Westside Cowboy, et ça continue…

Westside Cowboy publiera son premier elpee, It Goes On, le 21 août 2026 chez Island Records. Fondé à Manchester il y a trois ans, le quatuor réunit Jimmy Bradbury et Reuben Haycocks aux guitares et au chant, Aoife Anson O’Connell à la basse et au chant, ainsi…

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Protomartyr imagine l'Amérique comme un hôtel vieillissant

Protomartyr sortira Hotel Usona, son septième long playing, le 25 septembre 2026 chez Domino. Pour en ouvrir la porte, la formation post-punk de Detroit publie “Sounds We Cannot Hear”, accompagné d’un clip officiel visible ici Réalisée par Danny Scharar et…

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Winter

Winter adults only ?

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Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme ‘Frankenstein’ de Mary Shelley et des comédies romantiques des années 90, est une lettre d'adieu à son temps à Los Angeles. Il a été enregistré sous la houlette de son collaborateur de longue date JooJoo Ashworth et mixé par Henry Stoehr.

L'opus s’ouvre par une introduction délicate avant de passer à une attaque musicale complète sur la compo "Just Like A Flower". Samira Winter, la chanteuse-compositrice et guitariste, décrit cette chanson comme capturant l'essence de la rêverie dans sa chambre. Le clip vidéo de ce morceau a été filmé à Los Angeles, ajoutant une couche de nostalgie et de vulnérabilité.

Winter, qui a grandi à Curitiba, au Brésil, et a déménagé à Los Angeles en 2013, a trouvé un sentiment d'appartenance dans la communauté rock DIY de la ville. Cependant, elle a ressenti le besoin de changer de décor pour faciliter sa croissance personnelle, ce qui l'a amenée à déménager à New York.

« Adult Romantix » explore les souvenirs et la nostalgie de ses 20 ans à Los Angeles, tout en abordant des thèmes de romance pure, d'autosabotage regrettable et de contemplation profonde. L’œuvre est marquée par des vagues de pédales de distorsion et des guitares acoustiques en accord ouvert, créant une ambiance à la fois douce-amère et introspective. 

Le clip de « Misery (feat. Horse Jumper of Love) est disponible ici et celui de « Just like a flower »

 

 

Guerilla Toss

Les bizarreries de Guerilla Toss…

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Guerilla Toss a annoncé la sortie de son nouvel elpee, "You’re Weird Now", le 12 septembre chez Sub Pop. Cet album, le cinquième du groupe et le deuxième pour Sub Pop, est une déclaration joyeuse sur la créativité. En enregistrant cet LP dans le Vermont, la chanteuse Kassie Carlson préparait des ‘punk lunch’ avec des ingrédients aléatoires du frigo du studio. Stephen Malkmus et Trey Anastasio ont participé à ces sessions, Malkmus comme producteur.

La formation a également partagé une vidéo animée pour leur nouveau single "Red Flag to Angry Bull", mettant en vedette un duo entre Malkmus et Carlson, et un solo de guitare d'Anastasio. Ce single suit "Psychosis Is Just a Number", un hymne no-wave sur le fait de rester présent dans le chaos.

Le clip d’animation de “Red Flag to Angry Bull” est disponible ici et de “Psychosis Is Just a Number” là

 

 

Wednesday

Les blessures de Wednesday…

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Wednesday a annoncé la sortie de son nouvel opus, « Bleeds », prévue pour le 19 septembre via Dead Oceans. Cet elpee opère le lien entre curiosité et confession. Karly Hartzman, fondatrice et parolière principale, attribue la maîtrise accrue de l'identité du groupe au temps passé à collaborer sur des long playings précédents et à un emploi du temps de tournée intense. Elle considère « Bleeds » comme le successeur spirituel de « Rat Saw God » et l'album par excellence de « Wednesday Creek Rock ».

La chanson « Wound Up Here (By Holdin On) », sortie avec une vidéo de Joriel Cura, est inspirée d’une histoire racontée par un ami de Hartzman. Le mois dernier, la formation a partagé le single « Elderberry Wine », interprété lors de ses débuts à la télévision dans ‘The Late Show with Stephen Colbert’.

« Bleeds » a été enregistré à Drop of Sun à Asheville et produit par Alex Farrar. Hartzman et ses camarades de groupe ont travaillé en équipe pour étoffer les compositions avec des éléments de vérité country, d’accroches indie-pop et de grunge, guidés par le lyrisme de Hartzman.

Le clip de « Wound Up Here (By Holdin On) » est disponible ici

 

Forth Wanderers

Les prolongations de Forth Wanderers…

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Forth Wanderers sortira son troisième album, « The Longer This Goes On », le vendredi 18 juillet 2025. Produit par Dan Howard et mixé par Al Carlson, il s’agite sa première production depuis l’opus éponyme, gravé en 2018.

Le groupe insiste sur le fait qu'il n’est pas de retour, mais que les musiciens se sont réunis pour enregistrer dix nouvelles chansons. Ils ont réimaginé leur processus de création musicale, travaillant de manière plus collaborative. L'elpee propose des mélodies brillantes, des harmonies vocales et des rythmes variés, montrant une maturité et une assurance accrues.

Les chansons de l'elpee reflètent leur croissance personnelle et leur évolution musicale. Ils explorent différents styles, du blues au country, tout en conservant leur son distinctif. Les paroles d'Ava Trilling sont honnêtes et poignantes, abordant des thèmes de l'amour et de l'incertitude.

Forth Wanderers ne sait pas encore ce que l'avenir lui réserve, mais ce long playing capture un moment précieux de son parcours musical. Les musicos font de la musique à leurs propres conditions, sans pression extérieure.

Le clip d’animation de « Bluff » est disponible ici et celui de « 7 months »

 

 

Yungblud

Les idoles de Yungblud…

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Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force.

Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié.

Dès « Hello, Heaven, Hello », fresque opératique de neuf minutes, Yungblud impose un ton grave, introspectif, presque mystique. Le morceau, sorte de rituel de renaissance, explore la solitude, la quête d’identité, l’appel à un soi oublié : ‘Hello, are you in there ?’. Lentement, il construit une montée cathartique, entre théâtralité et mise à nu. La chanson, à la mise en scène soignée, semble hors du temps, affranchie des carcans commerciaux.

Les morceaux suivants, comme l’émouvant « Zombie », le percutant « Monday Murder » ou encore l’explosif « War », révèlent une palette musicale riche et une maturité grandissante. Dominic Harrison, de son vrai nom, fait preuve d’une grande versatilité, alliant fougue juvénile et expérience acquise, pour proposer un album généreux, intense et parfaitement maîtrisé.

« Idols » s’impose ainsi comme un témoignage fort du talent de Yungblud, à un moment charnière d’une carrière plus prometteuse que jamais. En gravant « Idols », Yungblud tire un trait sur son passé et se réinvente. Ce nouveau chapitre s’ouvre par un adieu : celui de Dom aux postures qu’il a lui-même érigées depuis ses débuts. Fini l’adolescent en colère, porte-voix d’une jeunesse queer, figure rebelle figée dans une image devenue cliché. Il le reconnaît : il était devenu ‘cette photo accrochée au mur’. Cet opus marque la fin de cette époque. Exit les refrains calibrés pour Tik Tok, les gimmicks aguicheurs. Ici, c’est une vision d’artiste qui s’impose.

Mais « Idols » ne se limite pas à l’introspection. C’est aussi une lettre d’amour au rock britannique. Passionné par le son analogique et le récit musical, Yungblud y convoque ses héros : Bowie, Queen, Oasis… L’album entier résonne comme un hommage ambitieux, une traversée de l’histoire musicale anglaise, tout en affirmant une voix propre, sincère, risquée. Avec « Idols », Yungblud Ne cherche plus à plaire. Il cherche à marquer.

La vidéo du clip « Hello, Heaven, Hello » est disponible ici

et celle de « Zombie » 

 

 

Tropical Fuck Storm

Le chaos organisé…

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Quatuor australien majoritairement féminin, très potes avec leurs prolixes compatriotes de King Gizzard and the Lizard Wizard, Tropical Fuck Storm est moins fécond. Et pour cause, « Fairyland Codex » constitue ‘seulement son cinquième opus en neuf ans d'existence.

Un disque au sein duquel figurent les ingrédients typiques de son maelstrom musical - indie rock, punk, reggae, jazz et blues - qui semble, pour la circonstance, naviguer dans l’œil plus calme du cyclone. Un elpee ‘presque’ apaisé donc, au chaos apparemment plus structuré, dont nous parle le seul membre masculin : le guitariste et chanteur Gareth Liddiard.

Qu’évoque la chanson « Joe Meek Will Inherit The Earth » dont le refrain est ‘Charity Begins At Home’ ?

Ce titre possède des références bibliques, à l’Apocalypse, au Livre de la Révélation, à l’agneau aux sept yeux et sept cornes…

Tout le monde manifeste aujourd’hui, que ce soit le 6 janvier en Amérique dans le cas de la droite extrême, voire des ‘black blocs’, pour la gauche radicale, toujours dans une atmosphère apocalyptique. Tous se comportent comme des moines-guerriers, prêts à combattre. 

Cette chanson proclame que le chemin vers l’enfer est pavé de bonnes intentions, chacun défendant une vision utopique de la société, à partir d’un point de vue particulier…

Mais, finalement, nous avons juste tenté d’écrire une chanson qui ressemble au « Smooth Operator » de Sade. Y a-t-il un meilleur sujet pour se référer à l’apocalypse (rires… jaunes) ?

Quelle est la signification de « Dunning Kruger’s Loser Cruiser », single qui figure sur cet elpee ?

‘A loser cruiser’, c'est un mot d'argot australien pour désigner un bus... C'est une supplique pour se procurer un peu de solitude, dans une société où désormais tout est public dans l'existence.

Votre portefeuille est sur votre téléphone, tout comme votre identité. Le monde vous scrute. Cette chanson exprime le souhait d'être oublié, ce qui est désormais un luxe. Juste être un ‘non-existant’ et ne pas être jugé.

Être ‘down under’ vous permet-il d’accomplir des acte renversés et renversants, lorsqu’on a la tête en bas (head over heels) ?

(Il rit) Oui, jusqu'à un certain point. Il existe une excellente citation de Tom Waits relative à la création musicale. Il recommande à peu près ceci : ‘Ce que tu fais doit être unique et, pour y parvenir, apprends d'abord à voler. Ensuite, apprends à voler à l'envers !’

Notre musique sonne un peu comme celle de Tom Waits ou Captain Beefheart, voire, dans un autre style comme celle des B-52's.

Par ailleurs, vu que nous vivons en Australie, nous sommes éloignés de tout. A Bruxelles ou Paris, vous êtes dans le monde, contrairement à nous. Nous n'allions pas assister aux concerts der Stan Getz, des Rolling Stones, des Beatles ou du Led Zeppelin...

Nous ne nous nourrissons de rien et sommes forcés de nous alimenter nous-mêmes. On peut se sentir frustrés d'être ainsi éloigné de tout ; puis, dépasser son désespoir en réalisant que l'on peut tout se permettre, y compris les approches musicales les plus extravagantes...

Ce que vous proposez est une sorte de chaos organisé ?

Le meilleur des chaos, parce que nous le plaçons dans une structure, comme on insère une photo dans un cadre. Nous mettons ce chaos au milieu du rythme de la charpente d'une chanson pop. Elle se transforme en quelque chose d’intéressant, intégrant de la folie et du... chaos. De la même manière que Sade peut adopter des airs suaves comme « Smooth Operator » ... (rires)

Vous paraissez obsédé par Sade.

Nous l'étions en enregistrant ce dernier album, ce qui était assez amusant. Sade est tellement attirante... Il est difficile de l'être à ce point.

Vous pouvez interviewer un large éventail de groupes ou d'artistes, ils seront tous d'accord sur ce point. Si vous interrogez Slash ou d'autres musiciens du style, ils vous répondront à quel point il est difficile d'être extrêmement heavy. Mais ils seront unanimes pour affirmer qu'il est pratiquement impossible d'être aussi attirante que Sade, de l'être à un point qui conduit à un art raffiné.

Plus sérieusement, le cancer du sein de Fiona Kitschin, bassiste et cofondatrice du groupe, a-t-il eu un impact sur votre musique ?

Oui. Si nous avions été plus jeunes, nous l'aurions évoqué dans nos chansons. Mais nous nous sommes retrouvés dans l'urgence ; nous avons pris beaucoup de temps pour nous occuper de Fiona, de son traitement. Et le temps est l'essence même, puisqu'il n'est pas infini.

C'était vraiment chiant, parce que nous sortions à peine de la pandémie. Nous avions ce nouveau projet Tropical Fuck Storm dans lequel nous voulions totalement nous impliquer, tourner après la COVID, profiter du bon temps... Bref, être actifs !

Le cancer de Fiona se déclenche et soudain, nous sommes de retour à la case départ. Et bien entendu, cette tumeur se révèle d'un autre calibre que cette grippe, même si elle était sévère.

Cette maladie a affecté notre production, depuis que nous avions vraiment goûté le moment de jouer en groupe.

Ce nouvel album est d'ailleurs moins foutraque et complexe, plus direct, parce que nous voulions juste prendre nos instruments et profiter d'être tous ensemble. Nous souhaitions donner l'impression d'être en live... prouver que nous étions en vie.

Tropical Fuck Storm est composé de trois filles et un garçon. Qu’est-ce que ça change ?

C'est différent. Les filles sont différentes des garçons dans la manière dont elles communiquent leurs émotions. Elles les affrontent et les expriment plus franchement ; ils les abordent indirectement. Ce qui ne signifie pas que la communication directe et émotionnelle féminine pacifie tout.

D'autre part, les femmes sentent différemment et meilleur que les hommes... mais se droguent autant qu'eux (rires).

Les filles sont de même tout aussi amusantes que les garçons. Leur humour est un peu différent. L’humour des hommes se pratique aux dépens des autres. Pas forcément celui des femmes. Ce qui ne les empêche pas d'être drôles.

Par ailleurs, les filles sortent autant que les mecs...

Finalement, elles sont tout aussi épuisantes et ont autant de mauvaises habitudes... Par exemple, lorsqu'il est préférable d’aller se coucher parce qu'il y a un concert le lendemain, les filles restent debout jusque 4h du mat' à boire et fumer.

Bref, elles sont différentes, mais, au bout du compte... c'est la même chose (rires) !

Tropical Fuck Storm : album « Fairyland Codex » (Fire Records), paru ce 20/06/2025

En concert

Reflektor (Liège) - 4 septembre

Wintercircus (Gand) – 6 septembre

 

TVOD

Un show rock’n’roll, bordélique, énergique et rafraîchissant…

Écrit par

La copieuse tournée de TVOD transitait, ce mercredi 11 juin, par le club de l’Aéronef.

TVOD (pour Television Overdose et pas pour la vidéo transactionnelle à la demande) est une formation new-yorkaise, issue de Brooklyn, très exactement, dont le premier opus, « Party time », est paru en mai dernier. Il fait suite à deux mini-elpees, « Daisy », gravé en 2020, et « Victory Garden », en 2021.

Fusionnant les influences post-punk, dance punk et krautrock, non seulement la formation bouscule les genres, mais elle s’est forgé une fameuse réputation pour ses concerts incroyablement imprévisibles où personne ne sait trop ce qui va se passer, y compris le groupe.

Le sextuor grimpe sur les planches dont deux blacks : une claviériste (aux cheveux roses/orangés) et un guitariste à la longue chevelure coiffée en rasta. Le line up compte également un second sixcordiste, un drummer (planté en retrait), une bassiste, et le chanteur Tyler Wright (il a enfilé un vieux t-shirt déformé par le temps et les lessives, on suppose) qui dès le premier morceau, « Clorox », ne tient pas en place. Dynamisé par les mélodies nerveuses, survolté, anarchique, le set entre alors dans une forme de chaos, mais sans pour autant perdre le fil.

Serge Zbrizher tient sa guitare très haut, quand il ne la brandit pas vers le plafond ou la foule, comme une arme, tout en déménageant sur toute la largeur de l’estrade, alors que son compère, Denim Casimir, se distingue surtout par sa technique et son feeling.

Une forme de paso doble berce « Boo » tandis que le single, « Car wreck » libère un bon groove, entretenu par la ligne de basse hypnotique et le drumming solide.

Pendant « Alcohol », Tyler sort une drôle de bouteille et en boit une lampée au goulot.

« Mud » trahit des réminiscences empruntées aux B-52’s. Wright mime des gestes de boxeur sur un ring. Sa voix mi-parlée, mi-chantée me fait penser à celle de James Cox (Crows). Régulièrement, il se cache le visage en soulevant son t-shirt, un peu comme un footballeur pro qui vient de manquer la conversion d’un penalty ou une occasion en or. Avant d’attaquer « Poppies », il se lâche sur le président des States : ‘Fuck Trump’. ‘Fuck the IUSA’. Depuis son élection, la plupart des groupes et artistes indés américains ressentent une aversion profonde pour leur dictateur.

Il y a un bon bout de temps que dans la fosse, les premiers rangs s’agitent. Très concentrée sur son instrument, la bassiste a du retard à l’allumage, mais finit par se mettre au diapason des autres musicos, en remuant la tête et le corps.

En se tortillant et assurant les backing vocaux (rôle partagé avec le batteur, Mem Pahl), Jenna Mark, de son clavier, diffuse des sonorités vintages et spectrales. Et elle passe au lead vocal sur « Ex-Boyfriend Beat ».

Au cours de « PIT », les spectateurs répondent aux slogans prononcés par les musicos. Tout comme sur « Party time », le titre maître du nouvel album, une compo au cours de laquelle les guitares se révèlent joyeusement discordantes.

Le rappel est accordé très rapidement et s’ouvre par « Alien », avant de s’achever sur « Mantis ». Tyler lance son fil de micro au-dessus d’une barre de support du light show, rattache le microphone, et après avoir réussi son troisième essai, recommence à chanter…

Après un show aussi rock’n’roll, bordélique, énergique et rafraîchissant, il est évident que TVOD est prêt à enflammer les grands festivals. Il doit, peut-être, encore mieux canaliser son énergie. Mais votre serviteur et votre photographe partagent un même point de vue. Ils ont l’impression d’avoir assisté à la naissance d’un futur grand groupe de scène… (photos Ludovic Vandenweghe, ici)

Setlist

Clorox
Pool House
Bend
Car Wreck
Alcohol
MUD
Super Spy
Uniform
Poppies
Ex-Boyfriend Beat
PIT
Goldfish
Wet Brain
Party Time
Alien

Rappel

Wells Fargo Bank Account
Mantis

The 113 assurait le supporting act. Issu de Leeds, ce quatuor constitue une bonne surprise pour une première partie. Plus classique, son post punk est fédéré par le tempo new wave, syncopé, imprimé par le drummer. La musique est ténébreuse et viscérale. Malgré un accent local typique bien prononcé, Frank, le chanteur/guitariste, possède une bonne voix aux intonations hip hop. Lui et le second sixcordiste assènent des riffs impeccables et bien tranchants, alors que cotonneuse, la ligne de basse s’avère rapidement hypnotique.  Le band n’a pas encore sorti d’album, mais suivant la formule usuelle, il est à suivre de très près… (page ‘Artistes’  et photos Ludovic Vandenweghe ici

(Organisation : Aéronef, Lille)

 

Badvril

In Heaven

Deuxième elpee de Badvril, « In heaven » fait suite à « I am god », paru en 2024. Une chose est sûre, les titres de ces albums possèdent des références religieuses. Et sur le dernier, il y a même des plages baptisées « Hell » et « Possessed ». Ce qui explique, peut-être pourquoi, il serait le premier groupe shoegaze à se produire dans une prison fédérale.

Tant sur le plan sonore qu'esthétique, la formation cherche à générer une personnalité qui est fidèle au créateur-chanteur et guitariste principal, Becket Schroeder.

Douces et brumeuses, les harmonies vocales flottent au-dessus de l’instrumentation guidée par les guitares tour à tour oniriques, frénétiques, savoureusement discordantes, en couches ou encore sinusoïdales, mais alors dans l’esprit de My Bloody Valentine.

Extrait de ce long playing, « Bitter » est en écoute ici

Podcast # 85 de l’émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Moonpool

Nothing Sacred (Ep)

Écrit par

Entre 2017 et 2024, cette formation répondait au patronyme The Sickly Hecks et pratiquait du garage rock.

En optant pour Moonpool, elle a aussi changé de style, puisque sur son premier Ep, « Nothing Sacred », les 5 pistes révèlent un vaste éventail d’influences qui oscillent du grunge des années 90 au shoegaze, en passant par le punk.

Percutants ils se distinguent par des guitares floues, carillonnantes ou crépitantes, des synthés lourds et des voix mélancoliques.

Issu de cet Ep, « Autumn » est en écoute 

Podcast # 85 de l’émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

High Colorful Minds

High Colorful Minds (Ep)

Écrit par

High Colorful Minds était à l'origine le projet personnel de Florian Godier, multi-instrumentiste et concepteur de jeux. Il est ensuite rejoint par John Harding, le bassiste de Pretty Inside.

Proposant trois plages, le premier Ep du duo bordelais est éponyme.

Il recèle trois pages diamétralement différentes, mais dont le titre d’ouverture, « Take It All » est largement inspiré de l'indie rock, avec guitare, basse et voix mais enrichi d’’électronique dont des synthés, des boîtes à rythmes et des loopers. Car sa musique se veut dansante tout en conservant des accents introspectifs et parfois mélancoliques.

Quant aux textes de ses chansons, ils sont principalement liés à la peur de vivre dans un monde déshumanisé. L'autoritarisme, la violence physique et mentale, la haine et la résignation face à ce qui peut sembler immuable sont souvent au cœur des paroles.

Podcast # 84 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Mei Semones

Animaru

Écrit par

Agée de 24 ans, Mei Semones est une auteure-compositrice-interprète et guitariste étable à Brooklyn. « Animaru » constitue son premier elpee. Il fait suite à son Ep, « Kabutomushi », paru en 2024.

« Animaru », c’est la prononciation japonaise du mot animal. Mais il reflète également l'incarnation de la profonde confiance de Mei dans ses instincts.

En outre, ses textes traitent de l’amour non romantique : amour de la vie, amour de la famille, amour de la musique et de sa guitare.

Elle chante en anglais et en japonais, reflétant son identité interculturelle.

Son mélange unique et rafraîchissant d'indie, de bossa nova et de jazz trouve son équilibre entre tension et relâchement.

Souvent, au sein d'un même morceau, il y a des interventions de gratte acoustique épurées, des vocalises limpides, des vagues orchestrales de cordes et des rythmes de guitare complexes.

Et tout en demeurant agréable à l’écoute, cet opus est bien plus élaboré qu’il n’y paraît.

Le premier single, « Dumb Feeling » est disponible sous forme de clip ici et celui consacré à l’autre single « I can do what I want »,

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Teethe

Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions interdépendantes sur ce que signifie construire une vie à une époque d'effondrement commun.

« Magic Of The Sale » est un disque doux mais solide sur les pires difficultés que nous pouvons rencontrer, depuis le fait d'être pris au piège d'une existence que nous n'avons pas entièrement créée jusqu'à l'enfer que peuvent être les autres. Sur cet opus, les musicos ont renforcé leur équipement et leurs home studios et se sont plongés dans l'art de la composition et de la production.

D'une poche longtemps négligée de la richesse musicale du Texas, Teethe propose un travail profondément stratifié et collaboratif qui rend le poids du monde un peu plus léger à porter. « Magic Of The Sale » parle de l'endurance à la douleur et de ce que l'on sacrifierait pour la soulager, explique le groupe. ‘C'est un jugement sur la façon dont vous traitez la douleur dans votre vie et le chaos/le soulagement qui s'ensuit’.

Paru en single, le titre maître est disponible sous forme de clip vidéo

 

 

 

Ghostwoman

Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive".

Evan Uschenko a déclaré à propos du nouveau single : ‘J'installais une guitare à 12 cordes et j'ai commencé à jouer les accords. Dans les années 60, des groupes comme The Byrds utilisaient des guitares à 12 cordes comme instrument principal, alors j'imaginais ce genre de son. J'essayais de jouer quelque chose qui avait le même type de feeling’.

Ille van Dessel ajoute : ‘Evan a fait le riff, j'ai fait la batterie. C'était très facile, presque immédiat. J'aime cette chanson à cause de la journée qui l'a précédée, de sa simplicité, du fait qu'il n'y a pas à réfléchir. C'est comme lorsque tout le monde est aligné, qu'on prend une photo et que c'est tout. Ça restera toujours comme ça. Tout cela avait un sens’.

Le quatrième elpee de Ghostwoman est né dans un monde brisé, un héritage corrompu - Evan Uschenko et Ille van Dessel ne se font pas d'illusions sur sa futilité - et pourtant, cette chose est vivante. C'est une réaction allergique à l'époque dans laquelle nous vivons.

Le clip du single est à voir et écouter ici

 

Superchunk

La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ».

‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’, déclare Mac McCaughan, membre du groupe. ‘C'est aujourd'hui plus vrai que jamais, mais c'est aussi le cas que nous traversons tous des choses ensemble. Face à cela, à quoi sert l'art et où se trouve le bonheur ?’

En cherchant une réponse, « Songs in the Key of Yikes » libère un son triomphant et lumineux dans l'obscurité. Le premier single « Is It Making You Feel Something » donne le ton dès le début. La formation constituée de McCaughan, Laura Ballance, Jim Wilbur et Laura King construit un hymne à partir du potentiel de joie, plongeant dans des eaux polluées par la boue et émergeant avec une perle.

Cette chanson parle du fait de ne pas se remettre en question dans le processus d'écriture des mots et de la musique’, explique McCaughan. ‘Il s'agit de la question légitime de savoir qui a besoin de cela et à quoi cela sert, mais aussi de ne pas placer la barre trop haut pour faire de l'art que l'on ne commence jamais. Est-ce que cela vous fait ressentir quelque chose ? Si la réponse est oui, c'est un bon point de départ’.

« Songs in the Key of Yikes » est un elpee caractéristique de Superchunk : viscéral, intemporel et accrocheur. Il s’agit d’un baume cathartique pour ces temps oppressifs.

Le single est en écoute

 

 

The Intemperate Sons

La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

Écrit par

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent incomparable a attiré l'attention de Ryan Shuck et Amir Derakh - légendes dans le monde du rock grâce à leur travail pour Orgy, Dead By Sunrise et Julien-K - qui ont signé le groupe sur leur label, Frame|Work.

Formé par la famille Watson - Keith (batterie), Jake (guitares) et Max (chant, guitares, clés) - ainsi que le bassiste Mark Marks, The Intemperate Sons est une affaire de famille avec une connexion profondément enracinée qui imprègne chaque note que les musiciens jouent.

Keith, artiste chevronné connu pour avoir dynamisé des foules massives lors de projets tels que Gun Hill, Natural Born Thrillers et Agents Of Solace, pose les fondations lyriques et rythmiques du combo. Son travail sur des titres comme « Dust To Dust », « The Color Within » et « Unrealized » montre sa capacité à puiser dans les recoins les plus sombres de la psyché humaine, transformant la douleur personnelle en un rock hymnique.

Max Watson, multi-instrumentiste et leader du band, apporte un mélange unique de polyvalence et d'intensité. L'approche méticuleuse de Max en studio, où il crée sa collaboration avec Keith sur des titres comme « Way Back When » révèle une voix aussi fascinante que diffusent des harmonies vocales complexes, garantit que chaque chanson résonne à un niveau viscéral. Sa voix lyrique sur des plages comme « Faceless Man » et « Once Again » met en évidence son talent en tant que voix d'une génération.

Jake Watson, le principal architecte sonore de la formation, est un maître de la narration musicale. Son approche novatrice de l'écriture de chansons - évidente dans des morceaux comme « Remission », « Way Back When » et « Wading in the Gray » - transforme les paroles en récits puissants. Son rôle va au-delà de la musique, car sa vision artistique influence tout, de l'identité visuelle du groupe à sa présence sur scène.

Mark Marks, la force unificatrice à la basse, apporte à la fois son expérience et son groove au groupe. Vétéran de la scène musicale de Dallas, il apporte une contribution indispensable au processus d'écriture de The Intemperate Sons. Ses succès passés, dont la première partie d'icônes du rock comme Sebastian Bach, témoignent de son talent et de son dévouement.

Le partenariat avec Tony Franklin (The Firm, Whitesnake) sur ce premier long playing, « The Color Within », souligne encore l'engagement de la formation envers l'excellence, le travail de la basse de Franklin ajoutant de la profondeur à des titres marquants comme « Dust to Dust » et la chanson-titre.

The Intemperate Sons propose une approche convaincante du rock alternatif, fusionnant l'intensité grinçante du hard rock et des éléments folk et grunge. Sa musique est un voyage sombre et introspectif qui résonne dans l'âme, suscitant des comparaisons avec des combos emblématiques comme Alice In Chains, Stone Temple Pilots et R.E.M. Le lien familial entre le clan Watson se manifeste dans leur son unique - un mélange d'hymnes à la guitare et d'harmonies vocales complexes qui résonnent longtemps après le dernier accord.

La vidéo du single « Dum, radio edit » est disponible

 

This Will Destroy Your Ears

Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

Écrit par

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10 octobre 2025. Il a été produit et mixé par Ben Hampson (DITZ, Lambrini Girls) et masterisé par Katie Tavini (Bloc Party, Los Bitchos),

This Will Destroy Your Ears voit le jour en 2018 dans les Landes et part aussitôt sur les routes anglaises, partageant la scène avec USA Nails, JOHN ou Black Midi. Cette première tournée, dans un vieux Renault Master surnommé Georges par les Anglais, donne le ton : frontal, sans détour et farouchement DIY.

Son troisième elpee, « Funland », est le premier entièrement enregistré dans son propre studio d’enregistrement (Recording United), niché au cœur du tiers-lieu Kontainer, dans les Landes — un espace de création autant inspiré par la Factory de Warhol que par l’activisme DIY de Death By Audio. Inspiré de leurs virées anglaises, et en particulier de Blackpool — station balnéaire en Technicolor délavé — le disque tire son nom d’un parc d’attractions à la dérive : un mix improbable mais magique de machines à sous mourantes, de clowns tristes et de néons blafards. Une carte postale de cauchemar pop, quelque part entre David Lynch et Stephen King.

La vidéo du premier single « Gorgeous Eve Holds A Banger Hammer », est à voir et écouter ici

 

DNVR

Denver ou DNVR ?

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DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à la fois riche et moderne, où cuivres flamboyants, rythmiques envoûtantes et voix chaleureuse s’entrelacent pour créer une expérience live intense. En parallèle de sa carrière scénique, la formation a remporté plusieurs tremplins et dispositifs de soutien à l’émergence tels que Blues de Traverse, INKUBB, GO, et Pop-Up, prouvant la qualité de sa proposition artistique. Sa musique, à la croisée des genres, est un appel au voyage entre des racines soul profondes et une modernité audacieuse.

2025 marquera un tournant, puisque le band sortira son premier elpee. Il a été mixé par Arnaud Fradin, leader du groupe nantais Malted Milk, et masterisé à Los Angeles par Gerard Albo, ingénieur du son ayant travaillé pour Amy Winehouse. Il a été enregistré à la Gare aux Musiques de Louviers et s’accompagnera d’une tournée de lancement, une étape clé pour affirmer encore davantage leur identité musicale.

Depuis sa création, DNVR s'est forgé une solide réputation sur scène, comptant une trentaine de concerts à son actif et des premières parties prestigieuses pour Faada Freddy et The Brooks. Ces performances ont confirmé son statut de formation à suivre, capable de captiver et de faire vibrer toutes les générations.

La vidéo du single « Milkshake » est disponible ici et celle de « Jealousy », 

 

Marcel et son Orchestre

C'est pas à vous qu'ça m'arriverait

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Après 12 ans d'attente, Marcel et son Orchestre ont gravé un nouvel elpee intitulé « C’est pas à vous qu'ça m'arriverait ». Très actifs dans les années 2000, les membres de de la formation originaire de Boulogne-sur-Mer, usés par le rythme effréné des tournées, se sont imposés un break en 2012.

Le groupe, à l’humour décapant, toujours la cervelle en ébullition, plus imprévisible et insaisissable que jamais, incarne incontestablement le représentant le plus digne que la région Nord-Pas-de-Calais.

Une étiquette malgré tout réductrice, tant les carnavaleux n’hésitent pas à s’aventurer dans de multiples directions sans jamais perdre de vue leur faculté à électriser leur auditoire pour l’inviter à danser. Une équipe de joyeux lurons, donc, pour qui une technique hors du commun n’est pas forcément une fin en soi. Il est d’ailleurs difficile d’imaginer ce qui pourrait freiner Marcel et Son Orchestre dans sa vertigineuse quête d’absolu. Mieux vaut écouter ce nouvel elpee une première fois et en conclure que l’on n’a pas fini d’en faire le tour en prenant le temps d’y réfléchir. Dans un style où l’innovation n’est pas une évidence, les Nordistes confirment leur identité tout en étant capables d’y apporter quelques touches d’originalité qui les empêchent de tourner en rond. Enfin bref, la bande à Marcel n’est pas morte !

L’opus s’ouvre par un total déjanté « Stigmatisez-Moi ». Avec eux, une seule promesse : du fun, du son et une furieuse envie de chanter à tue-tête. La fête se poursuit par « Maudit Karma », un autre morceau festif teinté de sonorités ska et reggae, qui sent bon le soleil et le sable chaud de Kingston, où ils taclent le sourire carnassier d’une Marine érigée en épouvantail utile d’un macronisme dérouté. On enchaîne par le festif et afrobeat « Autocentré », un son venu d’Angola, un kuduro bien persuasif, copieusement balisé par un ensemble cuivré très intéressant.

En mode vintage french rhythm’n’blues à la Nino Ferrer, « L’Empathie » et « Bertrand, Pas Rassurant » persistent dans cette éloquence dénonciatrice. Le rocksteady « Le Dégoût » et ses claviers façon Tyrone Downie (NDR : le Jamaïcain qui a joué en compagnie de Marley atteste que le style festif issu de Kingston coule toujours dans les veines des Marcels).

En outre, c’est ludique, enrichi d’excellentes références, de citations, de Bashung à La Reine des neiges ; comme un blind-test pour grands érudits de la chanson, à l’instar de « L’Empathie ».

Évidemment, le collectif dégage toujours cette ambiance tonitruante, entre ska, punk, afrobeat et rock insulaire. Franck, le meneur de l’équipe, est intarissable sur les riches heures des années 70/80… Branchez-lui Stranglers, Fela Kuti ou Talking Heads, et il s’emballe. Un air d’Acadie souffle sur « Dans ma Boudinette », un cajun pur jus. Introduit par quelques cris de mouettes, le funky rap en ch’ti « V’là l’Dégât » pastiche le Sugarhill Gang et Kool & The Gang, sur un flow de cuivres arrangés aux petits oignons.

Festif, déjanté, schizonévrosé à souhait et délirant !

Wholes

Wholes passe son chemin…

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Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion.

"Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui oscillent entre tristesse et rébellion. Un mélange dévastateur de rythmes new beat des années 80, avec l'intensité envoûtante de Bowie, les mélodies brisées de Bill Orcutt et la sensibilité pop de QOTSA.

C'est une chanson qui ressemble à une plaie ouverte.

A vidéo du single est à voir et écouter ici

 

 

Ozark Henry

Ozark Henry connaît la musique Parker…

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C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light », Piet Goddaer - l'homme derrière le pseudonyme - donne enfin signe de vie. Cette chanson arrive en éclaireur de « August Parker », son dixième et nouvel opus qui sortira le 10 octobre 2025.

En écoutant la voix de Goddaer, reconnaissable entre mille, la chanson semble immédiatement familière. Mais la proposition artistique teintée de rythme africain, d’un mélodica mélancolique et de la guitare de Gianni Marzo (Isbells, Marble Sounds) apporte un vent nouveau. Ce titre a été enregistré en Immersive Sound, un format pionnier où l'auditeur fait l'expérience de la musique en 3D.  Ce n'est pas pour faire chic, mais parce que Goddaer compose désormais ses chansons de cette manière, ce qui les rend encore plus honnêtes et authentiques.

Piet a trouvé l'inspiration pour « Light » tout près de chez lui : ‘J'ai connu quelqu'un qui était né sourd et muet, mais qui, vers l'âge de 30 ans, a eu la possibilité de continuer à entendre grâce à un implant. On lui a présenté cela comme quelque chose de merveilleux, mais après une semaine d'essai, il a trouvé cela épouvantable et a voulu retrouver son ancienne vie. En bref, il s'agit de se retrouver dans une situation que d'autres considèrent comme un progrès. Lorsqu'une personne aveugle reçoit la promesse qu'elle pourra voir, c'est quelque chose qu'elle attend avec impatience, mais en même temps, elle se rend compte qu'elle doit aussi dire au revoir à tout ce qu'elle considérait comme familier jusqu'à ce moment-là’. 

Le clip d’animation de « Light » est à découvrir ici

 

RORI

La vérité selon RORI

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Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les Gens d’Ere et Les Solidarités à Namur.

Nouvel espoir de la scène musicale belge, RORI s’impose grâce à un univers atypique, puissant et résolument moderne.

Portée par un style pop-rock instinctif et percutant, elle capture les tourments et les espoirs d’une jeunesse en quête de repères, devenant ainsi une voix authentique et inspirante. A travers des textes sincères et engagés, elle transforme ses émotions en hymnes générationnels, oscillant entre fragilité et intensité.

Puis vient « Vérité », comme un écho à ses tourments. « Vérité » est un morceau à la fois intimiste et universel, qui capte ce sentiment de fuite face à une réalité trop brutale. Entre doutes et lucidité, RORI oscille entre l’envie de comprendre et le besoin de se protéger. En s’appuyant sur une mélodie planante et un texte percutant, la chanson résonne comme un cri du cœur. Un titre qui parle à toute une génération, tiraillée entre conscience et résignation.

Un mélange de guitares électriques saturées, de rythmes entraînants et de refrains explosifs crée un son à la fois brut et accessible, où l’intensité grunge rencontre une écriture taillée pour le grand public.

RORI incarne ainsi une nouvelle génération d’artistes qui ramène le rock alternatif sur le devant de la scène pop, imposant son style avec une authenticité et une force indéniables.

 

« La vérité » est disponible sous forme de clip ici

 

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