La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26655 Items)

Mélanie Isaac

Mélanie Isaac entame son alphabet…

Écrit par

Fin de l’année 2024, Mélanie Isaac dévoilait « En attendant Nico », un album marquant un retour à la simplicité qui a forgé ses débuts. Un projet épuré, centré sur l’essentiel : les chansons, la voix, le texte, portés par une force narrative où chaque seconde résonne d’une intensité autobiographique.

Aujourd’hui, Mélanie Isaac poursuit la présentation de ce disque en publiant le single - clip « Elle cherche le A » (à découvrir )

Un ostinato au piano emmène la voix de Mélanie Isaac dans cette chanson-quête où sont renvoyés dos à dos les psys, les yogis, les youtubeurs et toutes les promesses d'une société qui ne sait plus se satisfaire. Mise au point impossible dans le flou d'une vie parmi les autres, comme une photographie en noir et blanc à l'instar du clip qui l’accompagne, mis en images et monté par Maël G. Lagadec.

 

 

 

 

 

 

 

Hugo Jardin

Le cantique de Hugo Jardin

Écrit par

Chanteur et songwriter né à Paris, Hugo Jardin découvre la scène par le punk, monte plusieurs groupes en France et à New York, et enchaîne les concerts depuis son adolescence. Passionné de poésie (dont il publie un premier recueil), mais également de danse butö et de mime, il réalise ensuite des performances où se mêlent textes déclamés, rock et expression corporelle, avant de se tourner vers la pop et la chanson. 

Pendant la crise sanitaire, Hugo publie une série de vidéos sur les réseaux sociaux qui comptabilisent plus d’un million de vues (dont plusieurs adaptations en français de Nirvana), compose de nouveaux titres et crée son label avec ses amis Tatiana F-Salomon, Natacha Quester-Séméon, Sacha Quester-Séméon et Étienne Parizot. 

Ils produisent ensemble son premier futur Ep ainsi que quatre singles et un clip (soutenu par le CNC) en 2024-2025. Ces premières sorties reçoivent un excellent accueil critique (130 articles dont Paris Match, Le Point, Têtu Mag) et sont accompagnées de plusieurs release parties affichant complet au Silencio, au Pop Up du Label, etc. 

Ce premier Ep est prévu pour octobre 2025 - précédé de deux singles en juin et en septembre.

En attendant, l’artiste aux multiples facettes, revient avec « Cantique I », un single prophétique qui anticipe la fin d'un monde et l'émergence d'un nouveau.

Ce titre mêle des paroles puissantes à des arrangements musicaux chauds et des chœurs lumineux, reflétant une dualité entre mélancolie et espoir.

Inspiré par la poésie et la danse butô, Hugo Jardin fusionne pop, rock et groove entêtant pour créer une œuvre singulière.

La ‘live’ session de « Cantique » est disponible

 

Hugo Chastanet

Hugo Chastanet arboricole ?

Écrit par

Hugo Chastanet vient tout juste de publier son nouvel album, « From The Trees ».

La tête encore infusée par les premiers albums de REM, le souvenir de Neil Young, la fougue juvénile de Stone Roses et des Trash Can Sinatras, son chant se libère et s'émancipe du français maternel. Surtout depuis qu'il chante dans la langue de David Lynch.

Comme ce grand maître des idées le faisait en images, Chastanet mêle merveilleux, romance et noirceur surnaturelle dans ses textes.

Hugo Chastanet est un raconteur d'histoires et un mélodiste. ‘Je voulais créer un espace de rêve avec ces chansons. Un folk-rock moderne avec des textures sonores un peu granuleuses, scintillantes, un mélange de mélancolie et de grands espaces, Italo Calvino raconté par Tom Petty’.

Le clip d’« Another Time » est à voir et écouter ici

 

Antoine Armedan

Le rêve d’une vie d’Antoine Armedan

Écrit par

Aauteur-compositeur-interprète, Antoine Armedan est un artiste belge, amoureux des mots et des mélodies.

Son nouvel album, « Un rêve une vie » - enregistré chez Francis Cabrel – est maintenant disponible depuis un petit mois.

Une guitare dans chaque pièce de la maison, des chansons en français sur chaque disque écouté, et Julos Beaucarne en grand- oncle poète et chanteur, ça vous marque une enfance.

Pas étonnant qu'après ces années-là̀, une adolescence vitaminée à la pop et au rock, un master en guitare jazz au Conservatoire de Bruxelles, les racines refassent surface.

En 2012, Antoine Armedan grave son premier album, « Le jardin des nouveaux jours », puis « Sous la lune », en 2017.

En plein Covid, la chanson « Ensemble », fait le buzz sur les réseaux, entraine une signature en label, tourne sur les radios belges, et est retweetée par Vianney.

Sacré artiste de l'année par la télévision Notélé et Radio Quartz, le chanteur sort 5 autres singles, dont « Et c'est ça la vie » qui reste 45 semaines dans le classement de la radio nationale Vivacité. Le troisième opus, « Des plumes sous les comètes », paraît en juin 2022.

La tournée est folle : les Francofolies de Spa, une première partie au mythique Cirque Royal, et 200 concerts devant 10.000 spectateurs, en se déplaçant en train et à vélo.

Après des symptômes de burn-out, Antoine Armedan décide de se consacrer à 100% à son métier d’artiste, et enregistre dans le studio de Francis Cabrel un nouvel elpee au titre évocateur : « Un rêve une vie ».

Il en a révélé consécutivement l'hiver dernier et ce début de printemps, trois singles :  « Toc toc » (dont le clip est à découvrir ici), « Un rêve une vie » et « Je garde ».

La scène est un des endroits préférés d'Antoine Armedan : 5 tournées, plus de 400 concerts, et des premières parties de Louis Chedid, Les Innocents, Les Frangines, Barcella, Saule, etc.

Etoile culturelle 2024 d'Enghien, artiste des Rencontres d'Astaffort, trois chansons en tête des classements belges, le prix Ça Balance aux Francofolies de Spa 2019 : Antoine Armedan est considéré par certains comme l'un des talents les plus prometteurs de la scène pop francophone.

The Flying Bones

La musculation de The Flying Bones

Écrit par

The Flying Bones est un duo rock / garage aux multiples inspirations naviguant entre le rock psychédélique fuzz à la Thee oh Sees, le vacarme organisé du math rock de Pneu et le zouk / rock de Francky Goes To Pointe-à-Pitre.

Véritable boulet de canon, le tandem sait délivrer une expérience généreuse bien qu'équipé d'un équipement minimaliste (batterie, guitare, pédales d'effets, ampli guitare et basse ainsi que deux chants).

Obsession, isolation, musculation... Voici en quelques mots la trame de "Muscles" le dernier clip du duo garage-punk-psyché The Flying Bones qui est à découvrir ici

On y découvre un protagoniste se donnant cœur et âme à la musculation et plongeant petit à petit dans la folie. La callisthénie : une obsession comme une autre.

Inspiré par l'humour inquiétant et décalé de Quentin Dupieux, le tout est accompagné par un titre musical répétitif, énergique et dynamique rappelant le mythique Thee oh Ssees ou encore les originaux Snapped Ankles.

 

Lucie dans le ciel

Lucie dans le ciel, sauvage et vivante…

Écrit par

Indie pop, le nouvel elpee de Lucie dans le ciel, « Sauvage et Vivante », est à la fois envoûtant, aérien, subversif et contestataire.

Après la parution en novembre 2017 de son premier Ep « Tako Tsubo » sous le pseudonyme Lux’s Dream, elle en un deuxième, intitulé « Three », au printemps 2019. Elle accompagne également, sur scène, les artistes Rosemarie et Erotic Market en tant que claviériste / machiniste.

Aujourd’hui, elle chante principalement en français et c’est pourquoi elle a choisi de se présenter sous un nouveau nom : Lucie dans le ciel ; mais toujours dans ce même univers : onirique, un peu sombre, et cependant diaphane et coloré d’éclats de synthétiseurs.

Soutenue par le label Microcultures, elle sort son premier LP « Ombres » qui prend genèse dans l’exploration de ses propres zones d’ombres en 2022.

« Sauvage et Vivante », son nouveau long playing, aborde des thèmes multivoques, du féminisme à la solitude choisie, du polyamour à l’exaltation des premières rencontres, de l’écologie à notre rapport émotionnel à la nature.

Lucie dans le ciel, telle une sorcière des sons, nous propose ici une indie pop toujours aérienne et psychédélique contrastée par une énergie plus brute, une délicieuse potion inspirée par des artistes tels que PJ Harvey, Chris Clark, Hania Rani, Dominique A, Halo Maud. Sur cet elpee, Lucie dans le ciel marque à nouveau son chemin d’une nouvelle formule musicale où elle ne se prive de rien, ne se censure pas, où elle est définitivement sauvage et vivante.

Le clip consacré à « Mâle dominant » est disponible

Arman Méliès

Arman Méliès cherche des poux…

Écrit par

Dixième album et retour en grâce pour Arman Méliès, l'un des acteurs les plus discrets de la chanson française.

Après Obake (2023), double album maximaliste aux volutes synthétiques saluées par la critique, il nous propose un nouvel opus épuré et littéraire, où le folk astral de ses débuts, patiné par le temps, n'aura jamais été si incarné et si ardent. Irradié de poésie, « Ambrosia » fait la part belle aux guitares acoustiques et aux textes. Emily Dickinson et Andrée Chedid notamment, ont été de véritables sources d'inspiration pour ce disque, en emmenant Arman dans des territoires d'écritures plus lumineux, où les paysages pastoraux se sont imposés comme l'arrière-fond de ce disque.

Épaulé par le batteur-percussionniste américain Adam Bradley-Schreiber, qui milite notamment au sein de Timber Timbre, et par la violoniste Pauline Denise, Arman a donc enregistré seul, entre Detroit, Paris et la campagne gâtinaise, cet « Ambrosia » épuré et lumineux, avant de confier le tout aux mains expertes de Yann Arnaud (Dominique A, Camille, Air, Syd Matters, Alex Beaupain...)

Le résultat : une liturgie païenne qui n'est pas sans évoquer Jean-Louis Murat ou le spleen habité de Feu Chatterton, pleine de soleil et de questions à mi-chemin entre les balades patraques de Tom Waits et les incantations apaisées de Nick Cave.

Le clip de « Requiem pour un Pou » est disponible ici

 

Benni

Les couleurs saignantes de Benni…

Écrit par

Influencée par des artistes comme Damien Rice, Daughter et Phoebe, Bridgers Benni est une auteure-compositrice-interprète belge dont l’univers folk libère des émotions à fleur de peau.

Finaliste du Concours Circuit en 2020, elle s’impose rapidement sur scène en ouvrant pour Cœur de Pirate, November Ultra ou encore Clara Ysé, et en se produisant dans des lieux emblématiques tels que le Cirque Royal, le Botanique et les Francofolies de Spa.

Son premier Ep, « Bleeding Colours », paru chez PiaS, est une immersion dans un monde sensible où sa synesthésie donne une teinte unique à chaque note et émotion. À travers sept titres intenses, Benni transforme une histoire d’amour tumultueuse en une fresque sonore poignante, de la déclaration passionnée (« You ») à la rupture (« September 20 »), jusqu’au deuil musical de « Queen of Cove ».

De sa voix captivante et grâce à une sincérité brute, Benni trace sa route avec détermination et poésie, laissant derrière elle des morceaux d’émotion pure qui résonnent bien au-delà des notes

« September 20 » est en écoute ici

 

 

 

marcel

marcel sur les charbons ardents

Écrit par

« basho basho basho » constitue le troisième et dernier single de marcel, avant la sortie de son deuxième album « ô fornaiz ».

A la base de ce morceau de noise-punk un peu primitif, il y a cette ligne de basse insistante, obsédante, qui fait écho à une image : un trou noir, symbole de création et de destruction, de permanence et de changement à la fois. Une image qui rend fou. La source de chaleur par excellence, qui glace le sang des humains lorsqu’ils tentent d’en aborder le mystère. L’incarnation du mystère-même, tellement énorme qu’il en devient presque hilarant.

Dérision du savoir, de la certitude et de tous les dogmes fondateurs, le trou noir est ainsi mis en perspective avec le concept de basho (場所), découvert dans un livre d’initiation ‘à la phénoménologie japonaise’ de l’école philosophique de Kyoto, qui tentait de concilier la tradition du bouddhisme zen avec les travaux d’Heidegger sur l’ontologie.

Haha ! Attendez, la suite est encore plus trépidante. 

Ce que marcel en a retenu vaut bien une messe : c’est à dire rien de bien folichon. Mis à part que le monde et la conscience proviennent du néant absolu et aspirent à y retourner. En gros. Entre le départ et l’arrivée, un ensemble de mues, plus ou moins consenties, agitent l’individu qui déterre une version différente et semblable de lui-même chaque fois qu’il se réveille dans son lit, tout cela sans jamais comprendre pourquoi il se sent poussé à se déterrer chaque jour, même lorsqu’il prend le temps de lire un livre d'initiation à la phénoménologie japonaise. On tâtonne, on lève les sourcils en émettant des ‘hmm...hmm...’ Tout cela ne nous protège même pas du fascisme. Autant lire un manuel de pêche sur l’amorçage pratique, c’est plus rigolo. Quoique.

Le clip consacré à « basho basho basho » est à voir et écouter

 

Des bleus à l’âme pour Felancolie…

Écrit par

Au travers d'un rock alternatif décalé, Felancolie vous fait rêver d'un bonheur approximatif. Et le problème avec le bonheur, c'est qu'on n'en a jamais assez. C'est pourquoi son nouvel Ep, « Terne Gris Bleu », nous réserve un nouveau regard sur sa soif d'émancipation. Deux singles sont déjà parus, dont « Ciel Bleu », accompagné d’un clip enjôleur. Bien plus qu'une simple envie de fermer les yeux, ces chansons explorent la quête de la joie dans un monde désillusionné.

Entouré de David à la basse, Carlos à la batterie et Sarah au saxophone, le groupe poursuit son exploration d'un rock alternatif belge, qui puise son inspiration chez Philippe Katerine, The Velvet Underground, Odezenne, teinté d'humour et de poésie.

Le clip de « Ciel bleu » est disponible ici

 

 

IAMX

L’alchimiste des âmes…

Il est de ces artistes qui sculptent des univers, des refuges où les âmes égarées se retrouvent, frémissantes, pour communier dans une transe collective. Chris Corner, l’âme tourmentée d’IAMX, est de ceux-là. Depuis 2002, cet alchimiste tisse une toile sonore singulière, mêlant dark synthpop, électro hypnotique, darkwave envoûtante, burlesque décadent et indus rageur. Enfant prodige, il n’a que quinze ans lorsqu’il intègre Sneaker Pimps, avant de s’émanciper pour donner naissance à IAMX, son projet solo, son laboratoire d’émotions brutes. En 2006, grâce à « Spit It Out », il déchaîne une ‘IAMX-mania’ qui, on s'en souvient encore, a fait trembler les murs de l’auditoire Paul-Émile Janson, à Bruxelles. Mais Corner n’est pas homme à se reposer sur les lauriers d’un succès facile. Il a choisi l’exil volontaire dans un univers autistique, un refuge d’expérimentations audacieuses où il célèbre sa singularité aux côtés d’une tribu fidèle, disséminée aux quatre coins du globe.

Ce soir, dans l’antre mythique de l’Ancienne Belgique, le prince noir de l’électro-rock opère son retour. Il y a dix ans, votre serviteur a eu l’honneur de fouler cette même scène à l’invitation de l’artiste, un souvenir gravé dans l’éternité. Ce soir, l’AB, en configuration ‘box’, vibre d’une ferveur palpable. Les premiers rangs frémissent, les cris fusent comme des éclairs avant l’orage. La salle, presque comble, retient son souffle.

Le rideau s’ouvre sur « The Ocean », joyau tiré du dernier opus, « Fault Lines² ». La voix éthérée d’Hafdís Huld, la chanteuse islandaise, absente physiquement mais présente grâce à une bande-son, flotte comme un spectre bienveillant, tandis que des images en noir et blanc, d’une beauté austère, dansent sur trois écrans dressés sur l’estrade. La scène s’anime, et Chris Corner surgit, figure chamanique drapée de noir, le visage orné d’un masque surmonté d’une couronne d’épines mystiques, tel un succube post-apocalyptique. À sa gauche, Sarah Pray, dont la voix cristalline et la présence magnétique (connue sous son excellent projet solo Carrellee) captent la lumière. À droite, Janine Gezang, fidèle bassiste et choriste, ancre le son dans une énergie sensuelle. Derrière, Jon Siren, batteur aguerri aux accents heavy metal et indus, martèle le rythme avec une précision féroce, fort de son passé auprès de formations comme FrontLine Assembly ou Psyclon Nine.

À peine le concert s’élance-t-il que l’énergie explose. Sur les planches, c’est une chorégraphie de chaos maîtrisé ; dans la fosse, une marée humaine s’agite, électrisée. Les titres prennent une ampleur nouvelle, transfigurés par une patine électro-indus. Sailor, née en 2004, se mue en un monstre rythmique. Ses pulsations implacables sont accompagnées d’une vidéo aux accents fétichistes délicieusement provocateurs. « Aphrodisiac », réverbérant des échos d’Obsession d’Animotion, révèle la complicité entre Corner et ses deux muses. « After Every Party I Die » embraie, déferlante qui embrase la foule. Corner, possédé, se jette dans un stage diving sauvage, porté par une vague humaine.

L’atmosphère s’apaise un instant, grâce aux mélodies introspectives de « Grass Before The Scythe » et « Break The Chain », mais la machine électro reprend vite ses droits. « I Come With Knives » et « Neurosymphony » électrisent, cette dernière prouvant que les nouvelles compositions d’IAMX passent bien la rampe. Puis arrive l’inévitable « Spit It Out », apogée de la soirée. La foule, emportée par un raz-de-marée électronique, chante à l’unisson : ‘And it breaks my heart…’ Corner, tel un sorcier magnétique, règne sur l’assemblée. Sa présence androgyne, son chant d’une précision tranchante et son charisme brut captivent. ‘Vous êtes magnifiques ! Et très érotiques !’ lance-t-il, malicieux, avant d’enchaîner par « The Great Shipwreck of Life ». La salle se transforme en un dancefloor tribal, où les stroboscopes tailladent l’obscurité, plongeant le public dans une transe collective.

Le rappel, hélas, prive les fidèles de « Kiss + Swallow », mais « The Alternative » et le burlesque « Bernadette » font monter la fièvre d’un cran. « Mercy » conclut la cérémonie, comme un ‘merci’ murmuré par une foule reconnaissante.

Une fois encore, IAMX a conjugué virtuosité musicale, performance scénique et intensité émotionnelle. Si Chris Corner ne soulève plus les foules avec la même frénésie qu’il y a dix ans, il demeure un alchimiste des âmes, capable de tisser une communion presque mystique avec son public. Ce soir, il a prouvé qu’il reste, indéniablement, IAMX-traordinaire.

Setlist :

The Ocean

Disciple

The X ID

Sailor

Aphrodisiac

After Every Party I Die

Grass Before the Scythe

Break the Chain

I Come With Knives

Neurosymphony

Exit

Spit It Out

The Great Shipwreck of Life

Rappel :

The Alternative

No Maker Made Me

Bernadette

Mercy

En première partie, le duo Ductape, originaire de Turquie, a enchanté le public grâce à une darkwave évoquant Siouxsie, Lene Lovitch et Sisters of Mercy. La chanteuse, Çağla Güleray, possède une voix grave et envoûtante, tandis que son acolyte, Furkan, tisse de belles arabesques mélodiques à la guitare électrique. Un projet prometteur, qui sera de retour à Bruxelles le 12 juin prochain (infos ici et page ‘Artistes’ )

(Organisation : FKP Scorpio)

Photo : Thomas Jansson (Instagram)

High Fade

La fusion à chaud de High Fade…

Écrit par

Ce soir, le Zika-Zak a programmé High Fade, un power trio écossais. Originaire d’Édimbourg, il pratique un funk cold school (très seventies, si vous préférez) qu’il mêle à du disco, de la soul et d’une pointe de rock, pour concocter une solution sonore contemporaine.

Fondé en 2018, le band ne compte qu’un seul album à son actif, « Liftes Too Fast », paru en avril 2024 (NDR : dont il va nous proposer de larges extraits, lors du show). Pourtant, il a déjà reçu une multitude d’éloges de la part de poids lourds de la musique, et en particulier de Rage Against The Machine. En outre, au cours des 4 dernières années, il a joué plus de 1 000 concerts. Et c’est son premier en Belgique !

La première partie est assurée par la formation irlandaise, Amos Moses. Originaire de Galway, elle réunit d’anciens membres de Ol’ Times, dont le guitariste Colm Brennan. Le line up implique également un chanteur, un batteur et une bassiste qui joue pieds nus.

Le quatuor jouit d’une solide réputation sur les planches, en Irlande et en Angleterre. Pas encore d’album à son actif, mais plusieurs singles, dont le dernier, « Lady In White », paru ce 26 avril, dure près de 7 minutes. Sur disque, ce blues doux et langoureux, tramé essentiellement sur un orgue Hammond, prend aux tripes. En ‘live’, cet instrument est remplacé par des sonorités de six cordes particulièrement saignantes. Le drummer frappe sauvagement ses fûts. Le vocaliste possède une voix de tueur. Un set court mais bien électrique qui a superbement chauffé l’ambiance avant la tête d’affiche (page ‘Artistes' ici). 

Place à High Tide ! Le chanteur-guitariste et le bassiste arborent fièrement le kilt. Dès les premières notes de « Burent Toast & Coffee », le ton est donné : une rythmique irrésistible, une énergie débordante, des breaks parfaitement maîtrisés et ce son vintage qui incite les spectateurs à se déhancher sans retenue.

La force de ce groupe réside dans un groove irrésistible et une énergie débordante sur les planches. Ajoutez-y un look rétro, une attitude positive et une générosité sincère envers le public, et vous obtenez la recette du succès de High Fade. Le trio implique le batteur Calvin Davidson (qui fait vibrer le groupe et partage les tâches vocales sur certaines chansons), le bassiste Oliver Sentence (qui canalise le funk avec son style très axé sur le slip et ses envolées vibrantes) et le guitariste/chanteur Harry Valentino, qui dirige le tout à la manière de Jack Black chez Tenacious.

L'interaction avec le public est omniprésente. Valentino semble constamment inquiet de voir quelqu’un dans la salle qui ne passe pas un moment formidable. Il vérifie donc continuellement que tout le monde est prêt à s'éclater. Leur énergie brute, leur musicalité impeccable et la joie pure qu’ils dégagent en ‘live’ sont indéniables. Le public ne tarde pas à répondre présent : dans tous les coins de la salle, ça danse, ça tape dans les mains et ça chante les refrains les plus accrocheurs. Et surtout, sur l’insistance du chanteur, les bras vont dans tous les sens. Ce qui frappe chez High Fade, c’est sa capacité à faire revivre l’esprit des années 70 tout en conservant une fraîcheur ultra contemporaine. Le look des musicos, leur attitude et les arrangements constituent à la fois un hommage aux grands du funk - James Brown, Sly & The Family Stone ou Prince - et une proposition résolument actuelle. Mention spéciale au titre « Sharpen Up », véritable hymne funky qui enflamme la salle.

Les musiciens ne se contentent pas de jouer de la musique, ils créent une atmosphère où rester immobile est impossible. La piste de danse devient un océan de mouvements, les fans se nourrissant de l’énergie du combo et vice-versa. Qu’ils enchaînent des grooves profonds et percutants ou qu’ils explosent dans de solides solos, chaque instant est vivant, spontané et électrique. Et ce qui marque les esprits, c’est l'intensité trempée de sueur, les sourires éclatants échangés entre ses membres, et la joie pure qui irradie l’auditoire. C'est le genre de spectacle qui vous rappelle pourquoi la musique ‘live’ est si spéciale. Le genre qui vous laisse en haleine longtemps après la dernière note. D'une tonicité presque digne de Whiplash et d’une durée de 15 minutes, le solo de batterie est une merveille. Il semble presque achever Davidson, et à la fin, votre serviteur ne sait plus s'il y a une machine à fumée ou si c'est de la vapeur qui s'échappe de son corps, tant son drumming est rapide.

À la fin de son concert, lors du retour du groupe pour un rappel, la salle est prête à se lâcher.

La dernière partie du spectacle est un pur chaos : une énergie brute, à faire danser comme si votre vie en dépendait. C'est un peu si Rush et Red Hot Chili Peppers osait une jam en combinant rock classique, prog, funk old school et beaucoup de disco, sans oublier une touche de jazz fusion des années 70 et 80, alors que les mélodies restent plutôt pop.

Le dernier morceau du set, « Burnt Toast and Coffee », rend de l'énergie au groupe, embrassant le rock à la manière d'un AC/DC renaissant. Après une brève pause, pendant laquelle le bassiste demeure seul sur scène, la formation revient pour interpréter ce qui sera probablement le titre le plus fort de la soirée, « Life's Too Fast », avant de clore le show par « Break Stuff ». Epatant et incendiaire !

Setlist : "Gossip" - "Fur Coat" - "Taking Care Of Business" - "Sometimes I Wonder" -"Harry's Guitar Solo" - "Bone To Pick" - "Pick Me Up" - "The Jam" - "Burning" - "Chameleon" - "Calvin's Drum Solo" - "Sharpen Up" - "Burnt Toast And Coffee"

Rappel : "Life's Too Fast" - "Break Stuff".

(Organisation : Rock Nation et Zik-Zak)

Photo : Vincent Van Wesemael

The Bug Club

Back to the seventies…

Écrit par

The Bug Club se produisait au club de l’Aéronef, à Lille, ce mercredi 14 mai. Un duo gallois, réunissant Sam Willmett et Tilly Harris, qui compte 5 elpees à son actif, et dont le sixième, « Very human features », paraitra ce 13 juin.

Sur disque, et notamment sur le dernier opus, « On The Intricate Inner Workings Of The System », gravé en 2024, ainsi que la plupart de ses singles, sa musique trempe dans une forme de pop/rock énergique aux harmonies vocales soignées et le tout est emballé dans des chansons qui dépassent rarement les 3 minutes.

Lorsqu’on débarque, le concert va bientôt commencer, et il doit y avoir plus ou moins 200 personnes dans la salle. C’est un trio qui monte sur les planches, soit Sam, qui s’est coupé les tifs, Tilly, qui ne manque pas de charme, ainsi qu’un drummer ; et pas n’importe qui, puisqu’il est aussi producteur (notamment de The Bug Club) tout en militant chez Buzzard Buzzard Buzzard. Et dès le premier morceau, il nous réserve un solo de batterie, comme dans les seventies…

La setlist embraie par les singles « War Movies » et le plus radiophonique « Pop Single ». Petit souci, quand même, les balances sont approximatives. En outre, le volume sonore dépasse déjà allègrement les 100db. Mais on sent que les trois musicos prennent beaucoup de plaisir à se produire sur scène. A partir de « Best Looking Strangers in the Cemetery », le problème de balances s’estompe : mais on est loin du niveau de sophistication atteint sur disque. Et si les harmonies vocales échangées entre Sam et Tilly sont une des forces de The Bug Club, en ‘live’, elles sont plus brutes. On retrouve cependant, le style de questions/réponses échangé entre les deux membres du groupe. A l’instar de « Suck it », lors d’une joute déclamatoire, avant d’assister à une orgie instrumentale. Et non seulement ils partagent le chant, mais leurs interactions sont ponctuées de sourires et de regards complices.

Si le groove de basse implacable dispensé par Tilly ne faiblit jamais une seconde, Sam s’autorise régulièrement des solos de guitare, comme c’était courant au cours des années 70. On sent même qu’ils sont régulièrement improvisés. Le final bruitiste de « Can Ya Change A Thing Like This ? » accentue même cette impression de revivre ces épilogues exécutés fréquemment, un demi-siècle plus tôt. Et le plus glam « We Don't Care About That » adresse carrément un clin d’œil à T. Rex, même si le solo de sixcordes dispensé en fin de parcours semble plutôt s’inspirer de Bill Gibbons (ZZ Top). Dans le même esprit, le plus lent « Short and Round » véhicule d’ailleurs des accents bluesy. Le spectre de Rory Gallagher ne plane pas encore, mais son souvenir traverse l’esprit de votre serviteur…

Les deux gratteurs abandonnent souvent leurs micros respectifs pour jouer en face-à-face, au centre du podium, se délectant clairement de leurs duels sonores.

Le trio enchaîne « Little Coy Space Boy » et « The Intricate Inner Workings of the System », comme s’il s’agissait du même morceau.

Et après le ‘pixiesque’ « It's Art », le combo achève son set par l’échevelé « Quality Pints ».

Les 21 morceaux ont défilé à une vitesse vertigineuse, mais seuls deux compos du nouveau long playing, « Jealous Boy » et « How to Be a Confidante », ont été interprétées.

Le trio salue la foule et commence à regagne les coulisses. Les haut-parleurs crachent déjà une musique d’ambiance, mais le public en veut encore, et The Bug Club vient rapidement accorder un rappel de deux titres.

Malgré le mixing imparfait, le public semblait ravi du concert au cours duquel The Bug Club, responsable d’un punk lo-fi joyeux, ludique, non dénué d’humour et parfois suranné, imprimé sur un rythme rapide, a libéré une énergie réminiscente des seventies, mais dans l’esprit du Fuzz de Ty Segall, voire de Jack White…

Back to the seventies !

(Photos Ludovic Vandenweghe ici)

(Organisation : Aéronef, Lille)

Setlist

Soundcheck

War Movies

Pop Single

Best Looking Strangers in the Cemetery

Marriage

Jealous Boy *

A Bit Like James Bond

Four Sisters

Can Ya Change A Thing Like This ?

We Don't Care About That

Lonsdale Slipons

Better Than Good

Suck it

Short and Round

How to Be a Confidante *

Cheap Linen

Actual Pain

Little Coy Space Boy

The Intricate Inner Workings of the System

It's Art

Quality Pints

Encore :

(Unknown)

(Unknown)

[* nouveaux titres]

Ancienne Belgique : les nouveaux concerts (update 14/05/2025)

Écrit par

mer. 21 mai |
Peaches goes Bananas

dim. 07 sept. |
Lauren Spencer Smith

ven. 19 sept. |
BIRTHE

ven. 17 oct. |
Captain Kaiser

mar. 11 nov. |
Deki Alem

lun. 19 janv. |
Ben l'Oncle Soul

mar. 24 févr. |
Babylon Circus

ven. 29 mai |
Emmy d'Arc

http://www.abconcerts.be

 

The Chameleons (Vox)

Les Chameleons annoncent la sortie de leur nouvel album: Arctic Moon

C'est le 12 septembre prochain que le groupe légendaire de postpunk les Chameleons sortira son nouvel album tant attendu, « Arctic Moon », sur le label Metropolis Records. Il fera suite aux EP « Where Are You ? » et « Tomorrow Remember Yesterday », sortis l'année dernière.

« Notre nouvel album est enfin terminé et sa sortie est en préparation », déclare le chanteur et bassiste Vox (alias Mark Burgess) dans un communiqué. « L'écriture de cet album témoigne d'une maturité évidente, et tous ceux qui connaissent nos précédents travaux comprendront qu'il s'agit d'une avancée positive. »

Le groupe sera en tournée parallèlement à la sortie de l'album, avec des concerts en Espagne et au Portugal du 6 au 19 juin, suivis d'un concert au festival Forever Now de Milton Keynes le 22, avant un retour aux États-Unis pour des concerts en tête d'affiche, ainsi qu'une douzaine de concerts avec The Psychedelic Furs à partir du 26.

Une nouvelle tournée en tête d'affiche en Amérique du Nord débutera quinze jours après la sortie d'« Arctic Moon », et des concerts en Europe continentale et au Benelux sont prévus à partir de fin octobre, avant une tournée britannique déjà annoncée en novembre. En Belgique, le groupe se produira au Wilde Westen à Courtrai, le 29 octobre prochain.

« Nous sommes ravis du résultat final de l'album et avons hâte de relever le défi d'interpréter des morceaux de l'album en live lors de la tournée « Arctic Moon », poursuit Vox. Pour la première fois, nous avons pu utiliser un véritable ensemble de violons sur certains morceaux, arrangés et interprétés par Pete Whitfield au Real Strings de Manchester.»

Ayant inspiré des artistes comme (The) Verve, Oasis, Interpol, The Killers, Editors et White Lies, les Chameleons sont réputés pour leurs superbes compositions et leurs performances live intenses et chargées d'émotion, créant un héritage qui va bien au-delà de leurs quatre albums studio à ce jour. Leur premier album, « Script of the Bridge » (1983), largement salué, a été qualifié par beaucoup de chef-d'œuvre très en avance sur son temps, suivi de « What Does Anything Mean? Basically! » (1984), « Strange Times » (1986) et « Why Call It Anything? » (2001).

Avec « Arctic Moon », qui s'ajoutera bientôt à ces titres, le groupe a propulsé sa musique vers l'avant tout en conservant l'essence même qui l'a rendu emblématique. « Si nous sommes fiers de l'héritage du groupe, nous souhaitions vraiment créer quelque chose de nouveau tout en conservant la profondeur et l'imagination qui font notre renommée », explique Vox. « Nous pensons y être parvenus et proposer un album très solide.»

Avec la sortie prochaine de nouveaux morceaux d'« Arctic Moon », Vox et le groupe sont impatients d'entamer ce nouveau chapitre de l'histoire du groupe. « Tous les participants ont donné le meilleur d'eux-mêmes à ce projet et j'ai personnellement hâte que les gens l'écoutent », déclare-t-il. « Je suis sûr que nous pouvons créer une dynamique qui nous propulsera vers l'avant et galvanisera le groupe pour le prochain album.»

Pour lire l'interview de Vox réalisé il y a peu, c'est ici.

Pour écouter le podcast consacré à cette interview, c'est ici.

Photographie: Mick Peek

CHAMELEONS:
Vox (Mark Burgess) - chant, basse
Reg Smithies - guitare
Stephen Rice - guitare
Danny Ashberry - claviers
Todd Demma - batterie

Site officiel: https://chameleonsband.com/

Baxter Dury

Baxter Dury contemporain ?

Baxter Dury publiera son neuvième album studio, « Allbarone », ce 12 septembre 2025. L'album a été produit par Paul Epworth (Adele, Florence & The Machine). Il s’agit du premier opus sur lequel il a travaillé depuis plus de cinq ans.

Dury et Epworth ont convenu de se retrouver dans les Church Studios d'Epworth au nord de Londres à la fin du mois de novembre, peu de temps après la fin de la tournée relative à son dernier elpee. Leur première journée de travail en studio sur ce nouvel essai solo a été une révélation pour Baxter.

Ensemble, ils ont imaginé le tour de force de neuf titres d'« Allbarone », dépouillant tout et construisant l’ensemble le plus mélodiquement direct et futuriste de Baxter en se relayant intensément trois heures par jour tout au long des mois de décembre et de janvier.

Baxter a déclaré à propos d’Allbarone : ‘C'est le premier morceau que Paul Epworth et moi avons fait et il a rapidement établi pourquoi c'était une bonne idée de travailler ensemble. C'est une chanson sur le fait d'être assis sous la pluie à l'extérieur d'un All Bar One et de contempler les raisons pour lesquelles ce qui vient de se passer s'est passé de la manière dont ça s'est passé. Cet album est très critique à l'égard des gens, quels qu'ils soient’.

‘Je ne veux pas dire que c'est contemporain’, résume-t-il. ‘Parce que j'ai l'air d'un con en utilisant ce mot. Mais il sonne vraiment contemporain. On n'a pas l'impression que c'est un groupe qui l'a fait. C'est ce que je voulais avant tout. C'est quelque chose de tout à fait nouveau pour moi. C'est très excitant, vraiment’.

Le clip consacré au single « Allbarone » est à voir et écouter

 

 

 

 

 

Concerts Live Nation (update du 10/05/2025)

Écrit par

Dimanche 07 septembre 2025 – Laurent Spencer Smith – Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 10 octobre 2025 – Jessie Murph - Ancienne Belgique, Bruxelles

Dimanche 05 octobre 2025 – Yungblud – Forest National, Bruxelles

Lundi 06 octobre 2025 – Flo – De Roma, Anvers

Dimanche 12 octobre 2025 – Kae Tempest – Bozar, Bruxelles

Vendredi 14 novembre 2025 – Isabel LaRosa – La madeleine, Bruxelles

Mardi 25 novembre 2025 – Baxter Dury – Ancienne Belgique, Bruxelles

Jeudi 27 novembre 2025 – Lorde – Forest National, Bruxelles

Mercredi 29 avril 2026 - The Haunted Youth – Cirque Royal, Bruxelles

Mercredi 22 juillet 2026 – Bad Bunny – Stade Roi Baudouin, Bruxelles

http://www.livenation.be/

Greenhouse Talent : les nouveaux concerts (update 9/05/2025)

Écrit par

DI 18.01.2026 Marcus & Martinus
Ancienne Belgique, Bruxelles
Les billets sont en vente à partir du vendredi 9 mai à midi

SA 28.02.2026 Wim Mertens
Théatre de Liège, Liège
Les billets sont en vente

JE 05.03.2026 Wim Mertens
De Roma, Anvers
Les billets sont en vente à partir du vendredi 9 mai à 10 heures

DI 29.03.2026 Stacey Kent présente son nouvel opus « A TIME FOR LOVE »
De Bijloke, Gand
Les billets sont en vente à partir du 31 mai à 11 heures

https://www.greenhousetalent.com/befr

 

Steven Wilson

Une odyssée cosmique et introspective…

Ce soir, Bruxelles s’illumine sous l’éclat d’une étoile rare : Steven Wilson, souverain incontesté du rock progressif, est de retour au Cirque Royal pour dévoiler “The Overview”, son dernier opus solo, une œuvre aussi ambitieuse qu’astrale. Six ans se sont écoulés depuis sa dernière apparition en Belgique, une absence que la tournée 2023 de Porcupine Tree, cruellement dépourvue de halte belge, n’a fait qu’amplifier. L’attente, presque palpable, des aficionados a transformé ce concert en une célébration à guichets fermés.

Par sa voûte circulaire évoquant un dôme céleste, le Cirque Royal se prête à merveille à l’univers de Wilson. “The Overview”, concept-album inspiré par l’’effet de vue d'ensemble’ – cette sidération contemplative éprouvée par les astronautes face à la Terre vue de l’espace – métamorphose la salle en un planétarium. Les projections stellaires, cascades d’étoiles et de nébuleuses, enveloppent les spectateurs, tandis que la musique, aux accents floydiens, tisse une toile sonore où s’entrelacent méditation et voyage interstellaire. Les deux suites épiques, de 23 et 18 minutes, divisées en mouvements comme autant de constellations (huit pour la première, six pour la seconde), imposent un silence quasi sacré. Ce ne sont pas de simples chansons, mais des fresques mouvantes, des spirales de notes qui oscillent entre introspection et infini.

Un film d’animation de Miles Skarin accompagne cette odyssée : un extraterrestre gris émerge d’un marais primordial, des nébuleuses annulaires palpitent à des années-lumière, des visions cosmiques dansent sous les yeux ébahis. L’effet est envoûtant, une immersion totale où le spectateur, suspendu entre la Terre et l’éther, se perd dans l’immensité.

Vêtu de noir, pieds nus et arborant un look d'éternel étudiant, Steven Wilson orchestre ce voyage avec aisance. Passant de la guitare aux claviers, il guide une formation d’exception : Adam Holzman, sorcier des synthétiseurs, Randy McStine, prodige des six cordes, Nick Beggs, ancre rythmique à la basse, et Craig Blundell, maître des percussions. McStine, benjamin de la troupe, brille malgré une entrée légèrement ternie par un réglage maladroit. Ses solos, échos vibrants de David Gilmour, s’élèvent en arabesques stratosphériques, mêlant virtuosité et émotion. Blundell, en revanche, pèche par excès de puissance : son jeu, parfois trop massif, écrase la délicatesse des autres instruments. N'est pas Gavin Harrison qui veut...

Dans "Objects Outlive Us", un riff hypnotique de 19 notes, porté par une rythmique asynchrone, évoque les spirales envoûtantes de Happy The Man (“Carousel”). Pas étonnant, quand on sait qu'Adam Holzman est un grand fan du groupe américain, comme il nous l'avait confié dans les coulisses du Trix, à Anvers, il y a quelques années.  Mais Wilson ne se contente pas de rendre hommage au passé. "No Monkey’s Paw" s’ouvre sur des textures 'ambient' dignes de Brian Eno, avant que "The Cicerones" n’ose des dissonances électroniques aux accents d’Aphex Twin. Cette fusion audacieuse entre progressif et avant-garde atteint ici une cohérence rare, un équilibre entre héritage et exploration.

La seconde pièce, "The Overview", invite à la contemplation. "Perspective" s’élève comme une aube fragile, portée par des synthétiseurs éthérés, avant que "Borrowed Atoms" ne déploie une mélancolie toute romantique. Le final, "Permanence", s’évanouit dans un murmure ambient, un écho suspendu qui semble flotter dans l’infini, abandonnant l’auditeur à la solitude majestueuse de l’univers.

Après une pause, le groupe revient pour un second acte, une plongée dans le très riche répertoire solo de Wilson. Par son aspect cosmique, “The Harmony Codex” permet de faire le lien avec la première partie mais dès les premières notes de “Luminol”, le contraste est total : fini les bidouillages électroniques et retour au bon vieux rock progressif. Les musiciens semblent apprécier ce moment, et interagissent comme s'ils étaient en pleine répétition. Le riff de basse, parfaitement interprété par un Nicky Beggs au sommet de son art, fait exploser de bonheur l'auditoire, qui manifeste son enthousiasme en tapant dans les mains. “What Life Brings” prouve, comme le dit Steven en introduction, que ses morceaux ne sont pas tous des épopées de 9 minutes et qu'il est capable d'écrire des chansons 'indie-pop' courtes et simples. Un défi largement réussi et dans le solo qui clôture la composition, Wilson prouve à tout un chacun qu'il est aussi un remarquable guitariste. Et sa PRS Singlecut Trem dorée produit un son d'une pureté hallucinante. Un grand moment.

Comme on pouvait s'y attendre, c'est la reprise de Porcupine Tree, “Dislocated Day”, qui remporte le plus franc succès. Son côté plus ‘metal’ envoie le public au 7ème ciel, la majorité des fans ondulant doucement dans un lent mouvement de 'headbanging’.

‘La prochaine chanson est la plus difficile’, annonce d'emblée Wilson... ‘So, guys, don't f*ck up!’ C'est en effet une ‘impossible corde raide’ (“Impossible Tightrope”) que les musiciens franchissent avec maestria. On aurait peut-être préféré un autre titre que celui-là, vu qu'il présente des redites par rapport à “The Overview” (la vidéo) et qu'il manque de véritables mélodies. Heureusement, Wilson se rattrape, et de merveilleuse façon, grâce à “Harmony Korine”, une composition issue de son premier opus solo, “Insurgentes”: ‘Un album très important pour moi’, précise l'artiste. Le concert s’achève par "Vermillioncore", un instrumental jubilatoire, une apothéose incandescente.

Au moment du rappel, Wilson souligne qu'il ne possède pas de véritables hits, mais introduit quand même “Pariah” comme une chanson qui ‘aurait pu devenir un hit dans un univers parallèle’. Il faut dire que tout prédisposait la compo à faire mouche dans les charts. Car elle est basée sur la même série d'accords que “Purple Rain” et lorgne efficacement sur le “Don't Give Up” de Peter Gabriel, la chanteuse israélienne Ninet Tayeb apparaissant sur l'écran pour le 'contre-chant'. "Ancestral" clôture la soirée, bien que certains auraient préféré l’éclat tragique de "The Raven That Refused to Sing", que Wilson lui-même considère comme sa plus belle composition.

Finalement, ce qui frappe dans ce concert, c’est la capacité de Wilson à condenser les différentes périodes de la carrière en une encyclopédie sonore. On y retrouve les crescendos dramatiques de Porcupine Tree, des échos spatiaux, une touche d’indie-pop, mais jamais l’ombre du passéisme. Wilson ne regarde pas en arrière ; il projette sa musique vers un futur incertain, où le rock progressif devient un miroir de notre place dans l’univers, un chant fragile face à l’immensité cosmique…

Setlist :

Set 1 - The Overview :

Objects Outlive Us

The Overview

Set 2 :

The Harmony Codex

King Ghost

Luminol

What Life Brings

No Part of Me

Dislocated Day (Porcupine Tree song)

Impossible Tightrope

Harmony Korine

Vermillioncore

Encore :

Pariah

Ancestral

(Organisation : Live Nation - Accréditation: Cirque Royal)

Thalia Zedek

Question bateau pour le Thalia Zedek Band…

Thalia Zedek a annoncé la sortie du nouvel album de son groupe, « The Boat Outside Your Window », qui paraîtra ce 23 mai. Elle a également partagé le premier single « Tsunami », un morceau à la fois émouvant et enflammé. Cette chanson constitue la quintessence de Thalia Zedek, mêlant harmonieusement le personnel et le politique tout en juxtaposant une section rythmique grinçante et entraînante à sa voix inimitable. Sa guitare graveleuse est soutenue par la pedal steel éthérée de Karen Sarkisian, nouveau membre du TZB.

L'œuvre considérable de Thalia Zedek témoigne d'une vision claire, d'un style de jeu singulier et d'une gamme étendue. Sa capacité à transmettre des émotions brutes à travers ses histoires vivantes de perte et d'espoir, de lutte et de triomphe est inégalée. Sur « The Boat Outside Your Window », elle contemple l'absence et la distance, à travers des compositions aussi fougueuses que profondément émouvantes.

Pour enregistrer « The Boat Outside Your Window », le noyau dur du band impliquant Zedek (guitare et chant), le bassiste Winston Braman et le batteur Gavin McCarthy (Karate) a été rejoint par la guitariste de pedal steel Karen Sarkisian dont les contre-mélodies ajoutent une touche d'étrangeté aux chansons. Tout au long de l'opus, Thalia révèle habilement comment les réalités extérieures se manifestent dans nos mondes intérieurs.

Le single « Tsunami » est en écoute

 

The Memory of Snow

La poussière volcanique de The Memory Of Snow…

Écrit par

Le 30 mai prochain, The Memory of Snow publiera son troisième album, « Obsidian Dust ». Il s’agit du projet du Lillois Albin Wagener.

Sa musique oscille entre coldwave, dreampop et postpunk, qu’il teinte d’un soupçon de l'univers de David Lynch. Ce nouvel opus sortira sur le label indie nord-américain Transmission Nova.

Trois morceaux ont déjà été partagés en singles/clips vidéo, « So Many Buildings Close To The Sea », « Dakota Skye » et « Ghost City ».

Et pour en connaître davantage sur l’artiste, rendez-vous sur sa page ‘Artistes’  en cliquant sur son nom en rouge, dans le cadre ‘Informations complémentaires’, ci-dessous.

 

Page 19 sur 860