New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Baptiste Lagrave

Baptiste Lagrave face au vide…

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Baptiste Lagrave a baigné jeune dans la musique classique, même si cette vocation s’est peu à peu vue troublée par sa découverte des musiques électroniques, notamment les débuts du label anglais Warp. Au sein du célèbre studio Motorbass dans le 18ème arrondissement de Paris, il assiste feu Philippe Zdar (Phœnix, Cat Power, Beastie Boys…), touche un peu à tout et s’imbibe de la philosophie du maître français de la production et du mixage.

Le 10 juin 2022, Baptiste Lagrave dévoile "Empty", un premier Ep de cinq titres mêlant post-electronica, nappes mélancoliques et beats techno, adressant des clins d’œil à Boards Of Canada et Jon Hopkins. Un an plus tard, "Pulsions" affine cette approche, explorant une club-music mélodique et groovy, dans la lignée de Caribou, Four Tet ou Floating Points, à travers cinq titres oscillant entre mélancolie orchestrée et énergie dancefloor.

Pour clore ce chapitre, Baptiste nous livre quatre morceaux revisités au format club, renforçant l'énergie et le groove de ses compositions originales tout en préservant leur profondeur émotionnelle. Ces nouvelles versions transforment les atmosphères mélancoliques en une expérience immersive et dynamique, pensée pour les pistes de danse. En revisitant ses propres créations, Baptiste réussit à marier son amour pour les textures électroniques et sa sensibilité musicale, créant ainsi un pont entre l'introspection et la communion collective.

Pour en savoir davantage sur Baptiste Lagrave, cliquez sur son nom (en rouge) dans le cadre ‘Informations complémentaires’. Vous y découvrirez les liens de ses réseaux sociaux, de sa page ‘Artistes’.

Dévore

Le mal est fait pour Dévore…

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Cinq mois après la sortie de son premier Ep, « Silent Park », Dévore dévoile le clip consacré à « Damage Is Done », un premier titre abrasif et percutant, à point pour la spooky season !

Tourné en pleine forêt par Jimy De Haese et ses amis Stéphane Hoppler et Alexandre Turpault, il est à découvrir ici

Il met en scène une poursuite entre Jimy et une sphère étrange, reflet de ses doutes et de ses perceptions. Le pendule parviendra-t-il indiquer la porte de sortie ? Pas si sûr…

Jimy De Haese aka Dévore fait du neuf tout en ajoutant cette patine, ce grain, mûri entre les quatre murs de son appartement strasbourgeois, s’inspirant autant du « Metal Box » de Public Image Ltd (« Cloudy Mournings », en écoute

) que de l’esprit électronique brut de The Knife.

La musique de Dévore se distingue par une voix puissante portée par des mélodies inattendues chantées en anglais, une guitare tranchante et une batterie martiale. Telle une locomotive lancée à pleine vitesse, ces drums s’entrelacent avec les envolées de saxophone et des expérimentations dub en temps réel.

 

 

 

Biche

Le code de Biche…

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Après plus de trois ans de studio, d'expérimentations et de réflexion autour de l'identité sonore de Biche, Alexis Fugain, Thomas Subiranin, Alexis Croisé, Brice Lenoble et Florian Adrien ont mis à profit leurs expériences individuelles d'interprètes, compositeurs ou producteurs et reviendront cet hiver avec un deuxième album, rompant peu à peu avec le genre vaporeux et library-music de « La Nuit des Perséides », en faveur d'une musique plus urgente, parfois plus électronique.

Les patterns rythmiques brodés et répétitifs autour desquels les sons de guitares et de synthétiseurs s'articulent, frénétiques, puisent autant dans la kraut-music des années 70 que dans l'indie-pop des nineties. Toujours en français dans le texte, la voix s'affirme et devient centrale, mettant en valeur des paroles qui traitent souvent de la récurrence des choses, dans la continuité de « Discipline », paru en 2020.

Après la sortie de « Déjà-Vu », Biche dévoile son nouveau single, « Le Code ». Il est à découvrir sous forme de clip d’animation, ici

Plus rapide et plus intense, ce morceau reflète l'urgence de notre époque, où la sur-présence du numérique impose un rythme effréné à nos vies.

Grâce à des synthés nerveux et une production précise et incisive, Biche nous plonge dans une course incessante contre les algorithmes et les flux d'informations constants. « Le Code » devient alors le reflet de chacun de nous, oscillant entre maîtrise et perte de contrôle face à un monde perçu à travers les écrans.

Le quintet français publiera son nouvel opus intitulé « B.I.C.H.E. » le 7 février prochain.

Angel Olsen

Les ondes cosmiques d’Angel Olsen…

Angel Olsen publiera « Cosmic Waves Volume 1 », ce 6 décembre 2024. Il s’agit d’une compilation de nouvelles chansons originales de Poppy Jean Crawford, Coffin Prick, Sarah Grace White, Maxim Ludwig et Camp Saint Helene sur la face A, et un ensemble de reprises des artistes susmentionnés interprétées et enregistrées par Olsen sur la face B.

Il y a quelques années, Olsen a discrètement créé ‘somethingscosmic’, un nouveau label qui lui permet d'avoir la flexibilité de sortir quand et comme elle le souhaite avec l'aide de ses partenaires de longue date chez Jagjaguwar. « Cosmic Waves Volume 1 » se présente comme une compilation réimaginée sous forme de dialogue. Chaque chanson, sans surprise, met en lumière un nouvel artiste qu'Olsen trouve spectaculaire. Entendre Olsen réfracter les compos de ces artistes vers eux-mêmes, révèle la profondeur de l'imagination d'Olsen et met également en lumière ces nouveaux talents. Ces artistes puisent dans une myriade de sons, d'époques et d'inspirations. Cet elpee recèle le grondement magnétique et la lourdeur des guitares de Poppy Jean Crawford, le fuzz psychédélique et insouciant de Coffin Prick, la voix et la mélodie hypnotiques de Sarah Grace White, le minimalisme expert de Maxim Ludwig et le folk magnifique de Camp Saint Helene.

Le premier extrait de Cosmic Waves Volume 1, « Glamorous » de Crawford et la reprise par Angel Olsen de « The Takeover » de Crawford sont déjà disponibles à l’écoute.

Angel Olsen a déclaré : ‘Personnellement, j'apprends toujours quelque chose de nouveau sur le processus lorsque j'utilise les mots et les mélodies de quelqu'un d'autre d'une manière aussi proche. C'est amusant d'écrire et de faire ses propres chansons, mais écouter et s'imprégner de différents styles de chansons peut conduire à de nouvelles façons de penser et de créer.’

Le clip de « Glamorous » est disponible ici

 

 

Sum’One

Sum’One, c’est vraiment quelqu’un !

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Le producteur et beatmaker danois Sum’One est de retour chez Underdog Records. Son nouvel Ep, « Hello Vera », est paru ce 22 novembre. Mike a connu une reconnaissance internationale au sein de ses deux projets, Dafuniks et Otis Stacks, qui ont fait le tour de la planète et rencontré un vaste succès.

Depuis le début de sa carrière musicale et ses premiers essais sur la MPC2000, il s'est inspiré d'artistes comme Moby, Rjd2, Dj Shadow, Portishead et Daft Punk. Sum'One a été particulièrement attiré par la musique électronique et le sampling.

Après avoir dévoilé le titre « Chazy », porté par son clip en animation vu plus de 230 000 fois, le légendaire producteur JustMike partage deux nouveaux titres, « Bisous » et « Let It Snow ».

« Hello Vera » raconte l'histoire de Vera et de son voyage initiatique pour trouver le véritable amour, à travers un tourne-disque, une pile de vinyles, un échantillonneur et un tas de différents instruments à clavier.

On retrouve sur cet Ep le nouveau single, « Let It Snow » l'imparable talent du producteur Sum'One pour l’échantillonnage et son goût immodéré pour les synthés vintage.

Le clip d’animation de « Let It Snow », réalisé par Antonin Herveet, est disponible ici

 

 

Heliocentric Overdrive

Burn It Down (single)

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Heliocentric Overdrive est un trio issu de Philadelphie, dont le single, « Burn It Down », constitue une aventure sonore psyché-rock aussi luxuriante qu’immersive.

Une batterie rythmique hypnotique et teintée de jazz associée à une ligne de basse épaisse et chargée de groove sous-tend des murs de guitare vertigineux, alors que des voix en cascade flottent au sein d’une ambiance rêveuse…

Enfin, grâce à sa mélodie éthérée, « Burn it down » nous transporte dans des galaxies lointaines, où les frontières de la réalité s'estompent et où l'imagination prend son envol…

« Burn it down » est en écoute ici

Podcast # 66 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

METZ

Sans concession

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METZ se produisait au club de l’Aéronef, ce samedi 23 novembre. Son cinquième elpee, « Up on gravity Hill », est paru en avril dernier. Il est moins âpre que les précédents. Mais lorsque le trio torontois est sur les planches, son cocktail de noise-rock, de post-punk et de hardcore, parfois légèrement teinté de funk blanc, est sans concession.

Il revient à Stuffed Foxes d’assurer le supporting act. Un sextuor issu de Tours réunissant quatre sixcordistes, dont l’un double régulièrement aux claviers, un bassiste qui pianote, de temps à autre, également, sur un petit clavier, et un batteur. Parmi les guitaristes, figurent deux solistes. Caché derrière le chanteur, le premier se charge des distorsions et le second, imperturbable, semble canaliser l’énergie dispensée par le groupe. D’ailleurs, hormis ce dernier et le drummer, dont les interventions sont aussi amples qu’efficaces, ils entrent régulièrement dans une forme de transe.

L’expression sonore navigue à la croisée des chemins du shoegaze, du post rock et de la prog. Elle alterne passages empreints de sérénité ou chargés d’une folle intensité instrumentale. Le band s’autorise même une reprise, plutôt réussie, du « Ghost rider » de Suicide. Le seul bémol émane du préposé aux vocaux ; surtout lorsqu’il se met à hurler. Dommage, car la formation dispose d’un fameux potentiel. D’ailleurs, lors du morceau final, le plus calme, en tout cas, il s’est mis à chanter. Allez comprendre ! N’est pas Frank Black qui veut ! ((Photos Ludovic Vandenweghe ici)

METZ débarque vers 21h15, sous les acclamations de la foule et attaque immédiatement son set par « No Reservation / Love Comes Crashing ». Une véritable agression sonore. Aux drums, Hayden Menzies pilonne ses fûts. Alex Edkins chante d’une voix déclamatoire tout en dispensant des riffs de guitare grinçants. Telle une mélopée, la mélodie devient ensuite insidieuse et le refrain, paradoxalement hymnique.  

La voix d’Alex est chargée de reverb tout au long de « Blind Youth Industrial Park », une sorte de « Danse du sabre » électrique, mais également d’« Acetate », un morceau entrecoupé de brefs breaks, alors que la sixcordes crisse comme une scie circulaire.

La formation maîtrise parfaitement son chaos organisé. Chaque salve de feedback et chaque accord chargé de distorsion semblent à la fois instinctifs et soigneusement élaborés.

Pendant le convulsif « Get Off », Alex grimpe sur les retours de scène alors qu’un spectateur tente un premier crowdsurfing, au cours duquel il balance sa bière sur les premiers rangs. A partir de ce moment, ces slams vont se poursuivre tout au long du concert, s’achevant même par le stagediving de quelques casse-cous.

« Entwined » se distingue par son riff accrocheur alors qu’une boîte à rythmes amorce « Demolition Row ». Après la ballade presque shoegaze « Light Your Way Home », « Mess of Wires » emprunte le tempo d’une valse qui accélère en fin de parcours.

Bref et percutant, « The Swimmer » émarge au punk pur et dur.

Alors qu'il torture ses cordes, la sueur coule du visage d'Edkins. Sa chemise est d’ailleurs complètement trempée.

Le band n’en n’oublie pas son single à la mélodie entêtante, « 99 ».

Après l’offensif « Headache », le show s’achève par « A Boat to Drown In », au cours duquel le batteur révèle toute l’amplitude de sa technique.

Le combo revient rapidement pour accorder « Wet Blanket », en rappel. Alex invite l’auditoire à frapper dans les mains en cadence, puis la compo repart rondement, le batteur marquant parfois cette course échevelée par des coups de sticks comparables à des coups de feu.

METZ est scintillant mais terrifiant, comme une force de la nature sauvage qui ne peut être bridée. Mais si la frustration principale procède du son de la basse de Chris Slorach, qu’on pourrait résumer à un gros bourdonnement, difficile de comprendre pourquoi le light show nous a semblé autant à contre-courant…

Le band a annoncé qu'il allait faire une ‘pause indéfinie’, à l’issue de sa tournée européenne. (Photos Ludovic Vandenweghe )

(Organisation : Aéronef, Lille)

 

 

Louise Attaque

Amours

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Après avoir publié un premier LP, sobrement éponyme (1997), Louise Attaque récolte un succès fulgurant. Totalement inconnue du grand public, la bande à Roussel finit par envahir toutes les ondes radio. Elle lui aura toutefois fallu du temps pour trouver sa place dans l’univers musical, mais l’album finit par s’écouler à 2,5 millions d’exemplaires, promu par une tournée nationale de deux ans.

En 2001, le quatuor se sépare une première fois pour laisser la place à deux projets parallèles : Tarmac, réunissant Gaëtan Roussel et Arnaud Samuel ainsi qu’Ali Dragon, impliquant Robin Feix et Alexandre Margraff. Pour se reformer en 2005 en gravant un troisième elpee, et de splitter à nouveau en 2007, ouvrant ainsi la voie à la carrière solo de Roussel.

En 2015, le combo remet le couvert et décide d’enregistrer « Anomalie », son quatrième elpee, sous la houlette d’Oliver Som.

Arborant fièrement les 25 ans de son premier elpee, la formation décide de marquer le coup à travers une captation live dans l’enceinte du Accor Hotels Arena.

« Amours » et ses paraboles universelles constituent ainsi le synoptique parfait d’une ribambelle de titres qui tourne dans la tête des auditeurs depuis maintenant ¼ de siècle.

Un opus sans réelles surprises, mais d’une qualité indéniable. De « Les Nuits Parisiennes », en passant par « Léa » ou encore « Ton invitation », les chansons rappellent, s’il en est, l’étendue du talent d’un combo qui aura marqué toute une génération. Sans oublier, la voix remarquable et éraillée de son leader qui procure une richesse absolue dans la recherche d’émotion.

Au-delà de la signature vocale, il y a la plume également : unique, incisive, touchante, légère et accrocheuse. Autant de qualificatifs qui procurent à l’ensemble des compos une beauté simple, mais tellement sincère.

Archet à l’épaule, Arnaud Samuel apporte un vent de fraîcheur aux compositions, comme sur cette longue intro « Cracher nos souhaits » rappelant ainsi que l’instrument à cordes occupe une place de choix dans l’identité du band.

La basse de Robin Feix vient, quant à elle, envelopper les compositions de sons graves et francs. Si cette dernière se révèle, la plupart du temps, plutôt discrète, elle prend une dimension toute particulière sur « Si l’on marchait jusqu’à demain ».

L’album est enregistré comme si l’auditeur devenait spectateur. On découvre ainsi un Roussel particulièrement communicatif et amuseur lorsque, accompagné de ses musiciens, il joue en boucle une même suite d’accords jusqu’à ce que l’impulsion du public soit suffisante pour passer à l’accord suivant (« Fatigante »).

Influencé par la musique anglo-saxonne, c’est dans la langue de Voltaire que GR dispense ses incantations jubilatoires. Et comme frontman, il raconte perspicacement le quotidien, ses joies et ses travers.

Le long playing est un condensé de 18 titres d’une carrière jubilatoire, dont un duo inédit avec Matthieu Chedid pour une reprise électrique et vraiment percutante du « Encore et Encore » de Francis Cabrel.

Mais ce que l’on retiendra le plus, c’est la nuance, la subtilité et l’intensité du format. Sans en faire des tonnes, l’artiste aux multiples facettes et son team parviennent (encore) à fédérer.

Aucun doute, avec « Amours », Louise … contre-attaque !

Meimuna

C’est demain que je meurs

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Si Meimuna est un genre d'insectes hémiptères de la sous-famille des Cicadinae (famille des Cicadidae, les cigales) qui peut passer plus de vingt ans à errer sous terre à l’état de larve, pour ensuite remonter à la surface et profiter du soleil avant de mourir… en fin de journée, c’est également le patronyme de Cyrielle Formaz, un choix destiné à illustrer au mieux le courant musical dans lequel elle se distingue aujourd’hui.

Une orientation stylistique qui n’est pas anodine, car cet insecte symbolise la renaissance, la métamorphose ainsi que la vie après la mort. Il est d’ailleurs mis en valeur dans de nombreuses cultures, comme en Egypte, où des cigales sont posées sur les yeux des défunts.

Fille d'un professeur d'art et d'une musicienne, Formaz baigne dans l’art et la musique, en particulier, depuis sa tendre enfance. Elle apprivoise donc (naturellement) la guitare dès l’âge de 7 ans, en suivant un enseignement rigoureux au Conservatoire, dont elle soulignera l’efficacité quelques années plus tard, lorsqu’elle fonde Macaô, un quintet aux accents rock, en compagnie d’un ami du collège, Pascal Vigolo.

Alors que cette parenthèse musicale ne constituait, au départ, qu’un prétexte pour prendre du bon temps, la formation finira par décrocher un joli succès d’estime et critique, notamment en enjambant la scène du Montreux Jazz ou encore en assurant les premières parties de Zaz, Patrick Bruel ou Polnareff.

Mais le besoin d’un projet plus proche d’elle-même devenant urgent, elle tourne la page dès 2016, en créant Meimuna, parabole proche de l’univers ouaté de Patrick Watson ou encore de la sensibilité des textes de Rive.

Après cinq Eps très remarqués, elle nous propose donc son premier long format. « C’est demain que je meurs » a bénéficié du concours d’une équipe hors du commun : Ella van der Woude, compositrice de musiques de films, à la coproduction, Randal Dunn au mix et Heba Kadry au mastering.

Introspectif, l’album est découpé en 10 chansons qui inspirent et s’inspirent de la vie de la jeune femme. Et contrairement à ce que laisse sous-entendre son titre, il ne berce pas pour autant dans le spleen sidéral ; au contraire, lorsqu’on porte une oreille attentive aux textes, il célèbre le renouveau sur fond de poésie française, si ce n’est cette petite incursion dans la langue de Shakespeare pour l’angélique « Lullaby for a satellite ».

Formaz, dont la signature vocale est étrangement proche de celle de Juliette Bossé (musicienne, autrice et compositrice bruxelloise), nous réserve un ouvrage ambitieux, d’une authenticité rare, le tout baignant dans un univers à fleur de peau, enrichi d’une orchestration élégante et sophistiquée.

On ne peut rester insensible à cette texture vocale d’une grande profondeur qui communique bien-être et paix intérieure. Les mots et les mélodies s’alignent tels des astres et s’embrassent tendrement dans un tourbillon émotionnel et onirique, à l’instar de ce titre éponyme à la fois pudique, charnel et d’une sincérité jouissive.

On notera au passage le vibrant hommage rendu à une figure du show business des années 80 et 90 à travers « Eve V. (battre des records) », aka Ève Vallois, jeune femme qui rêvait de ressembler à Brigitte Bardot, à Marilyn Monroe, et qui deviendra après 25 opérations de chirurgie esthétique… Lolo Ferrari. Tournée en dérision, elle finira par devenir, pour certains, la cible de médisances récurrentes, tandis que d'autres, la considéreront comme un véritable objet de culte. Quoiqu’il en soit, portée par un mal-être depuis toujours, elle finira par se donner la mort le matin du 5 mars 2000.

Paradoxe des temps modernes puisque s’éloignant des diktats commerciaux d’une société consumériste, « C’est demain que je meurs » est un disque vertueux, de très bonne facture et plein de surprises.

Si Formaz était un médicament, il devrait être prescrit à profusion.

 

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Julien Doré

Imposteur

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Il faut reconnaître que Julien Doré évolue loin des conventions qui règnent dans l’univers du show-business. Depuis sa participation à la ‘Nouvelle Star’ en 2007, où sélectionné lors d'une audition à Marseille, il adapte « Excellent » du groupe Sharko armé d’un ukulélé floqué d’un ‘Dig Up Elvis’, il ne fait rien comme les autres. A cette époque, son seul objectif était de faire connaître son groupe au travers du prisme de la télé.

L’histoire ne dira pas si le but a été atteint, mais toujours est-il que, pourtant, de casting en casting, il finit par remporter brillamment le concours, grâce notamment aux reprises absurdes dont il a seul le secret, comme cette version folle de « Like a Virgin » de Madonna (empruntée au chanteur américain Richard Cheese) ou encore ce détonnant « Moi... Lolita », à l'origine interprétée par Alizée (une mouture par ailleurs imaginée avec son autre groupe, The Jean D'Ormesson Disco Suicide).

Mais le coup de génie de Doré ne s’arrête pas là ! Outre ses versions décalées, il s’amuse à modifier les paroles originales, en y insérant des allusions personnelles ; ce qui lui vaut de faire les gros titres de la presse écrite, dont le quotidien Libération. Rien que ça !

Pour « Imposteur », il fait mieux encore ! Ainsi, afin de promotionner la sortie de ce nouvel opus auprès de la presse spécialisée, l’artiste a refilé une clé USB aux journalistes, comportant, non pas les titres originaux, mais une version vaguement karaoké, exécutée au piano par un Julien Doré qui, bien évidemment, s’est réjoui de cette supercherie.

Pour ce dernier elpee, tout juste quatre ans après avoir gravé « Aimée », le rebelle rend donc ses lettres de noblesse à la chanson française, en compagnie d’artistes qui l’ont inspiré ou marqué.

Surprise de taille et non des moindres, le long playing recèle 17 plages (pour une heure d’écoute), ce qui paraît impensable de nos jours. Lui, a osé !

Est-ce pour autant un gage de qualité ? Pas nécessairement !

Objectivement, le disque offre de belles surprises à l’instar de « Les sunlights des tropiques » ou encore « Couleur menthe à l’eau ». On y sent un Doré pleinement investi, pudique et sans exagération. Ou encore sur ce poignant « Les yeux de la mama » de Kendji Girac, dans lequel il rend un hommage bouleversant à sa maman décédée, dont la voix résonne en introduction.

Mais trop souvent, la grandiloquence l’emporte sur l’interprétation (« Pourvu qu’elles soient douces »). Si l’exercice de style est intéressant et audacieux, l’orientation artistique dans laquelle il s’est engouffré les yeux fermés, met en péril sa crédibilité. Et les quelques featurings (Francis Cabrel, Hélène Ségara, Sharon Stone, parmi d’autres) n’y changent pas grand-chose.

Autres éléments en la défaveur de Monsieur Doré, ce sont les arrangements kitsch qui desservent l’esprit originel des compositions, à l’instar de « Mourir sur scène » et son disco poussiéreux ou la tournure pop volage de « Les démons de minuit ».

Le quadra possède une certaine assise dans le métier et c’est sans doute la raison pour laquelle il a opté pour la liberté de ton et d’action. Et si ce n’est l’album du siècle ou le meilleur de sa discographie, il lui sert en tout cas de prétexte pour proposer un produit à son image, léger et second degré.

Si Doré ne se positionne pas nécessairement en imposteur, il reste, en tout cas, un artiste abscons…

 

Electric Lo FI Seresta

Use Your Delusion Vol 1 + 2 (Eps)

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Originaire de Rio de Janeiro, Guilherme Almeida est un personnage tout à fait étrange. Cet ex-The John Candy a monté un nouveau projet, qu’il a baptisé Electric Lo Fi Seresta, au sein duquel il joue à l’homme-orchestre.

Ainsi, non seulement il assure le chant, mais aussi toutes les parties de guitares, de basse et de drums, mais aussi la production.

Sa musique est onirique, lo-fi, accrocheuse et tour à tour optimiste ou plus sombre.

Pour laisser libre cours à sa janglepop inspirée des eighties à laquelle il intègre des accords mineurs de bossa nova, il se sert généreusement de pédales de réverbération.

De temps à autre, il ressort ses compositions archivées sur cassette.

Mais il vient d’avoir la bonne idée de nous réserver deux Eps, le même jour. Soit deux volumes de « Use your delusion ». Le premier recèle 5 plages e le second, quatre.

« La mésentente », issu du 1er volume de « Use your Delusion » est en écoute ici.

Podcast # 66 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

The Haunted Youth

The Haunted Youth présente son nouveau single “In My Head”

“In My Head” est le nouveau single très attendu de The Haunted Youth, le groupe du musicien belge Joachim Liebens. Ce morceau est dans une veine shoegaze / shoewave / dreampop qui classe le groupe dans la catégorie internationale de Tame Impala, Slowdive, The War On Drugs et The Beach House, même si la fin de la compo lorgne vers des voix plus hardcore.

C'est Joachim Liebens qui a composé le titre (paroles et musique) et qui l'a produit. Le mixage est signé par Joachim Liebens et Tobie Speleman et le mastering, par Jeffrey de Gans (Da Goose Mastering). L'enregistrement a eu lieu dans les studios Mellowcat (Gand) et GAM (Waimes).

Le groupe revient d’une tournée mémorable en Allemagne aux côtés du phénomène indie canadien Ekkstacy. Rappelons qu'en 2023 et 2024, The Haunted Youth a foulé de nombreuses scènes dans toute l'Europe et a participé aux festivals Iceland Airwaves, Montreux Jazz, Best Kept Secret, Eurockéennes, Rock Werchter, Pukkelpop et Lowlands.

Joachim Liebens travaille actuellement sur la suite de “Dawn of the Freak”, un premier album qui avait été plébiscité tant par le public que par la critique. Il avait été publié par Mayway Records, le label courtraisien qui héberge également Eosine, le groupe belge qui est en train d'exploser depuis quelques mois.

Écouter ‘In My Head’: ici.

Photo (c) Anneke D'Hollander

Squid

Le monde dystopique de Squid…

Le nouvel album de Squid, « Cowards », qui sortira le 7 février 2025, parle du mal. Les neuf morceaux s’apparentent à des histoires dont les protagonistes s'interrogent sur les cultes, le charisme et l'apathie. On y rencontre des personnages réels et imaginaires qui s'aventurent dans l'océan sombre oscillant entre le bien et le mal.

Le premier morceau extrait de « Cowards », « Crispy Skin », met en scène un Ollie Judge tendu et paranoïaque, évoluant dans un monde dystopique, dont le lyrisme acéré s'inspire en partie du livre ‘Tender Is The Flesh’ et où le cannibalisme devient la norme.

Judge ajoute : ‘Je pense que lorsque la plupart des gens lisent ce genre de livre, ils s'imaginent être le genre de personne qui prendrait le dessus sur le plan moral dans ces récits. Le morceau a été écrit en pensant qu'il serait extrêmement difficile d'avoir un guide moral dans ces histoires de désespoir et d'horreur’.

Sur son troisième elpee, « Cowards, le quintette anglais d'art rock étend et explore des textures folk, psychédéliques, jazz et électroniques. Pour information, le groupe l’a enregistré aux Church Studios à Crouch. Le disque a été ensuite mixé à Seattle par John McEntire. Pour les voix et les instruments supplémentaires, Squid a fait appel à des amis et à des musiciens de renom : Clarissa Connelly, compositrice danoise de chansons expérimentales, Tony Njoku, compositeur, pianiste et chanteur, Rosa Brook du groupe punk Pozi, Zands Duggan, magicien des percussions et le Ruisi Quartet pour violon, alto et violoncelle. L'éventail des sons a permis à Squid d'aller plus loin, en écrivant des arrangements qui montent en crescendo avant de s'effondrer dans une mélodie discrète. Par ailleurs, des voix fugitives dans des rondes étranges évoquent des chants préhistoriques et des comptines.

Le clip de « Crispy Skin » est disponible

 

 

Mister H.

Le nouveau credo de Mister H.

Écrit par

Mister H. & minimalist(e), c’est le nouveau projet de Sylvain Hennin qui a déjà bien bourlingué depuis le début des nineties.

Il a ainsi rejoint Land Of Passion en 1991, comme claviériste, qu’il a quitté en 1996 (discographie ici), une formation de rock gothique qui s’est produite en Allemagne, au Portugal, en Suisse, en France, en Pologne et aux Pays-Bas. Notamment.

Il a fondé Tales From The Trees en 1996, avec la chanteuse Valérie Cantin, aventure qui s’est achevée en 1998, laissant pour héritage, un cédé autoproduit et une participation a de nombreuses compilations (voir )

Au sein de ce band, il assurait la composition et la basse.

Il assure le même rôle chez Mayak, de 1999 à 2001, mais également le chant. 

Il a accordé des concerts performances pour un projet baptisé ‘Les rejetons de DD5 & DD6’, devenu alors simplement Mister H, mais plus de prestations impliquant des vocaux, jusqu’en 2023, lorsqu’il apporté sa collaboration à l'artiste plasticien ‘inSOlo’ (https://insolo.fr/ ) en compagnie duquel il a publié « Face Cachée » (disponible sur Bandcamp, là)

Depuis janvier il s‘est remis à la compo sous le pseudo Mister H. & minimalist(e).

Mister H. a toujours été son pseudonyme pour la musique et il y a ajouté ‘minimaliste’, car elle est minimaliste. Electro aussi.

Et un album, de nouveau autoproduit, est paru début novembre, « Question de foi ».

Mister H. & minimalist(e) se produira en concert le 14 décembre au Petit Troquet à Fargnies (F.), le 8 janvier au café le Bidule à Lille (F.), en février à Nantes, 14 mars au Rat Perché à Arras (F.) et enfin le 18 avril au Plateau à Tourcoinq (F.) ...

 

Nicolas Fraissinet

La joie sauvage de Nicolas Fraissinet…

Écrit par

Un album s’annonce pour Nicolas Fraissinet qui devrait séduire les amateurs de chanson et pop française ! Intitulé « Joie Sauvage », il paraitra ce 17 janvier 2025. En outre, cet opus se décline en livre et en spectacle.

Après « Des Etoiles Dans Les Yeux », l'artiste franco-suisse nous propose un récit poétique en treize chansons qui font l'éloge de la puissance verte. Chercher les chemins de traverse, admirer l'instinct de survie, la résilience et l'acharnement au bonheur, ce sont les grands thèmes abordés par Nicolas Fraissinet dans un hymne au règne animal fait de révoltes et d'espoirs.

En premier extrait, Nicolas Fraissinet nous dévoile Amours Polaires, chanson à l'humeur énergique et au texte entre mélancolie amoureuse et regard acerbe sur notre réalité climatique. Son discours s’incarne dans les propos d’un ours polaire en quête de retour vers un univers frais et affectueux qui n’existe presque déjà plus.

De quoi en sourire ou en avoir froid dans le dos, à l'image de ce que Nicolas choisit de regarder en face, sans drame ni emphase mais avec un regard authentique et sans faux-semblants. Il défend une chanson où se mêlent l'électrique et l'électro, sans jamais perdre la tendresse de ses premiers points d'ancrage : le piano, et une voix pétillante, parfois écorchée, d'une énergie toujours communicative.

Il nous propose un premier extrait sous forme de clip, « Amours Polaires ». Et il est à voir et écouter .

 

 

Adé

Inside Out Mvmt

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Dès l’âge de 17 ans, Adélaïde Chabannes de Balsac, aka Adé, se forge un nom dans la chanson par l’entremise de son groupe, Therapie Taxi, drivé par Raphaël Faget-Zaoui. Le duo sera vite rejoint par Félix Gros et Renaud Bizart.

Placé sous les feux des projecteurs par le provocateur « Salop(e) » en 2016, le groupe connaitra un joli succès avant de se dissoudre en 2021, notamment en raison de la pandémie de la Covid-19. Mais pas seulement, les uns et les autres ayant une soif de liberté artistique.

Adé traverse alors une période plus calme, limitée à quelques collaborations musicales. Mais le goût de la musique remonte à la surface. Elle s’exile au Etats-Unis pour y enregistrer un premier album, dont le single « Tout savoir » récoltera en quelques mois, le seuil des 2,5 millions de vues sur la plate-forme Youtube.

Alors que son premier essai « Et Alors ??? », sorti en 2022, lorgnait vers une pop-country gentillette, voire virginale, « Inside Out Mvmt » prend un virage à 180 degrés et propose un son nettement plus franc et incisif, en prenant la forme d’un rock chargé de testostérone qui navigue parfois à la limite du du punk-rock (« Toujours + ». De quoi désarçonner les fans de la première heure.

Grâce aux guitares cinglantes, parfois à la limite de la saturation, « More Love » se révèle plus brut, mais homogène, le contenu rappelle la décennie 90/2 000 ; ce qui devrait ravir les amateurs du genre.

Un opus au sein duquel l’artiste s’épanche avec introspection et conviction sur l’intimiste « Forts », où elle dévoile ses émotions, tout en revendiquant les injonctions de son métier (« Ca va aller »).

Tout au long de « Inside Out Mvmt », la demoiselle endosse à merveille un rôle qui n’est pas sans rappeler le côté ténébreux qui caractérisait Thérapie Taxi pour le fond ou encore Dolly, pour la forme, sans oublier ces soupçons d’électro qui surprennent, à l’instar de « Open Up » et « La Nuit » ou encore ces jolies ballades qui apaisent, comme ce puissant « Play Pause ».

Finalement, Adé est une jeune femme capable de nous réserver plein de surprises et qui, loin de rester dans sa zone de confort, réussit à nos offrir une œuvre sincère, spontanée, et d’une authenticité redoutable.

Enfin, un disque qui fait du bien !

Portland

Mélancolique et intimiste…

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Vainqueur de l’édition 2019 du concours ‘De Nieuwe Lichting’, organisé par StuBru, Portland se produisait, ce vendredi 15 novembre, au Cirque Royal.

Après avoir gravé un premier album baptisé » Your Colors Will Stain » et avoir accordé de solides performances, le groupe de dream pop s’est imposé rapidement dans la catégorie restreinte des Belges qui réussissent à l'étranger. Pour le second opus, les musiciens ont fait d’incessants allers-retours au Royaume-Uni. C'était une période mouvementée au cours de laquelle ils étaient à peine chez eux ou repartaient constamment. Ce qui explique le titre du deuxième elpee, « Departures ».

Chaque concert est une expérience magique plébiscitée par une communauté de fans toujours plus nombreux et constamment au rendez-vous. Comme en témoigne la rapidité à laquelle les tickets de ses shows s’épuisent. 

Lauréat de la Nouvelle Vague 2023 et Prix du Public lors du Humo's Rock Rally 2022, Isaac Roux assure le supporting act. C’est le pseudo choisi par Louis De Roo. Il grimpe seul sur les planches, armé de sa guitare électrique et s’installe devant son micro. Son indie folk est teinté de légères touches électroniques. Il puise manifestement ses influences chez Bon Iver et Bear's Den. Sa voix peut être très cool un instant et s’envoler dans les aigus le suivant. Il est parvenu à captiver l’auditoire grâce à des morceaux comme « White Rose », et son premier single, « Troubled Waters », une excellente chanson empreinte de douceur. Sans enflammer les planches du Cirque Royal, il a accordé une prestation de bonne facture page ‘Artistes’ ici).

Place ensuite à Portland. Le line up implique le chanteur/guitariste charismatique Jente Pironet, la chanteuse/claviériste Nina Kortekaas (NDR : elle est vêtue d’une longue robe blanche, d’un blanc immaculé, mais qui change de couleur, en fonction du light show), le drummer Bram Van Hove, le guitariste Sebastian Ley et le bassiste/claviériste Boris Van Overschee.

Sous un déluge de lumières bleues, Jente apparaît seul. Il interprète, en s’accompagnant à la guitare semi-acoustique, « Time To Talk ». Les autres musicos déboulent ensuite ; Bram et Joris prennent place sur leurs estrades respectives. Et la formation, au complet, embraie par « Alyson ». Jente pète littéralement le feu (NDR : son cancer est en rémission depuis 2023). Le drumming monte en crescendo. Les sonorités satinées de la guitare se marient parfaitement à la voix délicate de Nina.

De teinte mauve, la tenture, tendue en arrière-plan, varie également de couleur, au gré du jeu de lumières.

Jente change de gratte, à chaque morceau, alternant semi-acoustique et électrique. Il invite une dame, installée aux premiers rangs, à venir l’accompagner au chant, pour une chanson, mais encore, vient s’asseoir sur un haut-parleur, pour en interpréter une autre, face au public. Il nous réserve un bouleversant « She Really Means It », en mode piano/voix. La setlist puise dans les deux long playings du band.

Intimiste, le concert s’achève par « Pouring Rain ». Il n’y aura pas de rappel.

L’indie pop mélancolique de Portland a magnifiquement résonné dans le cadre du Cirque Royal, créant une expérience unique pour le public présent.

Ce concert a marqué une étape importante pour Portland, qui, après une année difficile, est revenu sur scène avec une énergie renouvelée, confirmant son engagement envers la musique live et son fidèle auditoire.

Setlist : « Time To Talk », « Alyson », « Sensationnel », « Ally Ally », « Step Aside », « Killer's Mind », « Never Leave », « How It Is », « Serpentine », « Good Girls », « Deadlines », « Lucky Clover », « Aftermath », « She Really Means It » (Metejoor cover), « Pouring Rain »

(Organisation : Live Nation)

Kodaclips

Gone is the day

Kodaclips est une formation italienne originaire de Cesana, petite ville située entre Rimini et Bologne.

« Gone is the day » constitue son second elpee et fait suite à « Glances », paru en 2023. Ce nouvel opus se distingue par ses nombreuses innovations dans l’écriture, la composition, l’arrangement et la production.

Sur le plan sonore, Kodaclips combine de nombreux genres musicaux différents mais complémentaires, comme le psychédélisme ou le post punk, pour rendre son shoegaze riche voire luxuriant.

Abordant les thèmes du détachement, de la désillusion et de la nostalgie, les textes invitent à méditer sur la nature éphémère du temps et les échos des souvenirs enfouis dans la mémoire.

Le clip du titre maître est à voir et écouter

Paru en single, il nous entraîne dans un voyage envoûtant marqué par des réverbérations profondes, des distorsions abrasives et des spirales vocales hypnotiques.

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Blue Zero

Colder Shade Blue

La Bay Area de San Francisco est depuis longtemps un paysage fertile pour les innovateurs du rock indé. C’est d’ailleurs là que naissent certaines des meilleures musiques produites aux États-Unis. Les musicos y repoussent les limites de l'esthétique pop et de la contre-culture.

Au milieu de cette oasis créative, figure le multi-instrumentiste Chris Natividad, responsable de nombreux projets. Parmi lesquels on épinglera Marbled Eye, Public Interest, Aluminum et maintenant Blue Zero, dont le premier long playing s’intitule « Colder Shade Blue ».

Sur cet opus, les plages naviguent harmonieusement entre un art rock chaleureux et méditatif et un grunge flou et endommagé.

Caractérisée par ses accroches hypnotiques et son atmosphère psychédélique éclatante, sa musique est vraiment singulière, énergique, dynamique et chatoyante. Les arrangements sont de bon goût et les chansons profondément stylisées.

Le clip consacré à « Scar », extrait de « Colder Shade Blue », est à voir et écouter

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In the Afterglow

And Miles To Go Before Sleep (Ep)

Écrit par

In The Afterglow c’est le projet shoegaze et dreampop du producteur britannico-canadien Alfred Hermida, qui allie l'Intelligence Artificielle et la créativité humaine.

En s'appuyant sur l'IA baptisée Udio Beta, Hermida fournit une direction thématique, des paroles et des repères stylistiques pour générer des sons initiaux, qu'il affine ensuite.

Cette fusion de l'IA et de la créativité humaine crée des paysages sonores hypnotiques, reflétant l'amour de longue date d'Hermida pour le shoegaze.

Les thèmes de la nostalgie et de la perte traversent « And Miles To Go Before I Sleep ».

Deux des quatre titres puisent leur muse dans des œuvres classiques de la littérature : « My Bel ami » s’inspire de Maupassant et « And Miles To Go Before I Sleep » rend hommage au poète américain Robert Frost, à travers son essai datant de 1923, ‘Stopping by Woods on a Snowy Evening’.

Ces vers capturent l'introspection d'un conducteur de chariot solitaire qui s'arrête pour regarder la neige tomber, la nuit du solstice d'hiver.

Le titre maître de cet Ep est en écoute ici

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Talking To Shadows

A Different Kind Of Wave (single)

Fondé en 2018, Talking To Shadows est un quatuor réunissant Cat Van Glide (chant), Ron Weldon (basse), Grégoire Palmer (guitare) et Alex Hughes (batterie). Etabli à Baltimore, dans le Maryland, il compte deux Eps et plusieurs singles à son actif. Paru en août dernier, son dernier s’intitule « A Different Kind Of Wave ».

Combinant des éléments de dream pop, de noise rock et de shoegaze, sa musique nous entraîne au cœur d’un tourbillon à la fois enveloppant et apaisant, mais chargé de réverbération, pour y connaître une fusion enivrante et saisissante d’introspection onirique, d’intensité vaporeuse et de sensibilité mélodique.

La voix éthérée de Cat Van Glide s'élève au-dessus des paysages sonores hypnotiques créés par le travail complexe de Palmer à la guitare, tandis que les lignes de basse entraînantes et le jeu de batterie dynamique constituent une base solide pour l'exploration du groupe.

« A different kind od wave » est disponible sous forme de clip,

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