L’école d’art de Library Card

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Julia Drouot a coupé court…

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Burning Spear

Malgré ses 81 balais, Burning Spear rallume la flamme du reggae/roots à l’Ancienne Belgique.

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La Ballroom de l’Ancienne Belgique célèbre le reggae roots ce soir. Burning Spear, figure majeure du genre et disciple revendiqué de l’héritage jamaïcain, revient à Bruxelles à 81 ans, toujours alerte, entouré de neuf musiciens parfaitement soudés. La salle affiche complet et rassemble un auditoire multigénérationnel, où les rastas se mêlent aux amateurs de longue date comme aux curieux venus découvrir une légende vivante.

Winston Rodney, alias Burning Spear, débute sa carrière dans les années 1960 en Jamaïque, sur les conseils de Bob Marley, avant d’enregistrer son premier single, « Door Peep », en 1969 sur le label Studio One. Profondément ancré dans la foi rastafari et les idéaux panafricains de Marcus Garvey, il forge un reggae hypnotique et militant, traversé de rythmiques puissantes, de cuivres et de percussions. Son opus « Marcus Garvey » (1975), devenu un classique du genre, a célébré son cinquantième anniversaire en 2025. Burning Spear compte deux Grammy Awards, remportés pour « Calling Rastafari » (2000) et « Jah Is Real » (2009), ainsi que plus de douze nominations. Son dernier disque studio, « No Destroyer », sorti en 2023, a été nommé aux Grammy Awards 2024 dans la catégorie Best Reggae Album.

L’influence de Burning Spear sur le reggae reste considérable. Son héritage musical rappelle l’autonomie et l’autodétermination de la diaspora africaine. Après plus de six décennies de carrière, son message conserve toute sa force et son chant garde cette intensité immédiatement reconnaissable. Winston Rodney attribue le lancement de son parcours musical à une rencontre décisive auprès de Bob Marley. Tous deux vivaient dans la paroisse de St. Ann, en Jamaïque. Comme le raconte Burning Spear : ‘Bob se rendait à sa ferme. Il avançait auprès d’un âne, quelques seaux, une fourche, une machette et des plantes. Nous avons simplement discuté d’homme à homme, et je lui ai dit que j’aimerais me lancer dans le monde de la musique. Bob m’a répondu : “D’accord, passe au Studio One.” ‘. C’est là que Burning Spear enregistre ses deux premiers elpees cultes, « Burning Spear » et « Rocking Time ».

Son retour constitue donc un événement pour le reggae en Belgique. Sa dernière prestation à l’AB remontait à 1992 : trente-quatre ans d’attente avant de revoir cette voix majeure, dont les chansons continuent de défendre la paix, la justice et l’amour.

La première partie revient aux Roots Warriors, formation liégeoise active depuis 1983.

Le combo réunit B Dread aux drums, Ioanis au chant, Raph au mix, Sarahyan et Hugo aux claviers, Seb à la basse, Sam au saxophone et Serge à la trompette. Dès les premières mesures, les Liégeois installent un climat roots solide, nourri de riddims jamaïcains, de lignes de basse rondes et d’une pulsation souple qui met rapidement la fosse en mouvement. Les claviers dessinent un tapis chaleureux, les cuivres répondent par touches nettes et le mix injecte de discrètes secousses dub sans brouiller l’ensemble. Ioanis guide le set d’une voix posée, efficace, qui privilégie la ferveur collective plutôt que l’effet facile. Les reprises de classiques jamaïcains trouvent leur place auprès de compositions originales plus engagées, et le band évite l’exercice de style nostalgique : il joue sur l’intensité, respire ensemble et garde le tempo vivant. Les dreads se balancent, les premiers rangs répondent, les refrains circulent, tandis que la section rythmique prépare idéalement l’arrivée de Burning Spear. Cette entrée en matière ne cherche pas à voler la lumière ; elle chauffe patiemment la salle, rappelle l’ancrage liégeois du roots en Belgique et offre un set généreux, cohérent, traversé de vibrations dub profondes.

Votre serviteur découvrait cette formation et la surprise s’avère heureuse : une première partie solide, chaleureuse et parfaitement calibrée pour ouvrir la soirée (page ‘Artistes’ ici).

Setlist : « Promise Land-Satta », « True Rasta », « Slave Driver », « Jogging », « Police And Thieves », « Fade Away », « Caution », « Fisherman », « Israelites », « Jehosaphat », « Melt Away », « Johnny Big Mouth ».

Place ensuite à Burning Spear et à son backing group. 

Les huit musiciens prennent place sur les planches. À gauche, un solide trio de cuivres — trompette, trombone à coulisse et saxophone — s’installe en fond de plateau. Au centre, le claviériste se poste derrière ses instruments, tandis qu’à droite, un impressionnant batteur domine l’estrade. Devant lui, le bassiste, parfaitement synchronisé auprès de son complice de la section rythmique, s’aligne près du guitariste rythmique. À leurs côtés, le second guitariste, Cecil Ordonez, impose rapidement une ambiance brûlante et fait monter la température au fil des morceaux. Burning Spear arrive en dernier. Il court, danse, bondit et traverse l’espace d’un pas incroyablement vif, comme si les années n’avaient pas prise sur lui. Dès les premières notes, Winston Rodney embrase la Ballroom et galvanise la foule, qui se lève et vibre au rythme de sa musique. Sa voix puissante, alliée à un jeu de percussions inspiré, touche l’auditoire et déclenche une ovation après chaque morceau.

La formation impressionne par sa cohésion. Cecil Ordonez s’impose toutefois comme l’un des grands favoris de la salle : ses pas de danse nerveux et son énergie communicative électrisent le concert du début à la fin.

La section de cuivres, emmenée par le tromboniste Micah Robinson, le saxophoniste Clyde Cummings et le trompettiste James Smith, entretient un groove irrésistible et révèle son aisance lors de solos précis.

Face à une Ballroom comble et vibrante, le chanteur jamaïcain livre une performance spirituelle et militante, soutenue par des cuivres efficaces et des rythmiques hypnotiques. Il célèbre plus de six décennies de carrière sans relâcher l’intensité.

Ce concert s’inscrit dans le cadre du ‘Continuation Of The Marcus Garvey Self Reliance Tourr’, et confirme qu’à près de 81 ans, sa voix, sa présence sur le podium et son message d’autodétermination demeurent bien vivants.

La setlist accorde naturellement une large place aux classiques, tout en intégrant plusieurs titres issus de son projet collaboratif « Call On Me » (Burning Spear and Friends), paru au printemps 2026. Les fans saluent une véritable communion auprès de l’artiste, notamment pendant les morceaux emblématiques qui nourrissent sa légende depuis les grandes heures du mythique Studio One.

Le concert restera comme un moment fort pour l’un des derniers grands témoins vivants du reggae roots. L’ambiance circule entre les musiciens, la star jamaïcaine et une foule conquise. Burning Spear tient 96 minutes sans faiblir : respect pour l’artiste et pour ses musicos, solides jusqu’au bout.

Setlist : « Happy Day », « She's Mine », « Columbus », « Tumble Down », « Driver », « Identity », « Great Men », « The Youth », « Nyah Keith », « The Sun », « Old Marcus », « Garvey », « Man In The Hills ».

(Organisation : GreenHouse Talent)

 

 

Mons au Carré 2026 : vendredi 3 juillet

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Troisième jour de festival, troisième immersion. Direction l’Arsonic, ancienne caserne montoise transformée en Maison de l’Écoute.

Dans cet écrin architectural, pensé pour l’écoute, deux formations rappellent que la puissance musicale tient parfois à peu de chose : une voix, un instrument, une présence juste.

L’Arsonic ne ressemble à aucun autre lieu. Par sa vocation d’espace dédié aux expérimentations sonores et aux installations artistiques, la salle propose une expérience d’écoute très particulière.

Son architecture, autour d’une jauge modulable de 280 places et de gradins qui se font face, oblige toutefois les artistes à penser leur placement. Chaque positionnement devient alors un choix scénographique.

Moon on Earth relève ce défi de manière radicale : les musiciens tournent le dos à une partie des spectateurs installés sur le petit gradin.

Formation emblématique du folk-rock montois, Moon on Earth signe ici son retour après douze ans de silence discographique. Mené par Julien Crête, également figure du paysage médiatique local et vice-président du Club de la Presse Hainaut-Mons, le combo montre que dix-sept années d’existence n’ont pas altéré sa cohésion.

Aux côtés de Johanne Lovera (chant, xylophone), Charlotte Danhier (violoncelle), Hugo Simoens (accordéon) et Nicolas Sanna (guitare), la formation livre un set de vingt minutes, bref mais dense.

Dans cette configuration dépouillée, les harmonies vocales se déploient avec douceur sur des titres tels que Over Me ou Great Song.

Le choix de jouer de dos peut dérouter une partie de l’auditoire, mais il recentre l’attention sur l’intime et sur le son. La salle reste suspendue à ces notes qui résonnent dans l’Arsonic avec une grande netteté.

Après le départ de Moon on Earth, le centre de l’arène accueille un piano Yamaha, placé de manière à offrir cette fois une perspective équilibrée à l’ensemble de l’auditoire.

C’est là que s’installent An Pierlé et Koen Gisen, partenaires à la ville comme sur les planches depuis 1997.

Dès les premières minutes, An Pierlé fixe le cadre : le concert prend la forme d’une traversée de leur parcours, une rétrospective épurée où chaque chanson se débarrasse de ses arrangements studio pour retrouver son élan initial.

Piano, voix et saxophone : une formule minimale, mais d’une efficacité immédiate. Sur des titres comme Mud Stories (2013), la chanteuse habite pleinement le morceau, martèle le clavier d’une conviction fébrile tandis que ses talons marquent le rythme sur le parquet.

Tout au long de la soirée, l’artiste privilégie la proximité, ponctuant le set d’anecdotes sur sa trajectoire de femme et de musicienne. Elle évoque les coulisses du métier, notamment ses négociations mouvementées auprès de son ancienne maison de disques, ou encore la difficulté des relations de longue durée, tout en lançant un regard complice vers Koen Gisen. Pour prolonger cet échange, elle invite la foule à participer à un rituel de partage : chacun peut consigner ses ressentis dans un carnet dédié, et le concert prend ainsi une dimension collective.

L’émotion s’intensifie lorsque des couples montent sur le podium pour une danse lente et sensuelle, qui modifie peu à peu l’atmosphère du lieu.

Koen Gisen, fidèle à sa discrétion, reste en retrait et accompagne le jeu de sa partenaire sans chercher à s’imposer. Leur collaboration, amorcée dès le deuxième disque de l’artiste, trouve ici de nouveaux reliefs, notamment dans une version ample et hypnotique de Sing Song Sally, tirée de l’opus Helium Sunset.

La surprise vient d’une incursion dans le répertoire francophone par une interprétation sensible d’Avec le temps, de Léo Ferré. L’auditoire reprend le refrain en chœur dans une atmosphère recueillie. Cet hommage, dans le prolongement de ses reprises passées — on pense à Il est 5 heures, Paris s’éveille — confirme son aisance à s’approprier les classiques.

En explorant son répertoire plus récent, notamment Imaginary Summer, extrait de Wiga Waga (2021), An Pierlé relie les époques et transforme les souvenirs liés à sa grand-mère en matière poétique.

Pendant une heure vingt, le duo construit une parenthèse intense, où la simplicité permet d’aller au plus près des chansons.

À l’Arsonic, musique, mots et images se croisent et invitent à écouter autrement : soi-même, les autres, le temps qui passe.

La musique d’An Pierlé ne se contente pas d’adoucir les mœurs : elle réapprend à habiter le silence.

(Organisation : Sumons)

Mons au carré 2026 : jeudi 2 juillet

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Au lendemain d’un Girls In Hawaii à guichets fermés, le duo bruxellois COLT — désormais quintette — livre au Théâtre le Manège l’une des dernières dates d’une tournée longue de trois ans, entre électro-pop lumineuse et rock urbain.

COLT n’est pas une découverte pour l’auditoire belge : la formation repose sur Coline Debry et Antoine Jorissen, deux amis bruxellois de longue date.

Longtemps actif en binôme autour d’une électro-pop ciselée, le projet élargit depuis son line-up et s’aventure aujourd’hui vers un registre plus rock, sans abandonner sa fibre électronique sur certains titres. Deux musiciennes assurent claviers et basse ; un musicien tient la batterie.

Sur les planches, Coline adopte une tenue sobre. Antoine, lui, arbore un kimono d’aïkido — discipline qu’il pratique et dans laquelle il détient la ceinture marron — personnalisé par sa partenaire.

« Premier », plage d’ouverture de leur dernier opus, Saveur Cœur Abîmé, paru l’an dernier, lance le concert. Le morceau condense une série de premières fois vécues depuis l’adolescence.

Après « Lionnes », le set se poursuit par « Petite Féline ». Les Bruxellois dégagent une énergie solide malgré la chaleur étouffante. Coline signale d’ailleurs que ces températures provoquent souvent des saignements de nez chez Antoine, au grand dam des premiers rangs, puis riposte en invitant la fosse à observer les chaussettes bariolées de flammes de son complice.

Aux claviers, Antoine accompagne chaque coup de grosse caisse d’un balancement du buste. Cette présence physique souligne la complicité évidente entre les deux musiciens : regards, sourires, réflexes communs, dialogue musical constant.

Coline Debry et Antoine Jorissen se connaissent depuis la crèche ; leurs parents gardent, eux aussi, le contact. À l’adolescence, les deux amis découvrent une passion commune pour la musique, qui les mène naturellement à fonder COLT.

Depuis, le duo gagne en visibilité : les festivals s’enchaînent jusqu’à New York, tandis que leurs clips faits maison, largement relayés sur TikTok et Instagram, diffusent leur univers bien au-delà des salles de concert.

Le grain chaud de la voix de Coline installe d’emblée une couleur singulière. Antoine se concentre davantage sur la production, les synthés et les effets. Ensemble, ils élaborent un mélange d’électro, de pop, d’indie et de folk, une palette qui fait dialoguer des registres pourtant éloignés.

La musique de COLT conserve un élan positif, solaire, tandis que les textes révèlent souvent une mélancolie discrète, parfois une tristesse plus nette, à l’image de « Compte à rebours », composition qui regarde vers la fin du monde.

Coline profite de ce moment pour inviter l’auditoire à penser aux peuples vivant dans la crainte, notamment en Palestine ou au Yémen, avant d’enchaîner logiquement par « Chaos ».

Elle traverse ensuite la foule pour rejoindre la régie son. La pénombre s’installe, le silence dure quelques secondes, puis « ODIO » surgit, chanté en lyrique dans la langue de Verdi. Antoine, sous un faisceau bleu, s’installe au piano. L’instant suspend le temps.

Visiblement heureuse de retrouver le podium, Coline enchaîne par « Désolée », puis « Demi-mot », titre écrit après le décès rapproché des grands-parents de la chanteuse. La chanson avance comme une déclaration d’amour et de résilience. « Fleuve » referme cette prestation sur une intensité intacte.

Ce soir-là, COLT captive un auditoire éclectique par une fusion personnelle d’électro-pop et de rock urbain.

On retient surtout la diversité, la maturité et la sincérité d’un duo encore capable de déplacer ses lignes.

(Organisation : Sumons)

PJ Harvey

PJ Harvey voyage dans le cosmos…

Trois ans après gravé l’album « I Inside the Old Year Dying », PJ Harvey révèle un aperçu de son prochain chapitre artistique, sous la forme du single « Voyager ».

« Voyager » prenait déjà forme dans le cadre du prochain opus de  PJ Harvey lorsque le professeur Brian Cox, physicien, l’a invitée à écrire une chanson pour sa tournée                                  « Emergence ». Enregistré en compagnie d’un orchestre complet aux studios Miraval en Provence, « Voyager » emprunte son nom aux sondes de la NASA lancées en 1977, lesquelles contenaient le célèbre ‘Voyager Golden Record’ de Carl Sagan,  et qui continuent de voyager dans l’espace interstellaire près de 50 ans plus tard. La musique met en valeur l’interaction entre des arrangements de cordes grandioses et des signaux de synthétiseur pulsés qui s’étendent dans le cosmos : glaciale, éthérée et contemplative, elle est pourtant imprégnée d’une humanité indéniable. À travers cet elpee, Harvey médite sur notre place, si petite et fragile, dans l’univers.

‘J’étais ravie de relever le défi de composer une chanson sous la ‘voix’ de Voyager 2. Je suis depuis longtemps fascinée par cette sonde spatiale et son périple, et je me suis demandé ce qu’elle pourrait bien nous dire si elle en était capable. C’est à partir de ces idées que j’ai laissé la chanson prendre forme, puis j’ai discuté de l’accompagnement orchestral avec Dario Marianelli.

Je suis très satisfaite du résultat final, et c’est merveilleux d’entendre la partition orchestrale apporter une telle ampleur à ma musique. J’ai pris beaucoup de plaisir à faire des recherches sur l’histoire et le voyage de Voyager 1 et 2, et j’ai été ravie de pouvoir citer le grand Carl Sagan dans la chanson, ainsi que sa célèbre description de notre fragile et magnifique ‘point bleu pâle’.

Le nouveau single « Voyager » est disponible sous forme de clip ici

 

 

The Animeros

The Animeros revisite la cumbia

The Animeros – originaire d’Austin, au Texas, il réunit Mauro Lopez (guitariste), Nicolas Sánchez (bassiste) et Nick Tozzo (batteur/percussionniste) – vient d’annoncer que son premier album, « ¡Qué Bárbaro ! », produit par Dan Auerbach, sortira le 28 août 2026 chez Easy Eye Sound. Leur nouveau single « La Camita », une réinterprétation psychédélique en cumbia (un genre musical et une danse traditionnelle folklorique née sur la côte caraïbe colombienne au XVIIe siècle) du titre de Traffic Sound sorti en 1971, est, accompagné d’un clip réalisé par Tim Hardiman qui met en avant leur énergie scénique.

‘À l’approche de nos sessions d’enregistrement sous la houlette de Dan Auerbach, nous échangions sans cesse des idées et des sources d’inspiration. Je n’avais jamais entendu parler de “La Camita”, mais Dan l’avait dans sa vaste collection de 45 tours et il nous l’a fait découvrir. Elle correspondait parfaitement à notre univers, alors nous avons décidé d’en enregistrer notre propre version. Depuis, c’est devenu l’un des morceaux préférés du public et un incontournable de notre set live.’

Au moment où Lopez, Sánchez et Tozzo ont uni leurs forces pour former The Animeros, chacun d’entre eux comptait déjà plus d’une décennie d’expérience acquise sur la scène musicale latine très diversifiée d’Austin. Tous avaient joué dans des styles très variés, mais partageaient une profonde affinité pour la cumbia. ‘Lorsque nous avons discuté pour la première fois, l’une des choses qui nous a tout de suite rapprochés, c’était notre amour pour les nuances de la musique latine’, explique Lopez.

Peu après leur formation, le trio a attiré l’attention d’Auerbach, qui a entendu leur musique résonner depuis un toit lors d’un concert au SXSW. Ce n’était que leur deuxième prestation, et il a fallu un certain temps à Auerbach pour les retrouver. Mais les choses se sont enchaînées rapidement, et Auerbach a signé The Animeros sur son label Easy Eye Sound après les avoir invités à Nashville pour produire « ¡Qué Bárbaro! ».

Ce qu’Auerbach a notamment entendu, ce sont trois hommes qui avaient vécu et respiré cette musique pendant une grande partie de leur vie. Lopez a puisé dans la collection de disques de tejano et de jazz de ses parents ; Tozzo a grandi au son du jazz et du rock avant de tomber amoureux de la salsa à l’université, puis de s’installer en Colombie pour étudier la cumbia folklorique ; quant à Sánchez, il se souvient que sa mère mettait la cumbia à fond dans la maison pendant qu’elle cuisinait, et il a découvert des formes plus obscures du genre grâce à ses cousins lors de ses séjours en Colombie.

Chacun d’entre eux avait déjà joué dans d’autres groupes de la région d’Austin, mais pour leur collaboration, ils souhaitaient former un groupe plus soudé et plus restreint afin de proposer une approche viscérale et énergique de la cumbia, à partir de laquelle ils pourraient également explorer davantage sur le plan sonore. La musique des Animeros s’inspire largement du mouvement de la cumbia psychédélique, mais comporte également des éléments rock grâce à la guitare de Lopez, qui prend le pas sur l’orgue. Au fil du temps, les trois musiciens ont également intégré des boléros, des mambos, ainsi que des influences issues des bandes originales de vieux films.

Les morceaux qu’ils ont enregistrés – un mélange de dix titres originaux et de trois reprises revisitées – débordent de couleurs et sont souvent écrits avec une dimension visuelle. Le résultat, » ¡Qué Bárbaro! », est une fusion kaléidoscopique entre le présent et le passé, qui rend hommage au riche héritage culturel dont le groupe est porteur tout en entraînant ces rythmes vers de nouvelles aventures. Ce sont des sons qui ont défini la musique latine pendant des décennies, mais qui restent aujourd’hui encore d’actualité et pleins de vie.

Le nouveau single, « La Camita », est disponible sous forme de clip

 

SOAK

SOAK dans la chambre froide

Écrit par

SOAK, projet de l’auteur-compositeur-interprète irlandais Bridie Monds-Watson, signe son retour en publiant « death valley fridge magnet », un nouveau single paru chez Rough Trade Records. Premier morceau solo depuis plus de quatre ans, le titre s’accompagne d’un clip réalisé par Charlotte Langel, à découvrir ici

Ce retour fait suite à la collaboration de SOAK auprès de Fred Again, sur « just stand there », datant de 2024. Le dernier album de l’artiste, « If I Never Know You Like This Again », remonte à 2022, après « Grim Town » en 2019 et le premier elpee « Before We Forgot How to Dream », nommé au Mercury Prize en 2015.

À propos de « death valley fridge magnet », Monds-Watson explique avoir écrit ce morceau à une période de grande perte de repères, marquée notamment par des problèmes vocaux et le sentiment que son parcours musical pouvait toucher à sa fin. En cherchant à comprendre qui elle était et quelle direction prendre, l’artiste dit avoir réalisé à quel point ses amitiés étaient essentielles, capables de la ramener à elle-même en quelques instants, même lors d’une brève conversation dans une station-service perdue au milieu de nulle part.

Grâce à son écriture imagée, ses mélodies dépouillées et sa voix à la fois fragile et enveloppante, « death valley fridge magnet » rappelle la singularité de SOAK. Le clip prolonge l’univers introspectif du morceau, tandis que l’artiste s’apprête à reprendre la route : une tournée en tête d’affiche en Irlande est prévue cet été, avant un concert complet à Londres et une apparition en première partie de Pulp lors de l’événement célébrant les 50 ans de Rough Trade au Royal Festival Hall. À l’automne, SOAK rejoindra The Barr Brothers aux États-Unis, en décrochant, notamment, une date au Bowery Ballroom de New York.

Takeshi’s Cashew

L’odyssée cosmo-funk de Takeshi’s Cashew

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Takeshi’s Cashew ouvre un nouveau chapitre de son odyssée cosmo-funk en partageant le nouveau single « Operator », avant-goût de son troisième album, « Planet Odyssey 64 », attendu le 30 octobre 2026 via Siluh Records. Fidèle à son goût pour les voyages instrumentaux, le sextuor viennois pousse cette fois son univers analogique vers des territoires plus électroniques, nourris de vieux synthétiseurs, de boucles krautrock et de clins d’œil aux musiques de jeux vidéo vintage.

Pensé comme la bande-son d’un vaisseau filant à travers les nuages, « Operator » condense l’énergie collective du groupe : un morceau né d’un jam, affiné jusqu’à trouver sa trajectoire, entre pulsation organique, textures synthétiques et mélodie lumineuse. Cette nouvelle orientation s’inscrit dans le concept plus large de « Planet Odyssey 64 », disque inspiré autant par les mondes fantastiques que par les consoles de l’enfance, de la Game Boy à la Nintendo 64.

La référence au clip est essentielle pour entrer dans cet imaginaire : la vidéo officielle de « Armadillo » prolonge visuellement cette esthétique rétrofuturiste et aventureuse, comme un niveau supplémentaire dans le jeu sonore imaginé par Takeshi’s Cashew. Elle donne un premier aperçu de la palette du combo, où la fantaisie psychédélique rencontre une précision rythmique très dansante.

Après « Humans In A Pool » et « Enter J’s Chamber », Takeshi’s Cashew confirme ainsi sa capacité à transformer les influences les plus diverses — afrobeat, cumbia, krautrock, psychédélisme et chiptune — en un langage immédiatement reconnaissable. En gravant « Operator », la formation ne se contente pas d’annoncer un album : elle invite à appuyer sur “Press Play” et à embarquer pour une traversée cosmique, ludique et résolument imaginative.

« Operator » est disponible sous forme de clip

 

 

Hunter As A Horse

Le paradis perdu de Hunter As A Horse

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Basée dans le Western Cape, la musicienne sud-africaine Mia van Wyk signe, sous le nom de Hunter As A Horse, une electronic dark-pop à la fois intime, spectrale et cinématographique. Après une décennie d’autoproduction ponctuée de singles et d’EPs, elle rejoint Metropolis Records début 2026 et annonce « Paradise Lost », premier long format attendu le 24 juillet.

Le disque réunit douze titres. Entre rythmiques pulsées, tempos ralentis et climats hantés, l’opus explore l’ombre, la transformation et l’architecture intérieure de l’artiste. Van Wyk y revendique une part enfouie d’elle-même, non comme une menace, mais comme une force capable de nourrir sa résurrection.

Là où ses précédentes chansons existaient souvent séparément, Paradise Lost prolonge l’élan amorcé par l’EP « Anathema » : celui d’une œuvre pensée comme un tout. Les morceaux conservent leurs contrastes, mais partagent une même période de vie, un même foyer émotionnel. Attirée par l’étrange, le macabre et les figures incomprises, la chanteuse transforme ces territoires troubles en récits de désir, d’obsession, d’abandon, de vengeance et d’amour.

La formation, parfois décrite comme un croisement entre alternative, indie, électronique, dream-pop, dance alternative et nu-goth, a déjà vu ses titres accompagner ‘American Horror Story, Riverdale, Elite’, le film Wander Darkly ainsi que diverses campagnes internationales. The Guardian évoquait des atmosphères rappelant Lamb et Zero 7, sombres et envoûtantes. Sans rechercher l’effet spectaculaire, Paradise Lost s’impose comme une plongée personnelle dans les ruines, l’instinct et la reconstruction.

Blondshell

Les violons de Blondshell

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Blondshell annonce son retour chez Partisan Records par « Violins », single intense doublé d’un clip, en prélude à un troisième opus attendu le 25 septembre. Après « Blondshell » en 2023 puis « If You Asked for a Picture » en 2025, Sabrina Teitelbaum affine une écriture où les guitares nerveuses côtoient des respirations plus feutrées, sans chercher l’effet de manche.

Sur ce disque, l’artiste californienne semble privilégier la retenue expressive à la démonstration. ‘J’ai eu l’impression de ne plus devoir tout expliquer en détail, comme si je pouvais davantage me fier à ceux qui m’écoutent’, confie-t-elle. Cette confiance nouvelle traverse « Violins », morceau central du long playing, bâti autour d’un dialogue presque banal dont elle tire une réflexion sur le temps nécessaire à la réparation intérieure.

Musicalement, le titre progresse entre fragilité et tension : une entrée délicate, des guitares qui se durcissent, puis un refrain ample et accrocheur. Blondshell y prolonge son goût pour les contrastes, entre turbulence rock et instinct pop, tout en évitant de surligner l’émotion.

Déjà introduit par « Heart Has To Work So Hard », ce nouveau chapitre confirme une formation artistique plus sûre de ses silences, de ses aspérités et de ses élans. Le CIIP relaie cette actualité qui ouvre une nouvelle étape dans le parcours de Blondshell, entre densité intime et énergie maîtrisée.

Le clip de « Violins » est disponible ici

 

 

Lucky Break

Lucky Break y est arrivée…

L’artiste indie rock « Lucky Break », originaire de San Francisco et basée à New York, vient de dévoiler une nouvelle version de « Head Down » en collaboration avec la musicienne de renom Melissa Auf der Maur (Hole, Smashing Pumpkins), accompagnée d’un nouveau clip vidéo. Le premier album de l’artiste, « Made it! », est désormais disponible chez Fire Records.

« Head Down » est une exploration lumineuse et riche, portée par la guitare, de l’illusion de l’innocence qui permet de détourner le regard, et du désir de gratification immédiate. Fan de longue date de Melissa Auf der Maur, Lucky Break déclare : ‘Le travail de Melissa est une source d’inspiration et d’influence tellement importante pour moi, depuis ma plus tendre enfance. C’est un immense honneur de l’avoir à mes côtés sur ce projet. Je l’admire à bien des égards : pour son talent artistique, sa voix et son engagement farouche en faveur de la justice. Je lui suis extrêmement reconnaissante pour son soutien et je suis tellement, tellement ravie qu’elle participe à cette version de la chanson.’

Le clip qui accompagne le titre, réalisé en stop-motion, met en scène les illustrations originales caractéristiques de Lucky Break, inspirées des vidéos YouTube des années 2010. ‘Cette vidéo s’inspire des vidéos “bullying story time” que les filles réalisaient aux débuts d’Internet, et qui m’avaient vraiment fascinée quand j’avais 11 ou 12 ans. Ces vidéos ont été l’un des premiers moyens importants par lesquels les jeunes femmes ont commencé à parler de leur santé mentale en ligne ; j’ai donc voulu rendre hommage à cette époque et à l’impact qu’elle a eu sur moi.’

À propos de la signification du projet, Lucky Break ajoute : ‘Tout ce projet me ramène à mes premières années d’adolescence d’une manière vraiment magnifique. Il allie mon obsession d’enfance pour Hole et le grunge, ainsi que ces recoins étranges réservés aux filles sur Internet. D’une certaine manière, il traite de la féminité sombre, et, je suppose, du pouvoir qui découle de cette découverte de soi. J’ai vraiment l’impression d’avoir bouclé la boucle et je suis tellement heureuse d’avoir l’occasion de partager cela avec les autres !’

KEXP a écrit que ce premier album est ‘ … un ensemble captivant de morceaux d’indie rock introspectifs aux accents de folk et de bedroom pop… « made it ! » se caractérise par des paroles sincères, à la manière d’un journal intime, portées par une voix émouvante et des arrangements riches en refrains accrocheurs, ce qui en fait un premier album profondément attachant.’

Produit par l’ingénieure du son Jessica Thompson, nominée aux Grammy Awards (Margo Guryan, X-Cetra, Erroll Garner), en collaboration avec son ami et coproducteur Elliott Woodbridge, « Lucky Break » s’inspire des sons de son enfance. La musicienne ajoute : ‘J’ai donné toute sa cohérence au son de l’album en mélangeant tout ce que j’ai écouté en grandissant – de la pop à la country – et en m’inspirant de la scène indie alternative des années 90, comme Pavement et Fiona Apple, mais aussi de Lucinda Williams, John Prine et Joni Mitchell, qui ont également trouvé leur place dans cet album.’

« Lucky Break » est un projet musical qui capture la vaste palette d’émotions – joie, peur, tristesse, espoir et tout ce qui se trouve entre les deux – qui accompagnent le passage à l’âge adulte.

Pour découvrir le nouveau single « Head Down », c’est

 

 

Mons au Carré 2026 : jeudi 1er juillet 2026

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Girls In Hawaii ne s’était plus produit depuis plusieurs années, à l’exception de la tournée célébrant les vingt ans de son premier opus, « From Here to There », en 2023, qui avait rempli quatre soirs l’Ancienne Belgique. Né au début des années 2000, Girls In Hawaii s’est imposé au fil du temps parmi les repères de l’indie rock européen. De « From Here To There » (2003) à « Everest » (2013), en passant par « Plan Your Escape » (2008), la formation a bâti un univers musical qui accompagne toute une génération d’auditeurs.

Cette date montoise lance une nouvelle tournée européenne, précédée d’une semaine de résidence et de répétitions au Manège de Mons. Elle accompagne la sortie annoncée d’« Eldorado », attendu en septembre. La première partie revient à Alice George Perez, artiste située entre folk contemporain et art-pop. La chaleur est telle, ce soir-là, que même les spectateurs les plus motivés patientent dehors avant l’arrivée des musiciens sur les planches, histoire de préserver leurs forces.

Un quart d’heure avant l’horaire prévu — la projection du match sur écran géant impose de composer par le calendrier sportif — Antoine Wielemans, Lionel Vancauwenberghe et leurs musiciens gagnent les planches et ouvrent le bal par « Is It Happening Right Now », un titre inédit extrait du prochain disque. Le morceau oppose matières organiques et textures synthétiques, invite à lever les yeux vers le ciel et à savourer l’instant présent. L’accueil se révèle chaleureux. Très vite, « Eldorado », lui aussi inédit, dévoile une écriture plus rythmée, plus brute, presque conceptuelle, qui déroute agréablement une partie de l’auditoire.

Le souvenir de Denis Wielemans, ancien batteur du combo disparu dans un accident de la route en 2010, demeure présent lors des concerts de Girls In Hawaii. « Misses », extrait d’« Everest », lui adresse un hommage sobre et sensible. Ce disque, né dans un contexte de deuil et de reconstruction, reste sans doute l’un des plus accomplis de leur parcours. L’atmosphère gagne peu à peu en tension. Sur l’entraînant « Found The Ground », le batteur imprime sa cadence à la charley, à la ride, à la caisse claire et à la grosse caisse, tandis que la voix légèrement éraillée du chanteur prend tout son relief.

« Not Dead » suit, titre qui retrouve une place de choix dans le nouveau tour de chant de la formation. La précision instrumentale, constante tout au long du set, se confirme sur « Who’s To Blame » et « Not Your Fault », deux nouvelles compositions où rythmique syncopée et chœurs dessinent un ensemble aux couleurs nettes. Plus de deux décennies après ses débuts, le quintette conserve une réelle force de proposition.

Quelques minutes plus tard, l’incontournable « Switzerland », où l’électro et le piano servent la mélodie, ravive l’élan du band. « Rorschach », tout en guitares saturées, clôt ensuite cette première partie de set dans une tension maîtrisée. La formation quitte les planches pour mieux y revenir presque aussitôt, par « Changes Will Be Lost », « Goddess » — dernier inédit de la setlist — puis « Monkey », extrait de « Nocturne », paru en 2017.

« This Farm Will End Up In Fire », morceau doux-amer à la mélancolie enveloppante, installe un moment de sérénité collective, chaque musicien reprenant en chœur son refrain entêtant. « Flavor », caractérisé par son intro de basse répétitive, referme finalement les débats dans une dernière montée en intensité.

Girls In Hawaii signe un retour solide, sans renier vingt ans de répertoire, et confirme sa place parmi les formations majeures de l’indé-pop belge.

(Organisation : Sumons)

Ibrahim Maalouf

Ibrahim Maalouf allume les trompettes de demain !

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Après le succès de TRUMPETS OF MICHEL-ANGE - salué par la critique, cumulant des millions de streams et donnant lieu à plus de 140 dates de concerts à travers le monde - Ibrahim Maalouf poursuit et approfondit son projet avec la sortie de l’album TRUMPETS OF MICHEL-ANGE VOL.2. Un nouvel album qui marque une étape décisive dans l’aventure musicale et humaine initiée autour de la trompette à quart de ton.

Ce deuxième volume affirme plus que jamais la place centrale des Trompettes de Michel-Ange : un ensemble de trompettistes professionnels formés et réunis autour d’Ibrahim Maalouf grâce à une vaste initiative pédagogique visant à rendre accessible la trompette à quart de ton, créée par son père dans les années 60. En mettant à disposition une gamme d’instruments identiques à la trompette qu’il utilise lui-même, mais aussi à travers une académie associée à ses concerts et à ses enregistrements, ce projet permet à des musiciens du monde entier d’accéder à un même langage musical. Là où le premier album incarnait un acte fondateur, TRUMPETS OF MICHEL-ANGE VOL.2 s’inscrit comme un passage de relais, consacrant l’émergence d’un ensemble désormais pleinement acteur, presque autonome, porté par une identité sonore collective forte.

Musicalement, ce deuxième volume prolonge la narration du premier tout en élargissant son horizon. Les voix multiples des trompettistes dialoguent, s’entrelacent et dessinent un récit collectif où l’amour, la filiation et la transmission demeurent au cœur du propos, tandis que s’affirment avec force les notions de groupe, d’écoute et d’indépendance artistique. Cette ouverture se manifeste également par la participation de guests internationaux prestigieux invités en featuring sur l’album qui viennent enrichir et élargir encore le spectre musical de l’album : Nai Barghouti, Jon Batiste, MonoNeon, Las Migas, Gonzalo Rubalcaba, Pedrito Martinez, Trombone Shorty, Weedie Braimah, Rasika Shekar, Richard Galliano et Hamilton de Holanda.

Avec TRUMPETS OF MICHEL-ANGLE VOL.2 Ibrahim Maalouf confirme son rôle de passeur et de visionnaire, tout en laissant la lumière à une nouvelle génération de musiciens, capables de faire vivre et d'inventer l'avenir de cet instrument singulier sur les scènes et dans les studios du monde entier.

Un album manifeste, vibrant et fédérateur, qui transforme une initiative pédagogique en une aventure musicale collective d’envergure.

Toujours guidé par la philosophie de transmission qui anime Ibrahim Maalouf depuis ses débuts, l’album TRUMPETS  OF  MICHEL-ANGE  VOL.2  approfondit l’exploration artistique de la trompette à quart de ton, devenue le symbole d’un langage musical ouvert, accessible et universel. Aujourd’hui les Trompettes de Michel-Ange ne sont plus seulement les héritiers d’un savoir : ils en sont les porteurs, les interprètes et les créateurs.

“TRUMPETS OF MICHEL-ANGE est né comme un rêve de partage et de transmission. Aujourd’hui, ce rêve prend une nouvelle dimension : voir ces musiciens s’exprimer ensemble, s’émanciper et porter cette musique par eux-mêmes est l’aboutissement le plus précieux du projet”, explique Ibrahim Maalouf.

Camille Anssel

Camille Anssel prend feu sans se consumer !

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Après sa reconnaissance au Tremplin Music'al 2022, un premier EP sorti en juin 2024, orienté chanson française, Camille Anssel opère un virage assumé avec L’ÉTINCELLE, son nouvel EP indé-pop.

Porté par des sonorités plus modernes et une énergie renouvelée, L’ÉTINCELLE conserve l’ADN poétique de Camille Anssel : une voix sensible, des textes ciselés, et cette mélancolie lumineuse qui fait sa singularité.

Trap, incandescente, avec une tension brute et des mots à vif.

Librement inspiré du roman Ces orages-là de Sandrine Collette

Un extrait ici.

Quentin Mosimann

"SOON" : quand Mosimann invite Gaëtan Roussel dans son univers …

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Mosimann dévoile 'SOON' en featuring avec Gaëtan Roussel, son nouveau single inspiré de sa série virale Dream Track (plus de 300 millions de vues).

Après le succès de “Halo” avec Tribbs et ‘Ghosts’ avec Skip The Use, il revisite le titre iconique certifié platine 'Help Myself', en mêlant héritage pop/rock, production électronique contemporaine et paroles en anglais.-

Cet été, Mosimann performera aux Francofolies de Spa le 26 juillet et le 25 juillet à Tomorrowland.

Le titre est à découvrir ici.

Pomme

Quand Pomme dresse un portrait sans détour des violences de l'ordinaire !

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« Il faut trouver le loup avant qu’il ne fasse d’autres victimes. » Derrière les apparences d’une comptine sombre,

Pomme signe avec « le village » une chanson aussi envoûtante que politique. Une œuvre qui s’inscrit dans la continuité de son parcours tout en ouvrant de nouveaux horizons créatifs, à la croisée de l’intime, du symbolique et du collectif.

Depuis la parution de Saisons en 2024, Pomme n’a cessé d’explorer d’autres territoires artistiques. Désormais indépendante, elle avance selon son propre rythme, affranchie des schémas traditionnels de l’industrie musicale, laissant chaque création trouver sa forme et son moment.

C’est dans cet état d’esprit qu’est née « le village », une chanson écrite par Pomme et co-composée avec Aaron Dessner. Comme souvent dans leurs collaborations, le morceau est né dans l’instant, à travers un processus d’écriture automatique où les mots surgissent au même moment que l’enregistrement. Inspirée à l’origine par l’univers du jeu du loup-garou, auquel Pomme joue depuis l’enfance, la chanson s’est progressivement révélée comme une métaphore bien plus profonde.

À travers les figures du loup, de la sorcière ou du chasseur, « le village » évoque les violences systémiques faites aux femmes et aux personnes queer, la peur qui accompagne certains gestes du quotidien, mais aussi le désir de reprendre le pouvoir. Sous ses airs de fable populaire, le morceau porte une colère sourde face à une réalité persistante, tout en laissant entrevoir la possibilité de la résistance, de la solidarité et de la réparation.

Plus rugueux, plus grunge que certaines de ses compositions récentes, « le village » puise son énergie dans cette colère transformée en élan créatif. Les arrangements, portés par la sensibilité cinématographique d’Aaron Dessner et la vision artistique toujours plus affirmée de Pomme, dessinent un paysage à la fois inquiétant et magnétique.

L’univers visuel du morceau prolonge cette réflexion. Entre références au Loup et l’Agneau de La Fontaine, iconographie biblique et esthétique gothique inspirée des gravures anciennes, Pomme met en scène la figure de l’agneau, symbole de vulnérabilité et d’innocence, et face à lui, le loup qui incarne la menace.

Avec « le village », Pomme confirme une nouvelle fois sa capacité narrative, son exigence artistique et sa sincérité. En transformant une expérience à la fois intime et collective en une chanson universelle, elle poursuit son chemin singulier.

Tous les bénéfices liés à la vente de son single sur le store seront reversés à une association de soutien aux victimes de VSS.

Le clip est à voir ici.

Feu ! Chatterton

"Ce qu'on devient" : quand Feu! Chatterton apprivoise l'amour

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Feu! Chatterton rejoint le roster du milieu !

Feu! Chatterton est de retour avec un clip et un radio edit pour Ce qu'on devient, extrait de leur quatrième album studio Labyrinthe paru en septembre 2025. Déjà disque d'or et bientôt disque de platine en France, cet album confirme la place du groupe parmi les figures majeures de la scène française, porté par une tournée triomphale, plusieurs nominations aux Victoires de la Musique et un second Forest National annoncé ce jour, pour le 14 février 2027 !

Réalisé par Sacha Teboul, compagnon de route de Feu! Chatterton depuis leurs débuts, le clip a été tourné en pellicule 16mm sur trois jours, comme un court-métrage. Il met en scène Arthur Teboul et la comédienne Marie Colomb dans le rôle de deux amants traversant le temps et les épreuves. À l'image de la chanson, il explore avec délicatesse la question de l'amour qui dure et, plus largement, celle des liens que nous cherchons à préserver dans un monde qui tend à les fragiliser.

"Ce qu'on devient est une chanson qui regarde l'amour sans illusion mais sans cynisme. Je voulais faire un film à cette image : mélancolique, parfois inquiet, mais traversé par une confiance obstinée dans la possibilité du lien" explique Sacha Teboul.

Le clip est à découvrir ici.

Avis aux artistes émergents de la Fédération Wallonie‑Bruxelles : le Concours Circuit 2026 est lancé !

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Ce tremplin permettra à cinq projets de bénéficier d'un accompagnement sur mesure par des professionnel·les du secteur et des salles de concerts partenaires

LES INSCRIPTIONS SONT OUVERTES JUSQU'AU 26 JUILLET

Le Concours Circuit, organisé par la fédération Court-Circuit, revient en 2026 avec sa dernière formule qui met l’accent sur l’accompagnement, la collaboration et la valorisation des talents émergents de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Véritable tremplin pour les artistes en développement, le Concours Circuit s’inscrit depuis plus de 25 ans comme un acteur incontournable du paysage musical belge. Pour cette nouvelle édition : accompagnement sur mesure en étroite collaboration avec les professionnel·les du secteur musical et des salles de concerts.

Les salles marraines

Plutôt que de récompenser un·e seul·e gagnant·e, le Concours Circuit met en lumière une sélection prometteuse de 5 artistes lauréats, choisi par un jury de professionnel·les lors d'une journée d'audition live. Chaque projet sélectionné bénéficiera d’un accompagnement structuré et personnalisé, rendu possible grâce à l’implication active des “salles marraines”.

Ces lieux partenaires — membres du réseau Court-Circuit — joueront un rôle clé dans le développement des artistes en offrant :

- De la résidence en automne 2026

- Du feedback approfondi (artistique, technique, communication)

- Un soutien technique et administratif adapté aux besoins du groupe ou de l'artiste

Un tremplin pour les artistes... et une vitrine pour les salles

Ce dispositif vise un double objectif : d’une part, outiller les artistes pour leur permettre de mieux appréhender le circuit professionnel, de structurer leur projet et de faciliter leur insertion sur les scènes locales et internationales ; d’autre part, mettre en valeur l’expertise des salles partenaires, souligner leur engagement envers l’émergence et reconnaître leur rôle essentiel dans l’écosystème musical.

En favorisant la relation directe entre les artistes et les professionnel·les du secteur, Court-Circuit réaffirme son soutien à la scène indépendante et émergente en FWB.

"Le Concours Circuit, quand les salles de concerts accompagnent l'émergence"

Le Concours Circuit s'adresse aux artistes de tous styles dits "alternatifs" (pop, rock, folk, indie, garage, electronica, hip hop, psyché, post rock, expérimental, hard, lo-fi...) résidant en Wallonie ou à Bruxelles et proposant un répertoire original en auto production/n'étant pas engagé·es auprès d'un label.

Les inscriptions au Concours Circuit se font uniquement via la plateforme court-circuit.band et ce jusqu'au 26 juillet 2026 inclus. Les noms des 10 projets sélectionnés seront connus à la rentrée de septembre suite à l'écoute à l'aveugle et délibération d'un jury de professionnel·les du secteur musical en FWB.

LES INSCRIPTIONS SE FONT ICI

 

24 juin – 26 juillet : Appel à candidatures en ligne sur court-circuit.band

Fin août / début septembre : Annonce des 10 projets sélectionnés

12 septembre : Journée de sélection live et annonce des 5 lauréat·es au Rockerill à Charleroi

Octobre – novembre : Résidences et accompagnement des lauréat·es dans les salles marraines

11 décembre : Showcases Night au Botanique, en présence du réseau professionnel

Live is Live 2026 : dimanche 28 juin

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Après une première édition organisée en 2022 sur la plage de Zeebruges (NDR : un écho au défunt Beach Festival des années 90), Live is Live a posé ses valises à Anvers, sur le site du Middenvijver. Deux éditions suivent en 2023 et 2024, avant une pause en 2025, assortie de la promesse d’un retour. Les affiches précédentes ont accueilli The National à deux reprises, Editors, The War on Drugs, dEUS ou encore Grace Jones, sans toutefois atteindre le sold-out.

Cette édition ne l’atteindra pas davantage, même si l’on espère que le festival poursuivra sa route. En cause, sans doute, des tarifs élevés : 125 euros l’entrée, davantage encore pour l’accès au front stage. Chaque soir mise sur une tête d’affiche censée attirer la foule — Robbie Williams le samedi, Nick Cave aujourd’hui, Iron Maiden le lundi — tandis que le reste du programme paraît moins fédérateur. D’autant que le festival se concentre sur une seule scène : cinq à sept formations se succèdent au fil de la journée.

Pourtant, ce dimanche avait de quoi susciter l’engouement. Après l’annonce de Nick Cave & The Bad Seeds dès octobre 2025, l’organisation clamait que l’Australien choisirait lui-même le reste de l’affiche. De quoi provoquer une première ruée vers les tickets (NDR : votre serviteur compris). Fin février 2026, la question se pose toutefois : qui a réellement tranché ?

Les Belges de Das Pop ouvrent la journée, Beth Orton propose un folk un peu désuet, et Benjamin Clementine repasse par notre plat pays, où on peut le voir presque chaque année (NDR : en 2025, il était à l’AB puis au Gent Jazz), souvent dans un cadre mieux adapté à son registre. S’ajoutent encore, ces dernières semaines, les annulations de Lykke Li, pourtant deuxième nom de l’affiche, puis d’Anna von Hausswolff.

Entre ce remaniement, la canicule, les embouteillages et un parking éloigné dont les navettes se repèrent difficilement (NDR : on vous épargne les détails), notre arrivée se décale vers 17 h.

Eefje de Visser entame alors son set. La Néerlandaise est active sur la scène musicale depuis une bonne vingtaine d’années et bénéficie d’un solide relais sur les télévisions nordiques, ce qui explique sa récente participation au festival Best Kept Secret. Elle reste pourtant presque inconnue du côté francophone. Sur les planches, elle apparaît en chemisier rouge, ouvert sur un haut de maillot décolleté, et en training : une allure qui évoque Mel C, jusque dans certaines chorégraphies. Malheureusement, quelques compositions empruntent aussi cette voie. Deux choristes plus jeunes, vêtues de noir, l’épaulent (NDR : on a chaud pour elles, même si d’énormes ventilateurs tournent à proximité). L’une des deux claviéristes adopte le même style et rejoint parfois les chœurs, ce qui multiplie les couches vocales. L’ensemble rappelle alors un girls band. À droite, en hauteur, un batteur et un guitariste bidouilleur de consoles complètent la formation. La set list oscille entre dream pop de chez Wish et morceaux nettement moins indie, le tout dans la langue de Vondel. Pas vraiment de quoi séduire ceux venus pour les têtes d’affiche. Les applaudissements restent mitigés au salut final ; seules les premières rangées clairsemées acclament franchement.

Les artifices disparaissent pour l’artiste suivant. Le décor redevient sobre, à l’image de l’arrivée de Johnny Marr. À sa droite, son claviériste, également second guitariste, s’installe tandis que le batteur prend place en retrait. Le bassiste se positionne près de lui, côté gauche. Le Mancunien salue brièvement l’auditoire, visiblement plus mature et plus réceptif que lors du set précédent, puis gagne rapidement le centre du podium, guitare en main et micro devant lui. Il ouvre par deux titres phares de son dernier elpee, « Look Out Live! », paru en 2025 : « Armatopia » puis « Generate! Generate! ». Toujours sobre dans sa communication, mais souriant, il lance : ‘Thank you guys, nice to see you and be back’, avant d’attaquer l’une des nombreuses reprises de sa formation culte, The Smiths : « This Charming Man », qui commence à faire danser la foule. Ensuite, Johnny enlève quelques couches, parcourt l’avant et les côtés de l’estrade, sourit largement et esquisse même de petits pas de danse. Il présente « Spin » comme ‘my brand new single, I hope you would like it’. Effectivement, ce nouveau titre tient la route. Les compositions des Smiths qui suivent fonctionnent tout autant, dont l’inévitable « How Soon Is Now ? », son démarrage en riffs et son solo de guitare en pleine relance. On se serait en revanche passé de « The Passenger » d’Iggy Pop : non que l’interprétation démérite, mais elle donne à la fin des airs de cover band. Le set se referme toutefois sur un beau moment au coucher du soleil, lorsque « There Is a Light That Never Goes Out » est repris en chœur par une partie de l’audience. Johnny Marr ne possède pas le timbre de Morrissey, l’ancien chanteur des Smiths — cela s’entend surtout sur ce dernier morceau, où l’émotion perd en intensité —, mais il compense par sa sympathie et ses riffs nerveux. L’ambiance grimpe nettement avant le plat de résistance.

On apprend, un peu tard, qu’une deuxième scène s’est ouverte. Baptisée Forest Stage, elle mérite son nom : elle se niche sur le côté droit du site, à l’ombre des grands arbres. Aucune mention du line-up ne figure sur le site officiel, nouvelle lacune organisationnelle. Dommage, car les Australiens de Floodlight s’y sont produits avant Johnny Marr, devant un auditoire clairsemé, trop peu de festivaliers ayant reçu l’information à temps. Lorsque nous y jetons un œil, c’est Gala Dragot, autre parfaite inconnue des francophones, qui occupe les lieux. Elle s’est révélée via The Voice Kids au nord de la Belgique, puis au fil d’autres prestations sur VTM. Seule au clavier, elle laisse sa voix envelopper ce petit morceau de plaine, dans une veine proche de Geike Arnaert.

La foule se dirige déjà vers la grande scène pour Nick Cave & The Bad Seeds. On prend alors conscience que la barre des 30 000 personnes est franchie. Le front stage, vendu 50 % plus cher, ne se remplit jamais totalement, tandis que la masse s’accumule juste derrière. Mieux vaut être près et prêt : le set démarre en force, quelques minutes en avance. « Get Ready for Love » s’enchaîne aussitôt sur « From Her to Eternity ». Autant le préciser d’emblée : la playlist ne connaîtra pas de temps mort.

Comme à son habitude, le vétéran australien passe près de 80 % du concert hors du podium, au contact des premiers rangs. Une passerelle surélevée relie l’espace de sécurité au front stage, et il s’autorise, de temps à autre, quelques incursions en crowdsurfing au-dessus de la fosse. Au milieu du set, « Bright Horses » marque un sommet. Le titre, chargé d’émotion, évoque la perte d’un être cher, et le cheminement du deuil. Il renvoie au décès tragique de son fils Arthur, survenu en 2015 dans le sud de l’Angleterre. Cette tension atteint son paroxysme lorsqu’il se conclut au piano.

Nick Cave retrouve ce piano face à Jane Ramus, l’une de ses choristes soul, chargée de remplacer PJ Harvey sur le duo « Henry Lee ». Suit « Mercy Seat », qui monte en puissance et voit une nouvelle fois Warren Ellis malmener son violon. Juste derrière, Nick bondit littéralement sur le refrain de « Papa Won’t Leave You, Henry » ; les premiers rangs l’accompagnent, chœurs compris. La première partie se termine par un « Hollywood » plus calme, presque gospel. Le band ne quitte pas longtemps les planches et revient rapidement pour un long rappel. « I have to concentrate about playing harmonica », lance alors le leader sur une courte intro de « City of Refuge », moment qu’il choisit pour saluer un jeune ado juché sur les épaules de son père et rester près de lui. Sur « Weeping Song », l’absence de Blixa Bargeld se ressent encore : le morceau, comme d’autres ce soir, perd une partie de sa rugosité post-punk. L’invitation à taper des mains casse d’ailleurs un peu le charme initial. En clôture, « Wide Lovely Eyes » ravive l’impression de grande messe, avant un « Into My Arms » qui prend des accents de cérémonie funéraire. Nick Cave assure encore, comme toujours en live. Reste que certaines compositions s’étirent ce soir, lestées par les chœurs gospel et des dialogues plus calibrés. L’ensemble sonne donc moins rock que lors d’autres rendez-vous.

Organisation : Live Is Live (en collaboration avec FKP Scorpio)

Eole Music Experience 2026 : du 26 au 28 juin

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Fondé en 2010 par la famille Ewbank de Wespin, le Domaine du Chant d’Éole, à Quévy, près de Mons, s’impose aujourd’hui comme le plus vaste vignoble de Belgique, sur 54 hectares.

Si ses bulles jouissent d’une belle réputation, le festival organisé entre ses vignes commence lui aussi à trouver sa place.

Pour sa deuxième édition, l’Éole Music Experience réunit, du 26 au 28 juin, Stephan Eicher, Puggy, Mustii, Alice on the Roof, Bastian Baker, Doowy, Lemon Straw ou encore The Magician. La programmation vise une jauge limitée à 3 000 festivaliers sur l’ensemble du week-end, autour d’un podium unique, des restaurants du domaine et d’une offre œnotouristique assumée.

Les fortes chaleurs de cette fin juin contraignent votre serviteur à déclarer forfait pour la soirée d’ouverture du vendredi 26 juin. Dommage : Puggy y déploie son énergie devant une foule conquise, tandis qu’Alice on the Roof défend son nouvel opus et que Sennen Bay, projet anglophone du Montois Marc Pinilla (Suarez), complète l’affiche. The Magician clôture ensuite la soirée.

Le samedi affiche quelques degrés de moins que la veille, assez pour rendre l’air plus respirable. Contrairement à beaucoup de festivals, celui-ci ne s’étire pas jusqu’au bout de la nuit : les traces de la première soirée restent donc discrètes sur les visages.

Cette deuxième soirée tient ses promesses : l’électro-pop lumineuse de Doowy, le folk-rock écorché de Lemon Straw et le rock théâtral de Mustii se succèdent sur l’unique estrade du site, avant qu’un orage n’écourte la fête.

Le set de Doowy lance la soirée. Derrière ce patronyme, sans rapport avec le cuisiniste homonyme, on retrouve Thibaud Demey, ex-musicien de Lost Frequencies et de Mustii, entouré ici d’un clavier et d’une guitare électrique. Le projet possède déjà du métier et dégage une énergie mûrie au fil des concerts.

Après deux EP remarqués et des concerts complets à la Rotonde puis à l’Orangerie du Botanique en 2024, Doowy franchit un cap grâce à la sortie de son premier disque, annoncée dans la foulée d’un retour à l’Ancienne Belgique le 29 septembre 2026.

Révélé par une électro-pop solaire nourrie d’influences disco, l’artiste belge séduit par son énergie directe et son naturel. En noir, chaussé de Dr Martens, il cultive une allure de bad boy qui accroche les regards de l’auditoire.

La formation ouvre logiquement sur un registre électronique, avant de laisser les guitares soutenir des titres plus introspectifs, dont « Jouer seul », chanson lumineuse sur l’amour de soi, fraîchement sortie.

Le set, bien construit, alterne morceaux dansants et plages plus mélancoliques, fidèle à une écriture focalisée sur l’exploration des émotions.

Parmi les temps forts, « INSTAddict », nourri par les échanges auprès de la foule, questionne la place croissante des réseaux sociaux dans l’industrie musicale. « Mon étoile », dédié à la mère du frontman, disparue prématurément, apporte l’un des moments les plus intimes du set.

Au terme d’une heure de concert, Doowy imprime sa marque dans les vignes du Chant d’Éole.

Place ensuite à Gianni Sabia et à Lemon Straw. Originaire de Frameries, le chanteur a aiguisé ses premières armes scéniques à New York, où il interprétait des reprises dans le métro tout en travaillant dans un bar. Le nom du quatuor renvoie à la paille et au citron qu’il servait alors.

Ce soir, Grégory Chainis se consacre à la basse, Boris Lori la guitare steel et Martin la batterie. Le line-up traverse une zone de turbulences en 2017, lorsque le claviériste Xavier Bouillon — lui-même successeur de Renaud Lhoest — quitte le navire et pousse Sabia à envisager un temps une carrière solo. L’arrivée de Chainis et de Martin redonne depuis un nouvel élan au band.

La guitare steel, signature sonore de la formation, ouvre le bal sur « Game », titre qui met en valeur les vocalises chaudes et puissantes de Sabia. Le frontman, longtemps hanté par la crainte de finir sa carrière à l’usine, se livre par une intensité rageuse, entre folk, rock, blues et pop.

Très en forme, le combo enchaîne sur un convaincant « Angels Never Die », extrait de l’opus « Puzzle », dominé par la lap steel que Boris joue à l’horizontale au bottleneck (NDR : technique consistant à glisser un objet cylindrique sur les cordes pour former les accords).

Lemon Straw convainc surtout dans le registre du spleen, à l’instar de « Home », composé par Gianni à 15 ans dans sa chambre. Le set se referme sur « Leave Me Alone », morceau rock et incisif propulsé par la basse de Grégory.

La prestation, solide malgré une météo exigeante, rallie un auditoire réceptif. On regrette toutefois l’absence de « See You On The Other Side », titre éponyme du premier elpee, ballade écrite pour Renaud Lhoest, arrangeur et multi-instrumentiste bruxellois (Yann Tiersen, Pierre Rapsat, Dominique A), disparu en 2014 après une longue maladie.

Dernier rendez-vous de la soirée, et sans doute le plus attendu : Mustii. Dans une salopette pailletée qui évoque une boule à facettes, l’artiste belge confirme une trajectoire en mouvement, où les références rock et new-wave prennent peu à peu le dessus sur la pop, pour un résultat plus électrique et plus mordant.

Acteur, auteur, compositeur et interprète, Thomas Mustin maîtrise les codes des planches : prestations théâtralisées, gestes millimétrés, présence physique constante. Cette précision interroge toutefois : à force de chorégraphie et de dramaturgie, l’artiste laisse parfois peu de place à la spontanéité du moment.

« 21st Century Boy », dans un registre pop-électro plus aérien, met en valeur sa puissance vocale. Les références aux années 80 — Pet Shop Boys, Culture Club — rappellent aussi une identité queer pleinement assumée depuis son adhésion à la communauté LGBTQIA+.

Le concert bascule vers un climat plus intime lors de « It’s Happening Now », titre éponyme d’un deuxième disque remarqué, où Mustii évoque son oncle Michel, atteint de schizophrénie et décédé après une longue maladie. Les guitares dominent et confirment les aspérités du nouveau son du Belge.

« Feed Me », au tempo frénétique, et « The Maze », plus torturé, racontent le parcours sinueux de l’artiste. Ce dernier titre renvoie à l’échec de sa participation à l’Eurovision 2024, où il interprétait « Before The Party’s Over », repris ici en guise d’outro.

Entre post-punk, glam rock, pop et électro, Mustii passe d’un univers à l’autre sans se laisser enfermer dans un style. Ce concert, l’un des plus personnels de sa carrière, l’amène à évoquer ses zones d’ombre et ses excès sur la trame d’une fête qui semble ne jamais s’arrêter. Une prestation exigeante, tenue de bout en bout.

Alors que le ciel bleu domine toute la journée, les nuages s’amoncellent en fin de soirée. Des alertes météo annonçant de violents orages entraînent une sortie rapide du site, sans ternir le bilan positif de cette deuxième journée de festival.

(Organisation : Eole Music Experience)

Le Festival des Libertés 2026 dévoile ses premiers noms

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Du 8 au 17 octobre 2026, le Festival des Libertés investira le Théâtre National Wallonie-Bruxelles avec une nouvelle édition placée sous le thème « Stupeur et soulèvements ». Organisé par Bruxelles Laïque, l’événement proposera une programmation politique, artistique, festive et engagée, dont les premiers concerts viennent d’être annoncés.

Une programmation musicale déjà prometteuse

Pour cette édition 2026, le Festival des Libertés annonce une première série de concerts réunissant des artistes aux univers variés, entre poésie, engagement, rock, musiques du monde, électro-pop et reggae.

Abd Al Malik ouvrira le bal le 8 octobre à 21h, suivi de Yuston XIII le 9 octobre, Keziah Jones le 10 octobre et ascendant vierge le 11 octobre. Marcel Khalifé sera à l’affiche le 12 octobre, tandis qu’Altın Gün se produira le 16 octobre. La clôture musicale accueillera Sister Carol et Cimarons le 17 octobre pour une double affiche reggae.

« Stupeur et soulèvements », une thématique au cœur de l’époque

Fidèle à son identité, le Festival des Libertés mobilisera une nouvelle fois les formes d’expression artistique et citoyenne pour questionner le monde contemporain. En 2026, la thématique « Stupeur et soulèvements » invite à réfléchir à ce qui, dans l’actualité, sidère, inquiète ou paralyse, mais aussi à ce qui permet de résister, de se rassembler et d’imaginer d’autres manières d’agir.

Guerres, discours sécuritaires, atteintes aux libertés ou inégalités : face à la répétition des crises, le festival entend dépasser le constat d’impuissance. Il mettra en lumière les mouvements collectifs, les prises de parole, les désobéissances, les créations artistiques et les initiatives citoyennes qui redonnent de la capacité d’action.

Sans catastrophisme ni naïveté, cette édition entend ainsi interroger notre époque tout en valorisant ce qui remet du mouvement : penser, créer, débattre, résister et faire société autrement.

Informations pratiques

 

Festival des Libertés

08 > 17.10.2026

 

Théâtre National Wallonie-Bruxelles

Boulevard Émile Jacqmain 111-115

1000 Bruxelles

 

http://www.festivaldeslibertes.be

Les nouveaux concerts Live Nation (update du 28-06-2026)

Écrit par

Jeudi 03 décembre 2026 - Tiffany Bay - Kavka Zappa, Anvers

Vendredi 04 décembre 2026 - Beabedoobee - Forest National, Bruxelles

Mercredi 15 décembre 2026 - Chelsea Wolfe - Trix, Anvers

Jeudi14 janvier 2027 - Floor Jansen - Trix, Anvers

Lundi 08 mars 2027 - Kaléo - Cirque Royal, Bruxelles

Mardi 09 mars 2027 - Kaléo - Cirque Royal, Bruxelles

http://www.livenation.be/

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