Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

logo_musiczine

Lisa Leblanc, on en parle beaucoup

Quelques années après s’être approprié les codes du disco sur l’album « Chiac Disco », Lisa Leblanc vient de partager la pépite rock « Whole Lotta Talkin’ ». Grâce à son mélange unique de musique roots, rock, disco, funk et country, Lisa LeBlanc s’impose…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26747 Items)

Excelsior Rocks : le punk et le garage-rock prennent le pouvoir à Jette le 22 août

Le samedi 22 août prochain, la Place Cardinal Mercier à Jette (Bruxelles) se transformera en terrain de jeu pour les amateurs de rock 'pur jus'. Pour première édition, Excelsior Rocks propose une journée 100 % gratuite et un lineup de sept groupes taillés sur le fil du rasoir.

Les Bruxellois de Rumble Pit, piliers locaux du punk 77, ouvriront le bal à 14h. Pour suivre, on pourra découvrir le duo synthpunk allemand Johnny Notebook (15h), les Londoniens de MFC Chicken et leur garage-R&B explosif nourri au saxophone (16h), puis les Américains de Muck and the Mires, sacrés meilleurs garage rockers des USA par Little Steven (17h30).

Au soir, le ton montera encore en intensité : les Barcelonais “Les Rencards” (19h) fusionneront le yé-yé 60’s au punk avec guitares fuzz et textes en français, avant l’arrivée des légendes belges The Kids (20h30). Formés en 1976 à Anvers, les pionniers du punk belge fêteront leurs 50 ans de carrière et offriront aux fans des hits intemporels comme "There Will Be No Next Time", “This Is Rock ’n’ Roll”, etc.

La tête d’affiche revient aux jeunes prodiges londoniens The Molotovs (22h). Le duo frère-sœur Matty et Issey Cartlidge mélange punk, mod et britpop dans la pure lignée de The Jam. Leur album Wasted On Youth (2026) promet un final électrique.

Entre les sets, food trucks (burgers, vegan, glaces artisanales) et un espace 'enfants' animé par les scouts locaux assureront le confort de tout le monde.

La fête se prolongera à l'intérieur, dans le bar de l'Excelsior, avec un dj-set enflammé de Johnny Metteko, un des organisateurs du festival. Notons aussi que c'est DOP Massacre alias DJ Saucisse qui sera le MC du festival: ambiance garantie!

Pour résumer:
Samedi 22 août 2026 – de 14h00 à 23h30
Place Cardinal Mercier 22, 1090 Jette
Entrée libre
Parking gratuit à la gare de Jette (Rue Dupré 15)
Transports : STIB (gare de Jette – bus 88, 14 / tram 19) ou SNCB
After-party au Excelsior Stam Cool Café
Toutes les infos :
site web
-
Facebook.

Organisé par Rockalix asbl avec le soutien de la commune de Jette, Make Trouble Booking et Excelsior Stamcafé.

Une journée de rock brut, accessible et sans chichis au nord de Bruxelles. À ne pas manquer.

Ora Cogan

Concours – 2 x 1 ticket à gagner pour le concert d'Ora Cogan du dimanche 13 septembre 2026 au Botanique à Bruxelles (Rotonde)

Écrit par

Gagnez 2 x 1 tickets pour le concert d'Ora Cogan le dimanche 13 septembre au Botanique à Bruxelles (Rotonde). Cette chanteuse canadienne développe une musique à la frontière du goth country, du folk brumeux et d’un psychédélisme spectral, où s’entrelacent post-punk, groove et ballades traditionnelles. Les fans de Weyes Blood, Chelsea Wolfe et Emma Ruth Rundle vont adorer ! 

Plus d'infos sur https://botanique.be/fr/concert/ora-cogan-elaine-malone-2026

Comment gagner ces tickets (2 x 1 places) ?

Remplissez le formulaire en bas de la page, répondez à la question en soulignant la bonne réponse copiez et collez-le dans votre réponse et envoyez-le à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

(pas d’attachment, il ne sera pas ouvert)

et répondez à la question avant le 9 septembre 2026

1 seul envoi par participant.

 

Le gagnant sera informé personnellement et recevra son billet par e-mail.

***************************************************************************** 

Quel est le titre du nouvel album d’Ora Cogan ?

 

1 - Hard Headed Woman

2 - Formless

3- Oraculum

 

Prénom :

Nom :

E-mail :

 

 

Ronquières Festival 2026 : dimanche 9 août

Écrit par

En temps ordinaire, la situation paraîtrait banale. Pourtant, après des semaines de sécheresse, la fine pluie éparse conserve quelque chose d’irréel. Au lieu d’ouvrir leurs parapluies, les festivaliers tendent les bras pour accueillir ces quelques gouttes.

Comme les deux jours précédents, ce troisième volet réserve autant de place aux découvertes qu’aux artistes confirmés.

Première découverte sur le podium Bâbord : Billie. Si l’hérédité constituait un genre musical, elle pourrait s’y inscrire sans effort.

Fille de Matthieu Chedid, elle choisit pourtant une voie de traverse, loin de l’ombre paternelle, et façonne son propre territoire sonore : un rock au féminin, nourri de guitares saturées et d’une mélancolie franche. Elle grandit très tôt dans un milieu artistique. Dès l’âge de six ans, elle étudie le piano et intègre le chant à son quotidien.

Sur les planches, Billie rejoint une formation dont les musiciennes se consacrent à la basse et à la guitare ; seul le batteur est un homme. Son nom, décliné en plusieurs polices sur la toile de fond, constitue l’unique décor et traduit l’éclectisme revendiqué de sa musique.

Elle chante en français et inscrit ses textes dans une pop légère, adaptée à ce début d’après-midi. Son micro customisé attire l’attention et devient presque un personnage du set.

Guitare électrique en main, elle aborde des thèmes universels qui versent parfois dans la mièvrerie, de la meilleure amie à l’amour « avec un grand A », précise-t-elle. Son écriture cherche néanmoins à dépasser l’intime.

Billie se produit en concert depuis un an seulement, mais maîtrise déjà les codes du live et manifeste une affection particulière pour l’auditoire belge. Jeune et investie, elle accompagne ses chansons d’une gestuelle expressive. Son exigence se vérifie lorsqu’elle reprend un morceau depuis le début, insatisfaite de son exécution.

À l’affiche du Ronquières Festival parmi plusieurs pointures, Billie n’est pas encore une tête d’affiche, mais mérite l’attention. Son aisance, sa présence, son univers pop et son timbre éthéré devraient rapidement la distinguer.

Dix minutes plus tard, votre serviteur gagne le podium Tribord.

Si la Star Academy a rendu Marguerite Dedeyan familière du petit écran, l’épreuve du concert obéit à d’autres exigences.

Révélée lors de la douzième saison, en 2024, puis confirmée l’année suivante par l’EP « Grandir », la jeune Parisienne originaire de Neuilly-sur-Seine arrive à Ronquières sous une étiquette encombrante.

Le décor donne le ton : trois grandes marguerites disposées de part et d’autre se tournent vers le ciel, tandis que de grands yeux peints sur la toile de fond fixent l’horizon. La scénographie reste candide, à l’image du concert.

Le concert débute par « La Fée », puis enchaîne « Les Avions », « Frida », « La Boss », « Snipeuse » et « Crash Test ». Les chansons peinent toutefois à décoller. L’univers et les thèmes demeurent convenus et visent surtout un jeune auditoire.

Marguerite possède pourtant le sens du contact. Elle échange souvent auprès de la fosse, interpelle et sourit. Mais sa manière parfois enfantine de construire le spectacle finit par l’affaiblir : à trop chercher l’adhésion, elle perd en crédibilité auprès des spectateurs les plus aguerris.

Une séquence se distingue néanmoins : sa reprise d’« As It Was » de Harry Styles, convaincante, suggère des pistes artistiques qu’elle gagnerait à approfondir. Sur « Bellevie », « La Maison » puis « Première Dauphine », le ton demeure inchangé.

On retient toutefois un geste généreux : Marguerite interrompt le concert pour signer un autographe à une jeune admiratrice repérée dans la fosse. Cette proximité, elle, paraît sincère.

Le set se conclut sur « Les Filles, Les Meufs », morceau de résilience qui suscite une réponse enthousiaste de la foule.

Généreuse mais encore trop tendre, Marguerite devra affermir son propos pour s’imposer durablement.

Après une heure de concert, Marguerite peine encore à éclore.

Le dimanche du Ronquières Festival devait culminer par la prestation de la Montréalaise Charlotte Cardin, mais un imprévu bouleverse le programme. Atteinte d’une laryngite aiguë, l’interprète de « Feel Good » observe, sur recommandation médicale, un repos vocal strict et annule au dernier moment un concert très attendu en Belgique.

L’organisation dispose de quelques heures pour réagir. L’artiste belge Lost Frequencies, déjà passé par Ronquières en 2024, prend finalement le relais.

Derrière ce nom devenu une marque se cache Felix De Laet, Bruxellois né en 1993. En 2014, son remix d’« Are You With Me », titre du chanteur country Easton Corbin, atteint la tête des classements dans plusieurs pays européens.

Depuis, l’ancien étudiant en sciences économiques à la Solvay Brussels School compte parmi les artistes belges les plus écoutés dans le monde. Entre deep house et tropical house, il collabore notamment auprès d’Aloe Blacc, Calum Scott et James Blunt. Son arrivée transforme ainsi un contretemps en temps fort de la soirée.

La foule massée au pied du DJ indique que ce remplacement satisfait plusieurs milliers de spectateurs.

Les plus attentifs relèvent, pendant le set, un clin d’œil du DJ à l’artiste absente.

Pour votre serviteur, ce quatorzième Ronquières s’achève par le concert d’Iliona ; les artistes suivants, Disiz et Macklemore, évoluent dans un rap auquel il reste peu sensible.

Révélée par « Moins Joli » en 2021, après les EP « Tristesse » (2020) et « Tête Brûlée » (2022), puis par son premier disque « What If I Break Up With You ? » (2025), Iliona figure parmi les artistes à suivre de cette édition 2026.

Le forfait de Charlotte Cardin redistribue les horaires du dimanche. Iliona se produit finalement sur le podium Tribord à 19 h 50, un créneau qui exige une présence solide.

Vêtue d’un petit short, de grandes chaussettes blanches et d’un diadème, Iliona cultive une esthétique de femme-enfant qui constitue sa signature visuelle.

Deux objets occupent le fond du décor : une imposante chaussure rouge et ce qui ressemble à un lecteur MP3 géant, vert. Leur signification demeure difficile à saisir et leur cohérence échappe encore à votre serviteur.

Iliona n’est pas la seule femme sur les planches : des musiciennes assurent la basse et la batterie, ce qui prolonge son parti pris visuel.

La fosse s’est pourtant clairsemée : seule une poignée de spectateurs reste. Iliona ne fédère-t-elle pas encore assez, ou l’heure du repas détourne-t-elle la foule de ce créneau réaménagé ? Impossible de trancher.

La comparaison vient naturellement : Iliona rappelle Lio par sa posture, son jeu de séduction et jusque dans son grain de voix. La filiation esthétique paraît nette.

Sur le fond, malgré son investissement, l’artiste ne convainc pas pleinement. Son tour de chant en français manque d’élan ; des compositions comme « Le Lapin » ou « Club Penguin » accentuent cette impression. Sa proposition semble surtout destinée à de jeunes enfants et aux parents qui les accompagnent.

Le rendez-vous paraît donc manqué : les intentions esthétiques ne compensent pas une écriture encore trop légère pour ce créneau.

Cette édition s’achève néanmoins sur un bilan plutôt positif. Il faut saluer le choix de programmer de nombreux artistes belges plutôt que de poursuivre à tout prix une tête d’affiche internationale. L’invitation surprise de Will Smith lors de l’édition précédente avait pesé sur un budget déjà serré, sans convaincre pleinement sur le plan artistique.

Le pari se révèle payant : Oscar and the Wolf, Adèle Castillon, Suzane, Roméo Elvis et Hooverphonic rappellent que la Belgique dispose de suffisamment de talents pour nourrir plusieurs éditions centrées sur sa propre scène musicale.

Le choix des podiums et des espaces annexes mérite aussi une mention. Repensé, le site offre davantage de respiration et facilite nettement les déplacements, loin de la cohue reprochée à certaines éditions précédentes. Cet aménagement améliore concrètement l’expérience festivalière, au même titre que la programmation.

Certaines voix émergentes convainquent moins. L’ambition et la présence ne suffisent pas toujours à compenser des moyens vocaux limités. Cette tendance interroge la place accordée à la promesse plutôt qu’à la maîtrise. Malgré une organisation rigoureuse, Ronquières n’échappe pas entièrement à cette évolution, partagée par de nombreux festivals.

(Organisation : Ronquières Festival)

Ronquières Festival 2026 : samedi 8 août

Écrit par

En ce samedi estival, quelques noms éveillent, sinon un intérêt particulier, du moins la curiosité. Comme la veille, les prestations oscillent entre l’excellent et le très médiocre sur les différents podiums du festival de Ronquières.

Il est un peu moins de 16 heures lorsque l’auditoire découvre une jeune femme frêle au pied du podium Tribord. C’est ISE.

Si un nom s'affichait, en cette seconde journée, en lettres jaune et orange sur l'écran géant du plan incliné, assez grandes pour qu'on ne puisse s'empêcher d'y lire une forme d'urgence, c'est bien celui d'ISE.

À vingt ans à peine, la jeune Limbourgeoise suit déjà un parcours rapide : victoire à ‘De Nieuwe Lichting’ de Studio Brussel en 2024, passages remarqués à Rock Werchter, Pukkelpop, Sziget et Best Kept Secret, premières parties de Hozier et Gavin DeGraw, puis sortie, en début d’année, de son premier elpee, « Suitcase Child ». Le disque-titre évoque une enfance partagée entre deux maisons, une petite valise à la main. Sur le podium, ce récit rejoint celui d’une artiste qui enchaîne les grandes affiches du royaume.

Entourée d’un quatuor, la jeune chanteuse ouvre son set sur « Powerless » et « Just A Lie ». Les nappes de synthé adoucissent une musique qui repose surtout sur la guitare et la rage.

Certains effets de guitare — réverbérations suspendues et delays qui prolongent la note — rappellent The Haunted Youth, autre habitué des podiums belges qui érige la pédale d’effets en instrument à part entière.

La voix frappe surtout, tout comme une présence scénique déjà mûre. Son grain rauque et sa façon de reculer avant d’attaquer un refrain évoquent Dolores O’Riordan. ISE associe fragilité apparente et force contenue. Son écriture rappelle aussi 10,000 Maniacs par cette manière très nineties d’unir mélodie limpide et texte sensible, sans éloigner la pop de la gravité.
« Goodbye Letter », titre de la percée et de la victoire à ‘De Nieuwe Lichting’, clôt le set sur une note mélancolique. Les nappes de synthé allègent l’ensemble sans diluer l’esprit rock. L’écriture conjugue ainsi énergie brute, mélodie et guitares aériennes.

L’attention résistera-t-elle à l’effet de nouveauté ? Au regard de la ferveur de la foule, qui danse et chante, ainsi que de la maturité de la jeune femme, ISE semble disposer des atouts nécessaires pour poursuivre sa route au-delà du pays.

Certains retours surprennent. Douze ans après « Zinzin » (2013) et une longue éclipse, Jeronimo retrouve un grand podium sous le ciel estival de Ronquières.

Ce retour relance une question : Jeronimo paraissait-il définitivement retiré ? Après plusieurs années de silence, ce nom lui rend une identité directe que ses autres projets — Raid Aérien, Everyone Is Guilty ou Thamel — n’offraient pas de la même manière.

Sa trajectoire alterne exposition et retrait : succès critique au début des années 2000, disparition volontaire, retour discret, puis nouveau silence. À 53 ans, le musicien revient sur les planches sans chercher à effacer ces intermittences.

Ses guitares chargées de réverbération et de vibrato rappellent la fin des années 1980. Ce son de jeunesse relève autant de la mémoire que d’un choix esthétique. Son parcours, né dans le vivier artistique liégeois de cette époque, conserve une urgence rugueuse et un goût pour les marges.

Pendant ces années d’éloignement, l’artiste continue pourtant de jouer et multiplie les projets collectifs : Saint André, The Engines of Love ou les Loved Drones, auprès de Miam Monster Miam. Ces formations lui permettent de rester musicien tout en partageant le poids d’une identité publique.

Sur le podium, Jeronimo s’appuie désormais sur une formation élargie : Guillaume Vierset, Gaëtan Streel, Laeticia Collet, Jérôme Danthinne et Charlotte Lamby. Ce nouveau line-up revisite des classiques réarrangés et renouvelle leur dynamique.

Ce retour s’appuie sur un nouvel opus, « La difficulté des rêves », paru en avril. Le disque naît de prises brutes enregistrées dans une pièce transformée en studio sous les toits d’une vieille ferme. Ce cadre marque autant le processus que les aspérités acoustiques du résultat.

L’objet paraît presque sans structure de soutien : aucune major et un pressage artisanal. Après l’expérience accumulée, publier un long playing de cette manière relève autant d’une liberté retrouvée que d’une nécessité. Le répertoire provient d’un ensemble abondant de morceaux, ensuite resserré jusqu’à n’en garder qu’une poignée.

Plus profondément, que signifie « La difficulté des rêves » au sens le plus littéral ? Quels sont les rêves que le Jeronimo d’hier n’a pu voir aboutir ?

Entre les ambitions de jeunesse et la réalité de l'industrie, le fossé s'est creusé avant d'être comblé par une acceptation apaisée.

Sur cet elpee, la musique précède les textes. Werner Moron, plasticien et non-musicien, intervient alors comme déclencheur. Son regard extérieur rompt les automatismes d’une écriture solitaire, où l’auteur maîtrise habituellement chaque étape.

Malgré la présence d’un auditoire nombreux, la fosse conserve de larges espaces. La proposition de Jeronimo peine manifestement à trouver sa place dans la programmation du festival.

Sur la pelouse de Ronquières, la setlist relie le passé au présent tandis que l’artiste revisite plusieurs étapes de sa vie.

De « Dans l’infini des premières fois » à « Un été inoubliable » et « A Monaco », le choix des morceaux convainc. Les guitares grondent tandis que les percussions impriment leur élan.

La setlist réserve toutefois une déception : « Irons nous voir Ostende ? » est écarté, au regret des fans de la première heure qui attendaient cet hymne en concert.

L’émotion emprunte ensuite un autre chemin. Jeronimo interprète « Un avion pour Londres », présenté comme un ‘invité spécial parmi nous’, en hommage à Marc Morgan. La reprise exprime une tendresse retenue et salue une figure fraternelle de la musique belge.

Car si le long playing doit beaucoup aux longues promenades méditatives avec sa fille Jeanne, une genèse intime maintes fois racontée, on se prend à songer aux secrets de fabrication. Y a-t-il une ligne précise de ce nouveau répertoire qu'il ne pourrait pas encore lui expliquer, un pan de vie trop abrupt pour des oreilles filiales ? Peut-être bien.

Lorsqu’il quitte l’estrade sous les acclamations, le chemin parcouru apparaît clairement. « La difficulté des rêves » témoigne d’une inspiration restée vive, désormais moins pressée et plus durable.

Après cette séquence, Fatal Bazooka prend possession de Tribord.

Projet musical humoristique incarné par le comédien français Michaël Youn, Fatal Bazooka se produit notamment en compagnie de Vincent Desagnat et Benjamin Morgaine.
Trouvant son origine en 2002 dans un sketch du Morning Live sur M6, le projet est notamment connu pour ses singles « Fous ta cagoule » (2006), « Mauvaise foi nocturne », « J'aime trop ton boule », « Trankillement » et « Parle à ma main » (2007).

La foule se presse en masse. Le succès populaire du projet confirme l’attrait d’un divertissement immédiat, même si sa valeur musicale reste discutable.

Lorsque votre serviteur s'extirpe du point presse, le concert de Pommelien Thijs a déjà débuté.

Le festival de Ronquières mêle les genres, bouscule les habitudes et alimente chaque année les discussions parmi les festivaliers.

Cette édition ne déroge pas à la règle : la venue de Pommelien Thijs divise. Certains festivaliers contestent sa place à l’affiche ; d’autres saluent l’accueil d’une figure majeure de la pop actuelle. Attendue ou critiquée, l’artiste de 24 ans suscite le débat.

Dès les premières notes d’« Ik Moet Gaan », l’artiste flamande investit le podium. Sa voix éraillée et incisive rappelle l’énergie frondeuse d’Avril Lavigne et donne à ses mélodies une tonalité adolescente.

La scénographie repose sur un grand escalier placé au centre de l’estrade. Pommelien Thijs le parcourt sans relâche pendant des titres pop-rock tels qu’« Entertainment » et « Erop of eronder ».

Cet élément structure l’espace et rythme chaque morceau, de la douceur de « Meisjes van honing » à la tension de « Tegenwoordige tijd ».

Entre deux titres, de « Het beste moet nog komen » à « Authentiek », elle s’adresse naturellement à la foule en français comme en néerlandais. Cette aisance linguistique renforce le lien entre les deux communautés.

Au fil d'une setlist menée tambour battant, traversant les éclats de « Zilver », le magnétisme de « Medeplichtig », les questionnements de « Cassandra » ou encore l'interpellation directe de « Ben je klaar ? », le public se prend au jeu.

Quand retentissent les dernières notes d’« Atlas », la conclusion s’impose : malgré les réserves, Pommelien Thijs défend une pop énergique qui trouve sa place sur les grands podiums d’été.

Rilès grimpe ensuite sur le podium de Tribord. Il se distingue de nombreux artistes français par un répertoire entièrement chanté en anglais, où le hip-hop croise la soul, le RnB et le gospel.

S'il aborde des thématiques variées (l'amour, sa santé mentale, sa volonté de réussir, son histoire personnelle), le rappeur entretient un rapport particulier au temps. Au cours de son œuvre, il a disséminé une énigme autour de cette notion dans plusieurs titres et clips, toujours non résolue à ce jour. Véritable autodidacte, il enregistre, produit et mixe tous ses projets depuis sa chambre rouennaise, accumulant plus de 300 millions de vues et de streams.

Cheveux hirsutes, précédé d’un chant guerrier, le trublion entame son tour de chant. Une horde de danseurs envahit rapidement l’estrade, court, virevolte et bondit.

Et à l'instar de la prestation remarquée de Suzane lors de cette édition, le concert de Rilès laisse un goût pour le moins mitigé, oscillant rapidement entre l'attente polie et l'ennui manifeste.

Le constat apparaît vite : les danseurs occupent l’espace et soutiennent le spectacle par une chorégraphie millimétrée, tandis que l’artiste peine à habiter l’immensité du décor. L’intérêt visuel du set repose donc surtout sur sa troupe.

La prestation aurait pu apporter une respiration durant cette après-midi moite. Elle s’étire pourtant et devient monotone. Une dynamique répétitive et le manque de relief musical en direct empêchent le concert de décoller.

Pour réveiller un parterre gagné par la torpeur, le show se termine sur une séquence déroutante. Rilès invite deux spectatrices à le rejoindre sur l’estrade, puis les laisse plusieurs minutes sans indication claire. Elles errent sous les regards amusés ou gênés de l’assistance.

Pour conclure, Rilès retire sa veste en cuir, reste torse nu et saisit une guitare électrique. Cette dernière pirouette rock’n’roll, surtout visuelle, n’efface pas l’impression d’un concert inégal et trop long.

Pour conclure la soirée, direction le frontstage afin d’assister au concert de Suede, nouveau contraste dans la programmation de Ronquières.

Lorsque Suede monte sur les planches, la faible affluence surprend au regard de la renommée internationale de la formation et de sa place dans l’histoire de la britpop.

Les premiers rangs sont remplis et l’ambiance répond présente, mais le band joue devant une foule clairsemée. Les Anglais n’en livrent pas moins une prestation solide.
Le spectacle sollicite autant les oreilles que les yeux. Un écran placé derrière les musiciens diffuse textes et images au rythme des chansons, renforçant la dimension théâtrale du concert.

Visuellement, la formation montre le passage des décennies : ses musiciens affichent l’expérience de vétérans des planches, à l’exception de la percussionniste, plus jeune que ses partenaires.

Dès l’ouverture, « Disintegrate » donne le ton, avant que « Trash » et « Animal Nitrate » n’accentuent la tension.

Après ces morceaux vigoureux, le concert change de registre sur « Personality Disorder ». Cette ballade piano-voix met en valeur Brett Anderson et les nuances sombres de son timbre, qui évoque Nick Cave. À l’écran, les poses monochromes d’une jeune femme prolongent l’atmosphère du titre.

Suede alterne ensuite les climats. « June Rain », interprétée délicatement, précède une descente de Brett Anderson dans la fosse, où il salue une spectatrice au premier rang.

Les moments plus légers rappellent l’énergie du leader. Pendant « Filmstar », Anderson fait tournoyer le câble de son micro comme un lasso.

Aux dernières notes de « Beautiful Ones », l’auditoire, peu nombreux mais conquis, mesure la qualité de la prestation. Suede n’occupe peut-être plus la même place médiatique qu’autrefois, mais ses compositions et l’engagement de Brett Anderson distinguent encore le band.

La nuit couvre désormais la plaine du Ronquières Festival. Une grande partie des festivaliers quitte les lieux. Bâbord ou Tribord : deux podiums, deux dernières options pour achever la soirée.

(Organisation : Ronquières Festival)

Lokerse Feesten 2026 : vendredi 7 août

Écrit par

Lokeren bat son plein. Les passants se croisent sur les trottoirs pavés, tandis que les terrasses et la foire attirent une foule nombreuse. Une file d’une centaine de mètres se forme aussi devant l’entrée de l’autre festival, le gratuit Fonnefeesten. Bien que cette soirée des Lokerse Feesten n’affiche pas complet, il faut se frayer un passage dans les rues étroites qui longent le site avant d’y entrer.

Régionaux de l’étape et lauréats du concours de talents ‘De Nieuwe Lichting’ de Studio Brussel, Sons ouvrent la soirée et conquièrent rapidement l’auditoire. Les premiers pogos de la journée s’enclenchent — ce seront aussi les derniers, tant les premiers rangs se densifient ensuite. Leur garage rock décape toujours, quelque part entre Osees et Ty Segall. Comme d’habitude, le band rejoint la foule pour l’une de ses compositions.

L’ambiance retombe ensuite d’un cran lors de l’arrivée d’Anna Calvi. Après un long solo de guitare, la batterie lance « Rider to the Sea », qui ouvrait déjà son premier disque en 2011. Salué par la critique, celui-ci précède un opus plus discret en 2013, puis un troisième moins convaincant en 2018. Ce soir, sa chevelure blonde et le décor ocre, tirant parfois vers le rouge, s’accordent au coucher du soleil. L’interprète occupe le centre du podium, tandis que son batteur et sa claviériste restent en retrait, de part et d’autre des planches. L’auditoire réagit peu, faute d’échanges. Il faut attendre « Desire », à mi-parcours, pour voir l’atmosphère s’animer. Sur « Don’t Beat the Girl Out of My Boy », Anna libère toute sa puissance vocale, puis reprend « Strange Weather » qu’elle a écrit en compagnie de David Byrne. En final, « Wish » multiplie les riffs de guitare, joués à bout de bras ou à genoux au bord de l’estrade. Anna Calvi quitte ensuite les lieux sobrement. Si au fil du temps, le concert a gagné en intensité et séduit par sa voix haut perchée ainsi que ses compositions, un ou deux musiciens supplémentaires ou davantage d’échanges auraient mieux servi ce format de grand festival.

Direction le Club Studio Brussel, deuxième espace plus intimiste qui réserve chaque année de bonnes surprises. HIQPY le confirme ce soir. La formation multiplie les apparitions en festival, du Suikerrock à Pinkpop, en passant par Werchter. La foule remplit l’espace devant le podium et gagne même les escaliers et les estrades latérales. La chanteuse précise rapidement que le quatuor vient d’Amsterdam — l’accent néerlandais ne laisse guère de doute. Leurs compositions s’orientent pourtant vers le shoegaze, tandis que l’attitude du guitariste évoque un univers situé entre Hole, pour l’énergie rock de sa chanteuse blonde, et la dream pop de leurs voisins de Tramhaus. Des morceaux tantôt juvéniles et pop, tantôt plus nerveux et abrasifs s’enchaînent sans temps mort. Une formation à suivre, qui apporte un souffle neuf à cette petite salle principalement consacrée aux DJ sets ce soir.

Les années semblent épargner Suede, tout comme son leader Brett Anderson, dandy svelte. Des cohortes de fans de longue date se pressent derrière les barrières de la grande scène. Certaines imaginent le chanteur les enlacer pendant « June Rain ». Le concert démarre en force par « Disintegrate », titre d’ouverture de leur dixième et dernier opus, « Antidepressants », paru fin 2025. Suivent les succès de leur période de gloire, « Trash » et « Animal Nitrate », puis « Personality Disorder », extrait du précédent long playing, « Autofiction », sorti en 2022. Brett Anderson s’y jette au sol et conserve cette position durant « The 2 of Us », longue ballade soutenue d’abord par la claviériste, puis par le guitariste. Le contraste apparaît alors entre les deux périodes de la formation : les tubes pop glamours du milieu des nineties et le post-punk plus marqué des deux derniers elpees. Le leader et ses musiciens, tous vêtus de noir, soulignent encore cette évolution. « She Still Leads Me On », guidé par la basse, rend hommage à la mère de Brett. Le chanteur invite la foule à applaudir les mamans, puis sollicite de nouveau ses mains lors du final « Beautiful Ones », dont les ‘la, la, la, la’ sont repris en chœur. Après un dernier bain de foule au contact des premiers rangs, il conclut : ‘Lokerse Feesten, you are beautiful’.

La popularité d’Editors, en Belgique, reste une énigme. Alors que la formation joue dans des salles intimistes comme le 106 à Rouen, le Palladium à Cologne ou le Razzmatazz à Barcelone, elle se produira au Sportpaleis d’Anvers début 2027. La foule se densifie encore et l’accès au podium devient difficile. Le concert débute vigoureusement par « The Racing Rats » et « Munich ». Comme chez Suede, la diversité des compositions parcourt les différentes périodes et les disques du band. Cette maîtrise, parfois trop poussée, rend toutefois l’ensemble prévisible et minuté. À l’inverse de Brett Anderson, Tom Smith limite ses interventions à quelques formules polies. « No Harm » et « An End Has a Start » rompent néanmoins cette monotonie, avant l’inévitable « Papillon » en clôture.

Il est déjà une heure du matin, mais une centaine d’amateurs d’électro rejoint encore le Club Studio Brussel pour (Miss) Kittin. La DJ française maintient éveillée une fosse clairsemée mais réceptive. Forte de vingt-sept ans de carrière et d’une notoriété acquise en France comme à l’étranger, notamment en Allemagne, Caroline Hervé maîtrise l’art d’enchaîner ses classiques techno et electroclash.

En quittant le site, un dernier regard vers la scène principale révèle le contraste que propose le DJ set de Stijn Van de Voorde et Otto-Jan Ham. Plus convenu, voire franchement brutal, il évoque le grand bal populaire d’un village de Flandre. Le signal est clair : après une journée bien remplie, il est temps de regagner ses pénates.

Les photos du festival sont

(Organisation Lokerse feesten)

SONS, ANNA CALVI, HIQPY, EDITORS, KITTIN, Stijn Van de Voorde, Otto-Jan Ham.

Ronquières Festival 2026 : vendredi 7 août

Écrit par

Il y a quelques années, les problèmes de mobilité menaçaient la pérennité du Ronquières Festival. Cette année, les organisateurs privilégient la fluidité des déplacements sur le site.

La disposition du site a donc été revue dans son ensemble. Autrefois éloignées, les scènes « Babord » et « Tribord » se trouvent désormais côte à côte. Cette proximité facilite le passage de l’une à l’autre et limite les mouvements de foule. L’espace en pente, jadis occupé par une scène, accueille désormais des milliers de festivaliers sur l’herbe, le temps d’une pause ou d’un concert.

Les espaces dédiés aux boissons et à la nourriture ont eux aussi été repensés, désormais concentrés aux endroits les plus stratégiques.

Le principe du festival demeure inchangé : offrir convivialité et détente.

Lorsque votre serviteur rejoint le parterre, Léo Meynard, alias St Graal, s’apprête à terminer sa prestation.

Ce retour compte pour l’artiste : en 2023, une météo particulièrement capricieuse avait entraîné l’annulation de son concert. Il revient donc prendre sa revanche.

Révélé pendant le confinement grâce à des vidéos virales sur TikTok, puis distingué par le Prix du public aux Inouïs du Printemps de Bourges en 2022, il compose seul, sur ordinateur, une électro-pop romantique et dansante, représentative de la nouvelle chanson francophone. Après « Pulsions » et « Le Cœur qui cogne » (2022), il publie « Les Extraordinaires Histoires d’Amour de St Graal » (2024), puis « Les Dernières Histoires d’Amour de St Graal » (2026).

Durant quarante minutes, le jeune artiste, seul sur les planches, alterne synthé et guitare pour tenter de réveiller un auditoire encore apathique.

Ses compositions, marquées par une écriture pop contemporaine accessible, ne suffisent toutefois pas à sortir la foule de sa léthargie.

Est-ce l’horaire qui est en cause ? Le manque de consistance des compositions ? Dans tous les cas, le résultat global reste en deçà des attentes.

La seule véritable surprise survient en fin de prestation, lorsque le gaillard et son équipe — sa sœur comprise — brandissent une armada de pistolets à eau, pour le plaisir de ceux qui se massent aux premiers rangs.

Et si la musique n'était pas simplement destinée à être écoutée, mais plus largement à être partagée, dansée et… arrosée ?

Tribord toute ! Adèle Castillon baigne dans la musique depuis son plus jeune âge. Alors qu'elle n'a que 13 ans, elle compte déjà des millions de vues grâce à des vidéos qui font la part belle au second degré et à l'autodérision.

Forte de ce succès, elle publie dès 2018 « Amour plastique » aux côtés de Matthieu Reynaud, son compagnon dans la vie comme sur les planches. Un premier elpee, « Euphories », paraît ensuite sous le nom de Videoclub, avant leur séparation en 2021. Ne dit-on pas que les histoires d’amour finissent mal, en général ?

Elle est accompagnée de deux lascars : l'un se charge des fûts, tandis que l'autre se partage entre la six-cordes électrique et les nappes de synthé.

Pour seul décor trône, sur la grande toile posée en fond de scène, un ersatz de trousseau de clés géant dont on distingue notamment un cœur rouge et ce qui ressemble à un « I » de couleur bleue.

Adèle entend surprendre l’auditoire. Elle entame le premier morceau depuis les coulisses : « Amour plastique », évocation d’une histoire musicale passée — mais tout à fait révolue ?

Dans des élans mélancoliques et des textes intimistes, tels « Alabama » ou « Gabrielle », l’artiste exprime l’amour et la déception. Miss Castillon transforme ainsi son hypersensibilité en force.

L’artiste propose « Sensations », composition éponyme, pop, colorée et subtilement dansante. Le récit demeure pourtant tragique : elle y raconte son addiction aux opiacés, commencée fin 2019, puis la cure de désintoxication suivie au début de 2023. La chanson agit comme un pansement.

Adèle est une artiste fragile, espiègle et remplie d'amertume. Entre espoirs et amour déchu, elle s'épanche sous des allures positives, même lorsqu'elle reçoit ce « SMS », résumant trois ans d'amour et annonçant une rupture et, dans la foulée, la dernière chanson de la carrière de Videoclub. Une idylle qui prend fin, mais donnera naissance à une carrière tout aussi riche qu'intéressante.

La fan base est bien représentée : les jeunes reprennent aisément chaque refrain. La chanteuse enchaîne sur un titre inédit, « Été avec toi », où sa signature vocale sert un propos destiné aux plus romantiques.

Dans une ambiance euphorique, la demoiselle conclut sur « En boucle », titre paru en 2025 en featuring auprès de GP Explorer et Zamdane. La voix nouée, elle demande si l’être aimé pense encore à elle. Une question demeure : peut-on se remettre de son premier amour ?

Le bateau tangue : il faut virer de bord vers Babord !

Si Suzane a bâti sa notoriété sur un discours engagé et une gestuelle habitée, son passage au Ronquières Festival aura surtout confirmé un déséquilibre : impossible de nier la force visuelle du spectacle, tout aussi impossible d'ignorer sa fadeur musicale.

De son vrai nom Océane Colom, l’Avignonnaise se révèle dès 2019, avant même la sortie de son premier elpee. « Toï Toï » paraît l’année suivante et lui vaut la Victoire de la révélation scène. « Caméo » (2022) confirme ensuite une écriture consacrée aux violences sexistes et sexuelles, à l’homophobie ordinaire et aux assignations de genre. Comme Angèle ou Hoshi, elle appartient à une génération de chanteuses pop qui transforme les planches en espace de témoignage autant qu’en plateau de variétés. Sa récente collaboration auprès de Grand Corps Malade, où elle adopte le point de vue d’un homme le temps d’un slam à deux voix, élargit encore sa notoriété.

Le décor de Ronquières affiche pourtant de l’ambition : une estrade à deux niveaux facilite les déplacements de la chanteuse, sous des rampes LED.

Suzane se produit en compagnie d’une armada de danseuses, toutes coiffées d’une perruque rousse.

Des bandes assurent l’accompagnement musical et laissent la première place à la chorégraphie.

Et de chorégraphie, il en sera question tout au long du set. Sur « Mouvement », « Dégaine » ou « Virile », les corps oscillent entre brusquerie et retenue, comme pris dans des contraintes invisibles ; sur « Champagne », c'est une table installée au centre du podium que Suzane escalade, entourée de ses choristes, pour un moment de satire sociale mordante.

Difficile de contester que la mise en scène, sur le plan strictement visuel, tienne la route ; c'est même là que le spectacle trouve sa vraie cohérence.

Mais le presque sans-faute chorégraphique ne suffit pas à sauver la prestation musicale, restée en net retrait. Le set, sur « Marche ou rêve », « Un sens à tout ça » ou « Au grand jour », peine à convaincre au-delà de l'électro-pop de circonstance ; et si « Je t'accuse » - titre frontal sur les violences sexuelles - ou « T'as raté » cherchent à électrifier le propos, l'ensemble reste froid, sans relief, parfois même soporifique à s’en décrocher la mâchoire.

Alors que « Millénium » esquisse le portrait d'une génération fatiguée et lucide, « Humanoïde » s'en prend au monde algorithmique, « Lendemain de fête » referme le set sur un appel à vivre avant qu'il ne soit trop tard : les intentions sont là, l'exécution beaucoup moins.

Reste que Suzane s'adresse avant tout à sa base, un public acquis d'avance, davantage happé par le geste et le symbole que par l'exigence de l'écriture ou de l'interprétation ; un public qui, précisément, n'attend pas la même rigueur qu'ailleurs.

Gestuelle, générosité et geste politique : Suzane aura eu ce triptyque pour elle à Ronquières. La musique, en revanche, restera à quai.

Et oui, parfois, en festival, la forme l'emporte sur le fond !

Il est un peu moins de 20 heures lorsque Roméo Elvis, enfant prodige du rap belge, foule l’estrade, entre ferveur populaire et ambiguïtés persistantes.

Si la présence de Roméo Elvis sur l'affiche du Ronquières Festival avait de quoi réjouir ses inconditionnels, elle n'a pas manqué de raviver un malaise plus embarrassant. Six ans après avoir reconnu publiquement des attouchements sur une jeune femme dans une friperie bruxelloise - des faits qu'il avait lui-même qualifiés d'inappropriés avant de présenter ses excuses, le rappeur continue de fouler les plus grandes scènes du pays comme si de rien n'était. Un contraste frappant quand on sait qu'ailleurs, l'industrie musicale n'a pas toujours fait preuve de la même mansuétude. Cet été encore, Patrick Bruel a dû renoncer à l'ensemble de ses dates estivales - y compris en Belgique - sous la pression des organisateurs eux-mêmes, tandis que plusieurs DJ techno, dont le Belge Odymel, voyaient leur nom rayé des line-up après des accusations comparables. Deux poids, deux mesures, qui posent une question dérangeante : l'éthique a-t-elle encore voix au chapitre face à la garantie de faire vendre des tickets ?

Ronquières, en tout cas, a tranché : la tête d'affiche a été maintenue envers et contre tout.

Escorté d’un acolyte aux platines, préposé au scratching, Roméo Elvis investit le podium Tribord pour son unique date de l’été.

Dès les premières mesures, un étrange personnage vert, animé et projeté en fond de scène sur l'écran géant, souhaite la bienvenue aux festivaliers massés devant le Plan incliné ; une mise en scène espiègle qui plante d'emblée le décor d'un show pensé comme un spectacle total.

L'entrée est fracassante : « Drôle de question », à la sèche, claque comme une évidence, et confère instantanément à l'artiste une forme d'aura auprès d'un public déjà acquis à sa cause.

La suite parcourt un vaste répertoire. Angèle étant absente ce soir-là, Roméo Elvis confie à la fosse le soin de la remplacer le temps d’une reprise improvisée de « Tout oublier » (2018), extrait de « Brol », premier opus de la chanteuse, couronné notamment par une Victoire de la musique.

Et puisqu'on reste en famille, ou presque, le jeune homme enchaîne avec un « Ceiling » du feu de Dieu — une démarche qui n'a sans doute rien d'anodin, ce titre ayant fait l'objet d'un duo avec le projet pop Oscar and the Wolf, mené par Max Colombie, qui se produira justement plus tard dans la soirée. Sonorités lumineuses, refrain festif, alternance entre anglais et français : le morceau fait mouche.

À travers ce spectacle, les aficionados découvrent un Roméo Elvis entraînant, plein de ressources, et bénéficiant d'un capital de sympathie rarement observé sur les planches de Ronquières.

L'artiste sait aussi se faire touchant : l'hommage à son grand-père disparu, reflété par « 300 (Henri) », déjà interprété lors de sa session live pour Colors, cueille littéralement l'assistance. À la fin du morceau, Roméo Elvis modifie les paroles pour adresser ses adieux à son grand-père, prénommé Henri, alors en fin de vie, confiant au public avoir voulu, par ce geste, lui offrir la plus belle façon de dire au revoir. Le silence qui suit en dit long.

Jusque-là, seule la fan base massée devant le frontstage semble pleinement réceptive. L’artiste change alors de registre et invite un cercle plus large de festivaliers à participer à plusieurs pogos, à condition qu’ils se déroulent dans le respect et la bonne humeur.

Alors que les températures estivales commencent à s'estomper, Roméo Elvis, lui, proclame l'inverse par le biais de « Chaud », dont le refrain entêtant clame une envie de mettre le feu, à qui voudra bien s'y frotter. Le public, à son paroxysme, répond en chœur.

C'est alors que l'artiste choisit d'évoquer la douloureuse période des attentats avec « Morale » (2015), premier jalon d'une trilogie devenue culte aux côtés de « Chocolat » (2019) et « Tout Peut Arriver » (2022). Il y questionne l'état d'esprit, la santé mentale, les remises en question personnelles, les doutes de la jeunesse et la dualité entre choix de vie et conscience, le tout enrobé d'une bonne dose d'autodérision, à l'instar d'un Damso ou d'un Caballero dans leurs moments les plus introspectifs.

Le set s'achève en douceur. Ironie du sort, un Roméo Elvis pourtant au mieux de sa forme referme la boucle sur « Malade », extrait de Chocolat (2019), où il chante, non sans autodérision, le mal de tête que lui inflige cette histoire qui le rend malade. Sympa, en effet. 

Avant de quitter l’espace sous les applaudissements, le Bruxellois annonce à l’auditoire un nouvel opus pour 2027 et confie que Ronquières représente la date la plus importante de sa tournée.

Grâce à son flow hypnotique et ses textes caustiques, dispensés d'un baryton puissant sur un ton nonchalant, le Bruxellois de souche s'est amusé à dévoiler ici et là des pans de vie et des états d'âme que seuls les vrais fans apprécieront, mais qui lui permettent de revenir aux fondamentaux. D'autres y verront plutôt le reflet d'un ego surdimensionné et une forme de narcissisme qui semble bien lui coller à la peau.

Ferveur, énergie et ambiguïté : la Belgique aura, une fois de plus, tout pardonné à son enfant terrible.

Autre lieu, autre style. Hooverphonic au Ronquières Festival, aucun doute, c'est la grâce intacte d'une valeur sûre !

Si une formation résume trente ans d’évolution de la pop belge, c’est sans doute Hooverphonic. Né en 1995 à Saint-Nicolas, le trio d’Alex Callier et Raymond Geerts se forge un nom dès 1996 grâce à « 2 Wicky », titre retenu pour la bande originale de « Stealing Beauty » de Bernardo Bertolucci et présent sur son premier opus, « A New Stereophonic Sound Spectacular » (1996).

Depuis ce trip-hop originel, d’une froideur élégante, le trio évolue vers une pop orchestrale et cinématographique. Plusieurs disques jalonnent ce parcours : « Blue Wonder Power Milk » (1998), « Hooverphonic Presents Jackie Cane » (2002), « No More Sweet Music » (2005) et « Reflection » (2013). « Mad About You » (2000), extrait de « The Magnificent Tree », devient entre-temps un classique transmis d’une génération à l’autre.

Après son passage à l’Eurovision en 2021 pour « The Wrong Place », le combo renoue récemment avec ses racines électroniques grâce à « Fake Is The New Dope » (2024).

À Ronquières, Hooverphonic choisit le dépouillement : décor minimaliste, lumières sobres et peu d’artifices. Des instruments à cordes enrichissent toutefois l’ensemble et soulignent la dimension cinématographique des compositions.

Au centre de ce dispositif : Geike Arnaert, la voix historique du groupe, pour le plus grand bonheur des fans présents ce soir-là. Classieuse, toute de noir vêtue, elle impose d'emblée une présence scénique sobre et magnétique, à des lieues des artifices habituels des grandes scènes de festival.

L'entame, confiée à « 2 Wicky », plante immédiatement le décor feutré du concert. Se succèdent « The Wrong Place », « You Love Me to Death », « Hiding in a Song » et « Anger Never Dies », qui déroulent un fil conducteur tout en contrastes : tantôt lumineux, tantôt sombre, jamais prévisible. « Romantic » et l'incommensurable « Eden » viennent ensuite creuser ce sillon mélodique, avant un sommet suspendu dans le temps : « Vinegar & Salt ».

Le morceau cueille littéralement l'assistance, enrichi par une voix de Geike Arnaert d'une précision inouïe, frôlant par instants l'extinction. Un fragile équilibre, tenu de bout en bout, qui vaut à lui seul le déplacement.

« Jackie Cane » et « The Night Before » relancent la mécanique avant l'un des moments les plus attendus de la soirée : « Mad About You », repris en chœur par un public conquis d'avance. « Badaboum » et « Amalfi » poursuivent sur cette lancée.

« Sometimes » referme doucement la parenthèse avant que « The World Is Mine » ne vienne clôturer le concert sur la note la plus rythmée de la soirée, entraînant un public jusque-là recueilli dans un déhanché collectif et joyeux.

Un set efficace et d’une grande précision.

À l'heure du bilan, difficile de ne pas ranger cette prestation parmi les plus belles de la journée. Grandes envolées, riches contrastes, touches subtiles et mélodie envoûtante : Hooverphonic aura une fois de plus prouvé que la pop peut se faire cinéma sans jamais perdre en intensité.

Sobriété, précision et émotion : la formule, décidément, n'a pas pris une ride.

Last, but not least, Oscar and the Wolf se chargera de l'extinction des feux avant que la musique électronique ne prenne le relais aux quatre coins du site.

Si le loup hurle à la lune avant de chasser sa proie, celui qui gagne le podium de Ronquières semble surtout avoir convié l’orage. En fond de plateau, de gros nuages sombres restent suspendus, contrastant fortement avec la douceur de la soirée d’été.

Max Colombie, à la ville, chanteur de synthpop belge, a toujours eu le sens du contraste : après avoir gravé deux EP remarqués, il sortait en 2014 un premier long playing baptisé « Entity », d'abord au Benelux puis dans le reste de l'Europe. Suivront « Infinity » (2017), « The Shimmer » (2021), puis « Taste » (2024), qui consacrera définitivement l'artiste sur les plus grandes scènes du continent. Sans oublier son featuring avec Roméo Elvis, en huit titres, sur « Jardin », gravé en 2025.

L’introduction distille longuement sa tension avant l’éclatement de l’orage. La foule patiente sous des nappes électroniques croissantes, puis le loup surgit des coulisses et rejoint le devant du podium. Un vaste dispositif lumineux accompagne ensuite chaque silhouette tout au long du spectacle.

« Universe » ouvre les hostilités, suivi de « Dancing Machine » et « Breathing », qui donnent le ton d'un set aussi dansant qu'habité. Alors que « You're Mine » élargit le spectre sonore, « Forever Alone » et « Break Away (Spiral) » referment ce premier chapitre, plus introspectif, plus feutré.

Vient alors l’un des temps forts de la soirée. Max Colombie reprend « Losing My Religion » de R.E.M., pari délicat tant le titre demeure associé à Michael Stipe. Il se l’approprie pourtant par une interprétation intense, tandis que le parterre reprend le morceau en chœur.

La suite déroule « Joaquim », « Nostalgic Bitch » et « How You Disappear », avant un moment que le public espérait sans trop y croire.

À l’approche de la fin du concert, alors que la nuit recouvre le Plan incliné, Roméo Elvis rejoint l’estrade pour un duo sur « Lose My Baby ». Les deux artistes belges, en apparence opposés, trouvent rapidement un terrain commun.

Le set se referme sur une salve de tubes : « Angel Face », « Warrior » - hymne devenu chant de ralliement des Diables Rouges, « Princes », « Fever » et enfin « Strange Entity », qui vient boucler la boucle avec une énergie intacte.

Le loup quitte alors la scène sous une pluie de confettis, laissant derrière lui des nuages qui n'auront finalement jamais menacé que pour mieux électriser la soirée.

Entracte de choix dans la soirée belge de ce vendredi, Oscar and the Wolf aura, une fois de plus, prouvé qu'il n'a besoin ni de longs discours ni d'artifices superflus pour transformer un parterre de festivaliers en meute conquise.

Orage, lumière et confettis : la formule fait mouche, immanquablement.

Globalement, si quelques éléments sont venus entacher la qualité de cette première journée de festival, l'ensemble aura livré des prestations de bonne facture.

Que nous réserve la suite ?

Line up :

Tribord : Clarence Pinko – Adèle Castillon – Roméo Elvis – Oscar & The Wolf

Babord :  St Graal – Suzane – Hooverphonic – Trinix

(Organisation : Ronquières Festival)

Copycat

copycat, aucune copie possible avec "c'est ok"

Écrit par

Après un premier EP (morning routine) cumulant +15M de vues et +1,5M de streams, salué par France Inter, Libération et Rock & Folk, le duo copycat revient avec son nouveau single « c’est ok », un hymne pop/rock aussi explosif que libérateur finalisé à NYC par Fab Dupont (Bad Bunny).

BPM hypnotique, riff à la White Stripes pop et déchaîné : avec ses punchlines en cascade et ses mélodies ultra entêtantes, “c’est ok” définit encore plus radicalement LE son copycat.

En s’emparant de l’expression ultra usitée “c’est ok”, Apolline et Zoé s’amusent et jouent avec les thématiques de l’affirmation de soi.

Parfois pour la vanne et dans un second degré qui leur colle à la peau, parfois pour mettre leurs faiblesses à nu et accepter les contradictions de leur existence : s’accepter telle que l’on est et vivre pour les caméras, s’engager et se déconstruire tout en portant les stigmates d’une éducation. Le miroir, la comparaison, la sexualité et la parentalité, tout y passe en 2min30.

C’est fun, c’est profond, et ça secoue tellement qu’on attend pas la fin de la chanson pour remettre “play” et pousser le volume à fond.

Brut, catchy et taillé pour le live, «c’est ok » s’annonce déjà comme un moment fort de leur tournée, avec notamment les Eurockéennes de Belfort, Europavox, Biches Festival ou Musicalarue.

Révélation rock 2025-2026 (Inouïs du Printemps de Bourges, FAIR, Bars en Trans), copycat confirme avec ce nouveau single son habileté à transformer la détresse en énergie pure et rendre le chaos sexy.

Le titre est à découvrir ici.

La P'tite Fumée

Nouveau souffle sur les braises de La P’tite Fumée !

Écrit par

Farouchement indépendant depuis ses débuts et passant encore parfois sous les radars des médias français, La P'tite Fumée s'est pourtant imposé comme une référence de la scène live française avec son électro-organique incendiaire.

Après plus de 500 concerts, 4 albums, des dizaines de millions de streams et une finale de La France a un incroyable talent, une petite révolution souffle désormais sur «Reset» attendu à l'automne 2026. L'arrivée de Nori, formant un binôme vocal brulant avec Chand, enrichit cet univers sans rien perdre de l'énergie fédératrice et explosive qui fait leur signature.

Après trois premiers extraits explosifs, La P'tite Fumée dévoile « Loin d'ici » (et son clip!) , le quatrième single de l'album RESET à paraître en octobre 2026. Le tout premier titre du groupe entièrement chanté en français. Pour cette nouvelle étape, LPF invite GUIZ, voix emblématique et engagée du groupe Tryo !

A découvrir à travers ce lien.

Laurent De Prins

Laurent De Prins livre un combat, la voix douce et le poing levé

Écrit par

Laurent De Prins, auteur-compositeur-interprète bruxellois de 27 ans, est passionné de musique depuis son plus jeune âge. Adolescent, il écoute Shawn Mendes et Enrique Iglesias, qui lui donnent envie de prendre ses premiers cours de chant à 14 ans et de guitare à 16 ans.

Trouvant dans l'art un fantastique moyen d'expression, Laurent développe ses talents artistiques et poursuit des études supérieures de graphisme et d'infographie. Mais c'est surtout dans l'écriture et la composition qu'il trouve le moyen d'exprimer ses émotions avec sincérité et profondeur. 

Ses chansons, à la croisée de la pop, de la folk et de la pop-rock, se distinguent par des mélodies aériennes et des textes introspectifs. Laurent y aborde des thèmes universels : la résilience, la quête de soi, l'amour et la force intérieure. Chaque titre reflète un pan de son parcours personnel, transformant ses expériences en messages d'espoir et de courage. 

Son premier EP réunit 6 titres portés par une voix à la fois douce et affirmée qui mêlent émotion brute et simplicité mélodique. Ils racontent la bataille personnelle que chacun mène contre ses peurs, ses fragilités ou les épreuves qui jalonnent une vie. Ces titres parlent à tous ceux qui se sont déjà sentis déstabilisés, fragilisés… mais qui ont choisi de tenir bon.

Musicalement, cet EP s’inscrit dans une pop actuelle, accessible, à la croisée des influences de Shawn Mendes, Ed Sheeran ou Lewis Capaldi.

Fighter est à l'image de son auteur : combatif et sensible.

Fighter, un hymne à la persévérance.

A écouter ici.

Auren

L’art de garder sa matrice sous les cicatrices, selon Auren

Écrit par

« Éviter la chute, craindre la rechute, garder ma matrice sous les cicatrices », chante Auren sur Record, pièce maitresse de son nouvel album Réciproque, où le temps long du diagnostic et de la guérison se retrouve dans le champ lexical de la course et de la médecine.

Chez Auren, dont le timbre cristallin est aussi victorieux que le piano qui le (trans)porte, les faux-semblants n’ont plus leur place. Elle avait besoin de faire ce parallèle entre le trail et le parcours douloureux de la PMA, la condamnant à être une femme « nullipare ». Incomplète, donc, dans l’inconscient collectif.

La lumière, elle la trouve en courant de longues heures en montagne. Pratiqué quotidiennement, le trail (qui la conduit jusqu’à prendre des dossards pour des courses) met son corps au service du mental. Plus facile, que de subir, perfusions, opérations et violence gynécologique.

Écho d’un sujet très intime, Auren nous livre un titre singulier qui affirme, malgré une endométriose galopante, maladie récemment déclarée cause nationale, son goût de vivre, intense et contagieux.

Un extrait ici.

Bank Myna

BANK MYNA et DEÛLE, une tournée entre transe et errance !

Écrit par

Le quatuor dark post-rock BANK MYNA rejoint le roaster Cerbère Coryphée / Dead Pig et annonce une tournée européenne au côté du trio blackened doom DEÛLE.

Formation parisienne initiée en 2013, BANK MYNA est l’artisan d’un univers singulier où se mêlent post-rock sombre, drone, expérimentations et incursions doom. Le quatuor pratique une musique qui se déploie lentement, qui est texturée, immersive et habitée d’une intensité émotionnelle persistante. Une voix spectrale et obsédante traverse le silence et le bruit comme une invocation, guidant l’écoute à travers des paysages qui vacillent entre fragilité et effondrement.

Leurs performances scéniques proches de la transe ressemblent moins à des concerts qu’à des rites partagés : des moments d'immobilité percés d'éruptions, attirant l'auditeur avant de le submerger dans la puissance sonore.

Sur scène, le quatuor ne donne pas des concerts, ils ouvrent des brèches. Entre silences hypnotiques et explosions sonores maîtrisées, le public est d’abord happé, puis entièrement immergé dans une vague de puissance et d’émotion. La performance prend des allures de transe collective... A retrouver cet automne en Europe, au côté du groupe de doom DEÛLE, groupe formé fin 2020 dans la grisaille de la ville fendue par la rivière dont le groupe tire son nom, DEÛLE dépeint notre errance existentielle dans la sollicitation permanente de nos vies urbaines.

Un extrait ici.

Marianne Perrudin

Marianne Perrudin, la lumière qui filtre par les cassures !

Écrit par

Marianne Perrudin revient avec des nouveaux singles folk chantés en français.

Marianne Perrudin décortique les mots, épluche les sons dans ses chansons à silence. Puisque c’est dans les cassures qu'apparaît la lumière, elle met à l’honneur l’imperfection dans ce qu’elle a de pure avec, pour noyau des compositions, un guitare-voix dont la laine serait tendre et rêche. Ses titres sont habillés tantôt de bois ou de piano, tantôt d'électricité et de batteries tricotées.

L’artiste, au travers d’images glanées sur les sentiers, nous guide dans sa traversée des paysages et nous raconte sa vérité. Mais ce qui nous est donné à visiter apparaît souvent dans le silence qui suit la musique. L’onde continue son chemin.

Ses nouveaux singles, enregistrés dans un chalet pyrénéen, nous disent beaucoup de ses influences folk et de son envie d'authenticité. On y entend presque le feu crépiter.

En 2026, c’est parmi Les Inouïs du Printemps de Bourges et accompagnée par le KUBB (Evreux) qu’elle commence à présenter, sur scène, son prochain EP prévu pour l’automne.

Découvrez une session live du titre « Rescapée » ici.

Tamino

De la Philharmonie aux Dead Oceans : Tamino largue les amarres !

Écrit par

Au lendemain d'un concert aussi majestueux que magistral à la Philharmonie de Paris, Tamino ouvre un nouveau chapitre de sa carrière en annonçant son arrivée chez Dead Oceans. Avant de monter sur scène, le chanteur belgo-égyptien a offert au public une surprise en dévoilant en avant-première le clip de "Raven", donnant une dimension supplémentaire à l'une des chansons les plus marquantes de son dernier album.

Réalisé par Thibaut Grevet et porté par Vicky Krieps (Phantom Thread, Corsage, Bergman Island), le film accompagne Raven avec une élégance cinématographique à l'image de l'univers de Tamino. L'artiste explique avoir attendu de prendre du recul sur Every Dawn's a Mountain avant d'imaginer une traduction visuelle de ses chansons. Au fil de la tournée, Raven est devenu l'un de ses morceaux favoris sur scène, l'incitant à lui offrir cette ultime incarnation avant de refermer ce chapitre.

Every Dawn's a Mountain met en lumière la voix exceptionnelle de Tamino, son jeu de guitare et d'oud ainsi qu'une écriture qui traverse les cultures. L'album accueille notamment une première collaboration avec Mitski, elle aussi artiste de Dead Oceans.

Après avoir conquis les plus grandes salles d'Europe et du Moyen-Orient, Tamino prépare actuellement un nouvel album, le premier qui paraîtra sous les couleurs de Dead Oceans.

​Le titre est à écouter ici.

Russ Tolman

L’errance de Russ Tolman

Russ Tolman a annoncé la sortie de son nouvel album le 18 septembre 2026 (vinyle/CD), lequel est déjà disponible en version numérique (Flatiron Recordings). En attendant, il a partagé le single « Streets Of Denim ».

Russ Tolman est un auteur-compositeur-interprète qui a passé plusieurs décennies à prouver que la persévérance est un genre musical à part entière. Vétéran de la scène roots-rock de Los Angeles, Tolman écrit des chansons pour ceux qui aiment les mélodies puissantes, les paroles littéraires et le café bu tel quel, sans chichis.

Sa musique se situe quelque part entre le rock, le folk et l’Americana – un univers peuplé de narrateurs imparfaits, de prises de conscience tardives et du soupçon discret que les choses ne se sont pas déroulées exactement comme prévu, mais peut-être mieux que prévu.

Dans son nouvel album, « Stray », Tolman explore cette perspective avec conviction et une détermination lucide. On y retrouve Tom Heyman (Chuck Prophet, Hiss Golden Messenger, Alejandro Escovedo) à la guitare et à la pedal steel, qui apporte juste ce qu’il faut de mélancolie et d’ambiance. Mike Coykendall (M. Ward, She & Him) s’occupe de la batterie, de la bonne humeur et des chœurs, tandis que Rusty Miller, musicien chevronné de San Francisco, complète le tableau à la basse, au piano et aux harmonies. Accompagnés d’un ou deux chœurs supplémentaires, ils contribuent à donner vie aux chansons de Tolman sans pour autant en faire trop.

Tout au long de « Stray », Tolman continue de naviguer entre country et folk, rock et soul dans ce recueil de huit titres originaux, dont le single « Streets Of Denim », coécrit avec Steve Wynn (Dream Syndicate, Baseball Project). On y trouve également des morceaux inattendus du compositeur de R&B Arthur Alexander et de K.D. Lang.

Tolman a déjà écrit, enregistré et sorti huit albums solo, chacun présentant une version un peu plus âgée et un peu plus sage du même auteur-compositeur, toujours en quête de la phrase parfaite.

Russ Tolman continue de composer pour des auditeurs qui croient que les grandes chansons ne périment pas, que les tendances sont facultatives et que l’honnêteté l’emporte toujours sur le volume.

« Streets of Denim » est en écoute ici

 

 

Westside Cowboy

Westside Cowboy, et ça continue…

Écrit par

Westside Cowboy publiera son premier elpee, It Goes On, le 21 août 2026 chez Island Records. Fondé à Manchester il y a trois ans, le quatuor réunit Jimmy Bradbury et Reuben Haycocks aux guitares et au chant, Aoife Anson O’Connell à la basse et au chant, ainsi que Paddy Murphy à la batterie. Nourrie par les débuts du rock’n’roll, de Lonnie Donegan au Velvet Underground, la formation privilégie des morceaux directs, concis et volontairement imparfaits. Enregistré aux Greenmount Studios de Leeds sous la houlette du producteur Loren Humphrey, l’opus compte onze titres et condense la confusion, le désespoir et l’espoir propres à la jeunesse. Cette tension traverse notamment Kick Stones (The Boys), morceau d’ouverture inspiré par une version live de What Goes On du Velvet Underground. Réalisé en collaboration auprès du FC United of Manchester, son clip rend hommage au club détenu par ses supporters et à la communauté qui l’entoure. Déjà dévoilé lui aussi, Pin Up Boys bénéficie également d’un clip (et il est à découvrir ici). Deux premiers aperçus d’un elpee que Westside Cowboy souhaite immédiat, sincère et sans ornements superflus.

 

Grandmas House

Grandmas House, gagnant sur toute la ligne

Écrit par

Baby You’re A Winner, premier opus de Grandmas House, paraîtra le 21 août 2026 chez Brace Yourself Records.

La formation de Bristol signe une entrée en matière nerveuse et contrastée. Entre riffs acérés, narration incisive et fragilités assumées, Baby You’re A Winner conjugue l’intensité du post-punk à une profondeur mélodique bien réelle. Le disque traverse l’amour, le deuil, la solitude et la résilience, tout en restituant l’énergie brute qui a valu au combo une solide réputation en concert.

Produit par Ali Chant (PJ Harvey, Yard Act, Perfume Genius), ce long playing met en relief les harmonies vocales à trois voix qui distinguent le quatuor, les guitares tendues et une section rythmique grondante. « DOG » évoque la maladie chronique et le manque de reconnaissance médicale, « The Table » métamorphose une rupture amoureuse en hymne rock fédérateur, tandis que « Next Big Hit (Choo Choo) » s’attaque au sexisme dans l’industrie musicale.

Fondé par Yasmin Berndt et Poppy Dodgson avant l’arrivée de Zoë Zinsmeister et Polly Jessett, Grandmas House s’est imposé au fil de tournées soutenues et de prestations électriques. Sur Baby You’re A Winner, le band nous réserve un premier disque sincère, direct et traversé par une énergie abrasive, où l’espoir et le lien émergent des zones les plus sombres de l’existence.

Black Marble

La vie dans les petits espaces de Black Marble

Black Marble, alias Chris Stewart, sortira son premier album, « Life in Small Spaces », le 21 août 2026 chez Sacred Bones, qui sera immédiatement suivie d’une tournée. Il s’agit de son premier elpee complet depuis « Fast Idol » (2021).

« Life in Small Spaces » de Black Marble est un opus qui se veut à la fois une analyse de l’industrie musicale, une réflexion sur l’authenticité et une lettre adressée à tous les créateurs indépendants du monde entier. S’inspirant des lignes de guitare staccato et des samples de batterie live des premières ‘radios universitaires’ américaines alternatives, le disque adopte un son plus live, délaissant les murs de synthés habituels de Stewart.

Selon Stewart : ‘J’ai toujours su que beaucoup de gens dans le milieu de la musique avaient du mal à joindre les deux bouts, mais j’ai été surpris d’apprendre que ceux dont on pensait qu’ils s’en sortaient bien n’y parvenaient souvent pas. Pour moi, voir le milieu de l’intérieur a changé ma façon de voir les choses. Quand je levais les yeux pour voir un nouvel artiste sur un panneau d’affichage, je me suis mis à me demander : devrai-je un jour faire semblant d’être quelqu’un que je ne suis pas pour réussir ? La vie d’un artiste continue une fois que son heure de gloire est passée, vous voyez. Alors, qui voulez-vous être finalement, et comment voulez-vous être perçu par ceux qui vous connaissent ? J’ai composé « Life In Small Spaces » en réfléchissant à tout cela, et pour moi, cet album incarne mon idéal d’une vie d’artiste.’

L’annonce de cette prochaine sortie est précédée du premier single « Jim Carol New Year », dont le clip met en scène Chris Stewart et a été réalisé par Clayton Hunt. « Jim Carol New Year » (dont le titre est un clin d’œil à la fois à l’auteur, poète et musicien Jim Carroll, et aux chants de Noël) jette un regard critique sur la vie, rejetant les fausses promesses de la religion, les conseils des soi-disant experts ou les réponses toutes faites, au profit de l’affirmation de soi et de l’indépendance d’esprit. Tout en nous captivant avec une mélodie de synthé plus rythmée, qui plonge les auditeurs dans une illusion de joie, la phrase ‘I forgot my money’ est répétée à l’envi pour exprimer tout ce que le protagoniste refuse d’accepter. ‘Si tu veux être libre’, dit Stewart, ‘tu dois te méfier de certains pièges classiques de la vie.’

À propos du clip, Clayton Hunt explique : ‘Chris avait en tête l’image d’une maison au loin vers laquelle deux voyageurs étaient attirés. Nous voulions que chaque voyageur représente une version différente du parcours. L’un luttait sans protection contre le paysage, l’autre était prudent, vêtu d’une combinaison orange de type ‘hazmat’. J’ai décidé de tourner en 16 mm et de tout filmer sur fond de paysage verdoyant, créant ainsi un contraste saisissant. Ces images ont guidé la production et donné le ton à l’histoire.’

« Life in Small Spaces », dont le lyrisme introspectif se fond harmonieusement dans la musicalité rayonnante de Black Marble, est une analyse sincère des pressions qui façonnent les artistes. C’est une invitation à accepter et à opter consciemment pour un mode de vie plus minimaliste au nom de l’expression créative et de la liberté, et à ne jamais avoir à transiger sur ses valeurs au profit de l’illusion séduisante du succès.

Le single « Jim Caroll New Year » est disponible sous forme de clip

 

 

hijss

Le chant du C.Y.G.N.E. de HIJS

Écrit par

Le trio italien hijs publie le clip de « s.w.a.n. », nouvel extrait de son deuxième opus homonyme, attendu le 18 septembre 2026 chez Heavy Psych Sounds.

Originaire du nord de l’Italie, la formation réunit Lois Lane au chant et à la guitare, Maurice à la batterie, ainsi que Pan à la basse et aux synthétiseurs. Elle décrit sa musique comme du « kosmo kraut », au croisement du grunge, du post-punk, du krautrock et du space rock.

Tournée en noir et blanc, la vidéo s’ouvre sur un troupeau de vaches dans un champ, en écho à la pochette du disque. Les images rurales se déforment ensuite avant de céder la place au trio en pleine interprétation. Cette évolution accompagne la construction du morceau, d’abord lente, lourde et répétitive, puis progressivement gagnée par une psychédélie kraut.

Le titre, long de sept minutes, signifie « Syndrome Without A Name ». Il figure en sixième position sur le prochain elpee, composé de huit morceaux.

Le clip de « s.w.a.n. » est à voir et écouter  

Deux ans après Stuck on Common Ground, paru au printemps 2024, hijs reviendra sous son propre nom. Maurizio Baggio a assuré la production, l’enregistrement et le mastering, tandis que Paolo Canaglia s’est chargé du mixage. hijss paraîtra le 18 septembre 2026 en vinyle, CD et numérique chez Heavy Psych Sounds.

 

Alex Revox Jr

Alex Revox Jr revisite le glam

Écrit par

Alex Revox Jr a sorti son nouvel elpee, « Electro Glam Part 1 », ce 18 mai 2026. Après un premier opus intitulé « B77 », qui explorait déjà les multiples influences de l’artiste, ce nouveau projet poursuit une recherche sonore où se rencontrent nostalgie flamboyante, culture vintage et énergie électronique contemporaine.

Alex Revox Jr est en réalité un trio aux horizons multiples, travaillant entre Paris, Toronto et Mexico. Avec « Electro Glam Part 1 », le groupe plonge dans l’imaginaire du glam rock des années 70 tout en le transformant à travers des arrangements électro actuels.

Alex Revox Jr propose ainsi un album vibrant qui revisite l’esprit extravagant et libre du glam à travers des synthétiseurs hypnotiques, des rythmiques pensées pour le dancefloor et une esthétique rétrofuturiste assumée. L’objectif n’est pas seulement de rendre hommage à une époque mythique, mais de faire dialoguer son héritage avec les sonorités électroniques d’aujourd’hui.

Parmi les grandes influences revendiquées par le trio figurent plusieurs figures incontournables de la scène glam et rock : David Bowie, Iggy Pop, Donovan, MC5 ou encore Gary Glitter. Ces références dessinent un paysage musical riche, entre attitude rock, expérimentations sonores et liberté artistique. Nouvel extrait de l'album « Electro Glam Part 1 », Alex Revox Jr reprend « I Wanna Be Your Dog » d'Iggy Pop & The Stooges.

 Et le clip est à voir et écouter

 

 

Les nouveaux concerts Live Nation (update du 02-08-2026)

Écrit par

Jeudi 22 octobre 2026 - Tyla- Forest National, Bruxelles

Mercredi 02 décembre 2026 - Nieve Ella - Trix, Anvers

Mardi 23 mars 2027 - Megadeth - Forest National, Bruxelles

 Samedi 27 mars 2027 - Teddy Swims - AFAS Dôme, Anvers

Dimanche 04 avril 2027 – Ministry - Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 01 décembre 2027- KANONENFIEBER - Ancienne Belgique, Bruxelles

http://www.livenation.be/

 

The Feather

The Feather ouvre un nouveau chapitre avec BB DX

Écrit par

The Feather ouvre un nouveau chapitre avec BB DX

Pour fêter les un an de son dernier album BB, The Feather nous livre aujourd’hui BB DX (en référence à l’appellation Deluxe, mais aussi en hommage à son synthétiseur préféré, le DX7, au son emblématique des années 80).

Cette réédition est enrichie de sept nouvelles chansons : trois collaborations avec Benni (sur BB II), Condore (sur Goodbye) et KAT (All My Life KAT Rework), un inédit issu des sessions de BB (Two), dont la batterie a été jouée par Thomas Hedlund (batteur du groupe français phare de la scène indie pop, Phoenix), ainsi que trois morceaux instrumentaux ambient (Caméscope I, II et III).

Thomas parle de cette réédition :

« Ressortir BB un an après ne faisait sens pour moi que si je pouvais partager cet exercice avec des ami·es. Avant la production et le mixage de BB avec Chris Taylor (Grizzly Bear), l’écriture et la création de ces dix titres ont été un processus très solitaire ; pour BB DX, j’avais envie de proposer à des proches certaines collaborations afin de transformer cette nouvelle étape en une aventure collective.

J’ai trouvé beaucoup de plaisir dans ces moments de création à plusieurs, c’était même mon objectif premier. Avec une chanson comme Goodbye, je me confie sur mes doutes en tant qu’artiste, je questionne mes envies pour la suite. Faire cette chanson avec une musicienne comme Condore, que je connais depuis 20 ans, a été comme une thérapie : je me suis senti bien plus léger après avoir posé ces mots et donné vie à cette mélodie.

Les chansons instrumentales que j’ai ajoutées ont aussi été une vraie cour de récréation. Pas de limite de format, pas de recherche de structures pop, pas d’autre ambition que celle de m’évader à travers la musique.

Une chose est certaine : cette expérience a ouvert une porte en moi, et je vais continuer à creuser ce sillon à l’avenir. »

Page 1 sur 863