Seconde soirée à guichets fermés au Cirque Royal pour Piet Hendrik Florent Goddaer, alias Ozark Henry. Face à l’engouement, une date supplémentaire a été ajoutée, attirant un public multigénérationnel. Après huit ans d’absence, l’artiste présente de larges extraits de son dixième album, « August Parker », sorti le 10 octobre 2025. Sur scène, Piet transcende les genres grâce à un spectacle immersif, où la thématique centrale est le changement et la résilience. Le morceau phare, « Light », s’inspire d’une expérience personnelle sur la perception du progrès. Le concert, divisé en deux parties d’une heure, bénéficie d’un univers visuel conçu par le cinéaste Lukas Desmet, inspiré par l’art du Kintsugi : la beauté naît de l’imperfection, chaque fissure raconte une histoire, et la musique rassemble les fragments.

La première partie s’ouvre à 20 heures précises. Les quatre artistes grimpent sur le podium, silhouettes noires se détachant sous les premiers faisceaux. Le batteur s’installe de biais, entouré d’une impressionnante constellation d’instruments : triangle, clochettes, bongos, sistres, cymbales, castagnettes… Piet prend place au centre, derrière ses ivoires, tandis que deux claviéristes — également choristes et multi-instrumentistes — se postent à sa droite, légèrement en retrait. Piet porte une veste de type bomber, constellée de plumes, sans doute d’autruche. Très rapidement, il s’adresse au public, chaleureux et visiblement ému, expliquant combien il est heureux de retrouver la scène après huit ans d’absence. Il vient présenter de larges extraits de son nouvel opus.

Le set s’ouvre par « Don’t Go Jerusalem ». Piet, immense et pourtant si calme, reste assis derrière son clavier. Le morceau est délicat, traversé d’une voix douce et prenante, peut-être inspirée par la guerre entre Israéliens et Palestiniens. Premier titre du nouvel elpee « 1970 » embraie : une voix aérienne, tandis que les deux choristes se balancent en rythme derrière lui, l’accompagnant aux ivoires.

Pour « In The Wild », Piet demeure derrière ses touches. Sa choriste s’avance et chante à ses côtés, pieds nus — détail habituellement réservé à Piet qui, ce soir, est chaussé de baskets montantes. Leurs voix s’entrelacent dans une parfaite symbiose. Le batteur, attentif, suit chaque nuance des ivoires. Il est d’ailleurs notable qu’aucune guitare ni basse n’est présente : Piet ne saisira sa six-cordes qu’une ou deux fois, pas davantage. « Christmas Eve » installe une atmosphère quasi-sacrée : on se croirait dans une cathédrale tant le recueillement s’impose. Le jeu des lumières, si présent, devient presque un cinquième musicien, suivant pas à pas les mouvements sur les planches. Pendant « Word Up » (« Birthmarks », 2022), un nouveau relief apparaît : la claviériste de gauche saisit un violoncelle, et ses cordes langoureuses transpercent âme et cœur. Le morceau semble réarrangé dans la douceur, moins percutant que sur disque, mais d’une grande finesse. A partir de « Sun Dance », l’énergie monte d’un cran. Piet se lève, abandonne sa veste, et le set vire vers un électro plus vif. Il saute sur place, fidèle à son geste fétiche. La première partie s’achève par « King Kong » : ivoires, cordes du violoncelle, clochettes et mélodica se mêlent, tandis que la choriste soutient Piet à la voix.

Après une courte pause de trente minutes, la seconde partie commence. Ozark revient vêtu d’une djellaba noire ; les trois autres musiciens n’ont pas changé d’apparence. Cette sobriété crée une atmosphère plus dramatique encore, amorçant un crescendo qui traverse toute la suite du concert. Ce second volet se tourne principalement vers des morceaux plus anciens, plus dansants, qui revisitent l’histoire musicale du groupe. Tous les hits sont dispensés.

Une parenthèse spéciale pour « We Can Be Heroes », où il rend hommage à celui qu’il adulait (David Bowie) — et c’était réciproque. Piet accomplira, bien sûr, un tour de salle en allant au contact de la foule. Il n’y a pas de projection d’images sur la toile de fond, mais le light show s’anime au son des percussions et des beats électro. En fin de set, Ozark demande au public de se lever et de danser. Il est clair qu’il était plus réactif pour cette seconde partie plus électro.

Lors du rappel, on aura droit à trois morceaux, dont le magnifique « Martyr ».

Un concert kilométrique d’Ozark Henry qui donne envie de retourner voir l’artiste une autre fois. En attendant, ravi, l’auditoire est reparti, de petites étoiles dans les yeux.

Setlist :

Première Partie : « Don’t Go Jerusalem », « 1970 », « In The Wild », « Christmas Eve », « La Donna E Mobile », « Word Up », « Sun Dance », « Hope Is A Dope », « Plaudite Amici Comedia Finita Est », « Dancer In The Dark », « Eight », « Pharaoh », « King Kong ».

Seconde partie : « Memento », « Intersexual », « Light », « Learn To Love Me », « Out Of This World », « At Sea », « Sweet Instigator », « Indian Summer », « We Can Be Heroes », « This One's For You », « Dreamer », « I’m Your Sacrifice ».

Rappel : « We Will Meet Again », « Martyr », « The End ».

(Organisation : FKP Scorpio)

Julien Fillion

Pour moi, le jazz, c’est la liberté.

Après avoir gravé un elpee éponyme, en 2021, Julien Fillion a sorti, en 2024, le single « Sahara », une pièce colorée aux multiples inspirations musicales, et « Ego », un EP de 5 titres sur le label Costume Records, Sur ce dernier, il plonge dans sa psyché et explore ses doutes et ses angoisses. Il compose de façon intuitive et arrive à créer des arrangements riches qui naissent d'une profonde introspection. Chaque instrument est une couleur, chaque note une réponse aux questions pour lesquelles les mots ne suffisent pas. Nous avons assisté au set ‘live’ de Fifty Lab Festival à Bruxelles et avons été très impressionnés par sa performance. Nous avions écrit à ce sujet : ‘Une improvisation multicolore. Tout le monde est encouragé, le son est ludique et les limites sont repoussées. Il s'ensuit un chaos instrumental, mais qui ne dégénère pas en bouillie. Les accroches musicales embellissent le tout. Distribuer des stimuli, monter en puissance vers un climax surnaturel et repousser les limites, voilà ce que fait Julien Fillion en permanence. Quelle montagne russe jazzy !’ (À lire ou relire ici)

Dans la foulée, nous avons eu une agréable conversation avec Julien...

Julien, pour briser la glace, une question classique : parlez-nous un peu plus de vous.

Je suis musicien et compositeur basé à Montréal, au Québec. Plus je vieillis, plus je me considère comme un multi-instrumentiste, car je jongle entre plusieurs instruments depuis quelques années, même si le principal reste le saxophone. Je collabore autant sur la scène pop que dans le milieu du jazz.

Qui vous a le plus influencé ?

Impossible de répondre à cette question (rires) ! J’ai l’impression de changer d’avis tous les six mois. Je dirais que mes influences viennent autant de mes professeur·e·s, de mes collègues, que d’artistes reconnus.

Votre premier album est sorti en 2021. Quelles ont été les réactions et vous ont-elles ouvert certaines portes ?

Toujours difficile à dire… mais oui, je crois que ça m’a ouvert des portes. C’était comme mettre un pied dans le monde de la création artistique, pas seulement dans celui de musicien accompagnateur. Au-delà des réactions du public, la vraie différence s’est opérée à l’intérieur : réaliser un premier album m’a donné confiance dans ma créativité et, rien que ça a changé ma vie.

Dans votre biographie, on parle de profonde introspection et de doutes au sujet de votre deuxième long playing. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Lorsque l’idée d’un second album m’a traversé l’esprit, pour la première fois, je me posais vraiment des questions sur ce que je voulais raconter. Le premier est souvent plus naïf, spontané, un mélange d’envies. Pour le deuxième, le processus a été beaucoup plus complexe : introspection, remise en question, recherche d’une vraie ‘voix’. Le timing n’aidait pas non plus, car je vivais beaucoup de choses sur le plan personnel. Me retrouver face à moi-même dans cette période a parfois été ardu.

A l’issue de votre prestation Fifty Lab Festival à Bruxelles, j’ai écrit, dans la review : ‘Ce que vous proposez relève du jazz ou est-ce tiré par les cheveux ?"

Pour certains, c’est du jazz sans hésiter. Personnellement, je considère ma musique comme de la musique instrumentale avant tout. Ensuite, c’est le public qui choisit l’étiquette — c’est lui qui a le contrôle (rires) !

Que signifie ‘ jazz’ pour vous en tant que musicien ?

Pour moi, le jazz, c’est la liberté. Freedom.

Les deux batteurs ont marqué les esprits, durant le show. Comment les avez-vous dénichés et quelle importance ont-ils ?

Ce sont des amis de longue date. C’est un privilège énorme de faire de la musique avec eux.

‘Un chaos instrumental qui ne dégénère jamais en bouillie’. Est-ce délibéré ?

Totalement réfléchi. On a travaillé chaque détail pour que, même dans les moments de gros ‘build-ups’, on ne tombe jamais dans le chaos sonore. L’objectif : garder le public embarqué du début à la fin.

Sur disque, tout semble plus ordonné. Est-ce aussi une volonté ?

Oui. Sur album, tout est forcément plus travaillé : la performance est captée, mixée, contrôlée. En live, j’adore aller ailleurs, pousser l’énergie beaucoup plus loin.

Comment avez-vous vécu votre passage à Bruxelles et les réactions ?

J’ai adoré jouer à Bruxelles et j’espère vraiment pouvoir revenir bientôt. Les réactions ont été très positives. Je ne suis pas resté longtemps, mais les gens que j’ai croisés semblaient avoir apprécié le projet.

Tu n’as pas chômé pour concocter « Ego.alt ». Quelle est la grande différence ?

« Ego.alt » constitue la version ‘live session’ filmée de « Ego » C’est un second souffle : plus brut, plus organique. Et le film réalisé par Marc-André Dupaul est sublime.

Et il y a aussi un nouveau single, « Soda ». Il recèle une histoire ?

C’est mon ami Daoud, un super trompettiste français, qui m’a invité sur sa compo. Tout le mérite lui revient ! J’ai eu l’immense privilège de pouvoir jouer sur ce morceau.

On sent une soif de progression dans ta musique. Quelle est la prochaine étape ?

Je suis encore au début du chemin. L’objectif est clair : tourner le plus possible à l’international. Avec mon équipe, on travaille d’arrache-pied pour multiplier les opportunités et faire rayonner le projet.

2025, une année décisive ?

2025 a été vraiment une belle année. J’aurais aimé un peu plus de dates de concerts, mais je suis satisfait du chemin parcouru.

Quels sont vos projets pour la suite ?

En 2026, je recommence à composer pour sortir un nouvel album en 2027 — et probablement en lui consacrant un nouveau film pour l’accompagner.

Avez-vous un objectif précis à long terme ?

D’ici cinq ans, j’aimerais pouvoir me focaliser uniquement sur la musique. J’adore accompagner des artistes au Québec, mais mon rêve d’enfant est de travailler à temps plein sur mon propre projet. Et j’ai la conviction que c’est possible… ?

(Photo : Jonathan Arseneau)

Het Depot (Louvain) : les nouveaux concerts (update 14/11/2025)

Écrit par

Ma 10.02.2026
Nicky Du Soleil's Valentijnsspecial

Sa 14.02.2026
Oldskool Leuven XL

Me 11.03.2026
Drake Milligan

Sa 24.10.2026
Bizkit Park

https://www.hetdepot.be

 

Helena aux Francos de Spa

Écrit par

Helena se produira à Spa le dimanche 26 juillet. Un concert estival unique en Belgique francophone !

http://www.francofolies.be

Botanique (Bruxelles) : les dernières infos (update 13/11/2025)

Écrit par

Obsidian Dust X Les Nuits Botanique : Welcome back !

Line-up :

Hermano • The Sword • King Buffalo • Acid King • Earthless • Blackwater Holylight • Jarboe • Cult of Occult • Dope Purple

& many more ...

métal, rock

16 mai 2026 et 17 mai 2026

ouverture des portes à 14h

Organisation

Metadrone & Botanique

La première vague de groupes pour l'Obsidian Dust 2026 (les 16 et 17 mai)  est annoncée, parmi lesquels le groupe de rock culte californien HERMANO, le chanteur John Garcia (Kyuss) et les guitaristes hors du commun de The Sword.

S'ajoutent aussi à la programmation les psychédéliques King Buffalo, le fuzz rugissant d'Acid King, les voyages sonores d'Earthless, les riffs menaçants de Blackwater Holylight, l'expérimental de Jarboe, les sons suffocants de Cult of the Occult, et la folie psyché de Dope Purple !

D'autres groupes s'ajouteront à l'affiche prochainement.

--- CONCERTS SAISON ---

CONCERTS COMPLETS :

Le concert de Molly Nilsson - Paradoxant est sold out

Le concert de María José Llergo est sold out.

Le concert de Rusowsky est sold out.

Le concert de Schur est sold out.

Les deux dates pour les concerts de Tom Smith sont sold out : les 15 et 16 avril 2026.

Les nouveaux concerts saison sont ici

http://www.botanique.be

Mumford & Sons également à l’affiche du Rock Werchter 2026 !

Écrit par

Le jeudi 2 juillet, Mumford & Sons sera à affiche de l’édition 2026 du Rock Werchter.

En 2026, Rock Werchter se déroulera du jeudi 2 juillet au dimanche 5 juillet au Parc du Festival à Werchter. La vente des tickets commencera le vendredi 21 novembre à 10h.

http://www.rockwerchter.be

John Maus

Comme une prière qui transforme la synth-pop en art sacré…

John Maus est un musicien véritablement énigmatique. S'inscrivant globalement dans le courant synth-pop, il est parvenu à transformer un minimalisme glacial en moments de grâce authentique au fil de sa carrière, débutée en 2006.

Sa musique est souvent décrite comme rétrofuturiste grâce à l'utilisation de boîtes à rythmes et de sonorités de synthétiseurs typiques des années 80, mais ses morceaux possèdent également une qualité cinématographique, l'émotion étant suscitée par des lignes de basse entraînantes, des arpèges planants et, bien sûr, sa voix envoûtante de baryton.

Ce soir, au Trix, à Anvers, le musicien et compositeur américain vient présenter en ‘live’ son œuvre la plus puissante à ce jour : “Later Than You Think”. Publié sur le label Young (FKA twigs, The xx, Sampha), l'album explore les thèmes de la justice, de la confession, de la renaissance, de la transformation et du combat spirituel, un espace liminal où la musique alternative rencontre l'art-pop, l'émotion brute et la profondeur intellectuelle.

Dans la pénombre bleutée du Trix, John Maus apparaît comme un spectre venu d’un futur antérieur. Pas de salutation, pas de sourire. Un ordinateur portable, un second appareil, un micro. Rien d’autre. Les miroirs qui, à Londres, fracturaient son image en mille reflets sont absents ici. Seule la lumière crue, chirurgicale, découpe la silhouette d’un homme déjà trempé – non par la chaleur, mais par l’effort d’un rituel qui tient plus de l’exorcisme que du concert.

Dès les premières mesures, “My Whole World’s Coming Apart” et “Because We Built It” s’élèvent comme des psaumes post-modernistes. Sa voix, saturée de réverb, gronde tel un sermon dans une cathédrale désaffectée. Il ne chante pas : il conjure. Jambes rivées au sol, il se plie en révérences frénétiques – comme un headbang – puis bondit, hurle, se frappe la poitrine. Entre deux morceaux, un rapide clic sur le laptop, et la transe reprend.

Pop star et philosophe, John Maus transforme le minimalisme en spirituaité. Son doctorat en sciences politiques (Hawaï) et sa formation en musique expérimentale (CalArts) ne sont pas des ornements : ils irriguent chaque note. La synth-pop devient un art sacré. Les basses roulent comme des orgues, les arpèges planent comme des vitraux sonores, et sa voix hantée, scelle le pacte.

La setlist oscille entre les classiques (“…And the Rain”, repris en chœur) et les nouveaux hymnes. Les nappes de synthé, presque secondaires, servent de toile à une performance corporelle qui défie la gravité. Maus pose le micro, entame une chorégraphie de boxe – uppercuts dans le vide, esquives rageuses. Le public, d’abord figé, hurle avec lui. “Time to Die", "Keep Pushing On", "Bennington” : le tempo s’emballe. L’artiste scande ‘against the law’, comme un mantra insurrectionnel, pendant “Cop Killer”. Puis, il exécute des pompes, suivies de “burpees” Vingt, trente. Une véritable performance.

“Pets” clôt le set principal dans une explosion de lumières stroboscopiques. Il quitte la scène sans un mot. La musique continue, fantomatique. Les cris fusent. Il revient. “Adorabo” s’élève, comme un chant grégorien, suivi de “Believer”, qui marque la déflagration finale. Pas un ‘au revoir’. Juste les mains levées, lentement, vers chaque coin de la salle. Remerciements muets. Rideau.

John Maus n’a pas besoin de parler. Son corps, sa sueur, sa vibration, ses cris forment son lexique. Comme une urgence. Comme une prière.

En ouverture, Maximilian Tanner, ex-BlackWaters, a déployé une synth-pop onirique, plus douce, plus vaporeuse. Originaire d’Essex, il vient d'entamer une carrière solo qui séduit déjà l'Albion et l’Europe. Une belle découverte ! (Page artistes ).

Pour en savoir plus sur John Maus, écoutez l'interview réalisée dans l'émission de radio WAVES, au cours de laquelle John a abordé des sujets aussi variés que la musicologie, la philosophie, la psychanalyse, la composition assistée par ordinateur, l'influence de la musique médiévale sur la new wave, etc. Le podcast est disponible ici ou alors plongez sur la page ‘Artistes’ qui lui est réservée en cliquant sur son nom en vert, dans le cadre ‘Informations complémentaires’, ci-dessous.

(Merci à Alice Blake et à Stéphanie G. - Photo par Alice Blake)

Setlist :

My Whole World's Coming Apart
Because We Built It
No Title (Molly)
Decide Decide
...And the Rain
Came & Got
Rights for Gays
The Combine
Streetlight
Time to Die
Do Your Best
Disappears
Keep Pushing On
Bennington
I Hate Antichrist
Just Wait Til Next Year
Cop Killer
Pick It Up
Pets

Rappel :
Adorabo
Believer

(Organisation : Trix)

 

Ancienne Belgique (Bruxelles) : les nouveaux concerts (update 12/11/2025)

Écrit par

jeu. 12 févr. |
Błoto presents ‘We Remember J Dilla’

mar. 31 mars |
The Flynts

mar. 07 avr. |
Roufaida

mar. 07 avr. |
DEADLETTER

sam. 21 nov. |
Joe Jackson

http://www.abconcerts.be

Golden Hours

Golden Hours au-delà des fils

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Le groupe Golden Hours, basé entre Berlin et Bruxelles et composé de musiciens issus de formations culte (Gang Of Four, The Brian Jonestown Massacre, Tricky, The Fuzztones…), annonce la sortie de son deuxième album, « Beyond Wires », prévue pour le 16 janvier 2026 sur Fuzz Club. En avant-goût, le single « The Letter » et sa ‘lyric vidéo’ est déjà disponible ici.

Enregistré entre Berlin et un manoir bruxellois, l’opus annonce une avalanche post-punk puissante, mêlant guitares saturées, rythmiques serrées et ambiances électriques. Les deux chanteurs principaux, Hákon et Wim, se partagent les titres, offrant une diversité de thèmes et une identité sonore affirmée. Golden Hours confirme ainsi sa place sur la scène alternative européenne en gravant un disque intense, personnel et expérimental.

Ulrika Spacek

L’EXPO d’Ulrika Spacek

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Le groupe britannique Ulrika Spacek sortira son quatrième opus, « EXPO », ce 6 février 2026 chez Full Time Hobby. Pour marquer cette nouvelle étape, il partage le single « Build A Box Then Break It », accompagné d’une vidéo à découvrir ici.

Ce titre, véritable déclaration d’intention, explore les frontières entre art-rock analogique et électronique, tout en abordant le thème de la réalité fragmentée à l’ère des écrans. Tout au long de « EXPO », Ulrika Spacek propose une réflexion collective et musicale sur la tension entre chaleur humaine et isolement numérique, confirmant leur place centrale dans la scène expérimentale.

Helicon & Dj Al Over

Une collaboration entre Helicon et le Dj Al Over…

Le groupe de rock psychédélique Helicon, originaire de Glasgow, et le producteur et DJ Al Lover, basé à Los Angeles, sortiront un nouvel elpee ce 13 février 2025, chez Fuzz Club. Issu de cette collaboration audacieuse, cet opus s’intitule « Arise ».
En attendant il a partagé le single, également disponible en vidéo, du titre maître. Et il est à voir et écouter .

‘« Arise’ s'oppose à une culture de l'individualisme à la merci d'escrocs opportunistes’, explique John-Paul Hughes, leader d'Helicon, ‘en rappelant que l'empathie, la compassion et l'authenticité restent des choix possibles’. Reflétant cette tension, Helicon et Al Lover livrent un son maximaliste et exaltant, imprimé sur un rythme hypnotique et ample, fusionnant le psychédélisme caractéristique d'Helicon avec l'électronique transcendant les genres d'Al Lover. Le résultat constitue un appel viscéral à se réveiller pour s'élever au-dessus des conneries et retrouver un sens à la folie.

Produit par Tony Doogan (Mogwai, The Jesus & Mary Chain) au Castle Of Doom Studios à Glasgow, « Arise » est un album dense, hypnotique et au rythme endiablé, qui superpose des breaks trip-hop, des basses profondes et des textures dub. Après avoir échangé plus de 20 démos et finalement réduit le nombre de morceaux, le groupe Helicon (composé de neuf membres au moment de la rédaction de cet article, avec Chris Geddes de Belle & Sebastian au piano sur « Goodbye Cool World ») s’est rendu au Castle Of Doom pour poser les bases, prêts à accueillir Lover qui allait les rejoindre pour exercer sa magie sur la boîte à rythmes, le synthétiseur et les échantillonneurs.

‘Pour moi, le psychédélisme consiste à briser les barrières et à voir où cela peut mener’, explique John-Paul. ‘Travailler avec Al Lover nous a permis de transformer notre son en quelque chose de nouveau et de prouver qu'il peut encore évoluer, surprendre et avoir un sens dans un monde conformiste où tout commence à se ressembler’. Al Lover ajoute : ‘C'est tellement agréable que la musique soit le vecteur de la connexion humaine. C'est un thème récurrent dans toutes les entreprises créatives que j'ai menées. J'espère que cette connectivité atteindra les auditeurs à travers la musique en les aidant à se sentir participants actifs et non pas seulement observateurs passifs’.

PVA

Plus jamais comme ça, décrète PVA…

Le mystérieux trio londonien PVA sortira son second elpee, « No More Like This », ce 23 novembre 2025. En attendant, il a partagé son premier single et clip vidéo, « Boyface ». Sombre, sensuel et chargé d'une énergie fébrile, ce morceau est une déclaration d'intention : un hymne club fracturé qui mêle intimité et euphorie, donnant le ton d'un album qui propulse PVA dans un territoire audacieux et imprévisible.

Grâce à ce long playing, PVA entre dans une nouvelle ère ambitieuse. Alors que leur premier opus, « Blush », était marqué par un chaos électro frénétique, son deuxième LP est intime, expérimental, sensoriel et chargé d'émotion. Il album privilégie la texture, la sensualité et la profondeur mythique. Il se situe à la croisée des chemins du R&B, de la musique électro d’ambiance, du trip-hop et des sons sombres proches de la musique club.

Le premier single « Boyface » introduit ce changement avec une clarté saisissante. Construit à partir d'échantillons déformés, de rythmes live tactiles et de voix qui oscillent entre murmures fragiles et déclarations urgentes, il incarne le thème central de l'album, à savoir la musique comme quelque chose de physique, d'obsessionnel et de vécu.

Le clip de « Boyface » est à voir et écouter ici

 

 

Fragile

Le tout grand sourire de Fragile

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Deux ans après un premier Ep et plus de 70 concerts (Inouïs du Printemps de Bourges, Festival Chorus, Lévitation France, Black Bass Festival…), Fragile sort son premier album, « Big Big Smile », ce 7/11/2025.

Il comprend 10 titres portés par une énergie neuve et lumineuse, sans renier la tension du groupe angevin. On pense à Touché Amoré sur « Santander », à Basement sur « For Later », à Militarie Gun sur « Tiny Ghosts and Disco Lights ». Le répertoire s’élargit encore pour « A Reason Why », entre la nostalgie des Strokes et l’urgence de Fontaines D.C.

La participation d’Adé apporte un contrepoint subtil à la voix de Baptiste sur « Celebrate » et « Wide Awake », qui clôt l’album avec douceur et mélodie. Enregistré à Angers par Camille Belin (Daria) et masterisé par Jay Maas (Defeater, Title Fight), « Big Big Smile » affirme une production aboutie et un propos fort : un appel à la résilience, traversé de doutes, reflet de la psyché du groupe. Fragile revendique enfin des influences plurielles, entre la lumière inquiète d’Edward Hopper, la poésie de Leonard Cohen et l’humanité brute de Ken Loach.

La vidéo du premier single, « Celebrate », est disponible  

En concert pour 3 dates en Belgique :

20 novembre 2025 - The Pit’s, Courtrai

21 novembre 2025 - Witloof Bar, Bruxelles

22 novembre 2025 - L’Entrepôt, Arlon

Geologist

Les clopes légères de Geologist

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Le musicien Brian Weitz, connu sous le nom de scène Geologist et membre fondateur d’Animal Collective, sortira son tout premier album solo, « Can I Get a Pack of Camel Lights ? », le 30 janvier 2026. Cet opus, véritable mosaïque de sons avant-gardistes, kraut, post-punk et minimalistes, s’inspire de ses expériences musicales et personnelles.

Le single phare, « Tonic », occupe une place centrale dans ce projet. Il rend hommage à un concert marquant auquel Brian a assisté au club new-yorkais Tonic, où Keiji Haino a livré une performance envoûtante à la vielle à roue. Ce morceau, accompagné d’une vidéo réalisée par Molten Synapse, se distingue par ses lignes de vielle à roue saturées, ses synthés analogiques puissants, la basse de Dave Portner et la batterie d’Alianna Kalaba, créant un mélange unique d’énergies post-post-punk.

L’elpee, enregistré à Asheville, qui a reçu la participation de nombreux musiciens, reflète la quête de Geologist pour repousser les frontières du drone et de l’électro-acoustique, tout en mettant en lumière le single « Tonic » et son univers visuel captivant.

« Tonic » est à voir et écouter

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