Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Anna Calvi

Un Ep pour Calvi, c’est tout ce qu’il y a ?

sera disponible le 20 mars. Lors des sessions, elle a reçu le concours d’Iggy Pop, dee Laurie Anderson et de Matt Berninger du groupe The National.

Dans le premier morceau électrisant de l'EP, « God's Lonely Man », Calvi a fait appel à Iggy Pop, le personnage idéal pour incarner la voix de son monologue intérieur destructeur. ‘Il est perturbateur, brut et honnête, une force singulière. Sa présence était parfaite pour le récit de cette chanson’. Le morceau vibre d'une défiance audacieuse, avec des guitares furieuses accompagnées d'une batterie galvanisante. La chanson est un cri de ralliement contre l'inertie émotionnelle et le désespoir. Par ailleurs, la vidéo, mettant en vedette Anna et Iggy, offre un portrait intime de la connexion réelle entre deux musiciens et interprètes incroyables.

« Is This All There Is  ? » est le premier volet d'une trilogie qui explore l'identité comme une métamorphose, façonnée et remodelée par l'expérience de l'amour. Ce projet s'inspire du changement de perspective de Calvi après être devenue mère. Dans cet EP, Calvi se penche sur les questions existentielles de la vie moderne : comment retrouver l'intimité ? Y a-t-il quelque chose de plus fondamental auquel nous pouvons nous connecter ? Que signifie se sentir vraiment éveillé ? ‘Avoir un enfant a été une expérience tellement transformatrice qu'elle m'a amenée à envisager la possibilité que tout dans la vie puisse potentiellement changer, ce qui est effrayant mais incroyablement libérateur’, explique-t-elle.

Ailleurs sur l'EP, Calvi réinvente le classique « Computer Love » de Kraftwerk avec Laurie Anderson. La voix emblématique d'Anderson au centre et les arrangements choraux inquiétants de Calvi créent espace et ombre, el le résssssultat devient une réflexion sur l'intimité numérique et l'absence émotionnelle.

Calvi s'entoure depuis longtemps d'artistes qui opèrent à la frontière des genres et des attentes. Elle a déjà collaboré avec David Byrne, Brian Eno, Marianne Faithfull, Charlotte Gainsbourg, Courtney Barnett et Julia Holter, tous des artistes qui suivent des parcours créatifs remarquables. ‘L'opportunité d'être dans le même espace que des personnes que vous aimez est tellement inspirante’, dit-elle. ‘Voir comment différentes personnes abordent la même chose vous rend plus perspicace. C'est passionnant’.  Ses collaborateurs sur cet EP – Iggy Pop, Laurie Anderson, Perfume Genius, Matt Berninger – partagent tous une vision singulière. ‘Ils partagent une sorte d'honnêteté subversive’, note Calvi. 

“God’s Lonely Man” est disponible sous forme de clip là

 

Selah Sue & The Gallands

Un nouveau projet pour Selah Sue

Écrit par

Après la sortie de « As One », son premier album live en décembre 2025, la reine soul-pop belge Selah Sue revient déjà avec un nouveau projet inédit, né d’une collaboration aussi évidente qu’inspirée avec The Gallands, duo père-fils formé par le batteur de jazz Stéphane Galland (Ibrahim Maalouf) et son fils Elvin, lui-même claviériste, producteur, directeur musical et compositeur (Damso, Helena, Mentissa et S. Pri Noir.

De cette rencontre fulgurante, initiée lors du festival Jazz Middelheim à Anvers, est né « Movin’ », un elpee conçu comme un véritable projet de groupe, porté par l’alchimie immédiate entre les trois artistes. Entre groove organique, liberté d’improvisation et chaleur soul-pop, le disque capture une énergie profondément live, enrichie par des instruments acoustiques, le tout mixé par Russell Elevado, déjà derrière les long playings d'Alicia Keys, D'Angelo et Jon Batiste.

« Another Way » est le premier extrait de l’Ep « Movin’ ». Le titre se présente comme un appel à la confiance face à la confusion et à l’oubli de soi. Il ouvre une nouvelle voie, une main qui nous guide vers un chemin plus doux. Il invite à lâcher le contrôle pour laisser la vie montrer une autre manière d’être. À travers ces chansons, Selah Sue raconte un cheminement intime, de l’ombre vers la lumière, et retrouve une sérénité créative nourrie par le collectif. « Movin’ » est un album vibrant, solaire et libérateur, qui invite à lâcher prise et à rester en mouvement.

Réalisé par Hiba Baddou, le clip d’« Another Way » (à voir et écouter là) explore un état intérieur : celui d’un corps et d’un esprit pris dans la tempête, suspendus entre effondrement et foi. L’eau n’est plus un espace à habiter, mais une barrière mentale et optique, une surface de séparation entre les artistes et le monde, entre perception et réalité. Il est de notoriété publique que Selah est toujours perturbée mais elle transcende ce mal-être dans sa musique. 

Le trio défendra ce projet sur les planches dès début mars lors d’une première à Het Depot, suivie d’une tournée des clubs avant de retrouver les scènes des festivals de jazz cet été.

Boogie Beasts

Boogie Beasts rend hommage à R.L. Burnside

Écrit par

Le groupe belge de blues-rock alternatif Boogie Beasts rend un hommage vibrant à la légende du Hill Country blues R.L. Burnside sur « Don’t Be So Mean ! – A Tribute to R.L. Burnside », un nouvel album attendu pour le 17 avril 2026. Pour ce projet d’envergure, le quatuor s’est entourée d’invités internationaux prestigieux : G. Love, Duwayne Burnside (fils de R.L. Burnside), Kenny Brown (guitariste historique), Luther Dickinson (North Mississippi Allstars, ex‑Black Crowes), Cedric Maes (The Sore Losers) et Pablo van de Poel (DeWolff).

En éclaireur de cet opus hommage, Boogie Beasts dévoile « Shake ’Em On Down », une relecture hypnotique et rugueuse d’un classique de R.L. Burnside. Fidèle à l’esprit du Hill Country blues du Mississippi, le groupe y injecte son énergie brute et sans compromis. Le titre se distingue également par la participation de G. Love, qui y appose sa signature ‘Philadelphonic’, à la croisée du blues, du groove urbain et du hip‑hop.

Le groupe explique : ‘Adolescents dans les années 90, on a grandi avec le grunge. À cette époque, G. Love & Special Sauce faisaient figure d’outsiders. Leur mélange de blues et de hip‑hop était totalement inédit et nous a profondément marqués. Son album Philadelphia Mississippi*, mêlant hip‑hop et Hill Country blues, faisait naturellement écho à notre projet. Lorsqu’on lui a proposé de participer, il a accepté avec enthousiasme. Avec lui, « Shake ’Em On Down » a pris une couleur nouvelle, très personnelle. On est particulièrement fiers de cette collaboration’.

Au‑delà d’un simple album tribute, « Don’t Be So Mean ! » célèbre un double anniversaire : les 15 ans de Boogie Beasts et le centenaire de la naissance de R.L. Burnside. Le single s’accompagne d’un clip animé DIY, imaginé et réalisé par Fabian Bennardo (harmonica), prolongeant l’approche artisanale et viscérale chère au groupe.

Grâce à cet hommage sincère et habité, Boogie Beasts confirme son attachement profond au blues du Mississippi tout en le réinventant à travers une vision résolument contemporaine.

CONCERTS DE PRÉSENTATION D’ALBUM :

-16/04/2026 : Macca Club, Hasselt (BE) – special guest : Cedric Maes

18/04/2026 : La Bonne Source, Fleurus (BE)

CONCERTS :

25/04/2026 : Reflektor, Liège (BE) – double affiche DeWolff

27/04/2026 : Des Konings Fest/Burgerweeshuis - Deventer (NL)

02/05/2026 : Moulin Blues – Ospel (NL) – feat. Pablo van de Poel (DeWolff)

09/05/2025 : Ancienne Belgique, Bruxelles (la première partie de Robert Jon & The Wreck)

20/06/2026 : Waogstock Festival, Neer (NL)

De nouvelles dates belges et internationales seront bientôt annoncées.

La vidéo de « Shake ’Em On Down », est disponible ici

 

 

Les nouveaux concerts Live Nation (update du 08-03-2026)

Écrit par

Vendredi 12 juin 2026 – Ben Howard – OLT Rivierenhof, Deurne

Samedi 20 juin 2026 – Inhaler – De Vooruit, Gand

Samedi 05 septembre 2026 – Yebba – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mardi 06 octobre 2026 – Jalen Ngonda – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mardi 03 novembre 2026 – Arlo Parks – Cirque Royal, Bruxelles

Mercredi 09 décembre 2026 – Kids With Buns – Ancienne Belgique, Bruxelles

http://www.livenation.be/

 

Het Depot (Louvain) : les nouveaux concerts (update 6/03/2026)

Écrit par

Ma 21.04.2026
Milolaathetlukken

Je 01.10.2026
Kaizers Orchestra

Ve 02.10.2026
Donny Benét

Ma 24.11.2026
Baby Lasagna

https://www.hetdepot.be

Les Nuits Bota misent sur les sons émergents

L'édition 2026 du festival “Les Nuits” se tiendra au Botanique à Bruxelles du 14 au 31 mai prochains. Plus de 100 groupes ou artistes se succèdront sur les 3 scènes prévues, confirmant la place majeure occupée par cet événement du centre culturel de la communauté française.

Fred Maréchal, le directeur général, a confirmé, lors d'une conférence de presse, que, fidèle à son ADN, “le Bota misera plus que jamais sur les sons émergents, tout en appliquant sa philosophie basée sur l'artisanat”. Priorité, donc, à la découverte de nouveaux talents avec un accent sur les artistes locaux au travers de créations exclusives et de résidences. La formule tarifaire de type 'festival', testée l'année passée, est reconduite, ce qui signifie que les festivaliers auront accès, grâce à un ticket unique, à toutes les activités de la journée en question.

En lever de rideau, le 14 mai, la Garden Party, fête printanière annuelle en plein air, proposera des rythmes venus du monde entier, en collaboration avec les labels Club Romantico et Nyege Nyege.

Le volet metal des Nuits, appelé Obsidian Dust, pour sa 2e édition, d'étendra sur deux jours en mélangeant sludge, stoner, noise, psyché et doom et ce, en symbiose avec Metadrone. Red Fang et YOB mèneront la danse funèbre.

Le 21 mai, la soirée hip-hop francophone proposera la révélation Ino Casablanca, Jeune Morty, Mandyspie, LinLin, et Angie. Le lendemain, la pop sera à la fête avec, entre autres, Swordes, la nouvelle Grimes, Mura Masa et Danny L Harle.

Place ensuite au “coeur de métier” du Bota: l'indie-rock / postpunk, teinté d'expérimental. Epinglons les wavers biélorusses de Molchat Doma, la tête d'affiche shame, les krautrockers Suuns et Stonks. Ces derniers, originaires de Bruxelles, ont livré un mini-set puissant, progressif et très 'noisy' lors de la conférence de presse. A suivre!

Le 24 mai sera consacré à la crème de la crème de la pop hexagonale et braquera les projecteurs sur Solann, prix de la révélation de l'année aux Victoires de la Musique, la Bruxelloise Camille Yembe et, surtout, Flora Fishbach, une fidèle du Bota, qui proposera un spectacle centré sur l'aspect visuel avec des danseurs et une bande-son remixée façon clubbing.

Cap vers le Brésil, ensuite, avec l'artiste brésilienne du moment, Liniker, flanquée de Mari Froes. Au programme: soul exquise, jazz raffiné et sons captivants. Le lendemain, Les Nuits célèbreront les 50 ans du punk, en mettant à l'honneur Model/Actriz, Maria Iskariot et, en tête de gondole, The Garden, le duo américain qui mélange punk et théâtre, des basses et une attitude débridée.

Retour à l'indie-pop le 18 mai grâce à la star bruxelloise Iliona, la régionale de l'étape, qui jouera pour la première fois au Bota. Ce même jour, Gala Dragot ravira les mélomanes grâce à son jazz pop intemporel, qui fit sensation lors du showcase accordé pendant la conférence de presse et ce, en dépit de cordes vocales diminuées par la maladie.

Après une journée orientée électro et jazz expérimental, la programmation du dernier jour fera la part belle à l'électro-avant-garde-pop. Le duo norvégien visionnaire Smerz apportera une touche scandinave et tant Nick Léon qu'Oli XL feront danser les fans sur les rythmes les plus avant-gardistes du moment. Une “mégateuf” pour clôturer le festival en beauté.

Comme chaque année, Les Nuits proposeront des créations exclusives, développées grâce au soutien du Bota et de la Sabam. Citons Cazaar, un projet ponctuel reposant sur la collaboration entre Amaury Louis (marcel) et Pierre Leroy (Pierres). On peut s'attendre à un spectacle complètement “barré” et à une musique mêlant mélodies sucrées, dissonances surprenantes et influences ultra variées — des Beatles à Brigitte Fontaine, des Choeurs de l’Armée Rouge à Bertrand Belin. A découvrir!

Rappelons enfin les résidences que le Bota offre à une série d'artistes ou groupes. Cette année, il s'agit d'Alice George Perez, cheapjewels, Camille Keller, Gala Dragot, Forsissies, Lipstick Music, Stonks, Margaret Hermant, ANJEES G.G, Sura Sol et Tuesday Violence.

Pour consulter le programme complet et acheter ses tickets, c'est ici: https://www.lesnuits.be/

Live Nation : les nouveaux concerts (update 4/03/2026)

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Mardi 30 juin 2026 - LP - Olt Rivierenhof, Anvers

Mercredi 01 juillet 2026 - Ali Wong- Stadsschouwburg, Anvers

Samedi 01 juillet 2026 - Counting Crows - Olt Rivierenhof, Anvers

Mercredi 12 août 2026 - Goose - Olt Rivierenhof, Anvers

Jeudi 13 août 2026 - Goose - Olt Rivierenhof, Anvers

Samedi 10 novembre 2026 - Aries Spears - La Madeleine, Bruxelles

http://www.livenation.be

 

Ancienne Belgique (Bruxelles) : les nouveaux concerts (update 4/03/2026)

Écrit par

ven. 27 mars |
Flora + Garance Midi @SuperFourchette

sam. 11 avr. |
Príncipe Label Night: 15th anniversary feat. DJ Danifox + Dj Narciso + Helviofox

mar. 06 oct. |
Jalen Ngonda

mer. 14 oct. |
The HU

mer. 09 déc. |
Kids With Buns

http://www.abconcerts.be

Concerts Centre Culturel René Magritte (update 03 -03-2026)

Écrit par

Mercredi 18 mars 2026 - Soirée jazz : Ivan Paduart & Bert Joris - Centre culturel René Magritte, Lessines

Samedi 28 mars 2026 - Dark wave, post-punk : This is not a Dark Fest 3 - Centre culturel René Magritte, Lessines

Jeudi 16 avril 2026 - Gospel, soul, rhythm & blues : Michelle David & the True Tones - Centre culturel René Magritte, Lessines

Jeudi 04 juin 2026 - Lionel Beuvens quarted feat. Takumi Nakayama - Centre culturel René Magritte, Lessines

Mardi 17 novembre 2026 - Manu Lanvin - Centre culturel René Magritte, Lessines

https://www.ccrenemagritte.be/genre/musique/

Of Monsters And Men

Huit minutes de final avant de disparaître dans le son…

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Ce mardi 3 mars, à l’Ancienne Belgique, l’Islande est sous le feu des projecteurs. Et pour cause, Of Monsters and Men et RAKEL sont à l’affiche. Le concert est complet depuis longtemps.

Plus de dix ans après l’impact international de « Little Talks », Of Monsters And Men continue d’élargir son répertoire. Quatre mois après la parution de « All Is Love And Pain In The Mouse Parade », le septuor islandais est parti défendre ce long playing tout au long de son ‘Mouse Parade Tour’, qui passait donc, par Bruxelles.

 En ouverture, il revient à RAKEL, artiste islandaise émergente, responsable d’une musique pop/indie intime et atmosphérique de chauffer la salle.

Le set de la chanteuse et compositrice s’ouvre par « Petrichor ». Aux claviers, Salomé Katrin l’accompagne et pose un cadre calme, presque cotonneux. « Rescue Remedy » glisse sans heurt, puis « Pillows » installe un apaisement proche de la suspension. Les titres sont issus de « A Place To Be », paru le 17 octobre 2025.
Un point de jonction s’impose ensuite : Nanna Bryndís Hilmarsdóttir rejoint le duo pour le dernier morceau. Toutes trois proposent une reprise de « Let It Die » (Feist), interprétée sans effet superflu, qui prépare la transition vers la tête d’affiche. La salle applaudit longuement la fin du set (page ‘Artistes’ ici). 

Place, ensuite à Of Monsters And Men.

Les sept musiciens s’alignent : quatre guitaristes (dont deux préposés aux sèches), un multi-instrumentiste qui passe de la basse aux claviers, un second claviériste-accordéoniste, en surplomb sur une estrade, et, à droite, un batteur planté sur une plateforme plus haute. L’arrivée du combo reste sobre, mais l’impact se fait sentir dès les premières mesures.

Le set démarre par « Television Love » puis embraie sur « Dream Team », deux titres qui installent une atmosphère planante, parfois contemplative, sans se limiter au folk du début des années 2010. La formation circule entre pop cinématographique et folk rock, en alternant retenue et poussées mélodiques. La sélection du soir met logiquement l’accent sur le dernier disque, « All Is Love And Pain In The Mouse Parade ». Dix morceaux y trouvent place, joués comme des classiques déjà installés.

Paru en 2011, « My Head Is An Animal » propulse Of Monsters And Men au-delà des frontières islandaises. Ce soir, l’elpee revient régulièrement dans la setlist, cinq titres à l’appui. « Dirty Paws » et, surtout, « Little Talks » déclenchent les séquences les plus fédératrices : la fosse se met en mouvement, les mains marquent le tempo, et l’auditoire reprend les refrains aux côtés de Nanna Bryndís Hilmarsdóttir et Ragnar Þórhallsson.

Les nouveautés reçoivent un accueil franc, même si une partie de la grande salle semble préférer les chansons des débuts. « King and Lionheart » relance immédiatement les chœurs et les pas de danse. Côté nouvel opus, « Kamikaze » affiche des teintes pop rêveuses, « Ordinary Creature » appuie un refrain plus nerveux, et « The Block » ouvre une parenthèse plus introspective : les musiciens se rassemblent en cercle, le clavier en point d’ancrage, et le tempo se resserre jusqu’à suspendre l’instant. Lumières basses, ambiance recueillie.

À la demande générale, le band ajoute « Empire » et prolonge le dialogue auprès d’une foule qui ne lâche rien.

Pour le rappel, la formation choisit d’abord l’épure : « Love Love Love », interprété en solo par Nanna. « Fruit Bat » prend ensuite le relais sur un format étiré, huit minutes prolongées par une sortie instrumentale immersive. Sur la fin, les voix se retirent et le son occupe tout l’espace, comme si la salle n’avait plus besoin de paroles pour rester encore un peu dans leur univers…

Setlist : « Television Love », « Dream Team », « King And Lionheart », « From Finner », « Kamikaze », « Styrofoam Cathedral », « Alligator », « The Actor », « The Block », « Mouse Parade » avec RAKEL, « Dirty Paws », « Crystals », « Empire » (à la demande générale du public), « Ordinary Creature », « Little Talks ».

Rappel : « Love Love Love », « Fruit Bat ».

(Organisation : Live Nation)

Les nouveaux concerts Live Nation (update du 01-03-2026)

Écrit par

Dimanche 12 avril 2026 è 16h30 – Mario Adrion – Arenberg, Anvers

Dimanche 12 avril 2026 à 20h15 - Mario Adrion – Arenberg, Anvers

Jeudi 17 juin 2026 – Accept – Grasspop Metal Meeting, Dessel

Mercredi 04 novembre 2026 – The Kid Laroi – Forest National, Bruxelles

Dimanche 13 décembre 2026 – Accept – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 18 novembre 2026 - Freya Sky – La Madeleine, Bruxelles

http://www.livenation.be/

 

Fantôme de Beaulieu

L’attitude passive/agressive de Fantôme de Beaulieu

Écrit par

La personnalité passive-agressive (en français dans le titre) est en chacun de nous. Elle peut susciter un désir de vengeance, de rébellion en rapport à un traitement subi. Le premier titre de Fantôme de Beaulieu est à vous !

Après plusieurs années de maturation, le projet rock Fantôme de Beaulieu — qui hante l’esprit de Julien Bouchard depuis longtemps — prend enfin vie. Figure bien connue de la scène pop depuis plus de dix ans, l’artiste vosgien renoue ici avec l’énergie brute de son adolescence, marquée par l’influence de Nirvana, Sonic Youth et des soirées ‘120 Minutes’ sur MTV.

Appuyé par des guitares massives et une tension post‑grunge, le premier titre du groupe révèle parfaitement l’alchimie entre puissance rock et sens mélodique. La vidéo qui l’accompagne en témoigne : un univers direct, sans fioritures, où l’on découvre la formation dans toute sa sincérité et son intensité. Un excellent aperçu de la direction artistique du projet et de ce que Fantôme de Beaulieu prépare pour les mois à venir.

Le clip est disponible là

Sur scène comme en studio, Julien Bouchard s’entoure de trois musiciens fidèles :  Mathieu Battu, à la basse, William Dubois, à la deuxième guitare et Olivier Bredard, à la batterie

À quatre, ils délivrent une énergie rock alt/post‑grunge où les riffs tendus se frottent à des mélodies plus pop. Une première démonstration prometteuse avant la sortie d’un EP attendu avant le printemps.

The Lords of Altamont

Difficile de sortir The Lords of Altamont de sa tête…

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Les rockeurs garage psychédéliques de Los Angeles The Lords of Altamont ont partagé leur nouveau clip, « Get Out Of My Head, un extrait explosif de leur prochain album Forever Loaded, qui paraîtra le 10 avril chez Heavy Psych Sounds. Cette nouvelle vidéo offre un aperçu vibrant de l’énergie sauvage et de l’esthétique brute qui caractérisent le groupe depuis près de trois décennies.

Grâce à « Forever Loaded », The Lords of Altamont signent un condensé de fureur garage‑punk, de sueur et d’attitude psychédélique. Forgé dans un processus d’enregistrement international mêlant bars interlopes et bricolages numériques, l’opus propose dix titres à haute intensité, façonnés pour célébrer l’héritage du véritable rock’n’roll. Du premier grésillement de l’aiguille jusqu’aux derniers accords saturés d’orgue, chaque morceau témoigne d’une maîtrise sans compromis de la puissance brute et de la tradition garage américaine.

Nés des cendres de l’utopie hippie et nourris par les scènes tumultueuses de Detroit, de la Sunset Strip et des garages emplis d’essence à travers les États‑Unis, The Lords of Altamont continuent d’incarner une vision viscérale du rock. Drivé par Jake Cavaliere, figure centrale du groupe depuis la fin des années 90, et un line‑up de musiciens aussi rugueux que talentueux, le collectif poursuit son évolution tout en restant fidèle à ses racines : riffs primitifs, orgue en feu, imagerie motoculture et énergie live inégalée.

Le clip « Get Out Of My Head » s’inscrit comme une nouvelle preuve de leur capacité à mêler imagerie nerveuse, attitude rock affirmée et sonorités fulgurantes. Un avant-goût puissant d’un album qui s’annonce déjà comme l’un des plus intenses de leur discographie.

La vidéo est disponible là

Et la formation part bientôt en tournée européenne.

 

Ancienne Belgique (Bruxelles) : les nouveaux concerts (update 25/02/2026)

Écrit par

ven. 20 mars |
Brikabrak

sam. 25 avr. |
Rapsalon x Biza

mar. 19 mai |
Punk 50: Habenmeuf, Flux, Cimitero, Blitzer

mar. 26 mai |
Rendez-Vous 2026: dag voor muziekpro's

ven. 29 mai |
Nnelg

dim. 21 juin |
George Thorogood & the Destroyers

mar. 22 sept. |
Lime Garden

sam. 10 oct. |
Guido Belcanto: Paviljoen Der Menselijke Driften - albumpremière

jeu. 29 oct. |
IJSLAND

mar. 03 nov. |
Davina Michelle

sam. 07 nov. |
The Clockworks

mer. 25 nov. |
José González

dim. 13 déc. |
Accept

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White Lies

Une voix fatiguée au cœur d’un concert haut en couleurs…

Écrit par

Paru l’an dernier, « Night Light » marque le retour de White Lies sr la scène alternative indépendante. Le trio a prolongé cette dynamique par une tournée qui aligne des dates en Europe puis au Royaume-Uni, dont un passage à l’Ancienne Belgique. Sur le podium, la formation pioche dans ce disque récent tout en ménageant une place aux morceaux clés de son répertoire. Le combo britannique évolue dans une pop sombre aux contours post-punk et synthwave, où les claviers étirent l’espace tandis que la basse et la batterie imposent une pulsation nette. Harry McVeigh se consacre au chant et à la guitare, Charles Cave se charge de la basse et des chœurs, tandis que Jack Lawrence-Brown pilote les drums. En concert, le band s’élargit : Tommy Bowen rejoint l’équipage à la guitare et aux claviers, ce qui densifie les arrangements et élargit la palette sonore.

En première partie, She’s In Parties ouvre la soirée, un patronyme vraisemblablement emprunté à un titre de Bauhaus, référence gothique incontournable.

Le quatuor de Colchester installe d’emblée un climat shoegaze mâtiné de dream pop, entre nappes de claviers, guitares brumeuses et refrains à l’éclat mélancolique. Au centre du dispositif, l’Irlandaise Katie Dillon mène la danse au chant, tout en alternant synthé, guitare électrique et tambourin. À ses côtés, Herbie étire des lignes de six-cordes plus tranchantes, Charlie verrouille la basse, Matt maintient une rythmique régulière : une base solide qui laisse respirer les textures.

Le set s’ouvre sur « Fallen », extrait de l’EP cinq titres « Are You Dreaming ? », rapidement suivi par le morceau éponyme, plus immédiatement accrocheur. Quand le tempo grimpe, la fosse répond sans peine, et l’accent eighties des arrangements renforce l’unité de la première partie. Avant « The Man », Dillon lance : ‘Qui est prêt à danser ?’ ; la fin de prestation gagne encore en intensité en livrant « The L Word » puis « REM », laissant une impression nette : un combo en pleine progression, déjà armé pour des formats plus vastes (page ‘Artistes’ ici). 

Chez White Lies, le dispositif s’articule autour de quatre immenses parallélépipèdes blancs, traversés par des sources lumineuses multicolores, qui composent une toile de fond géométrique, prolongée par un large rideau gris. Réputé pour ses partis pris visuels, le trio exploite ce décor durant tout le concert, en modulant intensités et teintes au fil des morceaux. La mise en espace reste lisible et resserrée autour du noyau : Harry McVeigh au chant et à la guitare, Charles Cave à la basse et aux chœurs, Jack Lawrence-Brown derrière les fûts. Sur la gauche, Tommy Bowen occupe son poste guitare-claviers, épaississant un son à la fois tendu et cinématographique.

Les tableaux s’enchaînent, passant d’une chaleur orangée presque estivale à des séquences plus austères, noyées de blancs froids et d’ombres. La machinerie lumière impressionne par sa précision et imprime sa logique à l’ensemble du set. « All The Best » démarre sur un registre retenu et installe immédiatement cette dramaturgie visuelle. Un bémol, pourtant : Harry McVeigh ne semble pas au meilleur de sa forme. Les aigus lui résistent par instants et, lorsqu’il s’adresse à l’auditoire, sa voix trahit une fatigue palpable. Le band compense en dégainant tôt un classique fédérateur : « Farewell To The Fairground » déclenche une réponse massive de la foule, qui reprend les paroles sans se faire prier et lance la soirée sur de bons rails.

Côté raretés, « The Price Of Love » réapparaît dans la setlist de la tournée, une première depuis les concerts célébrant les dix ans du premier opus, fin 2019. Le morceau s’adresse à Ed, l’un des tout premiers fans du combo. « Tokyo » s’habille d’un déluge de couleurs, tandis que « Big TV » attise la ferveur et pousse Harry à haranguer la salle : ‘Bruxelles, levez les mains !’. La prestation se referme sur « Bigger Than Us », puis le rappel revient encadré par trois compos issues de « Night Light ». Le morceau éponyme s’installe calmement avant de basculer vers une montée plus abrasive. Les fumigènes, disposés sur les côtés, redoublent d’activité, mais les faisceaux les plus vifs finissent par dominer, un choix qui souligne bien « Death ». « In The Middle » conclut la soirée sur une ligne de basse nerveuse signée Charles Cave, tandis que la voix d’Harry tient le cap malgré les signes de fatigue. Une date solide, dont l’impact gagnerait encore si le chanteur retrouvait l’intégralité de ses moyens.

Setlist : « All the Best », « Farewell To The Fairground », « There Goes Our Love Again », « Hurt My Heart », « My Lover », « Don't Want To Feel It All », « Is My Love Enough », « Keep Up », « Tokyo », « Time To Give », « Juice », « The Price Of Love », « I Don't Want To Go To Mars », « Big TV », « To Lose My Life », « Bigger Than Us ».

Rappel : « Night Light », « Death », « In The Middle »

(Organisation : Live Nation)

Les nouveaux concerts Live Nation (update du 22-02-2026)

Écrit par

Dimanche 12 avril 2026 è 16h30 –  Mario Adrion – Arenberg, Anvers

Dimanche 12 avril 2026 à 20h15 - Mario Adrion – Arenberg, Anvers

Jeudi 17 juin 2026 –  Accept –  Grasspop Metal Meeting, Dessel

Mercredi 04 novembre 2026 –  The Kid Laroi – Forest National, Bruxelles

Dimanche 13 décembre 2026 –  Accept – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 18 novembre 2026 - Freya Sky –  La Madeleine, Bruxelles

http://www.livenation.be/

Amy Macdonald

Un concert à dimension humaine, malgré l’affluence...

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Le concert d’Amy Mcdonald, programmé ce dimanche 22 février, à l’Ancienne Belgique, affiche complet, malgré quelques dernières places remises en vente. La file s’étire jusqu’au bout de la rue des Pierres. Sous une pluie battante, la foule attend la native de Glasgow. À 39 ans, l’auteure-compositrice-interprète est venue défendre son sixième opus, « Is This What You’ve Been Waiting For », paru le 11 juillet 2025, quatre ans après « The Human Demands ». Cinq elpees classés dans le top 5 en Europe, plus de 12 millions de disques écoulés, 12 certifications de platine à l’international et plus d’un milliard d’écoutes en streaming : des repères qui expliquent l’ampleur du rendez-vous. Réputée sur scène, elle a déjà joué devant plus de 5 millions de personnes à travers le monde.

Côté musique, Amy Macdonald est responsable d’un mélange folk et de rock teinté de country contemporaine. Le titre éponyme regarde vers la nostalgie sans lâcher l’espoir. Ce nouveau long playing aligne des récits de déceptions, de sursauts et de victoires intimes, et confirme une écriture directe, fidèle à l’élan de « This Is The Life », mais nourrie par les années.

La première partie revient à Better Joy, combo pop-rock nerveux, qui chauffe immédiatement la salle.

Originaire de Manchester, la formation ouvre la soirée, drivée par la chanteuse-guitariste Bria Keely. Votre serviteur ne la connaissait pas, mais son versant indie/alternatif accroche d’emblée l’auditoire. Le set s’ouvre sur le single « Carnival » (2024), pop idéale pour les beaux jours : ligne mélodique efficace, refrains qui accrochent. Better Joy affiche déjà un son étonnamment solide pour un projet récent, sans se répéter : « What A Day » installe ensuite une atmosphère plus feutrée, quand « This Part Of Town » déroule des images de campagne anglaise. « Plugged In » mise sur un riff entraînant et une voix mise au premier plan ; le band dose l’énergie sans saturer l’espace. Bria Keely raconte ses histoires sans forcer le trait. Le combo vient par ailleurs de publier l’EP « At Dusk », dont plusieurs titres figurent sur sa setlist. Finalement, une entrée en matière convaincante, qui donne envie de suivre le combo de près (page ‘Artistes' là). 

Setlist : « Carnival », « What A Day », « This Part Of Town », « Quiet Thing », « Steamroller », « Plugged In », « Waiting On Time », « Dead Plants »

Une estrade surélevée court sur toute la longueur du podium. En fond, une tenture sert d’écran, devant laquelle s’alignent 50 spots, répartis sur cinq rangs (par paires). Sous l’estrade, une dizaine de projecteurs plus puissants arrosent la salle d’une lumière tantôt douce, tantôt aveuglante, au gré des riffs de guitare. Le batteur occupe le centre, flanqué d’un guitariste à gauche et d’un claviériste à droite : tout le monde reste sur une même ligne. Au niveau inférieur, Amy Macdonald prend place au milieu, guitare électro-acoustique en bandoulière, micro planté devant elle, voix rocailleuse en avant. À jardin, la bassiste (quatre-cordiste) ; à cour, un second guitariste.

Amy Macdonald ouvre les hostilités par « Is This What You've Been Waiting For ? » : une entrée en matière idéale. Le premier vrai pic, c’est pourtant « Mr. Rock & Roll », imparable en live ; le changement de tonalité dans le refrain met la foule en ébullition. Sur les planches, la chanteuse impose une présence évidente : elle échange souvent, installe une ambiance détendue, glisse des anecdotes entre deux titres et évoque la qualification de l’équipe nationale écossaise pour la Coupe du monde. Son accent, très marqué, ne laisse aucun doute sur ses racines – plus prononcé encore que celui de Sharleen Spiteri (Texas). La formation enchaîne « Dream On », « The Hudson », « Spark » et « Pride », qui gagnent en impact sur l’estrade par rapport à leurs versions studio. Macdonald prend aussi le temps d’aller vers la fosse : elle lit des pancartes au premier rang et offre même un médiator à un fan qui en réclame un. Malgré l’affluence, ces attentions gardent le concert à dimension humaine. Le guitariste Jamie invite ensuite l’auditoire à allumer les lampes torches des téléphones : en quelques secondes, la salle s’illumine, et l’instant suspend le temps. « I'm Done (Games That You Play) », l’un des titres phares du dernier opus, sonne particulièrement bien ce soir ; les six musiciens jouent sans retenue. Au cœur du set, l’enchaînement « Slow It Down », « Poison Prince » et « Can You Hear Me ? » maintient la tension au maximum, toute la salle reprend les refrains en chœur. Et « This Is the Life », évidemment, rassemble tout le monde : la foule la chante d’un bout à l’autre, nouveau temps fort de la soirée.

Le rappel s’ouvre sur « We Survive » en version acoustique et embraie par une reprise de « The Glen » (Beluga Lagoon) qui déclenche un nouveau chant collectif, le band se retrouvant désormais sur l’avant-scène. Pour conclure, « Let's Start a Band », extrait du premier long playing « This Is the Life », laisse la fosse debout : ça danse, ça chante, jusqu’à la dernière mesure. Les spectateurs quittent l’Ancienne Belgique en fredonnant encore.

Setlist : « Is This What You've Been Waiting For ? », « Dream On », « The Hudson », « Spark », « Mr. Rock & Roll », « Fire », « Pride », « Don't Tell Me That It's Over », « Run », « I'm Done (Games That You Play) », « Slow It Down », « Poison Prince », « Can You Hear Me ? », « Statues », « Barrowland Ballroom », « This Is The Life ».

Rappel : « We Survive » (Solo), « The Glen » (Beluga Lagoon cover) (Acoustique), « Let's Start A Band »

Photos là 

(Organisation : Live Nation)

Requin Chagrin

Mon nouvel album a un côté solaire, lumineux...

Requin Chagrin, c'est le projet de la chanteuse et multi-instrumentiste française Marion Brunetto. Cerveau de l’opération depuis ses débuts, en 2014, elle propose une dream pop où la new-wave, la shoegaze, la surf music, et une touche 'garage', se mélangent à merveille.

C'est un peu l'histoire d'un énorme coup de cœur, au moment où son titre “Sémaphore” a envahi les ondes et les réseaux. L'artiste y capturait parfaitement un certain zeitgeist, un esprit de l'époque que l'on traverse, une certaine idée de ce que c'est de vivre aujourd'hui, un peu comme Indochine l'avait fait, un peu comme Fauve l'avait fait également. D'ailleurs, à propos d'Indochine, Marion a vite été repérée par Nicolas Sirkis, qui l'a signée sur son label, KMS Disques. Cette collaboration a permis à Marion de réaliser plusieurs rêves, comme assurer la première partie de la tournée d’Indochine et, il y a 2 ans, composer un titre avec Nicolas Sirkis, “Girlfriend', paru sur l'album “Babel Babel”.

En février dernier, Marion est venue présenter son nouvel opus, “Décollage”, au Botanique, à Bruxelles. L'occasion idéale pour la rencontrer ! Dans sa loge, elle affiche un look discret et élégant, les mèches blondes tombant négligemment sur une simple chemise kaki. Elle apparaît comme une jeune femme réservée, sensible, un peu farouche mais tellement attachante.

Alors, Marion, on est au Botanique où tu vas te produire. Ton nouvel elpee marque un retour aux sources, si je ne me trompe, vu que tu t'es retirée dans le pays de ton enfance pour le composer ?

Marion Brunetto (MB) : Oui, c'est ça. Je suis allée m'isoler, entre guillemets, entourée de ma famille, là où j'ai grandi, à Ramatuelle. J'y ai installé un studio éphémère. J'ai ramené les instruments que j'avais à Paris pour recréer un laboratoire de création musicale. En plus, j'ai pu y installer une batterie, ce qui n'est pas possible à Paris.

C'est le premier instrument dont tu as appris à jouer, je crois.

MB : Oui, j'adore jouer de la batterie. Et, donc, je me suis un peu coupée de tout, sauf de ma famille, et de mes instruments. L'objectif était d'expérimenter et de voir ce que ça pouvait donner. Je ne savais pas trop où j'allais...

Tu avais acquis de nouveaux instruments ?

MB : Oui, un synthé, un Juno 60 de marque Roland.

Un instrument légendaire ! De quoi ouvrir des voies pour l'inspiration.

MB : Oui. Sur l'album précédent, Gaël Etienne, mon claviériste, m'avait prêté un Juno 106. C'était la première fois que je disposais d’un synthétiseur sur lequel je pouvais créer des sons. J'avais déjà travaillé avec des 'plug-ins' sur ordinateur mais là, sur l'instrument physique, c'est différent. Tu as accès aux paramètres, comme le VCA, par simple pression d'un bouton. Dès lors, j'avais l'impression de retrouver tous les sons que j'avais déjà entendus. Et je me suis dit : Mais c'est...

C'est la caverne d'Ali Baba.

MB : Absolument ! Et le Juno 60, en plus, dispose d'un arpégiateur (NDR : un module permettant d'exécuter automatiquement un arpège à partir d'un accord plaqué sur le clavier).

Dans 'Rêveries', c'est donc un arpège créé à l'aide du Juno ?

MB : Oui. Et quand je suis entrée en studio, je suis tombée sur un Yamaha CS80. Donc, j'en ai aussi profité pour l'utiliser au moment du mixage.

Notons au passage que c'est ici, à Bruxelles, au studio ICP, que tu as finalisé le disque.

MB : Effectivement ! La première étape, chez moi, à Ramatuelle, c'était pour la création, pour élaborer les démos. Ensuite, je suis passée à l'étape 'studio' pour refaire les enregistrements définitifs.

Il y a des choses que tu as conservées des maquettes ?

MB : En fait, j'ai quand même gardé pas mal de choses.

Chez toi, tu enregistrais sur un 4 pistes ?

MB : Oui, c'est un quatre pistes Yamaha, qui n'est pas très connu, mais qui fait très bien le job. Je m'en suis servi, par exemple, sur le titre « Parachute ». Et j'ai gardé des prises de guitare et de synthé. J'ai aussi conservé des enregistrements de boîtes à rythmes.

Composer la majorité de l’album dans le sud a communiqué à l'ensemble un côté plus lumineux, non ?

MB : Absolument ! Je ne m'en suis pas rendu compte au début, parce que j'étais dans une espèce de brouillard. J'avais élaboré des maquettes, qui allaient un peu dans tous les sens. Puis, j'ai réalisé un tri. Et, finalement, il est vrai que la musique est plus solaire, peut-être plus lumineuse, et c'est tant mieux ! Quand j'étais en studio, l'ingénieur du son, Antoine (NDR : Antoine Barbe), avec qui j'ai passé beaucoup de temps, m'a confié : ‘C'est cool, il y a une belle lumière dans ta musique’. Dès lors, on a maintenu cette couleur comme orientation pour l'album et tant mieux si ça s'entend, c'est cool.

Tu as l'impression qu'auparavant, ta musique était plus tourmentée ou plus brute ?

MB : Oui, je pense que clairement, le premier album était plus brut, 100% roots. Le deuxième était différent, plus mélancolique, je pense. Et le troisième, il était plus en mode 'nuit'. Pas forcément triste, juste plongé dans une ambiance nocturne. La pochette dépeint parfaitement cette atmosphère. On y voit une voiture et un crépuscule au loin. Pour « Décollage », on se retrouve en pleine journée, sous un ciel très bleu. C'est comme une grande bouffée d'air frais.

C'est ce qu'on voit dans le clip de « Parachute ».

MB : Exactement. Il a été tourné dans le sud.

Sur le morceau « Rêveries », tu termines par un solo de guitare complètement dingue. Que s’est-il passé (rires) ?

MB : C'est vrai que quand je l'ai enregistré, je me suis dit : Pourquoi ?

Pourquoi pas ?

MB : Ben oui ! Pourquoi pas ! Autrefois, on ne se privait pas de solos. Il y avait deux couplets, deux refrains et puis un solo. Et là, je me suis laissé guider par mon instinct...

Tu vas voir, tout à l'heure, on va parler d'une de tes collègues, qui a eu exactement le même feeling.

MB : OK.

C'est, entre autres, la raison pour laquelle j'aime qualifier ta musique de 'rétrofuturiste'. La 'dream-pop rétrofuturiste'.

MB : Oui, c'est quelque chose comme ça. Je vois ce que tu veux dire.

Maintenant, je te propose de répondre à un petit 'blind-test'.

MB : Allez, let's go.

Rassure-toi : il est taillé sur mesure, donc normalement, ça devrait aller.

Extrait n° 1

MB : C'est Indochine ! ‘‘Girlfriend'' ! J'ai eu l'immense plaisir de coécrire cette chanson avec Nicolas. Vraiment, je suis hyper contente de ce duo, dont je n'avais même pas osé rêver.

Ça s'est passé comment ?

MB : De manière assez simple. Nicolas m'avait demandé de lui envoyer des maquettes de morceaux. Et donc, je lui avais transmis une ébauche de musique. Et quelques mois plus tard, il me répond : ‘C'était quoi le morceau que tu m'avais envoyé ? C'était bien !’ Conséquence : grosse panique. De quel morceau parle-t-il ? Où est cette maquette ?  

Imagine, si tu ne l'avais pas retrouvée...

MB : L'angoisse. Heureusement, je la retrouve et je lui envoie. Plus tard, il réagit : ‘Tiens, il faudrait se voir pour travailler sur cette chanson’. A ce moment-là, il n'y avait que la musique, pas de voix. Donc, on s'est retrouvés à Paris pour bosser sur les voix. Et quand il est venu enregistrer l'album « Babel Babel »' ici, à Bruxelles, il m'a invité à passer une après-midi pour enregistrera les voix. Et lorsque j'ai écouté la maquette finale, c'était une belle surprise. Les idées musicales de ma maquette bénéficiaient d’un son énorme. Enfin bref, un super souvenir et je suis très contente du résultat final, en tout cas.

Ce qui est bien, c'est qu'on reconnaît bien le côté 'Requin Chagrin' dans le morceau. Une belle combinaison des deux univers.

MB : Oui, c'est marrant.

Extrait n° 2

MB : C'est les Cure ! « Boys Don't Cry » !

Il s’agit du premier morceau sur lequel tu as joué, quand tu étais jeune, non ?

MB : Oui ! Mon frère m'avait permis de découvrir le « Best of » des Cure, le disque dont la pochette en noir et blanc représente un vieux monsieur. (NDR : « Standing on a Beach ») Je l'ai écouté d'une traite et j'ai essayé d'accompagner le morceau en jouant des percussions.

Extrait n° 3

MB : Facile. Les Beach Boys, et « Surfin' USA ».

C'est pour le côté 'surf' de ta musique. On indique toujours wave, post-punk. Mais existe aussi un côté 'surf' et un côté 'garage'.

MB : Oui, j'adore le garage.

Pour le garage, quelle référence citerais-tu ?

MB : Des trucs pas connus. Pour moi, le groupe que j'associe à ce style, c'est les Sonics.

Ah oui, dans les années '60.

MB : Je me suis retrouvée, un jour dans un groupe de garage, à jouer de la batterie. C'est un peu ainsi que j'ai découvert ce style. Ils m'ont demandé ce que j’écoutais.  J’ai répondu : ‘Les Pixies et Indochine’. Ils m'ont conseillé d’écouter les « Nuggets ». J’ignore si tu connais.

Oui, je connais de nom.

MB : C'est une compilation de chansons garage, des classiques mais aussi des morceaux obscurs des années '60 (NDLR : parmi les compilations essentielles consacrées au garage des sixties, il y a les « Nuggets » et les « Pebbles »).

Extrait n° 4

MB : Ça, je les ai écoutés 1 000 fois. Qui est-ce ?

C'est le début de la pop française new-wave. Fin des années '70, début des années '80. C'est la base.

MB : C'est horrible. Je connais mais je ne reviens pas sur le nom.

Il s’agit d’« Attitudes » de Marie et les Garçons.

MB : Ah oui ! Il y en a une autre qui est vachement plus connue, c'est « Re-Bop' ». Là, si tu m'avais passé ça, j'aurais trouvé sans hésiter. Je suis hyper contente. Ça me rappelle trop souvenirs. Mais je m'en veux de n’avoir pas réussi à deviner...

Extrait n° 5

MB : Ah, je ne connais pas.

C'est la chanteuse de Cocteau Twins, Elisabeth Fraser, mais au sein d’un autre projet, This Mortal Coil. La compo s’intitule « Song To The Siren », une reprise d'un morceau de Tim Buckley, le père de Jeff Buckley.

MB : Ah ok. Tu vois, je suis contente de faire des découvertes. Trop bien.

Extrait n° 6

MB : John Maus !

Le titre : « Maniac ».

MB : Bon, ça c'était facile. Et c'est une de mes chansons préférées.

Extrait n° 7

MB : Fishbach ?

Bingo ! Il s’agit de « Mortel ».

MB : C'est d'elle dont tu parlais tout à l'heure ? J'en étais sûre.

La dernière fois que je l'ai interviewée, je lui ai passé un extrait de « Sémaphore » et elle a deviné tout de suite. Elle a ajouté : ‘Requin Chagrin, j'adore’. Elle m'a aussi raconté que tu l'avais dépannée d'un médiator.

MB : Oui, c’était drôle. C’était il y a longtemps, sans doute lors de l’un de nos premiers concerts communs. On jouait au même endroit et, juste avant de monter sur scène, elle m’a dit : ‘Mince, je n’ai plus de médiator’. Et je lui en ai refilé un exemplaire. C’était un médiator Frank Zappa qui était joint au magazine Guitar Part. J’en ai alors conclu que je ne le reverrais peut-être jamais. Puis, plus tard, on s’est recroisées, je lui ai demandé si elle s’en souvenait, et on a éclaté de rire.

Comme je le racontais tout à l'heure, elle aussi est partie dans un délire avec des solos de guitares électriques, dans son avant-dernier album. C'était carrément du Scorpions.

MB : Oui, je ne suis pas étonnée. Elle s'est fait plaisir.

Il est vrai qu'on voit le lien entre vous deux. Au niveau musical, bien sûr, pour le côté un peu rétrofuturiste mais aussi dans la personnalité. La discrétion, la gentillesse et également, on va dire, le contraire de l'ambition. Tu vois ce que je veux dire ?

MB : Oui, faire des trucs qu'on aime.

Oui, le contraire de ceux dont les dents raclent le plancher. Vous, vous êtes plutôt du style : ‘Je fais ce que j'ai envie de faire’.

MB : Oui, voilà. J'essaie de faire ainsi, c'est sûr, et je pense que c'est le cas pour elle aussi. Sinon, on ne ferait pas des solos à la fin des morceaux comme ça... (rires)

Merci, Marion.

MB : Merci à toi ! Je m'en veux de ne pas avoir deviner Marie et les Garçons.

C'est normal. Personne n'est parfait... (rires)

MB : Mais trop contente, en tout cas.

 

Pour écouter l'interview en version audio, diffusée dans l'émission WAVES, c’est ici 

Pour lire le compte-rendu du concert de Requin Chagrin au Botanique, rendez-vous sur la page ‘Artistes’, en cliquant sur le nom ‘Requin Chagrin’, en vert, dans le cadre ‘Informations complémentaires’, ci-dessous, puis cliquez sur l'onglet 'Concerts'.

Requin Chagrin

Une dream pop aux accents new-wave et garage

Requin Chagrin, c’est le projet de la chanteuse et multi-instrumentiste française Marion Brunetto. Depuis ses débuts en 2014, elle tisse une dream pop où la new wave, le shoegaze, le surf rock et une pointe garage se mêlent à la perfection. Ce soir, elle dévoile, en avant-première, son nouvel album, « Décollage », prévu pour le 27 mars.

En ouverture, le groupe bruxellois Turquoise, mené par Sarah Boom et Maxime Wathieu, est chargé de chauffer la salle. Voix féminine aérienne, dream pop teintée de new wave, compositions ciselées : tout s’aligne avec une précision rare. La présence scénique est magnétique et le son limpide. Maxime Lombaerts, à la guitare, déploie un jeu cristallin qui évoque parfois Charlie Burchill de Simple Minds – référence absolue. Turquoise prépare déjà la suite de son excellent elpee « Avant Demain », paru il y a un an et demi (page ‘Artistes’ ici). 

À 20h30 précises, Requin Chagrin s’empare de la Rotonde, pleine à craquer. Fidèle à sa retenue élégante, Marion Brunetto apparaît dans un style discret mais soigné : mèches blondes effleurant une chemise kaki, sa fidèle Fender Jaguar en bandoulière, architecte de sonorités vaporeuses.

Le set s’articule autour des nouvelles chansons de « Décollage », pour la plupart inconnues du public, hormis le single « Parachute ». Le risque est calculé, mais ces compos captent immédiatement l’attention. « For You » et « Cœur Joie » s’imposent avec une évidence naturelle, s’inscrivant dans la continuité sonore de la formation. On retrouve bien sûr l’empreinte d’Indochine (Nicolas Sirkis est le mentor du combo), mais aussi de La Femme, Cigarettes After Sex, Beach House, et aussi cette touche rétrofuturiste chère à Flora Fishbach.

Cherchant à se réinventer, Marion Brunetto a étendu sa palette aux textures électroniques. Le Roland Juno déroule ses ‘arpeggios’ pendant « Ultra-Fort ». Malicieusement, en introduction du morceau suivant, elle opère le lien en l'appelant « Séma...phore » ! Celui-ci incarne peut-être le mieux l’ADN du groupe : bedroom pop, guitares noyées de reverb, garage subtil. Il capte à merveille le 'zeitgeist' d'une jeunesse désenchantée. Le refrain, entêtant, est repris à l’unisson par une salle conquise.

Le son surprend par son parti pris 'shoegaze', parfois un peu sale. Là où Turquoise privilégiait la clarté, Requin Chagrin ose des résonances saturées dans les médiums, un mixage qui a la fâcheuse tendance de noyer la voix, mais fait merveille sur les titres les plus nerveux comme « BB ». Ce dernier clôt le set principal sur une énergie belle et tranchante.

En rappel, Marion livre une version épurée, seule en scène, de « Rose », une compo extraite du premier opus – un éponyme, paru il y a déjà onze ans. Et après « Volage », place à « Rêveries », une nouvelle épure carrément électro. Dans un geste inattendu, Marion se déplace soudain pour s’installer à la batterie ! (NDR : rappelons que c’était son premier instrument lorsqu'elle s'essayait aux fûts, à l'âge de 10 ans, sur « Boys Don’t Cry » de The Cure). L’effet scénique est ici saisissant. D'autant que la musicienne assure un max ! Un final en apothéose.

On regrettera, cependant, les remarques, qui paraissent un peu acerbes, adressées par Marion à ses musiciens, au fil du concert. Sans doute une forme de taquinerie? Rappelons leurs noms, car ils ont fourni une prestation remarquable: Gaël Etienne (guitare et claviers), Joseph Deschamps (basse) et Axel Le Ray (drums).

Au sortir de la Rotonde, on emporte l’image d’un concert aérien, lumineux et onirique – comme le songe d’un requin glissant dans les eaux profondes de la Méditerranée...

Setlist :

Décollage

Parachute

For You

Coeur Joie

Adelaïde

Mauvais Présage

Love

Forever

Déjà Vu

Altitude

Ciao Rubello

Ultra-Fort

Sémaphore

BB

Rappel :

Rose

Volage

Rêveries

(Organisation : Botanique)

 

Het Depot (Louvain) : les nouveaux concerts (update 20/02/2026)

Écrit par

Sa 06.06.2026
Arnout Van den Bossche

Sa 13.06.2026
Keb' Mo'

Di 18.10.2026
Levellers - 35 years of Levelling The Land

Me 28.10.2026
Zap Mama & K.ZIA

https://www.hetdepot.be

Parade Ground

Parade Ground fête ses 45 ans!

On les appelle “les petits frères de Front 242”. C'est vrai qu'ils sont longtemps restés dans l'ombre des légendaires créateurs de l'EBM (Electronic Body Music) mais ça ne les a pas empêchés de faire une remarquable carrière et de devenir, eux aussi, un groupe “culte” jusqu'au-delà de nos frontières.

Parade Ground a été formé en 1981 par les frères Jean-Marc et Pierre Pauly. Pionniers de la cold wave et de l'EBM, ils sortent leur premier single, « Moan On The Sly », en 1983 et sont restés actifs jusqu'à aujourd'hui. Notons qu'entre 1988 et 2007, le duo s'est consacré à d'autres projets artistiques comme l'écriture et les arts plastiques, ainsi qu'à la composition pour Front 242 (albums “Evil” et “Off”). Leur style combine une cold-wave glaciale et radicale avec une synth-pop dansante, caractérisée par des rythmes incisifs et des mélodies synthétiques, le tout soutenu par une esthétique visuelle dadaïste et des éléments plus 'industrial'. En plus de Front 242, ils ont régulièrement collaboré avec Colin Newman (de Wire). Leur chanson “Moans” a été utilisée à 3 reprises dans des films hollywoodiens, notamment dans “Little Sister” (2016).

Pour célébrer ses 45 ans, Parade Ground jouera:
- le 11 avril au festival 243 au Drink Drink à BXL - Event page - organisé par Alterprod;
- le 2 mai au Canal 10 à Hautrage - Event page – organisé par Inclassablevents & So New-Wave.

Pour gagner des tickets gratuits, rendez-vous ici!

Pour écouter l'interview de Parade Ground diffusée dans l'émission de radio WAVES, c'est ici.

 

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