Le premier album de Brian Jonestown Massacre, « Methodrone », est sorti en 1995 ; et depuis, de nombreux musiciens ont transité par la formation. Anton Newcombe est resté la seule constante ; le cerveau créatif est d’ailleurs au centre de l'un des groupes les…

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Responsable d’un cocktail entre punk-funk, electronica popping, rock psychédélique, post-punk et rock garage, The Lounge Society sortira son nouvel album, « Tired of liberty », ce 26 août 2022. Un disque qui fera suite à « Silk for the starving », un Ep, paru…

La Martyre de Baston

Le second elpee du band finistérien, Baston, paraîtra ce 13 mai 2022. Il fait suite à…

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Chroniques

Dinosaur Jr.

Sweep it into space

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Le douzième album de Dinosaur Jr. (NDR : le cinquième depuis sa reformation en 2005), a bénéficié de la collaboration de Kurt Vile à la coproduction. Ce dernier apporte également son concours à la guitare sur deux plages, réalisant même de belles figures de style à la douze cordes sur « I ran away », outre sa participation aux chœurs. Des chœurs qui se révèlent carrément falsetto sur l’excellent « I ain’t », morceau qui ouvre l’opus et dont le final se charge d’intensité crazyhorsienne. Une belle intensité alimentée par des riffs saignants qui refait surface régulièrement tout au long du disque. 

Lou Barlow signe et chante deux pistes. Tout d’abord la valse romantique et lancinante « Garden », puis le jovial « Take it back », John Mascis se réservant l’écriture des 10 autres compos. Et bien sur le lead vocal, qu’il épanche d’un ton toujours aussi maussade et mélancolique.

Gémissant, le solo de gratte dispensé pendant « I met the Stones » rappelle ceux qu’Adrian Gurvitz réservait chez The Gun, fin des sixties (NDR : souvenez-vous de « Race with the devil »). Power pop, « And me » mêle judicieusement sonorités de six cordes acoustiques et électriques. Plus enlevé, « I expect it always » s’enfonce progressivement dans la noisy. Enfin, l’album s’achève par la ballade dévotionnelle, « You wonder ».

Bref, un elpee bien dinosaurien, mais aux mélodies qui accrochent instantanément. Ce qui n’est pas plus mal !


 

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Alan Vega

Mutator

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Alan Vega, le chanteur de Suicide est décédé en 2016. Réunissant cet artiste et Martin Rev, ce duo s’est servi de l’électronique pour concocter un répertoire singulier et visionnaire. Il va ainsi tracer la voie à des groupes comme The Human League, Cabaret Voltaire, Tubeway Army et surtout Depeche Mode. Cependant le parcours solo de Vega est tout aussi intéressant. Bien sûr, le mélomane lambda se souvient surtout de son hit single « Jukebox babe », mais sa carrière en solitaire, prolifique et riche en collaborations, va accoucher de plus d’une vingtaine d’albums qui vont même mêler hip hop, rock, metal et électro.

Enregistré entre 95 et 96, mais à l’époque inachevé, "Mutator" a été réalisé par l’artiste et Liz Lamere, son épouse et partenaire musicale. Après avoir retrouvé les bandes originales, Jared Artaud –un disciple de Vega qui drive le groupe minimaliste issu de Brooklyn, The Vacant Lots– a produit et mixé le tout.

C'est le premier opus d'une série puisée au sein d'archives, que le chanteur avait baptisé ‘The Vega Vault’, un vaste bric-à-brac d'écrits, de peintures, de dessins et de musique signés Vega.

Court mais obsessionnel "Trinity" ressemble à une invocation glaçante et angoissante. Sur "Fist", Vega chante ‘Destroy the dominators’ sur un lit de synthés rampants et un rythme hip-hop impassible, tandis que sur la ritournelle bucolique "Samurai", il déclame des paroles tour à tour sinistres (‘Missing girls/Who's been killing 'em ?’) et impénétrables, alors qu’à la fin du morceau il prend congé de l’auditeur en prononçant les mots ‘Au revoir’. "Nike solider" se révèle autant troublant que menaçant, alors que tout au long de l’ambient "Breath", il déblatère sur un ton flegmatique. Paradoxalement il est également capable d’emprunter les inflexions d’Elvis Presley. Mais lorsque ses propos deviennent emphatiques, c’est à Simon Huw Jones (And Also The Trees) que l’on se met à penser.

Un album posthume hanté, malsain, dérangé et dérangeant…


 

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Amyl and The Sniffers

Comfort to me

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Fondé en 2016, Amyl & The Sniffers compte deux albums à son actif. Un éponyme gravé en 2019, et « Comfort to me », paru en septembre dernier. Amy Taylor en est la frontwoman et la chanteuse. Particulièrement aigüe et vindicative, sa voix évoque Kathleen Hanna (Bikini Kill) voire Poly Styrène (X-Ray Spex). Elle est aussi venimeuse que celle de Johnny Rotten, puisqu’elle traduit sa colère, sa frustration et sa peur existentielle, à travers ses paroles, n’hésitant pas à fustiger le patriarcat, la misogynie, le non-respect des droits de l’homme ou encore le manque de courage des hommes politiques face au dérèglement climatique. 

Le quatuor australien (NDR : il est issu de Melbourne) privilégie les morceaux courts, percutants et frénétiques. « Hertz » évolue même sur un tempo tribal réminiscent des Cramps. Seuls l’incendiaire et provocant « Don’t need a cunt » ainsi que le punk/blues « No more tears », qui ressuscite l’esprit de Gun Club, lèvent quelque peu le pied. Le trio guitare/basse/batterie est une véritable machine à rythme que rien ne semble pouvoir perturber. Ni les accès de basse caoutchouteuse, ni les quelques solos de gratte bien sentis. Parfois le spectre de Cosmic Psychos se met à planer ou alors, lorsque le groove devient plus heavy, carrément, on ne peut s’empêcher de penser aux sulfureuses filles de L7…


 

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Manic Street Preachers

The Ultra Vivid Lament

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« The Ultra Vivid Lament » constitue déjà le quatorzième album de Manic Street Preachers, d’une carrière entamée en 1986. Glam/punk à l’origine, la formation galloise a viré peu à peu à la pop, surtout après la disparition de son guitariste rythmique, Richey Edwards, en 1995. Depuis, le line up a décidé de poursuivre son aventure en trio : le chanteur/guitariste James Dean Bradfield, le chanteur/bassiste Nicky Wire et le drummer Sean Moore.

Première constatation, le piano est beaucoup plus présent tout au long de cet opus. C’est Bradfield qui s’en charge. Il y a bien encore l’une ou l’autre envolée à la guitare, mais en général, les compos baignent au sein d’une pop sophistiquée, hymnique même, aux orchestrations et arrangements soignés. Parfois les interventions aux ivoires alimentent des mélodies hymniques réminiscentes du groupe suédois, ABBA. Il y a même des chœurs féminins floydiens (« Dark side of the moon » ?) sur « Black diary entry », une plage que Mark Lanegan chante d’une voix sombre et sensuelle. Autre invitée, Julia Cumming (Sunflowers) pose la sienne sur « The secret he had missed », un morceau inspiré par les artistes gallois Gwen et Augustus John.

Rien de bien neuf chez les Manics, si ce n’est une longévité qui a fini par les rendre de plus en plus mainstream, malgré des textes qui traitent, sur cet opus, de résignation, révolution, désespoir et défi…


 

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Captain Rico & The Ghost Band

The Forgotten Memory of the Beaches

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Vous appréciez les ambiances ‘tarantiniennes’ et la musique surf ? Alors cet elpee devrait vous plaire. « The Forgotten Memory of the Beaches » constitue le premier elpee du trio basque Captain Rico & The Ghost Band. Et l’univers sonore des Surfaris et autres Dick Dale n’est jamais très loin… Bien sûr, tout a été déjà fait ou dit en matière de surf music mais il demeure un plaisir pas si coupable que ça ; et le Capitaine en question arrive même à y apporter des touches de jazz et une certaine complexité mélodique. En outre, Captain Rico et ses acolytes débordent de cette énergie ensoleillée si chère aux groupes du genre, nés aux cours des sixties…


 

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Holy Motors

Horse

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Quand on évoque le rock issu des pays de l’Est, on pense immédiatement au collectif moscovite Pussy Riot. Mais parmi les formations russes, on peut aussi épingler DDT, The Jack Wood et surtout Motorama. Ce sont sans doute les plus connues. Enfin, pour votre culture générale, sachez qu’en Moldavie, Zdob si Zdub et Gândul Mâtei sont considérés comme des valeurs sûres, tout comme Okean Elzy en Ukraine et Molchat Doma en Biélorussie. Il y en a d’autres, mais là, il faudrait alors rédiger un article de fond.

Holy Motors nous vient d’Estonie. Et propose une musique qui mêle subtilement dream pop et shoegaze. Mais bien que vaporeuse et mélancolique, elle est teintée d’americana.

Eliann Tulve –dont la voix rappelle Lana Del Rey– et ses compères ont la tête de plus en plus tournée vers les States (…fantasmées) et un titre comme « Midnight Cowboy » ne ment certainement pas à ce sujet…


 

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The Sideshow Tragedy

After the Fall

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The Sideshow Tragedy est duo issu d’Austin, au Texas.

Basique, son rock/blues basique fait mouche. Nathan Singleton (guitare/basse/voix) et Jeremy Harrell (batterie) connaissent leurs classiques sur le bout des ongles. Ils ne se cassent pas la tête pour réinventer la roue, mais simplement ont recours à des formules qui ont fait leurs preuves.

Tout au long d’« After the Fall », le spectre de Lou Reed plane. Ou plus exactement celui du Velvet Underground. A l’instar de « The Lonely One », le meilleur morceau de l’album

Dans un autre registre, « Hold on It » a bénéficié du concours de l’expérimenté et talentueux guitariste, Marc Ribot, alors que « Same Thing » se frotte au funk.

L’opus recèle bien quelques plages dispensables, mais en général, il reste agréable à l’écoute…


 

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Mega Bog

Life and another

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Mega Bog, c’est le projet d’Erin Birgy. « Life and another » constitue son cinquième elpee et il fait suite à « Dolphine », paru en 2019.

Pour enregistrer cet opus, elle a reçu le concours de toute une volée de collaborateurs et puis surtout de son partenaire, James Krivchenia, le drummer de Big Thief, aux manettes.

Mêlant psychédélisme, bossa-nova, folk, jazz et pop de chambre, l’expression sonore nécessite plusieurs écoutes avant que les refrains et les mélodies commencent à se révéler. Une œuvre découpée en 14 pistes truffées de juxtapositions ludiques qu’on pourrait qualifier de labyrinthique. Et pour cause, elle nous entraîne au sein d’un monde semi-surnaturel où l’on croise la fantaisie, la romance et la peur.

Son écriture est à la fois complexe, énigmatique, déconcertante, décadente et enchanteresse. Elle développe des thèmes dramatiques à travers des histoires presque mystiques, mais les exprime sur un ton léger. Elle estime ainsi que la Terre produit des morts miniatures de notre environnement, et donc de nous-mêmes, chaque jour. A méditer !

On a parfois l'impression d'être dans une comédie musicale en sa compagnie, mais dont on ne connaît pas l'intrigue.

Des glissandos de piano, des chœurs psychédéliques lancinants et des improvisations s’immiscent à travers un paysage onirique, avant de disparaître pour laisser la place à des invocations et des passages instrumentaux organiques…

Déroutant !


 

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GA-20

Does Hound Dog Taylor : Try It... You Might Like It !

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Il y a 50 ans, Bruce Iglauer a fondé le label Alligator dans le seul but d'enregistrer et de sortir l’album de Hound Dog Taylor, « Hound Dog Taylor & The HouseRockers ». Depuis, l'écurie a sorti plus de 350 albums de blues et de roots rock.

Hound Dog Taylor et ses compères reprenaient le flambeau de ce south-side blues initié par Elmore James, quand ce dernier branchait sa slide sur le secteur pour électrifier les dérapages contrôlés initiés par Robert Johnson, avant la guerre.

De Left Lane Cruiser aux Black Keys, en passant par les Cramps, de nombreux groupes s’en sont inspirés en reléguant une des guitares à la fonction rythmique, quitte à se passer de basse.

Fondé en 2018, GA-20 s'inspire du blues primal, pour ne pas dire viscéral, le r&b ainsi que du rock'n'roll de la fin des années 50 et début des années 60. Le trio se sert ainsi de matos vintage dont le célèbre amplificateur Gibson GA-20 qui a servi de patronyme à la formation.

« Does Hound Dog Taylor : Try It... You Might Like It ! » constitue son second elpee, un disque qui fait suite à « Lonely soul », paru en 2019. Un opus qui recèle neuf covers du Hound Dog, deux autres d’Elmore James ainsi que le « It Hurts Me Too » de Tampa Red.

Stubbs, l’un des gratteurs explique : ‘Pat et moi avons cherché quatre guitares Teisco/Kingston des années 1960 pour trouver celle dont la tonalité était la plus proche de l'original de Hound Dog, et Pat s’est servi d’un ampli Silvertone vintage des années 1960 ; le même que celui de Hound Dog. J'ai utilisé une Telecaster vintage et un ampli Fender vintage comme le faisait Brewer Phillips’.

Tout en capturant l'esprit et la vibration de Hound Dog Taylor & The HouseRockers, GA-20 n’oublie pas de libérer de bien crades sonorités électriques, traitées au bottleneck, tout en construisant un solide groove…


 

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Chorusing

Half Mirror

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Originaire de l'Indiana, Matthew O'Connell a compilé ses compositions accumulées pendant dix ans sur un premier album baptisé « Half mirror », et sous le patronyme Chorusing. Technicien chez Moog au cours de cette décennie, ce mathématicien (NDR : la pochette de cet opus retranscrit visuellement des formes d'onde de ses chansons) a construit des synthétiseurs et testé des puces à retard analogique dans le cadre de son travail quotidien. Finalement il a créé son propre synthé numérique modal, surnommé Balsam, dont il se sert, bien sûr sur cet LP. Mais il a également recours aux guitares, acoustiques, semi-acoustiques et électriques. Pour un résultat fondamentalement minimaliste et propice à la méditation ; sorte d’électro folk confessionnel qui reflète des échos empruntés à Mark Hollis, Arthur Russell et John Martyn. En outre, il s’inspire de « Nearly God » de Tricky et « Ghost Tropic » de Songs : Ohia pour y laisser planer sa voix inconfortablement dépouillée, imprégnée d’effets de retard. C’est d’ailleurs lorsque l’expression sonore frôle l’univers du band de feu Jason Molina, que l’auteur-compositeur-producteur se révèle le plus intéressant. A l’instar de l’excellent « Blue ridge » dont le climat languide nous renvoie même quelque part au « If I Could Only Remember My Name » de David Crosby » …


 

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